Nous décidons de reprendre point par point ce que nous savons :
Nous décidons de reprendre point par point ce que nous savons :
Gaucho. Le gaucho est le nom commercial donné à un insecticide contenant à 70% la molécule d’imidaclopride. Il est produit par la firme Bayer et a reçu sa première autorisation de mise sur le marché le 4 avril 1991. Il lutte entre autres contre les pucerons, les cicadelles, les taupins, dans les cultures de tournesol, maïs, betterave et orge. C’est un insecticide systémique : il se répand dans la plante entière par l’entremise de la sève. Il est appliqué en enrobage de semences.
Les acteurs.
1. Bayer. L’enjeu est économique : le gaucho est commercialisé dans plus de 70 pays.
Leur site officiel est : http://www.bayer.com.
2. Les apiculteurs. L’enjeu est également économique: selon l’enquête du Centre National d’Etudes Vétérinaires et Alimentaires (disponible sur http://apisite.online.fr), sur 129 ruchers de 6 départements, la production de miel a chuté de 50 à 100%. Par ailleurs, les apiculteurs sensibilisent la population sur les aspects écologiques de la controverse par des manifestations et des pétitions. Un site important d’apiculteurs est : http://www.apiculture.com.
3. Les agriculteurs et les arboriculteurs. L’enjeu est économique. En effet, la perte des colonies d’abeilles diminue la pollinisation de leurs cultures et entraîne alors une perte de rendement. Par contre, l’application du gaucho s’avère très efficace dans la lutte contre les nuisibles.
4. Les semenciers. Ils ont un pouvoir : ils décident si les graines commercialisées sont traitées avec le gaucho et fixent leurs prix. Il pourrait également exister des accords entre semenciers et les autres acteurs (nous pensons particulièrement à Bayer et aux agriculteurs). Nous n’avons pas encore récolté d’informations intéressantes sur cet acteur.
5. Le gouvernement et le tribunal. Ils doivent être impartiaux et décident de l’autorisation ou du retrait du gaucho sur le marché.
6. Les scientifiques. Ils sont également censés être impartiaux. Ils apportent des informations objectives dans le cadre de procès. Il faut les distinguer des scientifiques travaillant pour les autres acteurs.
7. La confédération paysanne. De part sa notoriété publique, elle a un rôle en tant que lobby. Elle soutient le point de vue des apiculteurs et a participé à des manifestations.
Les études menées.
Résumé de la démarche
- début de première séance, nous avons relevé les mots clés du texte introductif, et aisni obtenu directement bcp de résultats.
- Les premiers articles nous ont permis de mettre en place les acteurs principaux. Cependant, on a trouvé bcp d’articles écrits pas les apiculteurs et on s’est laissé emporter par l’abondance des informations venant à nous… ! Ce n’est qu’à la fin de la 1e séance que l’on s’est apercus qu’on avait pas pris en compte les autres acteurs. On s’est donc lancé dans une recherche « sur » Bayer.
L’arrivée d’un nouveau partenaire n’étant pas encore plongé dans la controverse, ainsi que la discussion avec les autres groupes et les « animateurs », ont créé le besoin de structurer et résumer nos informations et de définir les éléments manquants et formuler nos nouvelles questions pour recommencer une recherche ciblée
-
Ceci permet d'introduire les différents sujets traités et d'orienter la lecture de nos articles.
Le problème :
La mouche Tsé-tsé ou glossine est un diptère hématophage, qui transmet par sa piqûre un parasite protozoaire appelé trypanosomiase. Ce parasite s’attaque au bétail (impact économique, famine) et à l’homme en causant la tristement célèbre maladie du sommeil.
Comment aborder le problème :
1) Contre qui lutter ? (sur qui agir) :
Humains/ bétail : pas de vaccin, traitements curatifs et préventifs
Parasite : trypanocides (le plus utilisé encore aujourd’hui pour maintenir l’élevage dans des régions où sans ce traitement il serait anéanti par la maladie)
Mouche : le + étudié
2) Lutter contre la mouche : comment ?- insecticide (non sélectif + résistance)
- piégeage
- lâcher de mâles stériles (voir article sur le sujet)
- …
à savoir la localiser à études sur le comportement et la biologie de la mouche
- études sur son comportement (sexuel…) à autres méthodes.
Il est très important de combiner les méthodes pour avoir un résultat !
séance de conclusion
Dernière séance : conclusion
Lors de cette séance, nous allons boucler la controverse en synthétisant la recherche effectuée pendant les séances précédentes.
Après lecture du texte d’introduction, nous nous sommes posés plusieurs questions :
1) Qui est Diabrotica Virgifera ?
2) Quel(s) problème(s) pose-t-elle ? (problème économique)
3) Qui ça dérange ? (Le Géant vert)
4) Quelles sont les solutions ? ( Deux proposées)
5) Que sont la EPPO et la FAO ?
6) Quel est la position des agriculteurs ?
7) Qu’est ce qu’une gestion intégrée ?
8) A quel stade cet insecte est-il nuisible ?
Pour répondre à ces questions, nous avons utilisé les mots clés du texte tels EPPO, FAO, IPM… En faisant ces recherches, nous sommes tombés sur d’autres mots clés comme Biogema, Pionneer Hi-Bred, Attac, agrisalon… Nous nous sommes longuement attardés sur les solutions proposées par l’EPPO en nous perdant dans le labyrinthe d’informations sur les OGM. Pendant la recherche sur les OGM, nous nous sommes posés d’autres questions :
9) Combien coûtent les graines ?
10) Qui produit ces graines ?
11) Sont-ils un avantage écologique et financier ?
12) Les agriculteurs sont-ils libres de leur choix ?
A partir du moment où nous nous sommes posés cette dernière question, nous avons pensé que c’était un des aspects manquant dans le texte d’introduction. En effet, dans toutes nos recherches, on n’a pas vu de texte relatant l’avis des agriculteurs. Les grandes organisations telles EPPO et FAO n’ont qu’une relation unidirectionnelle avec les agriculteurs ; ces organisations imposant leurs directives sans écouter l’avis des agriculteurs.
Diabrotica virgifera
Selon l’EPPO (European and Mediterranean Plant Protection Organisation), la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera ou Western Corn Rootworm) s’est introduite dès 1990 en Europe, à partir de la Serbie, et semble se propager à partir d’aéroports. Ce ravageur risque de s’établir en Europe dans toutes les cultures de maïs. Même si un nouveau maïs transgénique est efficace contre l’insecte, la F.A.O. (Food and Agriculture Organisation) a préféré opter, le 16 juillet 2003, pour un programme de Gestion Intégré des Ravageurs des plantes (IPM en Anglais) dont sept pays d’Europe centrale et orientale vont être bénéficiaires. Ce programme prévoit l’utilisation de prédateurs naturels et de pièges à phéromones. Par contre l’EPPO préconise l’emploi du maïs Bt qui, selon des études qu’elle a réalisées, n’affecte en rien les organismes non cible de l’écosystème. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de solution miracle, d’autant plus qu’aucune ne se préoccupe de l’avis des agriculteurs. Quelque soit la solution, sera-t-elle bénéfique aux agriculteurs ou aux multinationales ?
Anotations de la descritpion du thème
Fièvre aphteuse : gestion de crise
Lors de l'épizootie de fièvre aphteuse, qui a touché principalement la Grande-Bretagne en 2001, la technique de contrôle de l’épidémie a consisté à abattre tout troupeau où un cas positif aurait été détecté, mais aussi à abattre préventivement tous les troupeaux présents dans un rayon de 3 km d'une exploitation infectée. Alors que l'opinion publique s'est émue de ces abattages massifs, le 12 septembre 2002, revenant sur une décision de 1981, l’UE s’est prononcé en faveur d’une procédure de vaccination d’urgence en cas de crise de fièvre aphteuse. (voir par exemple, dépêche de l’AFP du 13/09/2002). Alors que des syndicats maintiennent une position en faveur de l’abattage et que d’autres s’interrogent sur les raisons de ce revirement et le critiquent, dans d’autres contextes, la fièvre aphteuse ne présente pourtant pas plus de risque qu’un rhume…...
Introduction complétée (conclusion)
2. Les macro-travaux hydrauliques/Water transfer
On a beaucoup décrit les dégâts qui peuvent être associés aux grands barrages, mais aujourd’hui, c’est la possibilité de transférer de l’eau, entre fleuves ou entre nappes aquifères, qui est en question (voir The new Scientist vol 178 issue 2398 - 07 June 2003, page 30). De tels méga-travaux sont en projet en Chine, en Afrique, en Australie, ou en Inde, mais également en Europe. On suggère ici d’explorer deux cas, l’un belge, la transhennuyère entre deux nappes aquifères (voir texte de Pierre Cornut : ‘Gestion politique de la surexploitation d’une ressource naturelle internationale : le cas de la nappe aquifère de Tournai’ 2000) et le Plan hydrologique espagnol (The Spanish National Hydrological Plan) discuté à la Commission européenne. Dans le cadre de ce dernier projet, un premier transfert d’eau a déjà été réalisé, entre Tage (Tagus) et Segura. Les conséquences écologiques, sociales et économiques sont décrites comme négatives, même par quelqu’un comme Asit Biswas, un consultant international en affaires hydrauliques, qui a soutenu d’autres plans de cette ampleur. Pourtant, de nouveaux projets (dont le transfert de l’Ebre (Ebro) vers Barcelone) sont en discussion à la Commission européenne, appelée à co-financer ces projets, et notamment à la DG Environnement (direction Catherine Day). En effet, il y a infraction potentielle à une série de directives européennes. L’un des principaux opposants est Pedro Arrojo-Agudo, un économiste environnementaliste de l’Université de Saragossa.
Dans ces 2 cas, en pratique fort différents, les controverses sont fort similaires :
Au nom d’une solidarité patriotique, la générosité de certaines régions est sollicitée. A aucun moment les régions en crise n’envisagent de revoir à la baisse leurs consommations ; c’est ce que dénoncent les régions fournisseuses.
Nouvelle notice
Les trypanosomiases (affections parasitaires) animales et humaines causent des dommages considérables en Afrique, soit d’un point de vue économique via des réductions de la productivité du bétail, soit du point de vue de la mortalité humaine via la maladie du sommeil. Depuis un certain nombre d'années, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) appuie le développement de la technique de lâchers de glossines (mouche tsé-tsé) mâles stériles pour enrayer la multiplication de cet insecte, vecteur de la maladie du sommeil. Malgré les inconvénients de cette technique, dont le coût considérable de sa mise en œuvre, elle continue à être présentée comme une solution d'avenir.
Les trypanosomiases (affections parasitaires) animales et humaines causent des dommages considérables en Afrique, soit d’un point de vue économique via des réductions de la productivité du bétail (cause principale du sous-développement économique de ces régions), soit du point de vue de la mortalité humaine via la maladie du sommeil.
Suite à une lutte acharnée dans les années ’50, elle semblait avoir été éradiquée mais elle à ressurgi par diminution de la vigilance et apparition de souches résistantes aux méthodes utilisées en 1980. Vu la nécessité de trouver de nouvelles méthodes de lutte, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) appuie le développement de la technique de lâchers de glossines (mouches tsé-tsé) mâles stériles pour enrayer la multiplication de cet insecte, vecteur de la maladie du sommeil. Malgré les inconvénients de cette technique, dont le coût considérable de sa mise en œuvre, elle continue à être présentée comme une solution d'avenir. Il semble aujourd’hui évident que la complexité de cette maladie a été grandement sous-estimée (notamment dû à l’existence de plusieurs souches différentes) ; on préfère donc désormais des interventions plus limitées dans l'espace et une combinaison de plusieurs stratégies intervenant à divers niveaux (lutte anti-vectorielle, surveillance médicale, parasite) sera ainsi indispensable pour espérer un jour mettre fin à ce fléau.
Notre démarche globale
Notre démarche
Mardi 28 octobre 2003 :
Constitution d’une base de données.
Nous avons d'emblée écarté les informations d'ordre médical liées à la maladie du sommeil.
Nous avons essayé de trouver d'autres méthodes de luttes contre la mouche.
Recherche d’opposants à la technique mâle stérile à les chercheurs opposés à la technique mâle stériles sont vivement critiqués (il n'y a d'ailleurs pas d'info sur l'identité de ceux-ci).
En fin de séance, nous avons décidé de nous répartir les recherches :
biologie de la glossine, description et cycle du parasite
impacts économiques et humains de la trypanosomiase (non-publié)
la technique des mâles stériles
les autres méthodes de lutte contre la glossine
Mardi 25 novembre 2003 :
Nous avons décidé de réorienter notre recherche vers :
- les inconvénients de la technique des mâles stériles et ses opposants
- l’impact de cette technique sur l’écosystème
- le point de vue de la presse africaine à sans résultat
- le point de vue de l’agence internationale de l’énergie atomique (IAEA)
- l’historique du problème et de la lutte à la trypanosomiase semblait avoir été éradiquée vers 1950 mais, par manque de vigilance, elle est réapparue en force en 1980
Mardi 9 décembre 2003 :
Rédaction de la nouvelle notice intégrant de nouveaux éléments importants
Présentation orale de nos conclusions
Nous avons essayé de retracer les grandes étapes de notre recherche.
Feuille de route de la deuxième séance
Nous sommes partis des questions que nous nous étions posées à la fin de la première séance.
Nous cherchions des informations générales sur la maladie :
Site : www.fièvre-afteuse.com
Nous y avons trouvé un lien vers le site de l’OIE (organisme international des épizooties) et un autre vers les site de web-agri.
Le premier de ces sites nous a informé sur les cotés plus techniques et scientifiques de la maladie, dans le suivant, nous y avons trouvé la réponse à la plupart des autres questions et une réflexion générale sur la problématique.
Nos découvertes les plus importantes sont :
Il existe peu de transmission possible à l’homme, et aucun cas de transmission suite à la consommation de viande ou de lait pasteurisé n’a été détecté.
Les vaches sont fragilisées par la maladie mais n’en meurent rarement et peuvent guérir totalement.
Les productions de lait et viandes sont amoindries.
L’importation d’animaux vaccinés est refusée par certains pays car elles rendent caducs les résultats des tests de dépistage de la maladie.
Ceci nous amena à prendre conscience que la problématique était fortement conditionnée par le contexte agricole de production intensive de nos sociétés occidentales, nous cherchâmes des sites qui élargissaient la problématique vers d’autres continents.
Site trouvé : www.fao.org/nouvelle/2001/011207-f.htm
Ainsi en Afrique, chez les Masaïs, on n’hésitera jamais à vacciner les bêtes si on en a l’occasion, et les bêtes malades sont toujours consommées.
C’était malheureusement la fin des recherches. On nous a mis dehors…
Il nous restait à déterminer clairement les différents intervenants de la controverse :
L’opinion publique
La presse
Les agriculteurs
Les syndicats d’éleveurs
L’union européenne
Les pays refusant l’importation de produits dérivant d’animaux vaccinés
Les scientifiques
Les laboratoires pharmaceutiques
La FAO
De nombreuses organisations ont émis des opinions diversement engagées.
La controverse oppose en quelques sortes deux camps aux idées déterminées et possiblement défendables. L’un deux applique un soit disant principe de sécurité qui permet de ne pas devoir faire face au problème de manière réfléchie ; l’autre est contre mais ne développe pas pour autant d’idées innovatrices. La politique du ratite semble le meilleur moyen de contourner une vérité pour la moins évidente : une agriculture inadaptée avec des moyens gestionnaires immodérément en désaccord avec un environnement sain et une vie paysanne durable. Les nombreuses difficultés rencontrées par les intervenants pour résoudre la problématique mise en cause n’ont fait que retarder le pouvoir de décision ce qui conduisit à une gestion de crise précipitée et irraisonnable quant à certains aspects. Du point de vue économique, le bilan plus que pitoyable n’a eu pour seuls gagnants que les laboratoires reconnus et les abattoirs homologués.
Compréhension plus approfondie du problème que soulève le PHN en Espagne.
Résumé : Le transvasement de l’Erbe
Et la controverse PHN
1/ Présentation du sujet de la controverse.
Qu’est-ce que le PHN ?
Le Plan Hydrologique National (PHN) projette la construction de plus de 1.000 km de canalisations, de 118 barrages et de 41 usines de dessalement sur une période de huit ans.
Le transvasement de l'Ebre, qui consiste à dévier plus d'un milliard de m³/an du fleuve vers des zones de sécheresse conjoncturelle ou structurelle de la côte méditerranéenne, représente le principal tracé du PHN.
But ?
Résoudre le déséquilibre géographique et saisonnier de l'offre et de la demande en eau
La répartition de 1.050 hm³/an du débit du fleuve répond à une estimation, pour 2025, de la croissance démographique et économique des provinces réceptrices.
C’ est où l’Ebre ?
Situé en Aragon, région du nord-est de l'Espagne, le bassin de l'Ebre, qualifié par le PHN d'excédentaire, s'étend sur 85.550 km².
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Catalyseurs climatiques, économiques et sociaux du transvasement de l’Ebre :
Provinces Réceptrices Situation actuellede l'offre en eau Transferts prévusen eau (hm3/an) Catalyseurs de la demande en eau
Barcelone(Catalogne) Pas de déficit 190 Croissance urbaine
Valence(Valence) Sécheresse conjoncturelleBassin du Jucar 315 Tourisme de masseIrrigation intensive
Murcie(Murcie) Sécheresse structurelleBassin déficitaire du Segura 450 Potentiel touristiqueIrrigation intensive
Almeria(Andalousie) Sécheresse structurelle 95 Développement touristiqueHorticulture en serre
Un peu d’histoire …
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, "la politique de l'eau en Espagne consiste essentiellement à gérer l'offre, c'est-à-dire à réaliser des grands travaux de génie hydraulique destinés à la production d'électricité, à l'irrigation et à la distribution d'eau."(O.C.D.E. (1997), Examens des performances environnementales, Les Editions de l'O.C.D.E., Paris, p. 66). Datant des années 60, le premier grand transvasement prévoit de dévier 600 millions de m³/an du Tage (ouest/centre-ouest) vers le Segura (sud-est).
Avec ses 1.200 barrages, l'Espagne est aujourd'hui le pays au monde qui, proportionnellement à sa superficie, compte la plus importante surface recouverte par de l'eau des barrages.(Octavi Marti, o. c., http://www.unesco.org)
Ainsi dotée d'une législation moderne allant dans le sens du développement durable, l'Espagne est cependant confrontée à une longue tradition agricole.
Responsable de plus de 80% de la consommation d'eau sur le littoral Est, l'irrigation épuise aussi bien les eaux de surface que les eaux souterraines. Liés à ces prélèvements excessifs, les problèmes de gestion des eaux agricoles sont nombreux:
"le rendement moyen d'utilisation de l'eau dans les systèmes d'irrigation espagnols est inférieur à 47%. Plus de 70% des systèmes d'irrigation du pays datent de plus de vingt ans, et 29% de deux cents ans. La petite taille des exploitations irriguées (2,2 hectares en moyenne), le nombre de petites parcelles et le mauvais état de nombreux canaux d'irrigation et de distribution nuisent à l'exploitation de ces systèmes. Un tiers seulement des systèmes utilise des méthodes modernes telles que l'irrigation locale par aspersion ou par ruissellement."(O.C.D.E., o. c., p. 67-68).
Inscrit dans la tradition des grands bassins hydrologiques, le PHN adopte cependant certaines mesures modernes:
- évaluer et réduire l'impact environnemental de la diminution du débit du fleuve suite au transvasement
- modernisation du système de distribution
- Afin de rentabiliser l'investissement en infrastructure, l'eau de l'Ebre sera vendue à 32 cents €/m³, quel que soit son utilisateur (en effet les agriculteurs avait un tarif préférentiel auparavant)
2/ La controverse du transvasement de l’Erbe.
Acteurs :
Les institutions de l'Union européenne
Les institutions publiques au niveau national
Les institutions publiques au niveau régional
Les institutions publiques au niveau local
Les lobbies
Les O.N.G.
La Mission d'avis de la Convention RAMSAR sur les estuaires
Il serait intéressant de rechercher plus pour chaque acteurs, nous l’avons fait pour certains qui nous paraissaient très importants :
Pedro Arrojo-Agudo
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Fervent opposant du PHN et qui compare celui-ci aux projets désastreux de barrages en Californie.
Nous n’avons pas trouvé de détails précis des désastres causés en Californie.
La controverse :
a) Les impacts environnementaux du transvasement de l'Ebre :
Deuxième patrimoine en biodiversité d'Europe, le Delta de l'Ebre est déjà menacé par une riziculture intensive. Selon la Mission d'avis RAMSAR, le transvasement pourrait avoir un impact significatif sur la faune et la flore du Delta pour trois raisons:
- la diminution du débit écologique minimal
- les intrusions d'eau salée résultant de la diminution du débit
- la réduction des sédiments
Selon un biologiste présent à la Conférence Internationale sur le PHN , le transvasement aurait également des répercussions sur les écosystèmes des fleuves récepteurs. La faune piscicole, pour ne mentionner qu'un exemple, connaîtrait un déclin suite à la modification de son habitat, à l'effet barrière des retenues et à l'introduction d'espèces exotiques.
b) Le changement climatique
Les conséquences du réchauffement planétaire sur le débit de l'Ebre n'ont pas été prises en compte par le PHN.
c) L'anti-modèle du transvasement Tage – Segura
Le cas du Tage - Segura est communément utilisé par les opposants au transvasement de l 'Ebre pour mettre en garde contre la spirale inflationniste de la demande en eau qui peut résulter de grands transferts. Le transvasement du Tage a rendu structurelle et permanente une sécheresse qui n'était jusque-là que conjoncturelle et épisodique.
d) Les déséquilibres intrinsèques au transvasement
Selon les Aragonais, le transvasement de l'Ebre accentuera le déséquilibre économique entre les régions intérieures et celles de la côte méditerranéen ® conflit inter-régional.
Les alternatives proposées au transvasement
Si le PHN inclut, nous l'avons vu, différents modes de gestion de l'eau, l'entièreté du transvasement de l'Ebre pourrait, selon les critiques être remplacé par une série d'alternatives.
Voici un aperçu des solutions proposées visant à augmenter l'offre d'eau :
- le dessalement de l'eau de mer (possible sous diverses formes)
- l'épuration et la réutilisation des eaux résiduelles
- la modernisation du système de distribution et d'irrigation
- l'utilisation de citernes d'eau de pluie
Les opposants au transvasement proposent également des solutions visant à réduire la demande en eau :
- l'application du principe utilisateur - payeur et l'installation de compteurs dans les canaux d'irrigation
- le remplacement de certaines cultures par d'autres moins consommatrices en eau
- le démantèlement des cultures irriguées illégales
- des actions de sensibilisation au niveau agricole et urbain.
L'étude de la polémique concernant le PHN nous permet de faire ressortir deux inconvénients majeurs à la poursuite du projet tel qu'il est défini aujourd'hui :
- Une partie importante de l'électorat espagnol est réticente au transvasement de l'Ebre.
- L'U.E. hésite à fournir les fonds pour soutenir un projet qui ne va pas dans le sens du développement durable.
Effets négatifs du transvasement :
- Le sud de la côte méditerranéenne subit régulièrement des sécheresses, qui se répercutent sur l'économie du pays par une baisse de la productivité agricole.
- La vaste expérience en gestion de barrages que connaît l'Espagne prévaut au risque que représentent des techniques alternatives encore mal connues.
- Le transvasement implique un développement économique, ainsi que la création de nombreux emplois. De ce fait, il est soutenu par des lobbies influents.
Conciliation :
Il est possible de réduire l'impact environnemental du transvasement de l'Ebre tout en conciliant les intérêts des acteurs économiques. Pour ce faire, la modification de deux paramètres fondamentaux doit être mise en œuvre à différents niveaux de l'ouvrage hydraulique :
- le volume d'eau prélevé (calculé en Hm³)
- l'étendue du réseau de distribution (calculé en km)
Avantages du transvasement de l’Ebre :
L'impact environnemental sur le Delta de l'Ebre est amoindri par la réduction des prélèvements d'eau. De plus, le nombre de sites du réseau Natura 2000 affectés par le transvasement est diminué sur plus de 300 km.
- L'U.E. appréciera l'effort entrepris et accordera sans doute plus facilement les fonds d'investissement.
- Présenté comme un compromis avec la population opposée au projet initial, ces plans d'action ont la capacité de résorber un conflit qui s'était élevé à l'échelle nationale. Répartir la diminution des apports en eau sur l'ensemble du territoire maintient un équilibre non conflictuel.
- Les principaux acteurs économiques du projet initial ne sont pas pour autant écartés.
- L'investissement épargné sur l'infrastructure pourra être réinvesti dans la réalisation des alternatives proposées. Une étude du coût de ces projets doit être réalisée dans ce sens.
- La mise en œuvre des deux plans d'action induit la création de nouveaux emplois.
- Le degré de dépendance d'une eau dont la continuité est incertaine (baisse du débit de l'Ebre due à la sécheresse ou au changement climatique) se voit diminué.
- Ce projet représente un premier grand pas pour l'Espagne vers une gestion durable de l'eau. Créer des modèles à petite échelle permettra d'acquérir une expérience des alternatives, afin de les reproduire sur le reste du territoire.
- Ces plans d'action sont en concordance avec le Livre Blanc de l'Eau en Espagne, selon lequel "les solutions proposées à partir de la nouvelle politique hydraulique ne peuvent se réduire à un seul instrument, du fait de la diversité des problèmes."
Eradication dans les années 50 et recrudescence dans les années 80.
il s'agit d'un résumé d'un ouvrage sur la campagne menée en Côte d'Ivoire.
Lutte contre la maladie du sommeil et soins de santé primaires
IRD Editions - Collection Didactiques (243p)
ISBN 2-7099-1514-6 / ISSN 1142-2580
Laveissière Claude - Sané Bocar - Garcia André
On la croyait disparue, elle n'était que négligée ! On l'avait dite vaincue, elle a repris l’offensive ! La maladie du sommeil, ou trypanosomose humaine africaine, fit tant de ravages en Afrique avant et pendant la colonisation qu’elle était devenue un véritable symbole. La lutte acharnée qui fut mise en œuvre après la Première Guerre mondiale conduisit à sa quasi disparition à la fin des années 1950. Mais la surveillance s'est ensuite relâchée, erreur de stratégie dramatique pour des millions de personnes vivant en région endémique.
Nourri par les rares malades et le réservoir animal du parasite, le vecteur, la mouche tsé-tsé, a permis le retour insidieux de la maladie. Le réveil de la " trypano " fut brutal dans les années 1980, d'autant plus douloureux que les anciennes recettes de lutte ne pouvaient resservir, malgré les nouvelles techniques de dépistage, de diagnostic et de traitement.
On avait oublié qu'il fallait combiner des stratégies curatives et préventives, associer surveillance médicale et lutte antivectorielle, et surtout que ces deux opérations devaient être comprises et acceptées par les communautés.
Cet ouvrage, qui s’appuie sur une campagne menée en forêt de Côte d'Ivoire, présente une nouvelle stratégie de lutte contre la maladie, efficace, peu onéreuse et bien acceptée par les communautés rurales. La méthode repose sur le travail d’information et d’encadrement des villageois par des agents locaux de santé, le recensement de la population, le dépistage des cas suspects, le suivi des malades et la mise en place de la lutte antivectorielle par piégeage. Il s’adresse aux praticiens, aux décideurs et aux acteurs du développement pour qu’ils puissent appliquer cette méthode et la généraliser, en particulier dans les zones endémiques peu accessibles.
Programme de gestion intégrée des ravageurs de plantes
Séance annexe 3
Lors de cette séance, nous nous sommes intéressés principalement aux moyens alternatifs aux OGM en se préoccupant des programmes de gestion intégrée des ravageurs de plantes (IPM en anglais). Ces techniques sont préconisées par la FAO. En lisant nos commentaires, nous avons trouvé un article traitant de ce sujet. En effet, en tapant, dans Google, « IPM et Diabrotica » nous avons trouvé un article de « Biocontrol News and Information 1998 Vol. 19 No. 2 59N-68N » à l’adresse suivante :
http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&oe=UTF-8&q=ipm+diabrotica+%22natural+enemies+of+diabrotica+species%22
Nous avons pu y lire quelques méthodes utilisées la lutte biologique pour contenir naturellement D. virgifera. Ces méthodes sont l’emploi de pièges à phéromones qui attire les mâles et les femelles et surtout l’introduction des prédateurs naturelles de cette chrysomèle. En effet, puisque cet insecte est sorti de son milieu naturel aux USA pour arriver en Europe, il n’était plus contenu que par la disponibilité en nourriture, en l’occurrence le maïs. Voici plus précisément de quoi il en retourne :
“… Therefore the problem is only just beginning to manifest itself and requires timely interventions to minimize the impact of this invading pest. It is assumed that D. virgifera virgifera and maize evolved together in the tropics or subtropics of Mesoamerica (Mexico/Central America) (Branson & Krysan, 1981). Important natural enemies may occur locally in areas of maize cultivation in southeastern Europe, particularly polyphagous predators, but specialized parasitoids, predators and pathogens may be lacking, because they have been left behind in the area of origin. In the absence of specialized natural enemies, Diabrotica populations in southeastern Europe are only limited by the availability of suitable food, the influence of abiotic factors, and the application of control treatments. Classical biological control has an important application in the management of invasive alien pest species in the agricultural crop environment, and allows the safe and selective control of pest species and thereby helps to protect local biodiversity. Biological control has the potential to reduce local and regional populations of western corn rootworm through the importation of specialized natural enemies from the region of origin of the pest.
In South and North America, corn rootworms are attacked by a range of pathogens, nematodes, predators and parasitoids, some of which appear to be rather specialized natural enemies of D. virgifera virgifera and related species in the soil. Recent reviews on the management strategies of Diabrotica species deal only briefly with natural control agents (Levine & Oloumi-Sadeghi, 1991; Baca et al., 1995). This paper presents a detailed literature review on natural enemies–Diabrotica species associations in South and North America…”
“… Biological techniques are useful elements of a strategic approach to the control of the western corn rootworm in southeastern Europe, leading to an integrated pest management (IPM) strategy which is likely to incorporate the use of pest monitoring systems, the release of biological control agents, cultural techniques to enhance the conservation of natural control, crop rotations and orientation disruption of Diabrotica adults. Recently, a permanent monitoring network and a trapping for containment and control programme on D. virgifera virgifera became operational in Hungary, Croatia, Romania and Bosnia-Herzegovina (Edwards et al., 1998a). In the containment and control programme, Hungarian pheromone and MultigardTM yellow sticky traps are used to capture both males and females (males
are attracted to the pheromone, while both females and males are attracted to the MultigardTM traps). The purpose of this trapping activity is to determine the feasibility of trapping as many western corn rootworm beetles as possible (Edwards et al., 1998a). It is hoped that this trapping method will slow down or possibly stop the build-up of smaller isolated D. virgifera virgifera populations. The other major activity is the area-wide management to eliminate western corn rootworm beetle populations or greatly limit the area of infestation to a more manageable unit by using Slam ®. The product Slam ® uses the ‘attract and kill’ concept whereby cucurbitacin (from the buffalo gourd root, Cucurbita spp.) acts as a feeding attractant/arrestant and is mixed with carbaryl as a toxicant (Edwards et al., 1998a). Slam ® applied by air within the known range of the infestation and some distance beyond as a buffer is being tested in Hungary (Petro et al., 1998). There is an urgent need to
look for alternatives to chemical control of D. virgifera virgifera since the main component of Slam ® is carbaryl, a highly toxic carbamate chemical, the use of which is banned in several European countries (H. K. Berger pers. comm., 1997) where D. virgifera virgifera is expected
to become established within a few years (Baufeld & Enzian, 1997). In addition, aerial applications of this commercial bait will not be permitted in several European countries (H. K. Berger pers. comm., 1997). The need to develop an IPM strategy for western corn
rootworm in Central Europe is obvious. A variety of control techniques should be considered which maximizes the use of biological and cultural control interventions and minimizes the widespread application of toxic baits. Successful biological control results from the sup-
pression of pests to a level at which they no longer cause economic damage to a crop through an enhancement of the action of natural enemies (Greathead, 1986)…”
Cet article nous montre une alternative aux OGM qui semble beaucoup plus écologique et moins dangereuse. Ceci dit, cette méthode présente un désavantage majeur. En effet, en plus des prédateurs naturels de Diabrotica virgifera, il faut importer les prédateurs de ces prédateurs afin d’éviter que ceux-ci ne deviennent eux-même envahissants.
continuation des recherches et traitement
Séance annexe 2
Lors de la séance annexe précédente, nous nous sommes divisés le travail. Deux d’entre nous ont fait des recherches sur internet à l’aide de nouveaux mots clefs trouvés dans les articles lus tandis que les deux autres se sont cantonnés à la rédaction de nos informations sur le weblog, ceci nous a fait gagner un temps considérable.
Lors de nos recherches de la séance annexe 1, nous nous sommes égarés dans le labyrinthe des informations sur les OGM. En effet, chaque fois que nous suivions un filon, un panel d’autres possibilités de recherches s’offraient à nous. Au sein de la controverse sur les OGM, nous avons rencontré d’autres mini-controverses mais nous avons souhaité nous recentrer sur notre sujet car nous y perdions beaucoup de temps bien que ces différentes controverses nous ont paru intéressantes. Nous allons re-cadré les différents acteurs de cette controverse et joindre à cette séance les textes trouvés que nous avons jugé intéressant et le cheminement que nous avons suivi lors de la séance annexe 1.
Lors de cette séance annexe 2, nous allons baser nos recherches plus profondément sur la FAO et l’EPPO (déjà pris en compte lors de la première séance mais que nous allons mieux analyser car nous avions été submergé par le flot d’information, ce qui nous avait un peu éloigné de nos recherches de départ).
Résultat de la recherche de la séance annexe 1 :
Nous avons commencé la séance sur Google en tapant les mots « diabrotica Monsanto » et « maïs transgénique ». Nous sommes tombés sur le site ; http://jevousenmerde.com/article.php3?id_article=37
Sur celui ci, nous avons trouvé un article très intéressant écrit par Michel Lo (lundi 24/11/03). Nous vous joignons une partie de l’article la plus pertinente :
"...Tiens, parlons en des insectes.
L'insecte le plus terrible qui attaque le maïs aux US fait partie des Diabrotica, un insecte qui sévit historiquement dans l'Amérique du Nord mais qui Dieu merci, n'existe pas en Europe.
J'ai écrit « n'existe pas » ? J'ai tort : j'aurais dû dire « n'existait pas » Car la Diabrotica est arrivée en Europe en 1992 où elle a été signalée en Serbie, à côté de l'aéroport de Belgrade. Justement au moment où les forces alliées de l'ouest s'installaient en Yougolasvie.
Compte tenu du foyer soudain apparaissant à côté de l'aéroport, tous les spécialistes semblent penser que le genre Diabrotica Virgifera Virgifera dont la seule autre origine connue est aux US n'est pas apparue spontanément mais a été apportée par transport aérien probablement américain.
Nous parlons donc de Diabrotica Virgifera, un insecte s'attaquant spéficiquement au maïs. En fait, il pond des œufs et les larves creusent le maïs par la racine à l'intérieur de la plante. Celle-ci a beaucoup de mal à pousser et le peu ayant poussé est allègrement mangé par les adultes qui sortent de la tige pour s'attaquer au grain lui-même.
Il est très difficile de lutter contre Diabrotica Virgifera, puisque les œufs sont dans le sol, puis les larves dans la tige, et quand on voit les insectes, c'est déjà trop tard.
La suite de l'histoire est curieuse : l'insecte se répand tranquilement autour du foyer d'infection, mais de temps en temps, apparaît un nouveau foyer, toujours à côté d'un aéroport : aéroport de Venise fin juillet 98 où on trouve six insectes adultes et pas de plante infectée, aéroport de Lugano en juillet 2000 avec 4 adultes et pas de plante infectée, et Roissy/Le Bourget où on trouve 9 adultes sans plante infectée pendant le mois d'aout 2002. A Lugano et Paris, des mesures immédiates drastiques ont permis de ne pas voir la plaie se répandre. C'est quand même curieux ces insectes d'origine américaine qui prennent l'avion en groupe à la saison du maïs …
Et même sans franchir le pas de l'accusation, c'est carrément inquiétant quand on sait que le seule mesure qui serait vraiment efficace est le fameux maïs transgénique qui contient un gène artificiel insecticide.
En fait il y a deux compagnies américaines qui disposent de semences prêtes à vendre à l'Europe dès que celle-ci aura autorisé la vente, et une en France qui court à fond la caisse pour tenter d'en fabriquer mais dont Bové détruit les plantations de test.
Moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est de voir que les études d'innocuité de ces maïs transgéniques (ne serait-ce que le fameux test de 90 jours sur les rats) ne sont toujours pas disponibles et que les seuls arguments des uns et des autres sont plus basés sur l'émotivité que des tests scientifiques.
On ne sait plus à quel saint se vouer. Mais pour savoir ce qui se passe, je vous propose la bonne méthode Agatha Christie et Sherlock Holmes réunis : chercher à qui le crime profite : d'une part l'arrivée pour le moins singulière de Diabrotica Virginata, et d'autre part la destruction des tests OGM en France.
Même la morale n'est plus sauve …"
Avez-vous lu ce passage où l’auteur accuse quasiment les américains d’avoir contaminé nos cultures afin de pouvoir vendre leurs maïs transgéniques (voir phrases en gras dans le texte).
Ensuite, nous avons tapé les mots « attac » et « maïs transgéniques ». Le mot « attac » fût découvert lors de recherche précédente (attac étant une organisation internationale). Nous sommes tombés sur le site :
http://www.attac.org/fra/list/doc/berlan.htm
Sur ce site, M. JP Berlan (directeur de recherche) se pose la question des objectifs des industries OGM :
"...Maximiser le taux de profit, c’est la règle suprême. Comment? En agriculture, plutôt que d’OGM, il s’agit pour l’instant de variétés génétiquement modifiées (VGM). Pour gagner de l’argent avec une VGM, il faut en vendre les « semences » à l’agriculteur, ce qui n’est possible que si l’agriculteur ne peut plus semer le grain qu’il a récolté. L’objectif de ces firmes est donc de faire, si l’on peut dire, un vivant stérile, quasi-mort, puisque dépouillé de sa propriété fondamentale, se re-produire! Plutôt qu’aux « sciences de la vie », ces transnationales s’intéressent avant tout à à la non-vie.
En bref, tant que les plantes et les animaux se re-produisent et se multiplient dans le champ du paysan, le capital ne peut ni se reproduire, ni encore moins se multiplier au bilan de l’investisseur des « sciences de la (non) vie »..."
Il s’est aussi posé la question : « Avec quels conséquences ? » :
"... Il s’agit d’interdire par un moyen quelconque aux plantes et aux animaux de se reproduire dans le champ du paysan.
Du point de vue économique (en fait: du simple bon sens logique), toute entrave à la faculté fondamentale du vivant de se re-produire et de se multiplier est un gaspillage qui revient à nous forcer à fermer nos portes et fenêtres pour permettre aux marchands de chandelles de lutter contre la concurrence déloyale du soleil. Pour un libéral, un tel privilège est anathème.
Ce même libéral s’élèverait de façon véhémente contre la menace pour nos libertés publiques qu’entraîne un tel privilège. Le faire respecter implique un « fliquage » des campagnes, comme le montre l’exemple de Monsanto avec les détectives Pinkerton chargés de débusquer les agriculteurs « pirates » ou les détectives qui circulent déjà en France dans les vergers pour y faire des prélèvements à l’insu des agriculteurs, comme le dit avec jubilation le Wall Street Journal.
Les Transnationales veulent faire du paysan un « pirate »!
Il faut que ceux qui nous gouvernent (hommes politiques, dirigeants des organismes de recherche profondément engagés au nom de la compétitivité dans une politique de collaboration avec les transnationales, dirigeants agricoles mesmérisés par le discours techno-scientifiques) répondent à la question:
VOULEZ-VOUS FAIRE DE LA FACULTE DES PLANTES ET DES ANIMAUX DE SE RE-PRODUIRE LE PRIVILEGE DE QUELQUES FIRMES TRANSNATIONALES ?
AVEZ-VOUS DEJA DECIDE D’INTERDIRE AU PAYSAN DE SEMER LE GRAIN QU’IL RECOLTE? ..."
Autre site visité :
http://www.attac.org/fra/list/doc/forelogm.htm
Organisé par ATTAC, Inf’OGM et OGM Dangers
"... I. OGM : le nouveau miracle scientifique !
Les Organismes Génétiquement modifiés (OGM) sont des micro-organismes, plantes ou animaux auxquels on a ajouté ou retranché un ou plusieurs gènes pris dans une autre espèce ou un autre règne (exemples : un gène d'un poisson arctique dans une tomate, gène d'un scorpion dans le maïs, de méduse dans le tabac, recherches en cours pour insérer un gène humain dans la vache pour obtenir la production d’un lait proche du lait maternel…).
Pour la première fois, les chercheurs sont capables de transférer directement des gènes ou des séquences de gènes entre espèces différentes : ceci n’a rien à voir avec la sélection classique où les croisements étaient forcément intraspécifiques, à quelques exceptions près (blé + orge qui donne le triticale par exemple).
Le champ des retombées potentielles de ces techniques semble illimité. En voici quelques exemples, bien loin de l’exhaustivité :
· en élevage et en agriculture, augmentation potentielle de la production grâce à une croissance plus rapide des plantes et des animaux (comme les saumons anglais qui grandissent quatre fois plus vite (AFP, 29 juillet), une résistance accrue des plantes et animaux aux maladies et ravageurs, une meilleure adaptation à des milieux arides ou salinisés… le tout sans recours aux pesticides donc avec une meilleure protection de l’environnement.
· en médecine, production de médicaments grâce à certaines plantes ou animaux transgéniques, et possibilité même de vacciner les populations humaines via des aliments transgéniques ; production d’organes en vue de greffes humaines via la modification génétique de certains animaux pour éviter les rejets de greffes (xénogreffe) ; identification dès la naissance des gènes responsables de certaines maladies avec possibilité de les changer… Production de molécules à des fins thérapeutiques (l’insuline par exemple est produite depuis plus de dix ans par génie génétique)
· en application agroindustrielle, dans la fabrication des fromages avec la production de levures pour la fermentation lactique par exemple…
Mais si ces OGM sont si merveilleux, pourquoi autant de débats, de résistances ?
II – OGM : des risques incalculables
1. Brevetage du vivant : le hold up !
Les grosses firmes pharmaceutiques, semencières, chimiques… ne s’y sont pas trompées : depuis quelques années, elles se sont toutes lancées à corps perdu dans “ les sciences du vivant ”, et sont l’objet d’une concentration sans précédent : Novartis, Monsanto, Du Pont, Pioneer Hi-Breed, AgrEvo, Aventis, sont les noms les plus souvent cités dans ces regroupements.
Seulement voilà : bien que l’on ait mis au point des méthodes quasi automatiques de séquençage des gènes, ces recherches nouvelles coûtent cher, très cher. Et elles ne seront rentabilisées que par leurs applications industrielles : d’où la nécessité dans le système économique actuel de breveter chaque découverte, pour en toucher les dividendes…
Conséquence : l’agriculteur doit racheter sa semence chaque année au semencier (600 agriculteurs sont d’ailleurs poursuivis aux Etats Unis et au Canada pour avoir re-semé des graines transgéniques, sans l’autorisation des détenteurs des brevets), telle plante ne peut plus faire l’objet d’amélioration car ses gènes sont pour la plupart déjà brevetés, telle recherche publique ne peut plus s’effectuer sans l’autorisation de telle firme privée, bref, le brevetage du vivant entraîne la privatisation d’un patrimoine collectif, la vie : c‘est un véritable hold-up.
Comble de l'aberration des brevets : on en arrive, par des voies détournées, à breveter tout à fait légalement des gènes humains, issus de populations aux caractéristiques typées (comme cette tentative du brevetage de gènes de la population de Papouasie Nouvelle Guinée, ou encore d’Islande, ou encore le brevetage de certains gènes d’individus malades, et ce à leur insu !) ..."
Ce site est également très parlant.
Début de la controverse.
Séance annexe : début controverse
1. Introduction :
Diabrotica Virgifera est un parasite chrysomélidae qui s’attaque en deux temps au maïs. Tout d’abord, les larves de cet insecte mangent les racines de la plante ce qui provoque la verse et dans un deuxième temps, une fois les larves écloses, les adultes dégradent les structures aériennes du maïs. En Europe, la chrysomèle du maïs a été découverte pour la première fois en 1992 à Belgrade. Depuis, elle se répand surtout en direction du Nord Ouest respectivement du Nord Est. La vitesse de dispersion atteint 20 à 60 km par an. On se rend donc vite compte que cet insecte a un impact dévastateur sur les récoltes et donc sur le rendement. Il est donc impératif de trouver des moyens de lutte contre diabrotica d’autant plus qu’il est résistant de nature.
Cette controverse porte sur les différentes possibilités de protection.
2. Controverse :
Il existe différents modes de protection contre DV comme l’utilisation d’OGM, de pesticides, de rotations,… Selon Monsieur Pia Rufener Al Mazyad du site http://www.internutrition.ch/market/agrocult/btmais_f.html la lutte par insecticides sous forme de poudre ou de liquide, ajoutés au sol lors des semences, ou juste après, ou encore l’utilisation de rotation des cultures ne contribue qu’à limiter les ravages de la chrysomèle sans pour autant les éliminer. En effet, même lors de l’utilisation massive d’insecticide, une proportion considérable de coléoptère survit car il n’est pas possible de traiter tout le champs.
Par contre des études en plein champs réalisées en 1999 regroupant des plants de maïs transgéniques et des plants de maïs conventionnels, qui ont été traités chimiquement, ont montré que les variétés hybrides résistantes sont nettement plus saines et plus rentables que les variétés conventionnelles qui se sont retrouvées considérablement décimées. (Des tests entre plantes conventionnelles traitées et non traitées ont été effectués. Il ressort de ces tests que les variétés conventionnelles non traitées ont été encore plus détruites que les variétés traitées par les pesticides.) Selon lui, depuis quelques années, certaines populations isolées d’insectes se sont adaptées aux stratégies de lutte anti-parasitaire conventionnelles que représentent l’utilisation des pesticides et rotations. En effet, la rotation de culture maïs-soja-maïs endiguait la prolifération de ces insectes de culture en culture car ils ne pouvaient se nourrir de soja, mais de nouveaux modèles comportementaux permettent à cet insecte de survivre à l’année de diète (observé aux USA). Ces nouveaux modèles utilisés par D.V. sont un phénomène de diapause et de sélection génétique qui produit de nouvelles variétés aimant manger le soja. Depuis quelques années, nous remarquons que D.V. présente une résistance à plusieurs insecticides chimiques ce qui impose l’emploi de pesticides de plus en plus toxiques et concentrés. Selon Mr Al Mazyad, tout insecticide économisé représente un avantage financier pour le fermier. [note de la team3 : sous-entendu que cela est censé compenser le surcoût lié à l’achat de graines transgéniques.] En effet, la chrysomèle cause pour un milliard de $ de dégâts aux USA et il faut environ 195 millions de $ d’insecticide pour 6 millions d’ha de champs. Les nouvelles variétés résistantes vont contribuer à en économiser une part importante. De plus, ces nouvelles variétés résistantes vont présenter des avantages écologiques puisque des quantités importantes d’insecticide vont être économisées. C’est tout à l’avantage des organismes du sol qui vivent à proximité des racines du maïs.
Le site http://www.infoguerre.com/article.php?sid=674 confirme ce que dit Mr Al Mazyad mais en se posant tout de même la question de savoir si les agriculteurs français vont être obligés de se tourner vers le maïs transgénique fabriqué par une entreprise américaine en sachant que ce parasite provient de chez eux.
Traitement des informations trouvées sur internet.
Deuxième séance.
Après que chaque groupe ait exposé brièvement la controverse de son sujet et le cheminement de leurs idées, nous avons un peu plus cibler l’étendue de la controverse.
A la première séance, nous avons surtout ramassé un maximum d’informations. Depuis nous avons lu et interprété les articles ; cela nous a amené à nous poser plus de questions. En relisant la séance passée, nous avons décidé d’approfondir tout particulièrement la question 3 (qui ça dérange ?) et la compléter par une seconde question : qui ça implique ?; ce qui nous ouvre d’autres domaines de controverse. En effet, la présence de Diabrotica Virgifera ne dérange pas tout le monde à savoir les producteurs de pesticides, les producteurs d’OGM.
Le travail de cette séance portera notamment là-dessus. Nous allons aussi nous intéresser à l’opinion des agriculteurs et d’autres firmes.
En recherchant sur Google, nous avons tapé d’autres mot clés tels « Diabrotica Pioneer Hi-bred » que nous avons trouvés dans d’autres articles. Nous sommes tombés sur le site de Pioneer où nous avons pu lire qu’ils avaient élaboré un nouveau type de maïs-Bt, capable de se protéger contre des insectes nuisibles du sol. Celui-ci a probablement été commercialisé en 2002 ; mais nous n’avons pas trouvé confirmation. Etant donné que de nombreuses populations de coléoptères résistantes à plusieurs insecticides chimiques sont connues, la manipulation des nouvelles variétés de maïs-Bt n'en sera pas facilitée. Selon eux, l’utilisation d’OGM bénéficierait aux fermiers étant donné qu’ils réalisent une économie sur l’emplois des pesticides. Ce qu’ils ne disent pas est qu’ils vendent leurs graines modifiées plus chères que les graines ordinaires.
Un des arguments des producteurs d’OGM est que cette économie sur les pesticides présente des avantages écologiques pour la faune et la flore du sol.
De là, nous avons lu le terme Biogemma qui est une firme productrice d’OGM qui a subi la destruction d’un de ses champs. Nous avons voulu retrouvé la trace des destructeurs mais nous n’avons trouvé qu’un communiqué de presse de Biogemma.
Les différents sites visités sont :
http://www.internutrition.ch/market/agrocult/btmais_f.html
http://www.biogemma.com/fr/pdf/Information_Presse_Biogemma.pdf
Nous en avons trouvés d’autres intéressants mais la séance est terminée.