Team1 : Les deux phrases qui tuent
Introduction complétée (conclusion)
2. Les macro-travaux hydrauliques/Water transfer
On a beaucoup décrit les dégâts qui peuvent être associés aux grands barrages, mais aujourd’hui, c’est la possibilité de transférer de l’eau, entre fleuves ou entre nappes aquifères, qui est en question (voir The new Scientist vol 178 issue 2398 - 07 June 2003, page 30). De tels méga-travaux sont en projet en Chine, en Afrique, en Australie, ou en Inde, mais également en Europe. On suggère ici d’explorer deux cas, l’un belge, la transhennuyère entre deux nappes aquifères (voir texte de Pierre Cornut : ‘Gestion politique de la surexploitation d’une ressource naturelle internationale : le cas de la nappe aquifère de Tournai’ 2000) et le Plan hydrologique espagnol (The Spanish National Hydrological Plan) discuté à la Commission européenne. Dans le cadre de ce dernier projet, un premier transfert d’eau a déjà été réalisé, entre Tage (Tagus) et Segura. Les conséquences écologiques, sociales et économiques sont décrites comme négatives, même par quelqu’un comme Asit Biswas, un consultant international en affaires hydrauliques, qui a soutenu d’autres plans de cette ampleur. Pourtant, de nouveaux projets (dont le transfert de l’Ebre (Ebro) vers Barcelone) sont en discussion à la Commission européenne, appelée à co-financer ces projets, et notamment à la DG Environnement (direction Catherine Day). En effet, il y a infraction potentielle à une série de directives européennes. L’un des principaux opposants est Pedro Arrojo-Agudo, un économiste environnementaliste de l’Université de Saragossa.
Dans ces 2 cas, en pratique fort différents, les controverses sont fort similaires :
Au nom d’une solidarité patriotique, la générosité de certaines régions est sollicitée. A aucun moment les régions en crise n’envisagent de revoir à la baisse leurs consommations ; c’est ce que dénoncent les régions fournisseuses.