Team3: séance annexe 2
continuation des recherches et traitement
Séance annexe 2
Lors de la séance annexe précédente, nous nous sommes divisés le travail. Deux d’entre nous ont fait des recherches sur internet à l’aide de nouveaux mots clefs trouvés dans les articles lus tandis que les deux autres se sont cantonnés à la rédaction de nos informations sur le weblog, ceci nous a fait gagner un temps considérable.
Lors de nos recherches de la séance annexe 1, nous nous sommes égarés dans le labyrinthe des informations sur les OGM. En effet, chaque fois que nous suivions un filon, un panel d’autres possibilités de recherches s’offraient à nous. Au sein de la controverse sur les OGM, nous avons rencontré d’autres mini-controverses mais nous avons souhaité nous recentrer sur notre sujet car nous y perdions beaucoup de temps bien que ces différentes controverses nous ont paru intéressantes. Nous allons re-cadré les différents acteurs de cette controverse et joindre à cette séance les textes trouvés que nous avons jugé intéressant et le cheminement que nous avons suivi lors de la séance annexe 1.
Lors de cette séance annexe 2, nous allons baser nos recherches plus profondément sur la FAO et l’EPPO (déjà pris en compte lors de la première séance mais que nous allons mieux analyser car nous avions été submergé par le flot d’information, ce qui nous avait un peu éloigné de nos recherches de départ).
Résultat de la recherche de la séance annexe 1 :
Nous avons commencé la séance sur Google en tapant les mots « diabrotica Monsanto » et « maïs transgénique ». Nous sommes tombés sur le site ; http://jevousenmerde.com/article.php3?id_article=37
Sur celui ci, nous avons trouvé un article très intéressant écrit par Michel Lo (lundi 24/11/03). Nous vous joignons une partie de l’article la plus pertinente :
"...Tiens, parlons en des insectes.
L'insecte le plus terrible qui attaque le maïs aux US fait partie des Diabrotica, un insecte qui sévit historiquement dans l'Amérique du Nord mais qui Dieu merci, n'existe pas en Europe.
J'ai écrit « n'existe pas » ? J'ai tort : j'aurais dû dire « n'existait pas » Car la Diabrotica est arrivée en Europe en 1992 où elle a été signalée en Serbie, à côté de l'aéroport de Belgrade. Justement au moment où les forces alliées de l'ouest s'installaient en Yougolasvie.
Compte tenu du foyer soudain apparaissant à côté de l'aéroport, tous les spécialistes semblent penser que le genre Diabrotica Virgifera Virgifera dont la seule autre origine connue est aux US n'est pas apparue spontanément mais a été apportée par transport aérien probablement américain.
Nous parlons donc de Diabrotica Virgifera, un insecte s'attaquant spéficiquement au maïs. En fait, il pond des œufs et les larves creusent le maïs par la racine à l'intérieur de la plante. Celle-ci a beaucoup de mal à pousser et le peu ayant poussé est allègrement mangé par les adultes qui sortent de la tige pour s'attaquer au grain lui-même.
Il est très difficile de lutter contre Diabrotica Virgifera, puisque les œufs sont dans le sol, puis les larves dans la tige, et quand on voit les insectes, c'est déjà trop tard.
La suite de l'histoire est curieuse : l'insecte se répand tranquilement autour du foyer d'infection, mais de temps en temps, apparaît un nouveau foyer, toujours à côté d'un aéroport : aéroport de Venise fin juillet 98 où on trouve six insectes adultes et pas de plante infectée, aéroport de Lugano en juillet 2000 avec 4 adultes et pas de plante infectée, et Roissy/Le Bourget où on trouve 9 adultes sans plante infectée pendant le mois d'aout 2002. A Lugano et Paris, des mesures immédiates drastiques ont permis de ne pas voir la plaie se répandre. C'est quand même curieux ces insectes d'origine américaine qui prennent l'avion en groupe à la saison du maïs …
Et même sans franchir le pas de l'accusation, c'est carrément inquiétant quand on sait que le seule mesure qui serait vraiment efficace est le fameux maïs transgénique qui contient un gène artificiel insecticide.
En fait il y a deux compagnies américaines qui disposent de semences prêtes à vendre à l'Europe dès que celle-ci aura autorisé la vente, et une en France qui court à fond la caisse pour tenter d'en fabriquer mais dont Bové détruit les plantations de test.
Moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est de voir que les études d'innocuité de ces maïs transgéniques (ne serait-ce que le fameux test de 90 jours sur les rats) ne sont toujours pas disponibles et que les seuls arguments des uns et des autres sont plus basés sur l'émotivité que des tests scientifiques.
On ne sait plus à quel saint se vouer. Mais pour savoir ce qui se passe, je vous propose la bonne méthode Agatha Christie et Sherlock Holmes réunis : chercher à qui le crime profite : d'une part l'arrivée pour le moins singulière de Diabrotica Virginata, et d'autre part la destruction des tests OGM en France.
Même la morale n'est plus sauve …"
Avez-vous lu ce passage où l’auteur accuse quasiment les américains d’avoir contaminé nos cultures afin de pouvoir vendre leurs maïs transgéniques (voir phrases en gras dans le texte).
Ensuite, nous avons tapé les mots « attac » et « maïs transgéniques ». Le mot « attac » fût découvert lors de recherche précédente (attac étant une organisation internationale). Nous sommes tombés sur le site :
http://www.attac.org/fra/list/doc/berlan.htm
Sur ce site, M. JP Berlan (directeur de recherche) se pose la question des objectifs des industries OGM :
"...Maximiser le taux de profit, c’est la règle suprême. Comment? En agriculture, plutôt que d’OGM, il s’agit pour l’instant de variétés génétiquement modifiées (VGM). Pour gagner de l’argent avec une VGM, il faut en vendre les « semences » à l’agriculteur, ce qui n’est possible que si l’agriculteur ne peut plus semer le grain qu’il a récolté. L’objectif de ces firmes est donc de faire, si l’on peut dire, un vivant stérile, quasi-mort, puisque dépouillé de sa propriété fondamentale, se re-produire! Plutôt qu’aux « sciences de la vie », ces transnationales s’intéressent avant tout à à la non-vie.
En bref, tant que les plantes et les animaux se re-produisent et se multiplient dans le champ du paysan, le capital ne peut ni se reproduire, ni encore moins se multiplier au bilan de l’investisseur des « sciences de la (non) vie »..."
Il s’est aussi posé la question : « Avec quels conséquences ? » :
"... Il s’agit d’interdire par un moyen quelconque aux plantes et aux animaux de se reproduire dans le champ du paysan.
Du point de vue économique (en fait: du simple bon sens logique), toute entrave à la faculté fondamentale du vivant de se re-produire et de se multiplier est un gaspillage qui revient à nous forcer à fermer nos portes et fenêtres pour permettre aux marchands de chandelles de lutter contre la concurrence déloyale du soleil. Pour un libéral, un tel privilège est anathème.
Ce même libéral s’élèverait de façon véhémente contre la menace pour nos libertés publiques qu’entraîne un tel privilège. Le faire respecter implique un « fliquage » des campagnes, comme le montre l’exemple de Monsanto avec les détectives Pinkerton chargés de débusquer les agriculteurs « pirates » ou les détectives qui circulent déjà en France dans les vergers pour y faire des prélèvements à l’insu des agriculteurs, comme le dit avec jubilation le Wall Street Journal.
Les Transnationales veulent faire du paysan un « pirate »!
Il faut que ceux qui nous gouvernent (hommes politiques, dirigeants des organismes de recherche profondément engagés au nom de la compétitivité dans une politique de collaboration avec les transnationales, dirigeants agricoles mesmérisés par le discours techno-scientifiques) répondent à la question:
VOULEZ-VOUS FAIRE DE LA FACULTE DES PLANTES ET DES ANIMAUX DE SE RE-PRODUIRE LE PRIVILEGE DE QUELQUES FIRMES TRANSNATIONALES ?
AVEZ-VOUS DEJA DECIDE D’INTERDIRE AU PAYSAN DE SEMER LE GRAIN QU’IL RECOLTE? ..."
Autre site visité :
http://www.attac.org/fra/list/doc/forelogm.htm
Organisé par ATTAC, Inf’OGM et OGM Dangers
"... I. OGM : le nouveau miracle scientifique !
Les Organismes Génétiquement modifiés (OGM) sont des micro-organismes, plantes ou animaux auxquels on a ajouté ou retranché un ou plusieurs gènes pris dans une autre espèce ou un autre règne (exemples : un gène d'un poisson arctique dans une tomate, gène d'un scorpion dans le maïs, de méduse dans le tabac, recherches en cours pour insérer un gène humain dans la vache pour obtenir la production d’un lait proche du lait maternel…).
Pour la première fois, les chercheurs sont capables de transférer directement des gènes ou des séquences de gènes entre espèces différentes : ceci n’a rien à voir avec la sélection classique où les croisements étaient forcément intraspécifiques, à quelques exceptions près (blé + orge qui donne le triticale par exemple).
Le champ des retombées potentielles de ces techniques semble illimité. En voici quelques exemples, bien loin de l’exhaustivité :
· en élevage et en agriculture, augmentation potentielle de la production grâce à une croissance plus rapide des plantes et des animaux (comme les saumons anglais qui grandissent quatre fois plus vite (AFP, 29 juillet), une résistance accrue des plantes et animaux aux maladies et ravageurs, une meilleure adaptation à des milieux arides ou salinisés… le tout sans recours aux pesticides donc avec une meilleure protection de l’environnement.
· en médecine, production de médicaments grâce à certaines plantes ou animaux transgéniques, et possibilité même de vacciner les populations humaines via des aliments transgéniques ; production d’organes en vue de greffes humaines via la modification génétique de certains animaux pour éviter les rejets de greffes (xénogreffe) ; identification dès la naissance des gènes responsables de certaines maladies avec possibilité de les changer… Production de molécules à des fins thérapeutiques (l’insuline par exemple est produite depuis plus de dix ans par génie génétique)
· en application agroindustrielle, dans la fabrication des fromages avec la production de levures pour la fermentation lactique par exemple…
Mais si ces OGM sont si merveilleux, pourquoi autant de débats, de résistances ?
II – OGM : des risques incalculables
1. Brevetage du vivant : le hold up !
Les grosses firmes pharmaceutiques, semencières, chimiques… ne s’y sont pas trompées : depuis quelques années, elles se sont toutes lancées à corps perdu dans “ les sciences du vivant ”, et sont l’objet d’une concentration sans précédent : Novartis, Monsanto, Du Pont, Pioneer Hi-Breed, AgrEvo, Aventis, sont les noms les plus souvent cités dans ces regroupements.
Seulement voilà : bien que l’on ait mis au point des méthodes quasi automatiques de séquençage des gènes, ces recherches nouvelles coûtent cher, très cher. Et elles ne seront rentabilisées que par leurs applications industrielles : d’où la nécessité dans le système économique actuel de breveter chaque découverte, pour en toucher les dividendes…
Conséquence : l’agriculteur doit racheter sa semence chaque année au semencier (600 agriculteurs sont d’ailleurs poursuivis aux Etats Unis et au Canada pour avoir re-semé des graines transgéniques, sans l’autorisation des détenteurs des brevets), telle plante ne peut plus faire l’objet d’amélioration car ses gènes sont pour la plupart déjà brevetés, telle recherche publique ne peut plus s’effectuer sans l’autorisation de telle firme privée, bref, le brevetage du vivant entraîne la privatisation d’un patrimoine collectif, la vie : c‘est un véritable hold-up.
Comble de l'aberration des brevets : on en arrive, par des voies détournées, à breveter tout à fait légalement des gènes humains, issus de populations aux caractéristiques typées (comme cette tentative du brevetage de gènes de la population de Papouasie Nouvelle Guinée, ou encore d’Islande, ou encore le brevetage de certains gènes d’individus malades, et ce à leur insu !) ..."
Ce site est également très parlant.
Trouvé sur Agrisalon...
Jean-François
(19/07/2003) Une centaine de personnes opposées aux organismes génétiquement modifiés ont fauché samedi à Brax, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Toulouse, une petite parcelle expérimentale de maïs transgénique cultivée pour le compte de la société Bayer Crops Science, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les "faucheurs", membres notamment de la Confédération paysanne, d'Attac, des Verts, de plusieurs départements portaient des autocollants noirs et blancs "libérons José" représentant un photo-montage du syndicaliste derrière les barreaux d'une prison.
"Nous avons fauché une parcelle de 320 m2, nous le revendiquons haut et fort", a indiqué à l'AFP Francis Roux, membre de la Confédération paysanne de l'Aveyron, en plaçant cette journée sous le signe du soutien à José Bové, incarcéré à Villeneuve-les-Maguelone (Hérault) depuis le 22 juin. "Des apiculteurs étaient également présents", a poursuivi M. Roux, "car les OGM que fait pousser Bayer ici ne serviront en aucun cas à nourrir la planète mais à développer des espèces résistantes aux herbicides et aux pesticides qui feront mourir les abeilles comme le gaucho de Bayer".
Gérard Onesta, vice-président Vert du Parlement Européen, également présent avec son écharpe d'élu, a expliqué à l'AFP qu'il avait participé à l'action pour appliquer le "principe de précaution". "L'Europe a longueur de texte évoque le principe de précaution, le développement durable, et l'on voit des OGM pousser sur des champs anonymes dont les élus locaux ne connaissent même pas l'emplacement: j'ai fait mon devoir et j'ai depuis ce matin quelques épis de maïs sur la conscience", a-t-il déclaré.
Les gendarmes ont pris des photos et relevé les plaques d'immatriculation des véhicules et l'identité de certaines personnes, a constaté l'AFP.
Déjà la semaine dernière une parcelle de maïs transgénique du laboratoire Biogemma, réalisée en plein champ, avait été détruite par des inconnus à Saint-Sauveur de Meilhan (Lot-et-Garonne). Cet essai, autorisé par le ministère de l'Agriculture, avait préciseé Biogemma dans un communiqué, était l'un des six nouveaux essais mis en place cette année par le laboratoire sur le territoire français.
L'objet de la transformation génétique concernait la résistance aux larves d'un insecte, la chrysomèle, qui attaquent les racines du maïs et provoquent en Europe centrale d'importantes pertes de récolte, selon le laboratoire.
Hier vendredi on apprenait que le laboratoire d'entomologie de Montpellier avait confirmé le 15 juillet 2003 la présence de la chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera) à l'issue de captures dans des pièges à proximité des aéroports d'Orly (Val-de-Marne) et de Roissy (Seine Saint-Denis).
Quant à savoir si ce genre d'action sert la cause paysanne ..... mais d'ailleurs là n'est peut-être pas l'objectif.
AM / Cyberagri et AFP
Cf. article distribué sur IPM Diabrotica.
Posted by: Jean-François at December 8, 2003 01:56 PM