Team3: séance annexe
Début de la controverse.
Séance annexe : début controverse
1. Introduction :
Diabrotica Virgifera est un parasite chrysomélidae qui s’attaque en deux temps au maïs. Tout d’abord, les larves de cet insecte mangent les racines de la plante ce qui provoque la verse et dans un deuxième temps, une fois les larves écloses, les adultes dégradent les structures aériennes du maïs. En Europe, la chrysomèle du maïs a été découverte pour la première fois en 1992 à Belgrade. Depuis, elle se répand surtout en direction du Nord Ouest respectivement du Nord Est. La vitesse de dispersion atteint 20 à 60 km par an. On se rend donc vite compte que cet insecte a un impact dévastateur sur les récoltes et donc sur le rendement. Il est donc impératif de trouver des moyens de lutte contre diabrotica d’autant plus qu’il est résistant de nature.
Cette controverse porte sur les différentes possibilités de protection.
2. Controverse :
Il existe différents modes de protection contre DV comme l’utilisation d’OGM, de pesticides, de rotations,… Selon Monsieur Pia Rufener Al Mazyad du site http://www.internutrition.ch/market/agrocult/btmais_f.html la lutte par insecticides sous forme de poudre ou de liquide, ajoutés au sol lors des semences, ou juste après, ou encore l’utilisation de rotation des cultures ne contribue qu’à limiter les ravages de la chrysomèle sans pour autant les éliminer. En effet, même lors de l’utilisation massive d’insecticide, une proportion considérable de coléoptère survit car il n’est pas possible de traiter tout le champs.
Par contre des études en plein champs réalisées en 1999 regroupant des plants de maïs transgéniques et des plants de maïs conventionnels, qui ont été traités chimiquement, ont montré que les variétés hybrides résistantes sont nettement plus saines et plus rentables que les variétés conventionnelles qui se sont retrouvées considérablement décimées. (Des tests entre plantes conventionnelles traitées et non traitées ont été effectués. Il ressort de ces tests que les variétés conventionnelles non traitées ont été encore plus détruites que les variétés traitées par les pesticides.) Selon lui, depuis quelques années, certaines populations isolées d’insectes se sont adaptées aux stratégies de lutte anti-parasitaire conventionnelles que représentent l’utilisation des pesticides et rotations. En effet, la rotation de culture maïs-soja-maïs endiguait la prolifération de ces insectes de culture en culture car ils ne pouvaient se nourrir de soja, mais de nouveaux modèles comportementaux permettent à cet insecte de survivre à l’année de diète (observé aux USA). Ces nouveaux modèles utilisés par D.V. sont un phénomène de diapause et de sélection génétique qui produit de nouvelles variétés aimant manger le soja. Depuis quelques années, nous remarquons que D.V. présente une résistance à plusieurs insecticides chimiques ce qui impose l’emploi de pesticides de plus en plus toxiques et concentrés. Selon Mr Al Mazyad, tout insecticide économisé représente un avantage financier pour le fermier. [note de la team3 : sous-entendu que cela est censé compenser le surcoût lié à l’achat de graines transgéniques.] En effet, la chrysomèle cause pour un milliard de $ de dégâts aux USA et il faut environ 195 millions de $ d’insecticide pour 6 millions d’ha de champs. Les nouvelles variétés résistantes vont contribuer à en économiser une part importante. De plus, ces nouvelles variétés résistantes vont présenter des avantages écologiques puisque des quantités importantes d’insecticide vont être économisées. C’est tout à l’avantage des organismes du sol qui vivent à proximité des racines du maïs.
Le site http://www.infoguerre.com/article.php?sid=674 confirme ce que dit Mr Al Mazyad mais en se posant tout de même la question de savoir si les agriculteurs français vont être obligés de se tourner vers le maïs transgénique fabriqué par une entreprise américaine en sachant que ce parasite provient de chez eux.