Team2: Bioécologie des glossines

BIOECOLOGIE DES GLOSSINES

Rapports d'études sur les habitats et le comportement sexuel des glossines.

BIOECOLOGIE DES GLOSSINES

HABITATS FREQUENTES

Les glossines, après une période d’activité que l’on estime à 1/2h par jour, se reposent le reste du temps dans un endroit à microclimat favorable.
La recherche des lieux diurnes est difficile, et le support découvert peut n’être qu’un lieu temporaire choisi pendant la période d’activité.
La nuit, au contraire, les glossines occupent un lieu qu’elles ne quittent pas.

On a étudié ces lieux en marquant des glossines avec des produits réfléchissants.
La nature des supports où l’on a trouvé le plus de mouches étaient les feuilles vertes de petites plantes (79%). Les troncs quant à eux sont totalement négligés.
Sur 169 spécimens, 42 % occupaient l’extrémité distale des feuilles, avec la tête dirigée vers l’axe de la plante, et le corps parallèle à la nervure principale.
Sur les tiges sèches et les brindilles, la glossine occupe l’extrémité libre.
Il semble donc qu’elle cherche une sorte de perchoir près du sol.

En étudiant ces habitats, on peut mieux cibler les actions d’éradication : il est préférable de traiter la nuit, dans une végétation basse (ne dépassant pas 1m de hauteur), et à maximum 3 ou 4 m des cours d’eau. Les tronc n’ont pas besoin d’être traités.
La disposition de la mouche sur son support peut-être utile pour créer des pièges mécaniques de dimensions adaptées.


LE COMPORTEMENT SEXUEL

En laboratoire, les glossines femelles se reproduisent plusieurs fois, mais avec d’autant de difficultés qu’elles sont plus vieilles et qu’elles se sont auparavant déjà accouplées.
Comme le comportement des insectes en élevage est souvent aberrant, il est utile de vérifier les phénomènes dans les conditions naturelles.
Note : la plupart des références que nous avons lues disent au contraire que la femelle ne se reproduit qu’une seule fois, et que c’est justement grâce à cela que la méthode du mâle stérile marche si bien !

Des études ont été menées en saison sèche et en saison de pluie, en 1965-66.
On a capturé des femelles et relevé leur degré d’insémination (quantité de sperme dans les spermathèques).
On a aussi noté l’âge physiologique et observé la présence de cicatrices copulatrices.

La possibilité de connaître l’âge physiologique des femelles permet d’étudier la structure, la dynamique d’une population. On peut aussi étudier le phénomène de transfert de la trypanosomiase dans le temps, en conditions naturelles.
On peut savoir si les mouches rémanentes sont antérieures ou postérieures à un traitement.

On peut déterminer à quel moment lâcher des mâles stériles, car seules les mouches nullipares s’accouplent, et ce directement après leur éclosion. Connaissant la dynamique de la population, on peut choisir la période la plus favorable pour le traitement.

CONCLUSION.

Grâce aux données écophysiologiques, nous pouvons mieux comprendre la biologie de la mouche.
Ces données sont d'une utilité incontestable!

Elles permettent d'avoir des méthodes de lutte plus efficaces (ex: déverser des insecticides, très mauvais pour l'environnement en général! si c'est vraiment indispensable, traiter les zones où la mouche se trouve uniquement!)

De nouvelles méthodes peuvent aussi être mises au point (la technique du mâle stérile est basée sur la biologie des glossines!), et il en reste certainement d'autres à découvrir, qui pourraient offrir moins d'inconvénients que les autres, notamment parce qu'elles seraient plus spécifiques!

Idée: un parasite spécifique?


Comments
Post a comment









Remember personal info?