Team1 : Transhennuyère
Compréhension plus complète du problème de la nappe aquifère du Tournaisis et de la solution possible : la Transhennuyère.
Compréhension plus complète du problème de la nappe aquifère du Tournaisis et de la solution possible : la Transhennuyère.
Il existe un ensemble de trois nappes, plus ou moins indépendantes, dans le Hainaut :

*La première nappe (de Pecq) est peu importante dans la controverse.
*La seconde est la nappe (de Péruwelz) n'est pas exploitée, par contre elle possède un toit perméable ce qui crée des remontées d'eau et donc des sources et des étangs. la région de Péruwelz a dès lors investit beaucoup dans le tourisme (la chasse, la pêche) qui repose sur l'existence de ces sources.
*La troisième nappe (du Tournasis) est fort exploitée à cause de la grande concentration industrielle dans la région de Tournai.
La sur-exploitation concerne donc la nappe du Tournaisis :
L'approvisionnement en eau de cette nappe est de 57Mm³/an alors que les prélèvements sont de 78Mm³/an.
Ces prélèvements se répartissent pour 26Mm³ pour la France, 14Mm³ pour la Flandres et 36Mm³ pour la Wallonie.
Dans les 36Mm³ de la Wallonie, 16 sont revendus à la Flandres (c'est en quelque sorte un atout de pression vis à vis des Flamands). Il y a aussi dans ces 36Mm³, 6Mm³ qui sont en fait des eaux d'exhaure des carrières :
Pour pouvoir creuser dans les carrières, on est obligé d'assécher la terre, l'eau qui en sort est polluée en Sulfates et est donc rejetée dans l'Escaut.
Problèmes dûs à la surexploitation de la nappe du Tournaisis :
*Approvisionnement : plus le niveau baisse, au plus il faut des capteurs profonds.
*Effondrements : La strate calcaire dans laquelle se trouve la nappe est fort fragmentée; ces fractures sont comblées par du sable et d'autre produits solubles. quand on prélève de l'eau, il y a des remous qui dissolvent ces produits. les fractures sont alors vides et le sol peut s'affaiser (de manière soudaine et assez rapide).
Historique de l'idée de la Transhennuyère :
A partir de la seconde guerre mondiale la nappe a commencé à être exploitée.
En 1976 la surexploitation avait atteint un seuil critique.
En 1977 suite à des essais foireux de re-remplir la nappe grâce à l'escaut, celle-ci s'est remplie d'un coup des eaux peu potables de l'Escaut, le niveau était donc remonté et le problème repoussé.
En 1989 le taux de surexploitation avait réatteint les valeurs de 1976; le projet de Transhennuyère était alors émis par les régions wallone et de flandres.
Ce projet visait en fait à valoriser les eaux d'exhaure : pour les rendre potables, il fallait les diluer dans des eaux "pures". cette eau pure serait amenée depuis la nappe de Péruwelz jusque dans les bassins de la SWDE à Tournai, grâce à un grand canal aquifère.
Le projet estimé à 2 milliards de FB fût abandonné.
Dans les années 90, suite à des subventions de la communauté européenne pour les projets structurels du Hainaut, le projet repris et fût lancé.
Par des fuites administrative la région de Péruwelz eut vent du projet et s'y opposa activement.
Les craintes de cette région étaient :
*Tout d'abord que ce projet allait faire disparaître leur sources et étangs et donc leur tourisme.
*Ensuite que le problème de surexploitation n'allait pas être résolu, mais déplacé et que des problèmes d'affaisements apparaitraits chez eux aussi.
*Enfin que par des retours non désiré, l'eau de leur nappe pourrait être contaminée par les eaux d'exhaures.
Après des démarches active de la commune de Péruwelz, l'ex ministre de l'environnement de la région Walonne (Guy Lutgens) accepta de les entendres et qu'ils participent dans un comité d'accompagnement du projet.
(Est-ce que le comité a été créé ? ce n'est pas sûr !)
3 études ont alors été réalisées : 1 à la demande de Péruwelz qui prévoyait de gros risques.
Une par la région Walonne qui ne prévoyait aucun risque. et une par la communauté géologique de Belgique qui ne prévoyait aucun risque à condition que le prélevement ne dépasse pas 7Mm³/an (qu'est-il prévu ???)
Par les démarches de la commune de Péruwelz, le département environnement de la communauté européenne s'opposa au projet.
Mais le département économie de la communauté européenne donna son accord et les financements furent en partie accordés.
La dernière tranche des financement par contre n'est pas accordée car l'eau profite à 46% pour la Flandres, or les financements sont pour le Hainaut !
De ces recherches il apparait qu'un gros problème de transparence existe alors que le sujet est l'eau et que tout le monde s'accorde à dire que c'est une chose commune; elle mériterait donc un débat plus ouvert.
2 ou 3 questions nous sont restés en suspend :
Est-ce que le comité d'accompagnement a été créé ?
Maintenant que les essais sont lancés, quels sont les conséquences observées ?
Est-ce que la DG environnement possédait des informations intéressantes pour bloquer les financements?
Il serait également intéressant de savoir qui a réalisé chacune de ces 3 études (région Wallonne, commune de Péruwelz et communauté géologique de Belgique). Qui a jugé du bien fondé, de la recevabilité, de ces études malgré les différences de conclusions ? De quelle façon, et par qui, ont-elles été prises en compte?
Posted by: Jean-François at December 8, 2003 02:08 PMLes 3 études ont été réalisées :
-La première par le service géologique de Belgique
-Celle de la Région Wallonne par Alain Rorive, chercheur à la Faculté Polytechnique de Mons
-Celle de la commune de Péruwelz par le bureau d’expertise « HYDRO R.D. » de Wavre.
Il n'y avait pas de "juge" pour déterminer la recevabilité de ces études, mais c'est la Région Wallonne qui pouvait ou non stopper le projet.
Cela ne veut pas dire que la Région Wallonne était impartiale, d'ailleurs Alain Rorive est aussi le conseiller technique du projet (il aurait donc eu du mal à le critiquer).