Team5: commentaire global
Durant la deuxième scéance de travail, un cas nous ouvre un nouveau débat, qui vise un contexte plus global dans lequel inscrire la controverse.
L’apparition de cette nouvelle catastrophe pour l’élevage européen est l’occasion une fois de plus, pour certains, de relancer la polémique sur l’agriculture productiviste. En l’occurrence, le productivisme n’a rien à voir avec l’épidémie de fièvre aphteuse. La fièvre aphteuse est connue depuis le 18ème siècle, ce n’est donc pas une maladie nouvelle générée par des méthodes de production industrielle.
La rapidité de son extension est d’abord due au développement des transports et des échanges commerciaux et plus en amont à l’urbanisation des consommateurs qui nécessite de faire circuler de grandes quantités d’animaux et de denrées alimentaires à destination des pôles de consommation. Il est important de ne pas laisser encore une fois se répandre une image fausse et totalement injustifiée de l’agriculture.
On ne peut mettre en cause les méthodes d’élevage actuelles dans l’apparition de l’épidémie récente. Au contraire les progrès dans la lutte contre la fièvre aphteuse sont allés de pair avec les progrès de l’élevage, qui ont permis les mesures strictes de prévention et de surveillance. C’est l’oubli du respect de ces mesures qui est soupçonné d’être à l’origine de l’épidémie au Royaume-Uni.
Les organisations professionnelles agricoles font confiance aux services vétérinaires français et soutiennent les mesures rigoureuses qu’ils ont prises ces jours-ci. Cette nouvelle crise engendre de très graves difficultés pour les éleveurs, qu’ils soient directement touchés par des cas, suspects ou avérés, ou indirectement, du fait des mesures de restriction à la circulation et à la commercialisation des animaux et des produits. Ces mesures sont indispensables pour juguler au plus vite la maladie et chacun se doit de les respecter rigoureusement ; il en va de la survie de l’élevage français