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voici les textes que nous avons trouvé sur internet:
Envahisseuse, envahisseur !
L'alerte est donnée. Mais la Protection des végétaux veille et, tout particulièrement, son laboratoire principal à Montpellier. Les entomologistes examinent les végétaux importés et surveillent les ravageurs nouveaux immigrés autant que les déprédateurs habituels.
Envahisseuse, la Chrysomèle des racines du maïs, Diaborotica virgifera (Coléoptère Chrysomélidé), inscrite à l'"annexe 2" (de la liste européenne des ravageurs de quarantaine), présente notamment en Italie, menace nos cultures. Dans son aire d'origine, l'Amérique du Nord, l'animal est connu sous le nom de western corn rootworm. L'Organisation européenne et méditerranéenne de la protection des plantes (OEPP/EPPO) le suit depuis qu'il a pris pied (tarse) en Europe, autour de l'aéroport de Belgrade (Serbie) en 1992. Il a été signalé en Hongrie et en Croatie en 1995, en Roumanie en 1996, en Bosnie Herzégovine en 1997, en Bulgarie, au Monténégro, en Italie en 1998, en Slovaquie et en Suisse en 2000, enfin en Ukraine en 2001. L'adulte pond dans le sol des œufs blancs très petits (0,1 mm). Les larves blanches et cylindriques éclosent au printemps et se portent, attirées par le gaz carbonique, sur les racines du maïs, qu'elles dévorent : ce qui provoque les dégâts les plus graves, les plants affaiblis finissent en effet par verser. Au bout de 3 stades larvaires, effectués en 3 à 4 semaines, elles construisent une coque et se nymphosent. L'adulte, jaune, long de 6 mm, émerge peu après, sort du sol et va se nourrir des soies, des panicules et des feuilles du maïs. Il y a en principe une génération par an. Les maïsiculteurs traitent chimiquement au moment du semis ou alternent maïs et soja. Mais cette pratique de lutte culturale semble déjà contournée par certaines populations " résistantes " au sein desquelles les individus retardent leur développement. En Suisse, on annonce pour 2002 la commercialisation d'un nouveau maïs-Bt (créé par Pioneer Hi-Bred et Mycogen) où la toxine est en quantité suffisante dans les radicelles.
Envahisseur, le papillon Paysandisia archon, Lépidoptère Castniidé, d'origine argentine, ravageur des palmiers, est peut-être un récidiviste : importé sur la Côte d'Azur en 1913, il aurait été éliminé par le froid en 1929 (cette première invasion n'a laissé aucune trace : légende ?). Mais en 2001, les pépiniéristes hyérois, voyant de nombreux palmiers mourir, ont alerté l'INRA. Les papillons ont eu le temps d'émerger et de se faire admirer : l'imago, de 10 à 11 cm d'envergure, ailes antérieures vert olive, ailes postérieures rouge orangé tachées de blanc et de noir, est diurne. La femelle pond à la base des pétioles foliaires. La chenille rose orangé puis blanc-crème, creuse ses galeries dans le stipe. Paysandisia archon s'est fait inscrire, par l'arrêté modificatif du 7 février 2002, à la liste des organismes nuisibles aux végétaux produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire (arrêté du 31 juillet 2000). Il sévit également en Espagne et semble - jusque là - n'affecter que les palmiers ornementaux, mais le dattier pourrait bien lui convenir…
D'après, notamment, Terre-net du 1er mai 2002, (www.terre-net.fr), Palm warning (www.chez.com/palmiers/alertecastnia.php) et "Un nouveau ravageur des palmiers dans le Sud de la France, par Jean Drescher et Anne Dufay, paru dans PHM n°429 (2001), pp. 48-50.
À lire, annoncé par Philippe Reynaud (PV Montpellier), un article complet sur Paysandisa dans le prochain Phytoma.
Les photos de Diabrotica sont celles de la page 11 d'Insectes n°124. Elles sont reprises de www.ipm.uiuc.edu/publications/
Celle de P. archon est de Jean Drescher (INRA-Antibes), le découvreur de l'intrus.
Un ravageur américain fait trembler l'Europe
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Jura agricole et rural
Publié le 24 mai 2002
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Le Diabrotica virgifera, venu des Etats-Unis, est un ravageur du maïs qui pourrait bien être la prochaine calamité à laquelle devront se confronter les maïsiculteurs dans les années futures. Même si les autorités françaises veillent à prévenir son développement sur le territoire français, son apparition est quasi inévitable. Cet insecte fait preuve d’une capacité d’adaptation inquiétante aux méthodes de lutte et de nombreuses questions pour en maîtriser le développement restent sans réponses.
Sur la scène des ravageurs du maïs, le dernier venu est Diabrotica virgifera, un ennemi des cultures a la même capacité dévastatrice que la célèbre pyrale. Encore méconnu en Europe, il s’agit du plus grand ravageur du maïs en Amérique du Nord. Il coûte chaque année environ 1,13 milliard d’euros aux Américains.
Diabrotica a été placé sur la liste A2 par l’EPPO (European and Mediterranean Plant Protection Organisation) en 1994 et, à ce titre, fait partie des insectes de quarantaine. La femelle pond à la base des pieds de maïs et les larves se développent dans le sol en se nourrissant des racines du pivot. En conséquence, au mieux les grains se trouvent moins alimentés, au pire le pied verse.
Si ce coléoptère n’a pas encore été détecté en France, il est cependant d’ores et déjà présent en Italie où deux foyers d’infestation ont été identifiés en Vénétie et dans la région milanaise. Il a aussi été remarqué en Suisse.
Le plus gros foyer d’infestation européen se situe dans les pays de l’Est : Hongrie, Roumanie, Croatie, Bosnie et Yougoslavie.
Atterrissage à Belgrade
L’insecte a d’ailleurs été observé la première fois à Belgrade en 1992. Certains pensent qu’il aurait été importé des Etats-Unis via les avions militaires durant la guerre des Balkans. Diabrotica aurait en effet une fâcheuse tendance à emprunter les moyens de transports humains.
À Venise, il a été détecté près de l’aéroport. De même en Suisse, on l’a trouvé la première fois près d’une voie de chemin de fer. «En ce moment, il se trouve à environ 100/150 kilomètres de la frontière franco-italienne», affirme Philippe Reynaud, entomologue à la Société de protection des végétaux du ministère de l’Agriculture. D’ailleurs, l’arrivée de l’insecte en France est quasiment inévitable étant donné sa capacité à se déplacer d’environ 40 km par an.
«Nous travaillons à retarder au maximum son entrée sur le territoire français», poursuit M. Reynaud. En France, trois cents pièges à phéromone ont notamment été déposés cette année dans les zones à hauts risques : aéroports civils et militaires, aires d’autoroutes. L’année dernière, on en dénombrait seulement une trentaine…
Interrogations sur les méthodes de détection
La densité des pièges posés est sujette à débat. Bernard Naïbo, responsable de la lutte contre les insectes et les maladies à l’AGPM technique, s’estime confiant dans le dispositif de détection mis en place par les Pouvoirs publics. Ce n’est pas le cas de Sylvie Derridj, unique chercheur de l’Inra à s’intéresser à l’insecte. «Il n’y a pas suffisamment de pièges» affirme-t-elle. Ces derniers ne captureraient en effet le coléoptère que dans un rayon de 10 mètres.
Les armes pour se défendre contre l’insecte sont bien minces. Il est difficilement identifiable car il ressemble à un autre insecte, la Galéruque de l’Orme.
D’autre part, les experts estiment qu’il faut près d’une dizaine d’années avant que des dommages économiques soient ressentis.
Des capacités d’adaptation importantes
Le coléoptère fait aussi preuve d’une incroyable capacité d’adaptation. À l’origine, il se développait sur les cucurbitacées. C’est en émigrant d’Amérique centrale vers l’Amérique du Nord qu’il est devenu un prédateur du maïs. L’insecte a alors commencé à développer des résistances aux insecticides.
La dernière nouveauté de l’insecte en matière d’adaptation est l’apparition sur le territoire de l’Illinois d’un nouveau biotype résistant à la rotation maïs/soja. Cette dernière a été mise en place par les Américains pour rompre le cycle de développement en empêchant la ponte et la survie des larves. Sylvie Derridj s’inquiète :
«Nous ne savons toujours pas à quel biotype nous avons affaire sur le territoire européen». Ce n’est pas la seule question que les experts se posent. Si l’insecte est découvert sur le sol français et dans le cas où la procédure d’éradication des premiers foyers ne fonctionnait pas, quels seraient les produits phytosanitaires utilisés ? Aucun insecticide n’a encore été homologué pour combattre l’insecte. D’autre part, dans une optique de lutte raisonnée, personne ne connaît l’efficacité des prédateurs naturels de Diabrotica, qui, eux, sont restés outre-Atlantique. Aucune expérience n’a non plus été menée en matière de confusion sexuelle.
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Demande d'autorisation pluriannuelle
pour dissémination volontaire de
plantes génétiquement modifiées :
DOSSIER TECHNIQUE
TESTAGE D’HYBRIDES DE MAÏS
GENETIQUEMENT MODIFIES
RESISTANTS AUX INSECTES COLEOPTERES
ET TOLERANTS A UN HERBICIDE
PIONEER GENETIQUE SARL
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PREAMBULE
Le présent dossier de demande d’autorisation pluriannuelle pour la dissémination
aux champs de plantes de maïs génétiquement modifié est soumis dans le cadre de
la Directive 90/220 (et de la future Directive 2001/18).
Les informations contenues dans ce dossier sont liées à l’état d’avancement de la
recherche pour identifier l’événement de transformation qui sera éventuellement
mis sur le marché.
La dissémination envisagée concerne des essais de recherche à des fins
réglementaires qui doivent être effectués en Europe selon les principes directeurs
de la Directive 90/220. L’objectif de ces essais est de collecter des données sur la
composition analytique et l’expression des protéines produites par les plantes
génétiquement modifiées en comparaison avec les plantes équivalentes non
modifiées.
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SOMMAIRE
INTRODUCTION ..............................................................................................................5
A.
INFORMATIONS GENERALES
............................................................13
B.
INFORMATIONS CONCERNANT L’ORGANISME
RÉCEPTEUR
..............................................................................................................14
C.
INFORMATIONS CONCERNANT LA MODIFICATION
GENETIQUE
...............................................................................................................18
D.
INFORMATION CONCERNANT LA PLANTE
SUPERIEURE GENETIQUEMENT MODIFIEE
......................................19
E.
CARACTERISATION DU SITE DE DISSEMINATION
.............25
F.
INFORMATION CONCERNANT LA DISSEMINATION
.........26
G.
INFORMATION SUR LES PLANS DE SURVEILLANCE,
DE CONTRÔLE ET DE TRAITEMENT DU SITE ET DES
DECHETS APRES DISSEMINATION
...........................................................27
H.
INFORMATION SUR LES ÉVENTUELLES INCIDENCES
DE LA DISSEMINATION DES PLANTES GÉNÉTIQUEMENT
MODIFIÉES SUR L’ENVIRONNEMENT
....................................................29
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INTRODUCTION
Cette demande d’essais aux champs porte sur du maïs génétiquement
modifié, par l’ajout de gènes issus d’une bactérie du sol, Bacillus
thuringiensis, pour résister à des insectes coléoptères ravageurs, les
chrysomèles des racines.
Les chrysomèles des racines du maïs causent chaque année des dégâts
énormes sur les récoltes en Amérique du Nord. Même si à l’heure actuelle
très peu de dégâts économiques liés à la chrysomèle des racines du maïs
ont été notés en Europe, cet insecte ne cesse de s’y développer dans les
zones où le maïs est cultivé. Il faut donc d’ores et déjà mettre en place un
système de lutte de façon à arrêter cette expansion.
1- Description et biologie de l’insecte
La chrysomèle des racines du maïs, insecte Coléoptère, est le principal
ravageur du maïs en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et cause
chaque année des pertes estimées à plusieurs millions de dollars. Les deux
principales espèces de chrysomèles des racines engendrant des
dommages économiques sont Diabrotica virgifera virgifera (chrysomèle
des racines, de l’ouest, figure 1), la plus agressive, et Diabrotica barberi
(chrysomèle des racines du nord, figure 2). La chrysomèle des racines du
maïs de l'ouest est jaune avec des bandes noires longitudinales sur les
ailes, alors que celle du nord est de couleur vert pâle.
Figure 1 : adulte de Diabrotica
virgifera virgifera
(source European and Mediterranean Plant
Protection Organization)
Figure 2 : adultes de Diabrotica
barberi
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Les adultes pondent de petits oeufs blancs et ovales de moins de 0,1 mm
de longueur. Les oeufs hivernent dans le sol et commencent à se
développer au printemps quand la température du sol atteint 10 ou 11 °C.
Après leur émergence, les larves commencent à envahir les racines du
maïs à partir de la mi-juin. Les jeunes larves sont des vers minces et
cylindriques au corps blanc muni de six petites pattes situées juste derrière
la tête de couleur brune (figure 3). Les chrysomèles des racines du maïs
passent par trois stades larvaires (mues) avant de devenir adultes. Lorsque
leur développement est complet, les larves mesurent environ 1,5 cm.
Figure 3 : Larves de chrysomèles des racines du maïs au développement complet mesurant
1,5 cm de long; le corps est blanc, la tête et l'extrémité sont brunes.
(source Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires Rurales, Ontario)
Les larves de la chrysomèle des racines migrent dans le sol vers les
racines des jeunes plants de maïs. Elles se nourrissent de ces racines
(figure 4) pendant une période de 3 à 4 semaines jusqu'à ce que leur
développement soit complet à la mi-juillet environ.
Figure 4 :
Larve de chrysomèle se nourrissant sur une racine de maïs
(IPM/Entomology,
Department of Crop Sciences, University of Illinois).
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Puis, elles s'éloignent des racines et se construisent une petite cellule de
terre dans le sol dans laquelle elles se transforment en pupes molles de
couleur blanche. Les pupes prennent 1 ou 2 jours pour se transformer en
adultes.
Les adultes émergent des cases pupales et sortent du sol vers le début
d'août. Les adultes sont des coléoptères à carapace dure d'environ 6 mm
de long (figures 1 et 2 ci-dessus).
Les adultes se nourrissent des soies (styles des fleurs femelles) et des
panicules (organes floraux mâles) du maïs. Les adultes de l'espèce de
l'ouest se nourrissent aussi des feuilles des plantes. Environ deux semaines
après l'accouplement, les femelles commencent à pondre leurs oeufs dans
le sol, habituellement dans des crevasses près du pied des plantes à des
profondeurs pouvant aller jusqu'à 20 cm.
L'humidité du sol influe sur le nombre et l’emplacement des œufs pondus.
Les chrysomèles pondent plus d’œufs dans un sol humide que dans un
sol sec. Dans un sol à forte teneur en humidité, les femelles peuvent
pondre leurs oeufs plus près de la surface. La plupart des oeufs pondus
sont dans un état de dormance, ou diapause, et doivent subir le gel de
l'hiver avant de commencer leur développement au printemps suivant. Il
n'y a qu'une génération de chrysomèles des racines du maïs par année.
Les adultes sortent d'un champ à mesure que le maïs parvient à maturité,
car ils sont attirés par les plants plus jeunes des variétés de maïs plus
tardives. Les adultes vivent assez longtemps; plusieurs peuvent survivre
jusqu'aux premières grandes gelées.
2- Dommages dans les cultures de maïs
C'est l'alimentation des larves au niveau des parties souterraines des plants
de maïs qui cause de loin les dommages les plus importants. Il est assez
rare de constater des pertes économiques dues à l'alimentation de l'adulte
sur les parties aériennes des plants de maïs.
a) Dommages causés par les larves de chrysomèles
Le gaz carbonique que libèrent les racines du maïs attire les larves. Les
petits vers commencent par se nourrir des poils absorbants des racines,
puis, à mesure qu'ils grossissent, creusent des tunnels et des trous dans
les plus grosses racines. Lors de graves infestations, la racine principale et
les racines d'ancrage peuvent être complètement détruites (figure 5).
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Figure 5 : Racines gravement endommagées comparé à des racines saines
(a- source EPPO, Prof. Edwards, Purdue University, USA)
(b- source Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires Rurales, Ontario)
Les plants dont le système radiculaire est endommagé sont peu vigoureux
car ils ne peuvent absorber suffisamment d'eau et d'éléments nutritifs. De
plus, des plants affaiblis peuvent pencher (ou verser), surtout pendant une
pluie ou une tempête. Dans un effort pour se redresser, les plants se
recourbent et prennent la forme caractéristique du "col de cygne" (figure
6). Si la verse a été importante, les pertes à la récolte peuvent aussi
contribuer à la diminution des rendements.
Figure 6 : Verse et plants en col de cygne dus à l'alimentation des larves sur les racines
(b-
source Ministère Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires Rurales, Ontario)
b) Dommages causés par les adultes de chrysomèles
Les adultes des deux espèces de chrysomèles se nourrissent des soies du
maïs, du mois d'août aux premières gelées. Généralement, la plupart des
variétés de maïs sont pollinisées avant l'émergence en masse des adultes et
par conséquent, les dommages aux épis sont rares. Cependant, s'il s'agit
d'un semis tardif ou d'un hybride qui produit des soies tardivement et
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qu'un grand nombre d'insectes est présent, des pertes de rendement
peuvent s'ensuivre à cause d'une pollinisation réduite (figure 7). Quand la
pollinisation est terminée, l'alimentation des adultes n'occasionne plus de
diminution de
rendements.
Figure 7 : Epi sans grains dû à une mauvaise pollinisation.
(source Ministère de l’Agriculture, de
l’Alimentation et des Affaires Rurales, Ontario)
3- Méthodes de prévention dans les zones infestées (ex : Amérique du
Nord)
Les méthodes de prévention contre les chrysomèles des racines du maïs
concernent surtout l’étape larvaire de ce Coléoptère. Les deux principales
stratégies de prévention contre les larves sont la rotation des cultures et
l’application d'insecticide.
a) La méthode culturale : rotation des cultures
Les chrysomèles des racines du maïs déposent leurs œufs dans le sol.
Après l'éclosion des oeufs, les larves ne peuvent survivre que sur les
racines du maïs. Par conséquent, la rotation du maïs avec une autre
culture réduira les risques de ravages de la chrysomèle.
En effet, si on cultive chaque année du maïs au même endroit, le risque de
destruction par les chrysomèles est très grand. D’où l’idée d’une méthode
culturale qui permet d’alterner une culture de maïs (1
ère
année) et une
espèce différente l’année suivante (2
ème
année) pour limiter les attaques sur
le maïs cultivé la 3
ème
année. Cependant, cette pratique a montré ses limites
aux Etats-Unis puisque la chrysomèle a développé un système de diapause
prolongée, c’est à dire que les œufs n’éclosent que la 3
ème
année quand le
maïs est resemé. Les larves se nourrissent alors des racines du maïs en
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provoquant des dégâts identiques à ceux qui se seraient produits avec un
semis de maïs en continu.
b) La lutte chimique : application d'insecticide
L’utilisation d’insecticides sous forme de poudre ou de liquide, ajoutés au
sol lors des semis ou juste après, permet actuellement de limiter les dégâts
causés par les larves de chrysomèles des racines du maïs. Un certain
nombre de facteurs influent sur la performance d’un insecticide : ses
propriétés physiques et chimiques, son mode d’application, la date du
semis, le sol, les conditions climatiques. Rappelons que l’agriculteur
utilisant des produits phytosanitaires doit, pour se protéger, respecter des
règles d’hygiène et de sécurité pour la préparation et l’application de ces
insecticides, leur stockage ou l’élimination des résidus.
Parfois, des insecticides sont vaporisés sur les feuilles et les fleurs pour
lutter contre les insectes adultes.
Cependant, tout comme la rotation des cultures, la méthode de lutte
chimique ne fait que limiter la population des chrysomèles des racines du
maïs sans pour autant l’éliminer. En effet, une proportion considérable de
coléoptères survit du fait que le champ n’est pas traité entièrement, seules
les régions qui avoisinent les racines principales de la plante le sont.
Ces traitements ont de plus un coût élevé. Chaque année aux Etats-Unis en
vue de lutter contre la chrysomèle des racines du maïs, une surface de 6
millions d’hectares est traitée avec des insecticides ce qui représente un
coût de 195 millions de dollars.
4- Situation de la chrysomèle des racines du maïs en Europe
En Europe, la chrysomèle des racines du maïs a été découverte pour la
première fois en juillet 1992 en Serbie, dans un champ aux environs de
Belgrade. Depuis, elle se répand surtout en direction du nord-ouest, assez
rapidement. Des études préliminaires, réalisées par des chercheurs de
l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies (FAO),
sur le potentiel d’infestation de Diabrotica virgifera sur l’ensemble de
l’Europe ont montré qu’il était probable qu’elle survive et se développe
partout où le maïs est cultivé en Europe. Les premières détections de
Diabrotica virgifera rapportées au secrétariat de l’organisation
européenne de protection des plantes l’ont été pour la Hongrie et la
Croatie en 1995, pour la Roumanie en 1996, pour la Bosnie et
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Herzégovine en 1997 (mais introduction probablement plus tôt), pour la
Bulgarie, le Monténégro, l’Italie en 1998, pour la Slovaquie et la Suisse en
2000.
Ainsi, on ne trouve plus l’insecte seulement dans le bassin du Danube :
des spécimens de Diabrotica virgifera ont été recueillis en Italie près de
Venise en 1998 et près de Milan en 2000, ainsi qu’en Suisse, près de
Lugano en 2000. La carte dans la figure 8 montre l’étendue de la présence
de Diabrotica virgifera en Europe de 1992 à 2000.
La progression à partir d’un foyer atteint 20 à 60 km par an.
Figure 8 : Etendue de la présence de Diabrotica virgifera virgifera en Europe de 1992 à
2000
(C.R. EDWARDS et J. KISS, source EPPO).
5- Les méthodes de prévention en Europe
Actuellement, on essaie seulement de limiter l’extension des foyers par des
programmes d’éradication.
a) Exemple du programme de prévention mis en œuvre en Italie
En 2000, des mesures de confinement et d’éradication des chrysomèles
des racines du maïs ont été mises en application en Italie. Ces mesures
sont les suivantes :
- surveillance des populations de Diabrotica virgifera dans la zone de
quarantaine (1200ha) définie et dans une zone tampon dans un rayon de 22
à 25km, en utilisant des pièges à phéromones sexuelles dans les champs
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de maïs. Les insectes mâles sont attirés par des phéromones synthétiques
reproduisant les phéromones sexuelles émises normalement par les
femelles et pris au piège.
- interdiction de la monoculture du maïs
- applications de deux traitements insecticides contre les adultes (de juillet
à la fin août) dans tous les champs de maïs de la zone contrôlée (zone de
quarantaine et zone tampon)
- interdiction de toute circulation de plantes de maïs ou de terre dans
laquelle des plantes de maïs ont été cultivées l’année précédente dans la
zone de quarantaine
- interdiction de récolter avant le 1
er
octobre
Le coût total de ce programme de confinement et d’éradication en 2000 a
été estimé à approximativement 81 500 euros
(source European Plant Protection
Organization)
.
Mais l’existence de très petites zones de monoculture du maïs est
suffisante pour maintenir des populations élevées de Diabrotica virgifera
et donc assurer leur reproduction et la croissance des zones infestées. De
plus, d’autres pays n’appliquent pas de telles mesures de prévention et le
Diabrotica continue à progresser.
En France, le service de la Protection des Végétaux, dépendant du
Ministère de l’Agriculture, est en alerte sur ce problème et a mis en place
des piégeages à la frontière italienne pour surveiller l’introduction de
Diabrotica en France.
Ces moyens de lutte sont insuffisants car ils ne garantissent pas contre
l’apparition de nouveaux foyers. Le moyen de lutte le plus approprié est
donc la possibilité d’utiliser un nouveau type de maïs capable de s’auto-
protéger contre ces insectes ravageurs.
De nouvelles variétés de maïs, issues des biotechnologies, qui sont
résistantes à ces insectes Coléoptères vont contribuer au maintien des
rendements qui seraient diminués par les dégâts causés par la chrysomèle
des racines du maïs. Grâce à l’utilisation de ces plantes génétiquement
protégées, des quantités importantes d’insecticides pourront être
économisées, ce qui présente outre un avantage financier pour
l’agriculteur, un avantage au niveau écologique. Cela est aussi un avantage
pour les organismes du sol qui vivent à proximité des racines du maïs car
ce moyen de protection agit de façon spécifique sur les espèces cibles qui
se nourrissent du maïs, contrairement aux insecticides chimiques qui ont
un large spectre d’action.
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Les plantes génétiquement modifiées faisant l’objet de cette demande sont
des plantes de maïs dans lesquelles ont été introduits deux gènes
permettant la synthèse de deux protéines qui, en combinaison, permettent
à la plante de résister à certains insectes coléoptères. De plus, un gène
marqueur a été introduit pour les besoins de la sélection cellulaire. Ce gène
confère au maïs une tolérance à l’herbicide glufosinate-ammonium. La
protéine produite acétyle la phosphinothricine, ingrédient actif de
l’herbicide glufosinate d’ammonium. La phosphinothricine est ainsi
convertie en une forme inactive qui n’est plus toxique pour les plantes de
maïs, ce qui leur confère une tolérance à l’herbicide. S’il le souhaite,
l’agriculteur pourra aussi effectuer un désherbage du champ de maïs avec
du glufosinate.
Ces plantes génétiquement modifiées sont donc un outil supplémentaire
que l’on envisage de mettre à disposition de l’agriculteur pour lutter
efficacement contre les dégâts provoqués par certains insectes
Coléoptères. Dans ce but, il convient de rassembler des données
susceptibles d’être utilisées pour une demande ultérieure de mise en
marché en Europe d’hybrides génétiquement protégés.
La dissémination envisagée de plantes de maïs génétiquement modifiées a
pour but de réaliser, en milieu ouvert, dans les conditions françaises, des
analyses comparées de la composition d’hybrides de maïs génétiquement
modifiés et de leurs équivalents non modifiés. Ce type d’étude du
comportement ne peut être réalisé qu’au champ dans lequel l’interaction
entre le génotype et le milieu s’exprime pleinement. Pour cette évaluation,
des prélèvements de différents échantillons de tissus végétaux sur les
plantes seront réalisés à plusieurs stades de croissance.
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A. INFORMATIONS GENERALES
1- Nom et adresse du notifiant (société ou institut)
SOCIETE PIONEER GENETIQUE SARL
Affaires Techniques et Réglementaires
Chemin de l’Enseigure
31840 Aussonne
2- Qualification et expériences des scientifiques responsables
Chacun des sites sera supervisé par un ingénieur agronome.
3- Titre du Projet
Programme d’essais aux champs d’hybrides génétiquement modifiés
résistants aux insectes Coléoptères et tolérants à l’herbicide glufosinate-
ammonium.
4- Développements ultérieurs envisagés
Mise en marché d’hybrides génétiquement modifiés résistants à certains
insectes Coléoptères (les chrysomèles des racines du maïs) et tolérants à
l’herbicide glufosinate-ammonium.
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B. INFORMATIONS CONCERNANT L’ORGANISME
RECEPTEUR
1- Nom complet
a) Nom de famille : Gramineae
b) Genre : Zea
c) Espèce : mays (2n = 20)
d) Sous-espèce : aucune
e) Cultivar/lignée : hybrides expérimentaux
f) Nom usuel : maïs
2- Reproduction/compatibilité sexuelle
a) Information concernant la reproduction
i. mode(s) de reproduction
Le maïs est une plante monoïque anémophile possédant deux
inflorescences distinctes :
• Les fleurs mâles, groupées en panicule au sommet de la tige, ne portent
que des étamines entourées de glumelles. Elles apparaissent les premières
(protandrie).
• Les fleurs femelles, groupées en un ou plusieurs épis à l'aisselle des
feuilles, n'apparaissent que par leurs longs styles appelés "soies" sortant
de bractées foliacées (les spathes) qui entourent chaque épi. Chaque fleur
contient un ovaire unique.
ii. le cas échéant, facteurs spécifiques affectant la reproduction
La pollinisation du maïs en conditions naturelles se réalise principalement
par fécondation croisée (taux supérieur à 95%). Un faible taux
d’autofécondation est néanmoins possible (inférieur à 5%). Le maïs est
une espèce typiquement allogame.
L’émergence de la panicule, l’émergence des soies et la pollinisation sont
les stades les plus critiques du développement du maïs et le stress
hydrique ou les dysfonctionnements au niveau de la fertilité ont un fort
impact sur le rendement de grain. Généralement, la viabilité du pollen de
maïs est courte. Dans des conditions de températures élevées et de
dessiccation, la viabilité du pollen de maïs est mesurée en minutes ; ces
conditions peuvent même abîmer la panicule avant que du pollen viable
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soit émis. Des conditions plus modérées peuvent rallonger la durée de vie
du pollen dans le champ de plusieurs heures.
iii. Temps de génération
Le maïs est une plante annuelle avec un cycle de culture pouvant varier de
10 semaines (au plus court) à 48 semaines (au plus long) du semis au
stade de maturité. Cette divergence de temps de maturation permet de
cultiver le maïs dans diverses conditions climatiques.
Dans les conditions françaises les semis ont lieu à partir d’avril jusqu’au
15 mai et la récolte peut intervenir de début septembre (maïs utilisé en
fourrage) jusqu’à mi-décembre (pour le maïs grain le plus tardif).
b) Compatibilité sexuelle avec d’autres espèces sauvages ou
cultivées
Il n'y a pas d'hybridation interspécifique possible en France du fait de
l'absence d'espèces voisines ou apparentées se développant spontanément
sur le territoire français.
3- Capacité de survie
a) Capacité à former des structures de survie ou de dormance
Le maïs est une plante annuelle sans dormance et les graines sont les
seules structures de survie. La survie des graines de maïs dépend de la
température, de l’humidité des graines, du génotype, de la protection de
l’enveloppe et du stade de développement. En règle générale, seuls les
épis non battus peuvent permettre aux grains de conserver éventuellement
une capacité de germination l’année suivante.
b) Facteurs spécifiques affectant la capacité de survie
Il n’y a en général pas de repousses à la suite d’une culture de maïs.
Lorsque des repousses apparaissent dans les jours qui suivent la récolte
les plantules sont ensuite détruites par le froid de l’hiver. De ce fait les
repousses n’atteignent pas le stade reproductif.
Le gel a un effet négatif sur la germination des graines de maïs et a été
identifié comme un risque majeur dans la production de graines de maïs.
Les températures supérieures à 45°C ont également été constatées comme
ayant un effet destructeur sur la viabilité des graines de maïs. Les
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pratiques agricoles courantes conduisent également à la destruction des
graines ou des éventuelles repousses.
4- Dissémination
a) Forme et étendue de la dissémination de la plante réceptrice
Le maïs en Europe n’est qu’une espèce de grande culture, sa
dissémination n’intervient que dans les espaces agricoles par semis. La
France possède la plus grande surface cultivée de maïs de la Communauté
Européenne.
b) Facteurs spécifiques affectant la dissémination
La dissémination peut s'effectuer par l'intermédiaire du pollen et des
graines.
Le pollen provenant de l'inflorescence mâle est dispersé par gravité et par
le vent. Le début de la libération du pollen a lieu généralement deux ou
trois jours avant l'apparition des soies des épis. La durée de floraison des
fleurs mâles est de 6 à 10 jours.
La dispersion des graines est généralement limitée aux champs cultivés.
Les propriétés inhérentes au maïs, l’existence de spathes enserrant l’épi et
la fixation des graines sur la rafle (axe central de l’épi), réduisent de fait la
possibilité de dispersion naturelle des graines. La viabilité des semences
est fortement limitée car elles sont très sensibles aux maladies et au froid
hivernal. C'est pourquoi il n'y a en général pas de repousses de maïs.
5- Distribution géographique de la plante
Le maïs est dépendant de l'homme pour sa dispersion géographique. Le
maïs est utilisé, soit comme ensilage, soit pour sa production de grains. Il
s'agit de la troisième culture céréalière du monde en terme d'importance.
La production française de maïs est localisée principalement dans les
régions suivantes :
Aquitaine et Midi-Pyrénées,
Façade atlantique et notamment en Bretagne et Poitou-Charentes,
L'Est avec notamment les régions Rhône-Alpes et Alsace,
La zone Nord-Loire (Centre, Ile-de-France, Picardie, Champagne-
Ardenne…).
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6- Description de l’habitat naturel de la plante, pour les plantes ne
poussant pas dans la communauté européenne, y compris les
informations sur les prédateurs naturels, les parasites, les
concurrents et les symbiotes
Le maïs est une plante originaire d’Amérique centrale qui ne se développe
pas en dessous de 9-10°C et qui a une température optimale de croissance
de 30-33°C. En climat continental (Canada, Russie), le maïs est cultivé
jusqu’au 60
ème
parallèle. Le maïs peut pousser dans tous les pays de la
Communauté Européenne mais les plus grandes zones de culture se
trouvent par ordre d’importance : en France, en Allemagne, en Italie, en
Espagne, au Benelux, en Grèce, au Portugal, en Angleterre, en Irlande, au
Danemark et en Suède.
7- Interactions potentielles significatives de la plante avec les
organismes autres que des plantes dans son écosystème naturel, y
compris les informations sur la toxicité pour les hommes, les
animaux et les autres organismes
On sait que le maïs a une interaction avec d’autres organismes dans
l’environnement tels que les insectes, les oiseaux et les mammifères. Le
maïs est sensible aux maladies dues aux champignons (anthracnose,
helminthosporiose, fusariose, charbon, mildiou) et aux insectes ravageurs
(atomaire, blaniule, chrysomèle, scutigérelle, taupin, tipule, vers gris,
cicadelle, noctuelle, sésamie, pyrale, puceron), et également à la
compétition des mauvaises herbes environnantes.
Le maïs est une espèce de grande culture et, historiquement, son
utilisation ne présente pas de danger.
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C. INFORMATIONS CONCERNANT LA MODIFICATION
GENETIQUE
Ce chapitre contient des informations qui doivent rester
confidentielles pour des motifs de concurrence et de propriété
intellectuelle.
1- Description de la méthode utilisée pour la modification génétique
De nouveaux gènes ont été introduits dans le génome de maïs grâce à une
méthode de transformation par Agrobacterium. Agrobacterium
tumefaciens a en effet la capacité de transmettre un fragment d’ADN à des
cellules végétales.
2- Nature et source du vecteur utilisé
Le vecteur utilisé pour produire l’événement de transformation objet de
cette demande est un plasmide de l’Agrobacterium tumefaciens rendu
non pathogène en lui supprimant son ADN-T natif. Le site ADN-T sur le
plasmide Ti contient à la place les gènes de résistance aux insectes
Coléoptères et le gène de tolérance à l’herbicide glufosinate, ainsi que les
éléments de régulation nécessaires à leur expression.
Les informations plus détaillées concernant la taille, l’origine et la fonction
voulue de chaque fragment constituant de la région envisagée pour le
transfert ont été fournies aux experts de la Commission du Génie
Biomoléculaire chargée de l’évaluation de cette demande mais ne sont pas
disponibles ici compte tenu des obligations liées à la protection de la
propriété industrielle.
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19
D. INFORMATION CONCERNANT LA PLANTE
SUPERIEURE GENETIQUEMENT MODIFIEE
Ce chapitre contient des informations qui doivent rester
confidentielles pour des motifs de concurrence et de propriété
intellectuelle.
1- Description des traits et caractéristiques qui ont été introduits
De nouveaux gènes ont été introduits dans les plantes de maïs afin
qu’elles puissent se défendre contre les attaques d’insectes auxquels elles
sont sensibles.
Les hybrides de maïs génétiquement modifiés avec l’événement de
transformation objet de cette demande présentent une résistance à certains
insectes Coléoptères grâce à l’introduction de gènes isolés de la bactérie
Bacillus thuringiensis présente dans le sol. Les plantes transgéniques
produisent deux protéines qui en combinaison forment une protéine
cristalline efficace pour contrôler certains insectes Coléoptères au stade
larvaire de croissance tels que les chrysomèles des racines, Diabrotica
virgifera virgifera et Diabrotica barberi.
De plus, un autre gène a été introduit comme marqueur afin de pouvoir
sélectionner les cellules transformées. Ce gène marqueur confère aux
plantes régénérées une tolérance à l’herbicide glufosinate d’ammonium. La
protéine qui est synthétisée acétyle la phosphinothricine, ingrédient actif de
l’herbicide glufosinate d’ammonium. La phosphinothricine est ainsi
convertie en une forme inactive qui n’est plus toxique pour les plantes de
maïs, ce qui leur confère une tolérance à l’herbicide.
2-
Information sur les séquences réellement transférées (insert)
Les informations plus détaillées concernant les séquences réellement
transférées, la taille et la structure de l’insert, les méthodes utilisées pour
sa caractérisation, sa localisation dans la cellule, le nombre de copies de
l’insert ont été fournies aux experts de la Commission du Génie
Biomoléculaire chargée de l’évaluation de cette demande mais ne sont pas
disponibles ici compte tenu des obligations liées à la protection de la
propriété industrielle.
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3- Information concernant l’expression de l’insert
a) Informations concernant l’expression de l’insert et les méthodes
utilisées pour sa caractérisation
L’expression de l’insert a pu être évaluée par analyses immuno-
enzymatiques de type ELISA (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay).
Les résultats montrent que l’expression des gènes introduits est confirmée
dans les plantes modifiées par l’événement de transformation objet de
cette demande. L’expression de ces gènes n’a été détectée dans aucun
échantillon de plantes non modifiées.
b) Parties de la plante où l’insert est exprimé (par exemple la racine,
la tige, le pollen, etc.)
Les gènes conférant la résistance aux insectes Coléoptères et la tolérance à
l’herbicide glufosinate sont sous le contrôle de promoteurs constitutifs.
4- Description des différences entre la plante supérieure génétiquement
modifiée et la plante réceptrice
a) Dissémination
Les plantes génétiquement modifiées ont le même comportement vis à vis
de l’émission de pollen et de la production de graines que leurs
équivalents non modifiés. Leur comportement de reproduction est
identique.
b) Capacité de survie
La capacité de survie est la même, la plante génétiquement modifiée
reste une plante annuelle. Les gènes introduits n’ont pas d’effet sur les
aptitudes à coloniser de la plante. Le maïs, dans les conditions
européennes, ne peut pas s’implanter en dehors des zones cultivées et de
toute façon, même si des repousses apparaissaient après récolte, elles
seraient endommagées par le gel de l’hiver : il n’y aurait donc pas
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production de plantes capables de se reproduire. Malgré cela, une
surveillance d’un an après la dissémination sera réalisée pour détruire
toute repousse si cela s’avérait nécessaire.
5- Stabilité génétique du ou des inserts
La ségrégation mendélienne de l’insert dans le maïs transformé avec
l’événement de transformation objet de la demande a été analysée sur
plusieurs générations distinctes obtenues par retro croisements de la plante
contenant l’événement de transformation avec une lignée élite.
Les résultats confirment l’évidence d’une hérédité stable du matériel
génétique introduit au niveau nucléaire, au fil des générations.
6- Possibilité de transfert du matériel génétique des plantes
génétiquement modifiées dans d’autres organismes
- Transfert horizontal
Aucune publication ne donne de preuve quant à l’existence de quelques
mécanismes naturels que ce soit, par lesquels des gènes peuvent être
transférés d’une plante de maïs à un autre organisme. Ceci est confirmé
dans la conclusion du bilan des activités réalisées au cours des années
1999 et 2000 pour le compte du Comité de Biovigilance concernant le
transfert d’un gène inséré dans une plante de maïs vers les
microorganismes du sol.
Seuls des croisements entre des plantes de maïs sont possibles.
- Transfert interspécifique ou intergénérique
Il n’existe aucun transfert interspécifique ou intergénérique puisqu’il n’y a
pas d’espèces apparentées en Europe.
- Transfert intraspécifique
Les plantes génétiquement modifiées ont le même comportement vis à vis
de l’émission de pollen que leurs équivalents non modifiés. Dans cette
expérimentation nous allons ensacher ou castrer les panicules de toutes les
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plantes transgéniques de façon à éliminer les risques dus à la dissémination
du pollen.
7- Informations concernant les effets toxiques ou nocifs de la
modification génétique sur la santé publique et l’environnement
Les souches de Bacillus thuringiensis actuellement commercialisées
n’ont démontré aucune toxicité ni pathogénicité envers les mammifères.
Des recherches d’homologies avec des bases de données de gènes
standards et de protéines n’ont révélé aucune homologie significative entre
les protéines conférant la résistance aux insectes Coléoptères ou la
protéine conférant la tolérance à l’herbicide glufosinate et des allergènes
de protéines connus.
Les plantes transgéniques qui font l’objet de cette demande ont été testées
dans plusieurs essais aux Etats-Unis et à notre connaissance, aucun effet
nocif pour la santé humaine et l’environnement n’a été rapporté.
De plus, le produit de la récolte ne sera pas consommé et il n’y aura donc
pas d’exposition pour les humains.
8- Mécanismes d’interaction entre la plante génétiquement modifiée et
l’organisme cible s’il y a lieu
Les hybrides de maïs génétiquement modifié qui présentent une résistance
aux insectes Coléoptères produisent deux protéines nécessaires à l’activité
insecticide. Les gènes codant ces protéines ont été isolés d’une lignée de
Bacillus thuringiensis et il a été démontré que ces protéines sont efficaces
spécifiquement pour le contrôle de certains insectes Coléoptères, tels que
les chrysomèles des racines Diabrotica virgifera virgifera et D. barberi,
dans leur stade de croissance larvaire. Lorsque ces larves de Coléoptères
se nourrissent de ce maïs, elles sont exposées à ces protéines insecticides
et il en résulte des effets histo-pathologiques sur les cellules épithéliales de
leur intestin, suivi de la mort de l’insecte.
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9- Interactions potentiellement significatives avec des organismes non
cibles
L’activité des protéines contrôlant l’insecte est spécifique de certaines
larves de Coléoptères qui se nourrissent de maïs. Pour les plantes de maïs
génétiquement modifié avec ces gènes conférant la résistance à certains
insectes coléoptères et la tolérance à l’herbicide glufosinate d’ammonium,
il n’y a pas d’interactions potentiellement significatives connues avec des
organismes non cibles.
De plus, étant donné la taille de l’essai, les potentialités de contact avec
des organismes non cibles sont extrêmement réduites.
10- Description des méthodes de détection et d’identification de la
plante génétiquement modifiée :
• Techniques de description phénotypique
Le maïs est une espèce de la famille des Gramineae et a été largement
caractérisé par sa taxonomie, ce qui permet de l’identifier visuellement.
L’identification de la plante transformée est faisable par bio-test en
donnant des échantillons de tissus provenant de ces plantes à des larves
de Coléoptères, notamment la Chrysomèle des racines du maïs
(Diabrotica virgifera virgifera, Diabrotica barberi) ou bien en testant la
tolérance des plantes à l’herbicide glufosinate-ammonium.
• Techniques de description génotypique (mise en évidence des
séquences spécifiques dans le génome des plantes)
L’identification des gènes introduits peut être faite à l’aide d’analyses
PCR (amplification de l’ADN par réactions polymérases en chaîne) ou
Southern blot (digestion de l’ADN avec des enzymes de restriction,
électrophorèse, transfert sur membrane et hybridation avec des sondes
spécifiques).
11- Information, le cas échéant, sur les précédentes disséminations de la
plante génétiquement modifiée
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Depuis 1999, de nombreux essais ont déjà eu lieu en Amérique du Nord et
du Sud pour l’expérimentation aux champs d’hybrides de maïs
génétiquement modifié pour la résistance aux Coléoptères (Diabrotica).
Aucun effet non intentionnel n’a été rapporté.
Par ailleurs, l’expérimentation aux champs d’hybrides de maïs
génétiquement modifiés par un événement de transformation issu de la
même construction génétique a déjà été réalisée en France et dans d’autres
pays d’Europe en 2000 et 2001. Aucun effet non intentionnel lié à ces
expérimentations n’a été rapporté.
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E. CARACTERISATION DU SITE DE DISSEMINATION
1- Localisation et étendue des sites de dissémination
Les plantes génétiquement modifiées objets de cette demande
d’expérimentation au champ seront implantées sur deux sites d’essais en
2002 (Vallée de Garonne, Midi-Pyrénées). La surface occupée par les
plantes génétiquement modifiées par cet événement de transformation sera
de 110m² sur chaque site, la surface totale de l’essai étant bien supérieure
(de l’ordre de 2000 m² pour chacun des sites).
Dans les années futures, il pourrait y avoir jusqu’à quatre sites, chacun
semé avec une surface de plantes génétiquement modifiées par cet
événement de transformation ne dépassant pas 1000m².
2- Description des écosystèmes concernés y compris le climat, la flore
et la faune
Les lieux d’essai sont situés dans des zones de culture traditionnelle du
maïs. Ces sites sont tous dans la zone sud de climat océanique de la
France. La faune et la flore n’ont pas de caractéristiques particulières et
les champs qui seront choisis ne sont pas situés dans des zones protégées
ou à proximité de celles-ci.
3- Présence d’espèces végétales apparentées sauvages sexuellement
compatibles ou d’espèces cultivées sexuellement compatibles
On ne trouve pas d’espèces apparentées sexuellement compatibles en
France ou en Europe.
4- Proximité du site de biotopes officiellement reconnus ou de zones
protégées susceptibles d’être affectées
Les sites choisis pour cet essai se situeront dans une zone agricole qui
n’est pas à proximité de biotopes officiellement reconnus ou de zones
protégées.
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F. INFORMATION CONCERNANT LA DISSEMINATION
1- Objectif de la dissémination
Le programme d’essais a pour but l’évaluation d’hybrides de maïs
génétiquement modifiés résistants aux insectes Coléoptères et tolérants à
l’herbicide glufosinate. L’objectif est de collecter des données concernant
la composition des différents organes de la plante génétiquement modifiée
et l’expression des protéines produites en comparaison avec l’hybride
équivalent non génétiquement modifié.
Ce programme sera réparti en 2002 sur deux sites de dissémination
chacun sous la responsabilité d’un ingénieur agronome.
2- Date et durée prévues de l’opération
Il est envisagé de réaliser l’expérimentation durant 4 campagnes de culture
du maïs (2002 à 2005), chacune allant du 15 avril au 15 décembre
approximativement.
3- Méthode de dissémination envisagée
Le semis se fera grain à grain en lignes espacées de 70 à 80 cm, la
longueur de chaque ligne étant approximativement de 7,5 mètres. Aux
extrémités des lignes, des allées seront pratiquées pour faciliter l’accès aux
plantes.
L’essai sera entouré de quatre rangs de maïs conventionnel qui seront
également détruits à la fin de l’essai.
4- Préparation et gestion du site avant, pendant et après la dissémination,
y compris les pratiques culturales et méthodes de récolte
La préparation et la gestion du site seront réalisées dans les conditions
habituelles nécessaires à la bonne conduite des essais de maïs. Pour les
besoins de l’étude les échantillons seront récoltés manuellement. Les
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éléments végétaux qui n’auront pas été récoltés pour être utilisés dans les
analyses seront détruits par hachage et enfouissement sur le site.
Après la dissémination la parcelle sera visitée régulièrement pendant
l’année suivante pour surveiller les repousses. La culture suivante, autre
qu’une culture de maïs commercial, sera menée dans les conditions
culturales habituelles, avec en particulier l’utilisation d’herbicide différent
du glufosinate.
5- Nombre approximatif de plantes
La densité de peuplement sera approximativement de 60 000 plantes/ha.
G. INFORMATION SUR LES PLANS DE SURVEILLANCE, DE
CONTROLE ET DE TRAITEMENT DU SITE ET DES
DECHETS APRES DISSEMINATION
1- Précautions prises
a) Distances des autres espèces végétales sexuellement
compatibles
Il n’y a pas d’espèces végétales sexuellement compatibles susceptibles de
se croiser avec le maïs en Europe.
b) Mesures visant à minimiser ou à empêcher la dissémination
du pollen ou des graines
La dissémination du pollen des plantes transgéniques sera contrôlée afin
d’éviter que le pollen n’aille féconder d’autres plantes. Ce contrôle sera
effectué soit par castration manuelle, c’est-à-dire destruction des panicules
mâles avant émission de pollen, soit par la pose sur les panicules avant
floraison, de sacs qui retiendront le pollen. Ces sacs seront maintenus sur
les plantes pendant la durée d’émission du pollen et seront détruits avec
les panicules en fin de floraison.
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Les graines sur l’épi de maïs ne peuvent pas se disperser. Elles sont
insérées sur une rafle et protégées par de nombreuses spathes
(prolongements foliaires) qui protègent les graines d’un contact extérieur.
Dans le cadre de l’expérimentation, certaines graines seront prélevées pour
des analyses par prélèvement de l’épi entier puis destruction du reste de
l’épi et des graines non utilisées.
2- Description des méthodes de traitement du site après dissémination
En fin de dissémination tous les éléments végétaux qui n’auront pas été
récoltés pour être utilisés dans les analyses seront détruits par hachage et
enfouissement sur le site.
L'apparition de repousses fera l'objet d'une surveillance durant l’année
suivant la dissémination. Pendant la jachère hivernale, un traitement par un
herbicide adapté (différent du glufosinate) sera effectué afin d'assurer leur
éventuelle destruction.
3- Description des méthodes de traitement après dissémination pour le
matériel issu de plantes génétiquement modifiées y compris pour le
traitement des déchets
Les échantillons de plantes prélevés pour analyse seront conservés dans
un laboratoire ayant reçu un agrément de la Commission de Génie
Génétique. Les résidus des plantes ayant servi aux analyses seront
incinérés.
Les déchets des plantes génétiquement modifiées produites par la
dissémination, non récoltés, seront détruits par enfouissement sur le site.
4- Description des plans et techniques de surveillance
Les sites seront visités régulièrement pour les besoins agronomiques et
expérimentaux. Ces visites seront mises à profit pour observer le
développement des plantes et vérifier la non dispersion de matériel.
Ces essais font également l’objet d’un suivi et de visites par les agents
assermentés de la Protection des Végétaux pour vérifier la conformité de
la dissémination par rapport aux conditions de l’autorisation.
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5- Description des plans d’urgence
Le suivi régulier des essais permet d'identifier de façon précoce tout
événement ou développement qui n'est pas souhaitable.
Si nécessaire, l’essai pourrait être détruit par application d’un herbicide
total autre que le glufosinate ou par destruction mécanique et
enfouissement.
H. INFORMATION SUR LES EVENTUELLES INCIDENCES
DE LA DISSEMINATION DES PLANTES
GENETIQUEMENT MODIFIEES SUR
L’ENVIRONNEMENT
1- Probabilité des plantes supérieures génétiquement modifiées à devenir
plus persistantes que les plantes parentales ou réceptrices dans les
habitats agricoles ou à se propager plus rapidement dans les habitats
naturels
Le maïs n’est pas persistant dans les habitats agricoles et la
transformation testée ne change pas ce comportement.
2- Avantages ou inconvénients sélectifs conférés aux autres espèces
végétales sexuellement compatibles, qui peuvent résulter du transfert
de matériel génétique de la plante génétiquement modifiée
Il n’existe pas d’autres espèces sexuellement compatibles en ce qui
concerne le maïs en Europe.
3- Incidence écologique éventuelle de l’interaction entre la plante
génétiquement modifiée et les organismes cibles (le cas échéant)
Les organismes cibles sont les Coléoptères sensibles aux protéines de
Bacillus thuringiensis. Le seul changement envisageable, avec une
probabilité infime, est le développement d’une résistance de ces
Coléoptères à ces protéines, ce qui peut aussi se produire quand on utilise
des moyens de lutte biologique ou chimique. Si ce phénomène se
produisait, le seul inconvénient serait de rendre ces plantes génétiquement
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modifiées inopérantes vis à vis des Coléoptères. Cependant, vu les
conditions des essais, cela semble tout à fait improbable.
4- Incidence écologique éventuelle de l’interaction entre la plante
génétiquement modifiée et les organismes non cibles (le cas échéant)
Il n’y a pas d’interactions potentiellement significatives connues avec des
organismes non cibles. De plus, vu la taille de l’essai, toute incidence
écologique est peu probable.
Lutte contre les ravageurs du maïs en Europe centrale et orientale
L'Italie finance un projet régional de 3 ans par l'intermédiaire du fonds fiduciaire pour la sécurité alimentaire
16 juillet 2003, Rome - - La FAO va aider sept pays d'Europe centrale et orientale à contrôler la prolifération de la chrysomèle occidentale des racines du maïs, une menace majeure à la production du maïs dans cette région. M. Henri Carsalade, Sous-Directeur général de la FAO, M. Giuseppe Deodato, Directeur Général pour l'Italie de la coopération pour le développement et des représentants des ministères de l'agriculture d'autres pays européens ont signé aujourd'hui à Rome un projet régional de 2 260 000 dollars US. Durant les trois prochaines années, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie et le Monténégro, la Bosnie Herzégovine, la Croatie et la République slovaque vont bénéficier des vingt années d'expérience de la FAO en matière de programmes de gestion intégrée des ravageurs des plantes. Ce projet a pour but de permettre aux agriculteurs de surveiller et de contrôler les nuisibles dans leurs champs en ayant recours au strict minimum aux pesticides chimiques qui sont coûteux, néfastes et dangereux. Cette initiative aidera les autorités des pays concernés à développer localement des programmes de gestion intégrée des ravageurs des plantes en s'appuyant sur la recherche participative et la formation afin de réellement contrôler la chrysomèle occidentale des racines du maïs dans les champs, de contenir sa prolifération et ainsi d'éviter qu'elle ne devienne une grande menace pour la culture du maïs dans cette région. Améliorer la sécurité alimentaire Financée par le gouvernement italien, c'est la deuxième initiative de ce type ayant pour objet la sécurité alimentaire régionale qui reçoive l'appui du fonds fiduciaire pour la sécurité alimentaire de la FAO. Ce fonds, doté de 500 millions de dollars, a été créée par M. Diouf, Directeur Général de la FAO, à l'issue du Sommet Mondial de l'Alimentation (1996) en vue d'imprimer un nouvel élan à la lutte mondiale contre la faim. «Le budget attribué par l'Italie sera une importante contribution à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans cette région, » a déclaré M. Carsalade. L'Italie, qui s'est engagée à apporter 100 millions d'euros et en a déjà réglé 50 millions est le premier des pays membres de la FAO à avoir répondu à cet appel. La chrysomèle occidentale La chrysomèle occidentale des racines du maïs (Diabrotica virgifera Leconte) est originaire des Etats-Unis où elle reste un véritable fléau pour les cultures de maïs. Ce ravageur du maïs est apparu dans l'ex-Yougoslavie avant de gagner l'Europe au début des années 90. Depuis, il a entraîné des pertes économiques considérables dans les productions de maïs en Serbie et au Montenegro, en Hongrie, en Croatie et en Roumanie. En 2001, une apparition importante de chrysomèles a été signalée en Lombardie (Italie) puis en France en 2002. Ce projet régional s'appuiera sur les résultats des dernières recherches sur ce ravageur du maïs entreprises aux Etats-Unis et en Europe.
Journal officiel Accueil Journal officiel
Arrêté du 22 août 2002 relatif à la lutte contre Diabrotica virgifera virgifera Le Conte
[ 23/08/2002 7:50 ] J.O. Numéro 196 du 23 Août 2002 page 14097
Le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales,Vu les articles L. 251-1 à L. 251-21 du code rural ;Vu l'arrêté du 2 septembre 1993 modifié relatif aux exigences sanitaires des végétaux, produits végétaux et autres objets ;Vu l'arrêté du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux, produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire ;Considérant que l'installation de Diabrotica virgifera virgifera Le Conte en France causerait des préjudices graves, en particulier à la filière maïs, et qu'il convient de mettre en oeuvre des mesures d'éradication en cas de découverte de cet insecte sur le territoire national,Arrête :Chapitre IerDispositions généralesArt. 1er. - La lutte contre Diabrotica virgifera virgifera Le Conte est obligatoire sur tout le territoire national. Art. 2. - Tout propriétaire ou exploitant, y compris les collectivités locales, est tenu en cas de présence ou de suspicion de présence de cet insecte d'en faire la déclaration auprès de la direction régionale de l'agriculture et de la forêt (service régional de la protection des végétaux) de la région concernée.Chapitre IIDéfinition du périmètre de lutteArt. 3. - Dès confirmation de la présence de cet insecte, à partir du point de capture, il est délimité trois zones qui constituent le périmètre de lutte :- une zone focus formant un cercle d'un rayon de 5 kilomètres ;- une zone de sécurité formant un cercle d'un rayon de 10 kilomètres ;- une zone tampon formant un cercle d'un rayon de 40 kilomètres. Art. 4. - Un arrêté préfectoral précise les caractéristiques des différentes zones définies à l'article 3 et les modalités de mise en oeuvre des mesures de lutte définies aux articles 6, 7 et 8.Chapitre IIIRenforcement de la surveillanceArt. 5. - Un dispositif de piégeage en ligne est mis en place, sous la responsabilité des DRAF/SRPV, dans la zone focus afin d'évaluer précisément la situation phytosanitaire à partir du point de découverte.Un recensement des cultures de plantes hôtes permet de fixer le nombre de pièges à mettre en place dans les zone de sécurité et zone tampon.Chapitre IVMesures de lutteArt. 6. - La zone focus fait l'objet des mesures de lutte suivantes :- interdiction de transport en dehors de cette zone de plantes de maïs ou partie de plantes à l'état frais (y compris broyée) entre le 1er juin et le 30 septembre de l'année de découverte ;- interdiction de déplacement de terre en dehors de cette zone ;- obligation de nettoyage à l'intérieur de la zone focus du matériel agricole quittant cette zone ;- interdiction de récolte du maïs grain ou du maïs ensilage avant le 1er octobre de l'année de découverte du foyer ;- obligation de rotation culturale de façon que le maïs ne soit pas cultivé plus d'un an pendant trois années consécutives sur une parcelle donnée ;- obligation de contrôle maximal des graminées adventices dans les cultures d'été les trois années suivant la découverte de la contamination, suivant les préconisations de la DRAF/SRPV ;- obligation d'effectuer une lutte à l'aide d'insecticides contre les adultes l'année de découverte de la contamination et contre les larves et les adultes l'année suivante, selon les préconisations de la DRAF/SRPV. Art. 7. - La zone de sécurité fait l'objet des mesures de lutte suivantes :- obligation d'effectuer une lutte à l'aide d'insecticides contre les adultes l'année de découverte de la contamination et contre les larves et les adultes l'année suivante, suivant les préconisations de la DRAF/SRPV ;- obligation de rotation culturale de façon que le maïs ne soit pas cultivé plus d'un an pendant deux années consécutives sur une parcelle donnée. Art. 8. - Il est recommandé d'effectuer une rotation culturale excluant le maïs pendant une année sur deux dans la région tampon.Chapitre VRésultat du plan de surveillance renforcéArt. 9. - En cas de découverte de l'insecte dans la zone de sécurité au cours de la période de renforcement de la surveillance définie à l'article 5, les mesures de lutte applicables dans la zone focus doivent être mises en oeuvre dans la zone préalablement définie comme zone de sécurité. Art. 10. - En cas de découverte de l'insecte dans la zone tampon au cours de la période de renforcement de la surveillance définie à l'article 5, un nouveau périmètre de lutte est défini conformément à l'article 3. Art. 11. - Le périmètre de lutte est déclaré indemne de Diabrotica virgifera virgifera Le Conte si, pendant deux années consécutives, la surveillance réalisée n'a pas permis la détection de cet insecte. Art. 12. - La directrice générale de l'alimentation est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait à Paris, le 22 août 2002.
LUTTE CONTRE LES RAVAGEURS DU MAÏS EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
L'Italie finance un projet régional de trois ans
par l'intermédiaire du fonds fiduciaire pour la sécurité alimentaire
Rome, 16 juillet (FAO) -- La FAO va aider sept pays d'Europe centrale et orientale à contrôler la prolifération de la chrysomèle occidentale des racines du maïs, une menace majeure à la production du maïs dans cette région.
M. Henri Carsalade, Sous-Directeur général de la FAO, M. Giuseppe Deodato, Directeur Général pour l'Italie de la coopération pour le développement et des représentants des ministères de l'agriculture d'autres pays européens ont signé aujourd'hui à Rome un projet régional de 2 260 000 dollars US.
Durant les trois prochaines années, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie et le Monténégro, la