Team4: Les abeilles et le Gaucho : historique de la controverse (sur le site de Bayer)
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Les abeilles et le Gaucho : historique de la controverse
Voici les faits, observations, décisions et conséquences selon la chronologie :
1994
Lancement du Gaucho sur tournesol
1995-1997
Etudes sous tunnel et de plein champ réalisées par Bayer France suite aux questions de quelques apiculteurs.
Conclusions :
pas de comportement anormal des abeilles,
pas d'effet sur la pollinisation,
pas de différence de production de miel entre les ruches placées sur des champs traités et celles placées sur des champs non traités.
Voir Les résultats d'études dans la page "Pour en savoir plus".
Eté 1997
Les apiculteurs déplorent des dépopulations d'abeilles dans les ruches, ainsi que des baisses de production de miel. Certains d'entre eux accusent le Gaucho. Ces observations ont été faites dans quelques régions et il est difficile d'estimer l'ampleur du phénomène.
Octobre 1997
L'Association de Coordination Technique Agricole (ACTA) organise une réunion de concertation sur les causes de la diminution de miellée de tournesol. Etaient présents les représentants des apiculteurs, ceux de Bayer, ainsi qu'un membre du Ministère de l'Agriculture, de l'Environnement, de l'INRA, de la FNSEA et du CETIOM. Compte tenu des divergences d'opinion, le Ministère nomme deux experts. Ils rendent en décembre 1997 un rapport à la Commission des Toxiques chargée d'évaluer le dossier et concluent à la nécessité de réaliser des études supplémentaires dans des zones exemptes de Gaucho.
Janvier 1998
Vente du Gaucho suspendue dans trois départements (Deux-Sèvres, Indre, Vendée) afin de permettre la réalisation d'essais de plein champ.
Création d'un Comité de Pilotage National composé de représentants du Ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, des Instituts de Recherche Publique : INRA, AFSSA ex-CNEVA, des Instituts Techniques : ACTA, CETIOM, des Apiculteurs et de Bayer.
Ce Comité de Pilotage National était chargé de répondre à une question : " Le produit de traitement des semences Gaucho est-il ou non responsable des dépopulations de ruches et des baisses de miellée de tournesol, observées pendant la floraison du tournesol depuis quelques années ? ".
Mars 1998
Création des Comités de Terrain dans les trois départements concernés, pour la mise en place des essais, avec le responsable de l'expérimentation chargé de faire appliquer le protocole défini et validé au niveau national par les membres du Comité de Pilotage National.
Ces Comités de Terrain étaient composés d'apiculteurs, de représentants de Bayer et d'autres organismes tels que la DDA, les Chambres d'Agriculture, la FDSEA et les distributeurs de produits de protection des plantes.
Eté 1998
Réalisation des études de plein champ.
Conclusions :
pas d'effet sur la mortalité,
pas d'effet sur la production de miel,
pas d'effet sur le butinage,
pas de dépopulation observée,
Voir Dispositif, résultats et conclusions dans la page "Pour en savoir plus".
Novembre 1998
Les premières conclusions du Comité de Pilotage National sont remises aux Commissions d'experts du Ministère de l'Agriculture :
pas de dépopulation massive observée en plein champ ;
résultats non concluants entre les analyses de résidus et les essais en laboratoire : les méthodes d'analyse n'étaient pas suffisamment précises à ce moment-là pour vérifier l'éventuelle exposition des abeilles aux doses démontrant un effet sur celles-ci en laboratoire.
Fin de l'année 1998 - Début 1999
La Commission des Toxiques rend son avis le 16 décembre 1998.
Voir Communiqué de presse de la Commission des Toxiques
Le Ministre de l'agriculture, M. Jean Glavany applique pour la première fois le 22 janvier 1999 le principe de précaution pour un produit phytosanitaire. Il demande le retrait provisoire du Gaucho sur tournesol dans l'attente de résultats complémentaires de la société Bayer à fournir dans un délai de deux ans.
Voir Communiqué de presse du Ministre (15/01/1999)
Voir Interdiction du Gaucho sur tournesol (J.O. 14/02/1999)
Printemps 1999
L'enquête épidémiologique du Ministère se met en place.
Les semenciers et Bayer déposent une requête devant le Conseil d'Etat, lui demandant d'annuler la décision du 22 janvier 1999 de retrait provisoire de l'AMM du Gaucho sur tournesol.
Eté 1999
Dépopulations massives sans mortalité apparente d'abeilles dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest de la France. Baisse de la production de miel. Phénomène aggravé par rapport à 1998, malgré l'interdiction du produit.
Octobre 1999
Bayer remet au Ministère de l'Agriculture les résultats des études complémentaires demandées.
Décembre 1999
Rejet du Conseil d'Etat de la requête des semenciers de Bayer.
Voir Explication de la décision du Conseil d'Etat
Début 2000
Le ministère attend les résultats d'étude réalisés par d'autres instituts.
Février 2001
Jean Glavany, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a décidé de prolonger pour deux années supplémentaires la suspension de l'autorisation du Gaucho dans le traitement des semences de tournesol. Bayer regrette cette décision, étant donné que de nombreuses études conduites par des instituts de recherche indépendants et par Bayer, au cours des deux dernières années, ont clairement montré qu'il n'y a pas de lien de cause à effet entre le Gaucho et la dépopulation des abeilles.
D'autre part, Jean Glavany a décidé de confier à un comité d'experts indépendants une étude épidémiologique de grande envergure qui analysera l'ensemble des facteurs qui peuvent affecter la santé des abeilles. Bayer se réjouit de cette décision. Ces études devraient couvrir les facteurs susceptibles d'être responsables du mal des abeilles (maladies, parasites, varroase, stress ou conditions climatiques extrêmes). Bayer propose son expérience et son soutien pour l'organisation de ces études.
Le 9 février 2001, le ministre saisit la Commission des Toxiques sur trois nouveaux points :
Rémanence de l'imidaclopride dans le sol
Comment est caractérisée la rémanence? Quels sont les effets de cette rémanence sur les cultures de tournesol non traitées cultivées sur des précédents traités? Et les conséquences pour les abeilles?
Les effets de l'imidaclopride utilisé en traitement des semences de maïs doivent-ils être reconsidérés?
Proposition d'orientations pour la réalisation de l'enquête épidémiologique
11 avril 2001
La Commission des Toxiques rend un avis sur ces trois questions.
Rémanence dans les sols
L'imidaclopride est rémanent dans les sols, mais il répond aux normes de l'homologation européenne et ne s'accumule pas dans les sols.
Des résidus peuvent être retrouvés dans les plantes de tournesol cultivées sur un précédent traité au Gaucho, mais uniquement dans les parties des plantes auxquelles les abeilles ne sont pas exposées (tiges, feuilles, rarement fleurs). Aucun résidu d'imidaclopride n'a pu être détecté dans le pollen de cultures de tournesol non traité.
Au vu de ces résultats, la Commission estime "qu'elle ne dispose pas d'indices sérieux montrant l'existence de risques pour les abeilles liés aux cultures suivantes."
Cas du maïs
La Commission souhaite s'interroger en priorité sur le rôle du pollen de maïs dans l'alimentation des abeilles.
Elle suggère la réalisation de travaux complémentaires pour évaluer l'importance du pollen, en dehors de la problématique Gaucho.
Aucune étude complémentaire n'est demandée sur le Gaucho maïs.
Enquête multifactorielle
La DGAL est sur le point de finaliser une série de propositions pour la conduite de cette enquête.
Juillet 2001
Bayer France engage une action en justice contre les accusations dénuées de tout fondement contre le Gaucho.
Voir le communiqué de presse Bayer daté du 26/07/01