mars 30, 2005

T1: espoir perdu


Vraiment pas de chance, l'IBGE se retranche derrière la législation pour conserver ses chiffres à l'abris des regards indiscrets.
Voici le lien:
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=2085
Sans même avoir envoyé un mail, je suis tombée sur une page du site de l'IBGE m'informant que:

Seuls les propriétaires, les exploitants et toute personne disposant de l’accord écrit du propriétaire ont accès aux informations détaillées de cet inventaire.
Pour les obtenir, envoyez une preuve de propriété (ou accord du propriétaire) + le plan cadastral chez M. El Fadili (département Gestion des Pollutions, fax : 02/775 75 05).
Les preuves de propriété ce sont, par exemple, les actes d’achat (faxer au minimum les pages indiquant l’identité du propriétaire), les matrices cadastrales,…
Les exploitants font une demande écrite accompagnée du plan cadastral.

Donc , si l'un de vous possède une parcelle de terrain marquée zone à risque dans le rapport cadastral, n'hésitez pas à nous le faire savoir!

Posted by Team_4_1 at 02:13 PM | Comments (0)

T1: rapport sur les sols pollués émis par IBGE

http://www.ibgebim.be/francais/pdf/donnees/ee_2004_solspollues.pdf

Pas de chiffres concrets, toujours des appréciations sur la pollution (de moyenne à inquiétante)!
N'empêche ce document est à lire!
Emilie

Posted by Team_4_1 at 02:04 PM | Comments (0)

T1:cadastre des sols pollués en region bruxelles capitale selon IBGE

http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1171

Pas beaucoup d'informations...Je vais envoyer un mail.
Emilie

Le cadastre des sols contaminés
Quels sont les sites potentiellement contaminés à Bruxelles? Qui va s'occuper de leur assainissement? Quels en seront sont les coûts? Comment informer les exploitants de stations-service?

L’inventaire des sites potentiellement contaminés est devenu une nécessité au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale car non seulement il constituera un outil de gestion et de prévention pour la qualité du sol bruxellois mais il permettra aussi d’évaluer le coût global nécessaire à l’assainissement des terrains contaminés. Il constituera aussi une aide à la réflexion sur la future législation.

Qui a réalisé cet inventaire?
Certains pays ou régions avoisinants disposent déjà d'un tel inventaire depuis plusieurs années (exemple : Pays-Bas, Wallonie, Flandre, certaines régions françaises, etc.). En janvier 2001, l’IBGE a confié la réalisation d’un inventaire et d’une cartographie des sites potentiellement contaminés sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale au bureau ERM, en collaboration avec la KULeuven, suite à un appel d’offre général.

Avec quels outils fut réalisé cet inventaire?
La recherche des données concernant les sites potentiellement contaminés a été faite sur base de nombreuses sources d’informations comme les archives des autorisations RGPT (Réglementation Générale pour la Protection du Travail), de la Ville de Bruxelles, du registre du commerce, de la SNCB, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles, de l’Union des Entreprises de Bruxelles (UEB), de la SDRB, les bases de données existantes comme les permis d’environnement, entreprises « euro-db » ou les inventaires déjà élaborés par l’IBGE comme les stations-service, les anciennes décharges, les nettoyages à sec, les imprimeries et les carrosseries. En ce qui concerne les sites reconnus comme étant pollués, les données proviennent des dossiers sol de l’IBGE.

Quelles actions seront entreprises?
Pour tous les sites retenus, une évaluation des risques sera réalisée afin de déterminer les sites prioritaires de ceux qui le sont moins (c’est-à-dire distinguer les sites à haut risque des sites à faible risque). Cette évaluation des risques a aussi pour but de planifier les différentes actions à mettre en oeuvre dans le futur et ce pour chaque groupe de sites.

Les sites inventoriés seront également cartographiés à l’aide du système d’information géographique (GIS), de manière à établir un cadastre des terrains reconnus ou supposés contaminés en Région de Bruxelles-Capitale. La validation des résultats de cet inventaire est en cours.

Posted by Team_4_1 at 01:54 PM | Comments (0)

T1: contamination des potagers dans la zone bruxelles

Conseil de la région de bruxelles capitale session du 15 septembre 2003
Séance question/réponse

Question n° 290 de Mme BÈatrice Fraiteur du 11 juin 2003:
Contamination des potagers.

http://www.weblex.irisnet.be/data/CRB/bqr/2002-03/00043/images.pdf

Voilà le document que j'ai apporté jeudi dernier, vous pouvez le consulter en ligne via le lien ci-dessus.
Emilie

La personne pose le problème de la contamination des potagers situés non loin des voies ferrées.
Les pages nous concernant vont de la page 3304 à la page 3311.

Posted by Team_4_1 at 01:39 PM | Comments (0)

T1: bilan de santé pour le bassin carrier

Voici une partie de mes recherches concernant la pollution du bassin carrier par les usines CCB et CBR.
Sur le site vous pourrez trouver des informations sur toutes les actions entamées par les riverains et les revendications de ceux-ci!
Emilie

http://www.netrax.org/air.oeil/

L’asbl l’air à l’œil porte son attention sur la pollution du bassin carrier et cimentier tournaisien.

Voici leurs grands objectifs :

STOP
à l'accumulation des pollutions dans notre région et à l'incinération des déchets dangereux.
NON
à la dégradation de notre environnement et de notre santé.
OUI
aux emplois propres et respectueux de la vie locale.
OUI
au bien-être de tous !

Sur le site : http://www.netrax.org/air.oeil/

J’ai pu trouver un article de journal concernant les possibles effets nuisibles des déchets émis par CCB (qui sont notamment des métaux lourds !).
Le voici :
Le soir 19 mai 2004
Tournaisis
Le ministre Detienne annonce une étude épidémiologique Bilan de santé pour le bassin carrier ALEXANDRE VALÉE Quel taux de métaux lourds retrouve-t-on dans les potagers de Gaurain ? Quelle concentration de mercure ou de plomb, dans le sang des riverains du bassin carrier ? Avec quels risques pour la santé de ces derniers ? Autant d'interrogations lancinantes auxquelles le ministre wallon de la Santé et des Affaires sociales Thierry Detienne entend apporter une réponse. C'est ce qu'il a annoncé hier aux voisins immédiats de CCB (Gaurain) et CBR ( Antoing ). Une annonce accueillie positivement par ceux-ci, a fortiori quand on sait qu'il s'agira d'une première dans la région, alors que l'on vit depuis des décennies dans les poussières des cimentiers , juge Lionel Picalause , Gaurinois et vice-président de l'ASBL « L' Air à l'œil ». Le débat a été ravivé depuis l'automne dernier par la demande de permis d'exploiter formulée par le cimentier gaurinois CCB qui désire – comme le font déjà ses concurrents – valorise r d es déchets réputés dangereux dans ses fours. Avant d'être cet inestimable réservoi r d e pierre calcaire qui justifie la présence des cimentiers depuis plus d'un siècle dans le Tournaisis, le bassin carrier est un bassin de vie. D'où l'intention du ministre d'établir un état des lieux de la situation actuelle, pour ensuite pouvoir évaluer l'impact possible de l'incinération de déchets. Une veille sanitaire qui sera mise en place, selon Thierry Detienne, indépendamment du fait que le permis sera octroyé ou non. Et qui ne pourra en aucun cas servi r d 'alibi pour ne pas prendre des mesures aux sources mêmes de la pollution . L'étude épidémiologique constituera d'abord le complément indispensable aux deux campagnes d'analyse de l'air programmées l'été et l'hiver prochains. Le ministre de l'Environnement Michel Foret a confirmé que le plan wallon de l'air passerait par le bassin carrier : cinq stations mobiles y enregistreront, soixante jours durant, les teneurs en polluants dans l'air. L' Institut provincial d'hygiène et de bactériologie (IPHB) complétera ces campagnes pa r d es mesures dans le sol, et réalisera cette étude épidémiologique sur la base de plusieurs éléments : – une analyse de la production alimentaire des jardins et de l'agriculture, voire du petit élevage, à proximité des cimenteries ; – des prélèvements d'urine et de sang sur un échantillon d'une centaine de riverains ; – des prélèvements capillaires chez les enfants jusqu'à six ans ; – un croisement de ces données sanitaires avec les résultats des analyses environnementales (air et sol) afin d'établir ou non des corrélations entre la pollution et des soucis de santé. Après plusieurs hésitations, le financement de ce volet santé a donc finalement été débusqué. Pour une année, du moins, puisque Thierry Detienne n'a pas caché que seul un crédit de 24.000 euros a été débloqué pour l'heure, sans promesse ferme qu'il devienne récurrent. Il faudra par conséquent être vigilant sur le suivi d'une telle initiative, qui ne peut en effet être menée que sur le long terme , conclut Lionel Picalause .•


Posted by Team_4_1 at 01:28 PM | Comments (0)

mars 24, 2005

t1 : surveillance de l'exposition aux métaux lourds

Article nous renseignant sur des études épidémiologiques en vue de la SURVEILLANCE DE L'EXPOSITION DE LA POPULATION AUX METAUX LOURDS.

http://www.iph.fgov.be/epidemio/epifr/PROG12.HTM

INSTITUT SCIENTIFIQUE DE SANTE PUBLIQUE

SURVEILLANCE DE L'EXPOSITION DE LA POPULATION AUX METAUX LOURDS
Section Epidémiologie


Objectifs

1. Surveillance épidémiologique de la population générale : estimer l'exposition de la population belge aux métaux lourds (plomb et cadmium).
2. Dépistage du saturnisme infantile : identifier les enfants exposés au plomb et informer les familles des dispositions à prendre pour réduire l'exposition.
3. Contrôle de qualité analytique :
o Contrôle de Qualité National : améliorer la qualité des analyses pour les oligo-éléments.
o Contrôles de Qualité européens : offrir une expertise dans le domaine de l'évaluation des contrôles de qualité (Trace Element Quality Assessment Scheme - TEQAS).

Méthodes
1. Surveillance épidémiologique de la population générale
Enquêtes réalisées parmi des donneurs de sang des centres de la Croix-Rouge, dans les principales villes du pays: un échantillon sanguin et un questionnaire par participant, une centaine de participants par centre, six centres par enquête.
Dernière enquête en 1999.
2. Dépistage du saturnisme infantile
Enquêtes réalisées dans les quartiers à risque du centre de Bruxelles, sur base d'un questionnaire individuel et d'un prélèvement sanguin.
3. Contrôle de qualité analytique
o Contrôle de qualité national (Quality Control Belgium - QCB)
 participation volontaire de laboratoires de toxicologie à un contrôle analytique d'éléments-traces en milieu biologique (sang et sérum);
 envoi trimestriel d'échantillons vers une trentaine de laboratoires pour la mesure d'oligo-éléments : plomb, cadmium, magnésium, manganèse, mercure, arsenic, zinc, cuivre, aluminium et sélénium.
o Contrôles de Qualité européens
 analyse d'échantillons de référence européen;
 évaluation des procédures de certification d'échantillons de référence.

Années de réalisation
1. Surveillance épidémiologique de la population générale
o de 1978 à 1994 : enquêtes annuelles
o 1996 - 1999 : enquêtes triennales
2. Dépistage du saturnisme infantile
o 1991-1992 : Etude de prévalence
o depuis 1995 : dépistage en surveillance continue
3. Contrôles de qualité analytique
o Contrôle de qualité national : depuis 1993
o Contrôles de qualité européens : depuis 1974

Degré de réalisation
1. Surveillance épidémiologique de la population générale
Mesure des niveaux de plomb et de cadmium rencontrés, avec évaluation des facteurs de risques
Résultats des enquêtes de 1978 à 1999.
2. Dépistage du saturnisme infantile
o enquête à Bruxelles-Ville, collecte et traitement des données;
o extension du projet à la ville entière et à d'autres villes du pays.
Résultats de l'enquête de prévalence 1992
Résultats de l'enquête mis à jour à partir de 1995
3. Contrôle de qualité analytique
o Contrôle de Qualité National (QCB)
 centralisation et traitement des données;
 relations avec les laboratoires participants;
 rapports trimestriels et annuels globaux et personnalisés par laboratoire: statistiques, tableaux et graphiques.
Résultats du dernier contrôle trimestriel juillet 2003.
Rapport annuel 2002.
o Contrôle analytique au niveau européen
 contrôle de la stabilité d'échantillons européens existants (Pb, Cd dans le sang)
 participation aux procédures de certification pour le Bureau Communautaire de Référence (BCR - Commission Européenne) :
 Pb, Cd dans le sang,
 Al, Se, Zn dans le sérum,
 As, Co, Cr dans l'urine.

Publications
1. Articles publiés dans des revues scientifiques
1. Claeys F, Sykes C, Limbos C et al.
Childhood Lead Poisoning in Brussels - Prevalence Study and Etiological Factors
J. Phys.IV France 107 2003, © EDP Sciences, Les Ulis DOI : 10.1051/jp4 : 20030303
2. Petit D, Claeys F, Sykes C et al.
Lead poisoning from metallic teapots traditionally used by North African populations
J. Phys.IV France 107 2003, © EDP Sciences, Les Ulis DOI : 10.1051/jp4 : 20030480
3. Taylor A, Angerer J, Claeys F et al.
Comparison of Procedures for Evaluating Laboratory Performance in External Quality Assessment Schemes for Lead in Blood and Aluminum in Serum Demonstrates the Need for Common Quality Specifications
Clin Chem. 2002 Nov;48(11):2000-7.
4. De Plaen P, Claeys-Thoreau F et al.
External quality assessment scheme in Belgium. Heavy metal analyses
Ann. Ist. Super. Sanità. 1996, 32: 215-220.
5. Ducoffre G, Claeys-Thoreau F, Sartor F.
Decrease in blood cadmium levels over time in Belgium.
Arch. Environ. Health. 1992, 47: 354-356.
6. Ducoffre G, Claeys F, Bruaux P.
Lowering time trend of blood lead levels in Belgium since 1978.
Envir. Res. 1990, 51: 25-34.
7. Ducoffre G, Claeys-Thoreau F, Bruaux P.
Epidemiological study of exposure to heavy metals (lead and cadmium) in the Belgian population.
Archives Belges de Médecine Sociale, hygiène, Médecine du travail et Médecine Légale. 1988, 46: 12-14.
2. Résumés de communications (disponibles sur demande)
3. Livres et chapitres de livres
1. Claeys F, Ducoffre G, Sartor F et al.
Analytical quality control of cadmium and lead in blood and cadmium in urine. Results of its implementation during a five years epidemiological study. In : Nordberg GF, Alessio L, Herber RFM, editors. Cadmium in the human environment. Toxicity and carcinogenicity
IARC scientific Publication n° 118, Lyon, International Agency for Research on Cancer 1992: 83-92.
4. Rapports (disponibles sur demande)
1. Claeys F, Claeys Fr.
Traces Elements - External Quality Control.
Annuel Report 2002 I.P.H. September 2003, report D/2003/014
2. Quataert P, Claeys F.
Surveillance Epidémiologique de la Population Générale - Niveaux de plomb et de cadmium sanguins en Belgique 1996.
I.H.E., novembre 1997, rapport D/
3. Claeys F, Lorenzo R, Sykes C et al.
Saturnisme Infantile, Carence martiale, Hémoglobinopathies et Thalassémie Dépistage 1995-1996 à Bruxelles.
I.S.P., mai 1997, rapport D/1997/2505/17
4. Claeys F, De Plaen P, Ducoffre G.
Surveillance épidémiologique de la population générale - métaux lourds et oligo-éléments.
I.H.E., juin 1993, rapport D/1993/2505/22
5. Claeys-Thoreau F, Limbos Ch, Ducoffre G et al.
Saturnisme infantile à Bruxelles. Etude de la prévalence et des facteurs étiologiques.
I.H.E., juin 1992, rapport D/1992/2505/14.

Sources de financement
• Commission Européenne
• Communauté française
• Etat Fédéral
• Vlaamse Gemeenschap

Collaborations extérieures à l'Institut
• Croix-Rouge de Belgique
• Guildford University «Trace Element Reference Center» Robbens Institute (UK)
• Institut Bruxellois de la Gestion de l'Environnement (IBGE)
• Institut Provincial d'Hygiène et Bactériologique du Hainaut
• Laboratoire Intercommunal de Chimie et Bactériologie (Bruxelles)
• Medical Toxicology Unit - Guy & St Thomas Hospital Trust (UK)
• Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE)
• Provinciaal Instituut van Hygiene (Antwerpen)

Mots-clés
SATURNISME, METAUX LOURDS, PLOMB SANGUIN, PB, CD, PLOMBEMIE, CADMIUM SANGUIN, SURVEILLANCE, ENQUETE, CONTROLE DE QUALITE, QUALITY CONTROL, TEQAS, HEAVY METALS, ELEMENTS-TRACES, OLIGO-ELEMENTS.

Personnes de contact
Françoise Claeys
Tél. : + 32 2 642 50 23

Posted by Team_4_1 at 04:22 PM | Comments (0)

t4: Appel de Paris

http://appel.artac.info/appel.htm

Déclaration sur les dangers sanitaires de la pollution chimique

http://appel.artac.info/appel.htm

Déclaration sur les dangers sanitaires de la pollution chimique

A l’issue du colloque organisé par l’Association française pour la recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse ARTAC) le 7 mai 2004 à l’UNESCO, a été lancé l’APPEL DE PARIS qui déclare

Article 1 : Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement

Article 2 : La pollution chimique constitue une menace grave pour l’enfant et pour la survie de l’Homme

Article 3 : Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est elle-même en danger.


Cet appel propose sept mesures et envisage de recueillir la signature d’un million de personnes d’ici un an. Ce texte sera présenté en juin 2004 à la quatrième conférence interministérielle Santé-Environnement à Budapest et en septembre 2004 au Parlement européen.

Posted by Team_4_4 at 11:53 AM | Comments (0)

t5: Questions à poser aux personnes ressources...

A la fin de la séance de controverse, nous avons mis au point les questions à poser à Olivier Rubbers et à un fonctionnaire de la region wallonne.

Questions à poser aux personnes ressources


Questions à Olivier Rubbers :

1. Qu’est-ce qui vous a incité à vous investir dans ce combat pour les castors ? Etes-vous également investi dans un autre combat pour d’autres espèces ?
2. Pourquoi êtes-vous pour le maintien des castors en Wallonie , en quoi peuvent-ils être utiles, point de vue biodiversité, construction de barrages, écosystèmes ?
3. Comment les castors ont-ils disparus de nos contrées, il y a de ça cent ans ?
4. Quels arguments ont été avancés par la région wallonne pour refuser votre demande de réintroduction des castors ?
5. Que répondez-vous quand on vous parle des dégâts que les castors peuvent provoquer dans certaines régions ?
6. Pourquoi est-ce que la réintroduction des castors en Allemagne et en France est légale, quels sont les arguments des gouvernements ?
7. A t’on une idée précise du nombre et de la localisation des castors ? est-il vrai que ces espèces, sans prédateurs, parviennent à s’autoréguler en limitant la reproduction quand le biotope ne permet plus de nouvelles naissances, et donc de nouvelles bouches à nourrir?


Questions à un fonctionnaire de la région wallonne :

1. Quels arguments ont été avancés par la région wallonne pour refuser la demande d’Olivier Rubbers de réintroduire les castors ?
2. Les castors ajoutent à la biodiversité, et permettent même parfois de faire économiser le coût d’importants travaux à certaines communes, en construisant des barrages qui permettent d’éviter des inondations . Que répondez-vous à cela ?
3. En France et en Allemagne, les castors ont été réintroduit légalement, ceci a même été avancé comme cause de la réintroduction des castors en Wallonie. Pourquoi est-ce que notre gouvernement continue à interdire une chose pourtant légale dans les pays limitrophes ?
4. Est-ce que le gouvernement a mis en œuvre certains moyens pour surveiller ces castors, leur nombre, leur localisation ?
5. Le castor est une espèce protégée, vous ne pouvez donc pas revenir en arrière, maintenant qu’ils ont été réintroduit en wallonie. L’inculpation d’Olivier Rubbers sert donc juste à montrer l’exemple et à dissuader d’autres personnes de réintroduire certaines espèces disparues ou même des espèces qui n’ont jamais été présentes dans nos régions ?
6. Olivier Rubbers est allé en Appel, il affirme que personne n’a de preuves comme quoi il aurait lui-même réintroduit les castors illégalement. Comment se présente la défense de la région wallonne dans cette nouvelle étape juridique ?

Posted by Team_4_5 at 11:53 AM | Comments (0)

t1: Premier plan

Phytoremédiation
des sols pollués par des métaux lourds

La pollution des sols, d’origine aérienne ou industrielle, est de plus en plus préoccupante notamment lors de la réhabilitation d’anciens sites industriels. Les techniques actuelles font appel à des méthodes chimiques ou physico-chimiques d’extraction, très coûteuses et dommageables pour l’environnement. La phytoremédiation est une technologie émergente basée sur l’utilisation de plantes pour extraire, contenir ou immobiliser les métaux dans un sol contaminé. La phytoextraction est une technique de dépollution qui utilise des plantes qui tolèrent les métaux et les concentrent dans les parties aériennes. Longue à mettre en œuvre, mais peu coûteuse, elle permet de restaurer rapidement les qualités paysagères des sites. Toutefois, les plantes tolérantes et hyper-accumulatrices sont peux nombreuses, leur efficacité limitée et elles ne couvrent pas tout le spectre des polluants. Des recherches sont engagées pour accroître l’efficacité de cette méthode, notamment le développement de plantes génétiquement modifiées contenant des gènes de bactéries. D’autres techniques font aussi l’objet de recherche pour récupérer les métaux accumulés dans la plante.


La phytoremédiation :


Introduction :

Il existe différentes méthodes de phytoremédiation, qui utilisent toutes l'implantation d'un couvert végétal pour :

- exporter (phytoextraction),
- stabiliser (phytostabilisation) ou
- volatiliser (phytovolatisation) les polluants d'un sol.

Nous étudierons principalement la phytoextraction. Cette technique utilise des plantes capables de prélever des métaux toxiques et de les accumuler dans leurs parties aériennes. Ces plantes peuvent ensuite être récoltées et incinérées, et les cendres peuvent être recyclées en métallurgie ou stockées.


La phytoextraction : principe.
La phytoextraction représente une alternative, ou un complément aux traitements physico-chimiques des sols contaminés par des métaux lourds. Dans son principe, il s'agit d'utiliser des plantes accumulatrices qui concentrent les polluants dans leurs parties récoltables (feuilles, tiges, etc...).Ces plantes se trouvent naturellement sur des sols miniers ou des des sols de friches industrielles riches en métaux.
On distingue ensuite deux types de phytoextraction :
- La phytoextraction continue qui se fait naturellement et consiste souvent en une hyperaccumulation
- La phytoextraction induite qui se fait en présence de chélateurs.
Les premières expériences de phytoextraction ont été menées sur des sols agricoles que l'on cherchait à ramener à des teneurs légales en métaux.

Mise en pratique de la phytoextraction :
Mise en place de la culture :
Pour mener à bien la phytoextraction, de nombreux paramètres doivent être pris en compte. Tout d'abord, il faut déterminer:
- la nature des polluants : type et toxicité, grâce à des analyses chimiques et des tests de toxicité,
- la fertilité du sol : il faut la déterminer afin de l'ajuster si nécessaire aux besoins de la plante
- les espèces de plante disponibles : c'est-à-dire adaptées au climat
- et enfin les pratiques agronomiques adéquates pour cultiver ces plantes.

On cherche ainsi à obtenir une biomasse maximale et une concentration élevée en métal dans la récolte.
D'autre part, certains paramètres chimiques du sol peuvent améliorer la phytoextraction. C'est le cas d'une baisse du pH par exemple, qui augmente la disponibilité des métaux dans la solution du sol.
Les agents chélateurs, comme l'EDTA ou le DTPA, peuvent aussi permettre une amélioration selon les métaux en présence (voir les phénomènes de phytoextraction induite).
Mais dans la plupart des cas la contamination est due à plusieurs métaux. Par conséquent il est souhaitable de réaliser des cultures associant plusieurs espèces, chaque espèce accumulant le métal pour lequel elle est spécialisée. Cependant, les associations de plantes métallophytes n'ont pas encore été étudiées et l'efficacité de ces associations reste à prouver.
Enfin, n'oublions pas que la décontamination ne peut être que partielle, et même si cette technique ne permet pas toujours de réduire significativement la pollution des sites très contaminés, elle constitue déjà une première étape vers l'installation d'une végétation durable. D'autre part, l'utilisation d'arbres en complément des plantes hyperaccumulatrices est intéressante étant donné qu'ils peuvent agir à de grandes profondeurs, mais leur croissance est lente et l'accumulation reste faible.
Récupération des polluants
Les polluants se concentrant dans les feuilles, il suffit ensuite de récolter ces dernières, puis de les sécher et de les réduire en cendres. Les cendres sont alors stockées dans un endroit sûr ou traitées pour en recueillir les métaux lourds.


Avantages et limites de la phytoextraction :
Les avantages de cette méthode
Ceux-ci sont nombreux :
- l'activité biologique et la structure des sols sont maintenues après le traitement
- la technique est d'un coût relativement faible (voir les aspects économiques)
- le paysage reste (ou devient) agréable grâce à l'implantation d'un couvert végétal (reverdissement, floraison)-
- les métaux extraits peuvent facilement être récupérés
Après la théorie, reste à savoir comment ces processus peuvent être utilisés par l'homme, de façon efficace (la phytoextraction continue semble pouvoir être rapidement opérationnelle).

Problèmes liés à la phytoextraction
Pour le plomb, il n'a pas été trouvé de plantes permettant d'aboutir à une phytoextraction efficace et peu coûteuse.
D'autre part, on peut isoler plusieurs problèmes liés à cette technique:
Les plantes capables d'accumuler les métaux lourds ont souvent une faible production de biomasse et une croissance lente. C'est pourquoi des techniques d'introduction de gènes responsables de l'accumulation et de la résistance métallique dans des plantes à forte production de biomasse ont été envisagées (voir aspect génétique).
Les plantes hyperaccumulatrices sont souvent rares, d'où nécessité de les collecter, les cultiver et les produire à grande échelle.
Compte tenu de la forte teneur en métaux des parties récoltées, il faut éviter tout risque de contamination lors de la gestion des produits de la récolte.
La récolte des hyperaccumulateurs peut nécessiter un équipement spécialisé.


Posted by Team_4_1 at 11:52 AM | Comments (0)

t3: Plan de l'exposé

1. Introduction
Situation de réchauffement climatique par effet de serre par émissions de GES principalement CO2. Protocole de kyoto pour réduire émissions : utilisation de puits de carbone.
2. Qu'est ce qu un puit de carbone.
explication du cycle du carbone : flux, photosynthèse
cycle naturel
intervention de l'homme.
idées reçues poumon vert de la forêt amazonienne. rejet egaux au aborption.
Exemples divers de puits de carbone.
3. Comment sont arrivés les puits de carbone dans le protocole de kyoto
Historique du protocole de kyoto. Conditions des états unis. Réunions de la Haye. Bloquage. Aspect non scientifique.
Marché d'échange des droits d'émissions.
4. Problèmes.
- Puits instables. Saturation. Risque de catastrophe. Incendies. cercle vicieux.
- Solution bien pratique pour éviter la réduction des émissions.
Marché d'émissions se mettant en place. Explications de ce marché ---> actusciences. outil économique bien pratique
5. Conclusion
- Cycle de carbone finalement mal connu --> article de l'U.E.
- Les états unis se sont retirés mais finalement se sont orientés vers le développement de nouvelles tech au lieu de réduire. Intérêts industriels
- Clause restrictive dans le protocole des pourcenatge alloué au dévelloppement
- Carboeurope étude du cycle du carbone.
- Position de bruxelles-capitale. Court-terme.

Posted by Team_4_3 at 11:28 AM | Comments (0)

t3: réponses des personnes ressources

Dominique Weis

Bonsoir,

Je suis prete a vous aider, mais il y a cependant
un petit probleme pratique, c'est que j'ai
demenage au Canada, a l'Universite de Colombie
Britannique a Vancouver.

Ceci dit, un de mes collegues directs travaille
sur le probleme (du point de vue mineralogique):
http://www.eos.ubc.ca/research/dipple/UBC_Carbonation/index.htm

Bien a vous, Dominique Weis.

La réponse de Marc Degrez

Je ne suis pas un spécialiste de ce domaine, même si je donne un cours sur les implications environnementales de la production et de l'utilisation de l'énergie.
Je n'aime pas trop l'expression "puits de carbone" qui pour moi prête à confusion : vous parler de la photosynthèse qui stocke du carbone, mais vous parlez également de l'océan
Je préfère l'expression, hors les stockages biomasses, de "séquestration de CO2" par de multiples mécanismes et technologies
J'ai lancé un MFE dans le cadre du DES en Gestion de l'environnement sur ce thème, ce qui a intéressé un étudiant ... j'y verrai donc plus clair dans un an !
Néanmoins, je suis à votre disposition pour confronter vos idées

Bien à vous,

Prof. Marc Degrez
Equipe CREA-SURF
Science des Matériaux et Electrochimie - Sciences Appliquées
Université Libre de Bruxelles
av. F.D. Roosevelt 50 - CP 194/03 - B1050 Bruxelles
http://www.ulb.ac.be/polytech/creasurf/
Tél : 32-2-650 29 86 Télécopie : 32-2-650 36 53 Courriel : mdegrez@ulb.ac.be

Posted by Team_4_3 at 11:18 AM | Comments (0)

t5: Proces Olivier Rubbers

2 nouvelles url :

http://www.regions.be/Rubriques/Namur/page_5588_312741.shtml

http://be.altermedia.info/index.php?p=2763#more-2763

1ère :

Les castors n'ont pas agi seuls


Olivier Rubbers est condamné pour la réintroduction illégale de castors. Le président des Rangers a annoncé qu'il interjettera appel de cette condamnation.

L a surprise d'Olivier Rubbers, le médiatique président de l'ASBL « Rangers », était grande à la sortie de la salle d'audience du tribunal correctionnel de Dinant. Lui qui s'attendait à un acquittement, se voit purement et simplement condamné par le juge Delvaux. Je la trouve très mauvaise, a-t-il déclaré.

Plus que la peine - une amende de 2.478 euros assortie d'un sursis partiel - c'est la reconnaissance de sa culpabilité que cet ingénieur commercial domicilié à Aiseau ne parvient pas à digérer. D'où sa volonté de directement interjeter appel de sa condamnation. Et s'il le faut, j'irai jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme pour me défendre, a-t-il expliqué.

Concrètement, le tribunal correctionnel de Dinant l'a reconnu coupable d'avoir, de 1998 à 2000, détenu en captivité et transporté des castors de manière illégale, cette espèce indigène étant protégée par la loi. Un libellé technique derrière lequel se cache la réintroduction illégale des castors en Wallonie, d'où ce rongeur avait disparu depuis le milieu du XIXe siècle.

Infraction que conteste Olivier Rubbers. S'il convient qu'il a effectivement réceptionné, d'Allemagne, une centaine de castors à cette fin, il indique qu'il n'est pas passé à l'acte en raison du refus prononcé par le ministre en charge de la protection de la nature de l'époque, Guy Lutgen. Dès lors, je les ai relâchés en France, en Espagne et en Hollande, avait-il indiqué lors d'une précédente audience.

Certes, nombre de ces rongeurs ont été remis en liberté à proximité de la frontière belge, comme par exemple dans la botte de Chooz (Givet), mais il se défendait de toute responsabilité quant au fait qu'ils aient pu passer la frontière. Argument mis à mal par le président Delvaux qui se base, pour sa part, sur les indications techniques de spécialistes. Il est impossible que les castors aient pu essaimer à partir de l'étranger (France ou Allemagne) vu la diversité des sites où ils se trouvent et l'absence de toute connexion entre ces sites par voies navigables, seules utilisées par les rongeurs. Pour rappel, des castors ont été recensés à Gedinne mais également à Houffalize, La Hulpe, Virelles, Lierneux, Hotton, Hastière et Arlon. Ce qui prouve que quelqu'un a dû les y amener !

Le juge, qui a rappelé qu'il n'était pas question pour lui de faire le procès du castor, relève également, comme élément à charge, qu'Olivier Rubbers a réalisé, chaque fois que des castors ont été découverts, une conférence de presse sur les lieux de la découverte.

De sorte que sa culpabilité, au vu des éléments du dossier, ne fait aucun doute. Olivier Rubbers a poursuivi son idée de réintroduction des castors, bravant tous les interdits et avis négatifs signifiés par les sphères spécialisées et a réalisé son projet sans se soucier des inconvénients incontestables d'une telle entreprise, déclare le juge Delvaux.

Inconvénients qu'Olivier Rubbers devait, suite au jugement, prononcé jeudi matin à Dinant, pouvoir mesurer. D'une part, en payant une petite partie des 2.478 euros d'amende qui, selon le juge devra lui permettre de prendre conscience qu'il ne peut être le seul dépositaire de la vérité écologique, quels que soient les mérites de certaines de ses actions en faveur de la nature. D'autre part, en indemnisant les parties civiles constituées, à savoir la Région wallonne, la Province de Luxembourg, la Ville de Houffalize et une habitante de cette dernière localité, pour les dégâts effectivement occasionnés par les rongeurs : soit un montant total de 375.000 euros, selon les estimations des parties civiles.

Olivier Rubbers a d'ores et déjà annoncé qu'il fera appel de cette condamnation


2ème :

pour des « castards » sauvages !


Un dénommé Olivier Rubbers, président de l’asbl Rangers, a été condamné jeudi par le tribunal de Dinant à 2.478 euros d’amende pour avoir introduit des castors sur le territoire de Gedinne et, par connexité (dit la DH), à plusieurs communes de la Région wallonne.


Or, si les dégâts causés par les castors sont indéniables, estime le jugement que nous ne contesteront pas, en ignorance de cause, ils ne sont certainement pas à la mesure de ceux des “castards” de St Josse (et ailleurs) dont un seul quotidien francophone nous relate régulièrement les exploits.


Cette fois, c’est un exemplaire femelle de treize ans, particulièrement régressif, qui s’en est pris à Georgette, 82 ans. Celle-ci revenait d’une expédition au magasin lorsque la “castarde” lui est tombée dessus, la frappant au ventre et au visage. Chute, cris et coups encore.


Prise en chasse par le personnel du home, où loge sa victime depuis dix ans, la “castarde” fut capturée (vivante) par des policiers et mise en cage pour la nuit. Elle a finalement été relâchée le lendemain, faute de place (!) dans les centres pour “castardons” non domestiqués.


Ne serait-il pas temps, en référence au jugement dinantais, de tenir pour responsables, et sanctionner, ceux qui introduisent des “castaridés” nuisibles à leur entourage et favorisent la prolifération de ceux-ci dans un milieu qui, même s’il leur est actuellement favorable, n’est pas leur biotope [1] originel ?


Il faut toutefois observer que, sous influence de ce nouvel environnement, certains “castards” mutent : comme les poissons, ils deviennent bleus, oranges, verts et, selon une source du Nord du pays, il y aurait même quelques noirs ! (Mutation très peu courante et d’autant plus précieuse.)
Mais le plus souvent, ils cèdent à l’appel des sirènes, telle Isabelle Simonis, et virent au rouge comme de grands requins avant eux. On peut considérer qu’il s’agit là d’une insertion réussie au « milieu ». (FS)


[1] Biotope : Milieu biologique présentant des facteurs écologiques définis, nécessaires à l’existence d’une communauté animale et végétale donnée et dont il constitue l’habitat normal.

Posted by Team_4_5 at 09:34 AM | Comments (0)

mars 19, 2005

t2:resumé2

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Posted by Team_4_2 at 07:37 PM | Comments (0)

mars 18, 2005

pourt2: Are invasive species a major cause of extinctions?

Are invasive species a major cause of extinctions? Jessica Gurevitch and Dianna K. Padilla

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6VJ1-4CX6XXG-2&_user=10&_handle=B-WA-A-W-AV-MsSAYVA-UUW-AUEEWUDWZE-AUEZDYYUZE-ZCBUBUCYC-AV-U&_fmt=summary&_coverDate=09%2F01%2F2004&_rdoc=9&_orig=browse&_srch=%23toc%236081%232004%23999809990%23514777!&_cdi=6081&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=373cdc1d28b048982b2c1fad8cd308cb

Are invasive species a major cause of extinctions?

Jessica Gurevitch and Dianna K. Padilla

Department of Ecology and Evolution, Stony Brook University, Stony Brook, NY 11794-5245, USA

Available online 21 July 2004.


The link between species invasions and the extinction of natives is widely accepted by scientists as well as conservationists, but available data supporting invasion as a cause of extinctions are, in many cases, anecdotal, speculative and based upon limited observation. We pose the question, are aliens generally responsible for widespread extinctions? Our goal is to prompt a more critical synthesis and evaluation of the available data, and to suggest ways to take a more scientific, evidence-based approach to understanding the impact of invasive species on extinctions. Greater clarity in our understanding of these patterns will help us to focus on the most effective ways to reduce or mitigate extinction threats from invasive species.

Posted by Sébastien Denys at 03:07 PM | Comments (0)

mars 16, 2005

pourt4: Bulldozing REACH

Bulldozing REACH - the industry offensive to crush EU chemicals regulation
Corporate Europe Observatory, March 2005

Bulldozing REACH - the industry offensive to crush EU chemicals regulation

Corporate Europe Observatory, March 2005

The EU's REACH proposal for improved regulation of chemicals has sparked
the largest ever industry lobbying campaign in Europe. The chemical
industry council CEFIC took the lead, with German giant BASF in a key
role, and with active backing from US chemical corporations and the Bush
administration. Scare mongering, flawed impact studies and delay tactics
are part of this aggressive counter-campaign that has seriously weakened
REACH. More than ever, it is time for citizens to stand up against
industry attempts to undermine progressive environment and health
legislation.

Read the full text at:
http://www.corporateeurope.org/lobbycracy/BulldozingREACH.html

Posted by Sébastien Denys at 08:57 PM | Comments (0)

mars 13, 2005

pourt6: La révolution des micro et nanotechnologies déjà au coin de la rue

La révolution des micro et nanotechnologies déjà au coin de la rue
PARIS (AFP) - 12 Mars 2005 14h31


La révolution des micro et nanotechnologies déjà au coin de la rue

Certains peuvent s'en réjouir, d'autres s'en indigner: un monde où les clés, les mots de passe, les passeports, les caissières et les contrôleurs n'auraient plus de raison d'être, un monde où après implantation sous-cutanée d'une puce plus petite qu'un grain de riz, on puisse être traqué dans tous ses déplacements, n'est plus tout à fait du domaine de la fiction.

En Australie, le personnel de toutes les banques est implanté d'office et les militaires sont également "pucés". La généralisation des micropuces est inexorable, promettant autant d'avancées radicales que de risques potentiels pour les libertés de l'individu, selon des spécialistes des micro et nanosystèmes réunis cette semaine au CNRS, à Paris.

L'essor de ces systèmes miniaturisés, intégrant des capteurs capables de sentir le monde extérieur et des actionneurs pouvant agir sur cet environnement, donc une technologie dérivée des circuits intégrés, ne remonte qu'aux années 1990, rappelle Christian Bergaud. Il est co-directeur de l'un des vingt labos spécialisés du CNRS, le LIMMS (Laboratory for Integrated Micro Mechatronic Systems), structure franco-japonaise qui fête ses dix ans.

"Rien que la combinaison de la mécanique et de l'électronique donne des possibilités très intéressantes, et aujourd'hui la majorité des champs de la science sont impliqués", explique le chercheur. "La majorité des disciplines scientifiques est impliquée et nous vivons déjà avec des micro-interrupteurs dans nos téléphones mobiles, des capteurs de choc pour airbags, etc", ajoute-t-il.

Dans le domaine aéronautique et spatial, l'intérêt de la miniaturisation va sans dire: pour les satellites, une première stratégie consiste à garder la même architecture en remplaçant les composants classiques par des microsystèmes. Les 3 tonnes de SPOT-5 sont ainsi réduites à une chez son successeur, les satellites Pléiades. "La seconde stratégie passe par un concept nouveau, celui des nano-satellites de l'ordre du centimètre-cube, que l'on peut associer en constellations pour effectuer des tâches complexes", explique Dominique Collard (CNRS - Valenciennes).

Spécialiste des applications pour la biologie et la santé, Bruno Le Pioufle (ENS Cachan) affirme que "l'on va vers des laboratoires entiers qui tiendront sur une puce". Selon lui, "la miniaturisation et la parallélisation offrent une augmentation phénoménale des capacités d'analyse. Il est aussi cher de construire un transistor qu'un million de transistors, et si l'on fait tenir un millier d'éprouvettes sur un centimètre carré, on peut détecter un très grand nombre de gènes analysables simultanément, un grand nombre de produits de gènes (puces à protéines) et on peut tester simultanément un très grand nombre de médicaments sur des cellules vivantes (puces à cellules)". De surcroît, "plus c'est petit et plus le temps de réaction est court soit une efficacité bien supérieure des analyses", ajoute-t-il.

"On s'oriente vers un système de plus en plus adapté pour des investigations in vivo (à l'intérieur du corps)", conclut Bruno Le Pioufle, qui cite les micro-cathéters qui traumatisent de moins en moins les tissus environnants.

A un horizon plus lointain, il est possible d'envisager des microsystèmes autonomes qui se déplaceraient dans le corps humain, "comme des microcapsules intestinales dotées d'électronique et d'appareillage pour effectuer des analyses, déposer des médicaments ou réaliser des biopsies".

© 2005 AFP : Tous droits réservés.

Posted by Sébastien Denys at 08:14 PM | Comments (0)

pourt3: Echanges de droits émission et plans nationaux / quotas

Reçu aujourd'hui ...

-------- Original Message --------
Subject: [Droitenvir] CP Com. europ. 8/03/05 - Echanges de droits
émission et plans nationaux / quotas
Date: Sat, 12 Mar 2005 19:11:55 +0100
From: Kelerenn
Reply-To: Droitenvir@yahoogroupes.fr
To:

Bruxelles, le 8 mars 2005


*Questions et réponses sur les échanges de droits d'émission et les
plans nationaux d'allocation de quotas*

*1) Quel est le but des échanges de droits d'émission?*

Le système d'échange de droits d'émission^*[1]
*
est l'une des armes essentielles de la lutte contre les changements
climatiques. Il s'agit du premier système international d'échange de
droits d'émission de CO_2 dans le monde. Il couvre quelque 12 000
installations représentant près de la moitié des émissions de CO_2 en
Europe.

Le but est d'aider les États membres à respecter leurs engagements au
titre du protocole de Kyoto. L'échange de droits d'émission n'implique
pas la fixation de nouveaux objectifs environnementaux, mais permet de
respecter, pour un coût moindre, les objectifs déjà assignés en vertu du
protocole de Kyoto. Laisser les entreprises participantes acheter ou
vendre des quotas d'émission permet en effet d'atteindre les objectifs
au moindre coût. Si le système d'échange de droits d'émission n'avait
pas été adopté, d'autres mesures – plus coûteuses – auraient dû être
mises en œuvre.

*2) Quel sera le prix des quotas?*

La Commission n'a pas d'opinion sur ce que devrait être le prix des
quotas. Ce prix sera fonction de l'offre et la demande, comme sur
n'importe quel autre marché libre. Les intermédiaires de marché avancent
déjà des prix pour des quotas mis en vente ou demandés. La Commission
n'interviendra pas sur le marché des quotas. En cas de distorsions, le
droit de la concurrence serait applicable comme sur tout autre marché.

*3) Quel est le but des plans nationaux d'allocation de quotas?*

Les plans nationaux d'allocation de quotas déterminent la quantité
totale d'émissions de CO_2 que les États membres attribueront à leurs
entreprises, quantités qui pourront ensuite être vendues ou achetées par
les entreprises elles-mêmes. Cela signifie que chaque État membre doit,
à l'avance, décider combien de quotas il allouera globalement pour la
première période d'échanges (2005-2007), et combien de quotas recevra
chaque installation couverte par le système d'échange de droits
d'émission. L'idée sous-jacente est que les États membres limitent, au
moyen de l'allocation de quotas, les émissions de CO_2 provenant des
secteurs énergétique et industriel, provoquant ainsi un phénomène de
pénurie afin qu'un marché viable puisse se développer et que les
émissions globales soient réellement réduites.

Chaque État membre devait préparer et publier un plan national
d'allocation de quotas pour le 31 mars 2004 (et pour le 1^er mai 2004
en ce qui concerne les 10 nouveaux États membres).

*4) Sur la base de quels critères la Commission évalue-t-elle les plans
d'allocation de quotas, et de combien de temps dispose-t-elle pour le
faire?*

L'évaluation des plans d'allocation repose sur les 11 critères communs
prévus à l'annexe III de la directive établissant un système d'échange
de quotas d'émission.

Le premier critère est que la quantité totale de quotas proposée doit
correspondre à l'objectif assigné à un État membre en vertu du protocole
de Kyoto. Cela signifie qu'un État membre doit veiller à ce que les
quotas qu'il alloue à ses installations lui permettent d'atteindre son
objectif.

Bien entendu, l'État membre peut, et doit, prendre également d'autres
mesures. D'autres secteurs génèrent aussi des émissions de gaz à effet
de serre: dans l'UE, ces émissions proviennent pour 21 % des transports,
pour 17 % des ménages et des petites entreprises, et pour 10 % de
l'agriculture. Les États membres peuvent et doivent donc prendre des
mesures afin de réduire également les émissions de ces secteurs. En
outre, les États membres peuvent acquérir des crédits d'émission grâce
aux instruments de flexibilité (mécanismes de projet) du protocole de
Kyoto que sont le mécanisme de développement propre (MDP) et la mise en
œuvre conjointe (MOC), ainsi qu'en participant à l'échange international
de droits d'émission dans le cadre du protocole de Kyoto. Le MDP et la
MOC permettent aux gouvernements de réaliser des projets de réduction
des émissions à l'étranger et de prendre en compte les réductions
d'émission ainsi obtenues dans la réalisation de leurs propres
objectifs. Les projets de MOC peuvent être menés dans d'autres pays
industrialisés ayant des objectifs à atteindre en vertu du protocole de
Kyoto, tandis que les projets de MDP peuvent se dérouler dans des pays
en développement, qui n'ont pas reçu d'objectifs dans le cadre du
protocole de Kyoto.

L'ensemble de ces mesures, ainsi que leurs résultats escomptés, doivent
être mentionnés dans les plans d'allocation de quotas. Au regard du
critère n° 1, la Commission évalue si les niveaux d'émission des
secteurs qui participent aux échanges de droits d'émission,
parallèlement aux autres mesures décrites, permettront à l'État membre
d'atteindre son objectif. Étant donné que seul l'effet combiné de
différentes politiques et mesures permettra aux États membres
d'atteindre leurs objectifs, la directive parle d'un «scénario»
aboutissant à la réalisation des objectifs de Kyoto. Plusieurs critères
obligent aussi les États membres à évaluer l'évolution des émissions et
le potentiel de réduction des émissions dans tous les secteurs.

Il existe en outre des critères qui visent à assurer la
non-discrimination entre les entreprises et entre les secteurs
d'activité, ainsi que le respect des règles de l'UE en matière de
concurrence et d'aides d'État. D'autres critères concernent les
dispositions du plan permettant la participation de nouveaux entrants,
la prise en compte des efforts précoces de réduction des émissions, et
des technologies propres.

La Commission a publié des orientations sur la mise en œuvre de ces
critères d'allocation au début de janvier 2004. Si elle constate qu'un
plan n'est pas conforme aux critères et au traité sur l'UE, elle peut le
rejeter en partie ou en totalité. Si la Commission n'a rejeté aucun
aspect du plan proposé, l'État membre peut adopter une décision finale
d'allocation de quotas. La Commission doit arrêter sa décision dans les
trois mois qui suivent la date à laquelle l'État membre lui notifie son
plan national d'allocation de quotas.

*5) Cela signifie-t-il qu'un État membre ne peut délivrer autant de
quotas qu'il le souhaite?*

Oui. La quantité de quotas qu'un État membre peut délivrer est régie par
les 11 critères. La directive n'impose pas explicitement un nombre de
quotas donné, mais chaque État membre doit respecter les critères. En
pratique, leur marge de manœuvre est donc limitée. Si un État membre
faisait preuve d'une générosité excessive dans la délivrance des quotas,
non seulement il est probable que son plan enfreindrait certains des
critères d'allocation, mais cet État membre se priverait aussi de la
possibilité d'employer le système d'échange de droits d'émission comme
instrument de mise en conformité avec les engagements de Kyoto. Et si
les quotas étaient délivrés en quantités excessives, il n'y aurait pas
de rareté et aucun marché ne verrait le jour.

*6) Combien de plans la Commission a-t-elle évalués jusqu'à présent?*

Le 7 juillet 2004, la Commission a terminé l'évaluation d'une première
série de huit plans. Elle a accepté cinq plans sans réserve (ceux du
Danemark, de l'Irlande, des Pays-Bas, de la Slovénie et de la Suède) et
a partiellement rejeté les trois autres (présentés par l'Autriche,
l'Allemagne et le Royaume-Uni).

Le 20 octobre 2004, la Commission a terminé l'évaluation d'une deuxième
série de huit plans. Elle en a accepté six sans réserve (ceux de la
Belgique, de l'Estonie, de la Lettonie, du Luxembourg, de la République
slovaque et du Portugal) et a approuvé les deux autres (ceux de la
Finlande et de la France) sous conditions.

Fin décembre 2004, la Commission a terminé l'évaluation d'une troisième
série de cinq plans. Elle en a accepté quatre sans conditions (ceux de
Chypre, de la Hongrie, de la Lituanie et de Malte) et a approuvé le plan
espagnol sous conditions. Avec la décision adoptée par la Commission le
8 mars 2005 concernant le plan polonais, le nombre de plans évalués est
à présent de 22.

Dans chaque cas d'approbation sous conditions, la Commission a indiqué
les mesures que l'État membre concerné devrait prendre pour rendre son
plan totalement acceptable.

*7) Pour quelles raisons la Commission a-t-elle exigé que certains plans
soient modifiés?*

La Commission a mis en évidence des problèmes dans trois domaines
d'importance générale:

*
l'État membre alloue trop de quotas pour la période d'échanges
2005-2007, ce qui compromet la réalisation de son objectif;
*
le volume de quotas prévu pour la période d'échanges 2005-2007 est
incohérent avec l'évaluation des progrès attendus dans la
réalisation de l'objectif de Kyoto; autrement dit, les quotas à
allouer sont supérieurs aux émissions projetées;
*
l'État membre a l'intention de faire des «ajustements ex post» au
niveau des quotas alloués. Cela signifie que cet État prévoit
d'intervenir sur le marché après la phase d'allocation, et de
redistribuer les quotas délivrés entre les entreprises
participantes au cours de la période d'échanges 2005-2007.

Une *allocation de quotas excessive *peut résulter de différentes causes:

Premièrement, l'État membre ne réfléchit pas à la manière dont
l'objectif de Kyoto sera respecté en 2008-2012, mais laisse un vide à
combler au moyen de mesures à définir ultérieurement.

Deuxièmement, l'État membre affirme son intention d'acquérir des crédits
d'émission, mais ne présente pas de mesures crédibles et fiables pour
réaliser ces achats.

Troisièmement, l'État membre fonde son plan sur des projections (y
compris des taux de croissance économique et de progression des
émissions) qui sont incohérentes et exagérées par rapport aux prévisions
de croissance officielles réalisées par l'État membre lui-même ou par
d'autres sources impartiales.

Les *ajustements ex post *sont incompatibles avec le cadre juridique et
constituent des interventions qui perturbent le marché et plongent les
entreprises dans l'insécurité. Par exemple, si une entreprise est
confrontée au risque que le gouvernement lui retire des quotas après
qu'elle aura réduit ses émissions, elle hésitera à s'engager dans cette
voie. D'autre part, si des entreprises pensent qu'elles ont des chances
de recevoir gratuitement des quotas supplémentaires de leurs
gouvernements, elles partiront de cette hypothèse au lieu d'acheter des
quotas sur le marché.

*8) Que se passe-t-il si la Commission rejette un plan national
d'allocation de quotas?*

Le rejet d'un plan national d'allocation de quotas empêche l'État membre
concerné de poursuivre la mise en œuvre de ce plan en l'état,
c'est-à-dire qu'il ne peut attribuer le nombre de quotas proposé. La
Commission doit motiver toute décision de rejet. Elle donne donc ainsi
des orientations à l'État membre sur la manière de rendre son plan
compatible avec les critères d'allocation. Si les États membres dont les
plans ont été partiellement rejetés mettent en œuvre les modifications
proposées, ils ne devront pas soumettre une seconde fois leurs plans à
la Commission, mais auront d'office le droit de participer aux échanges
de quotas d'émission.

*9) Un État membre peut-il modifier son plan une fois celui-ci approuvé
par la Commission?*

Après l'approbation par la Commission, les États membres doivent prendre
une décision finale d'allocation de quotas à l'échelon national. Ils
peuvent préalablement modifier le nombre de quotas à allouer aux
différentes installations s'ils disposent de données plus fiables,
telles que des données historiques relatives aux émissions, qui seront
utilisées dans la formule d'allocation de quotas aux installations. Un
État membre ne peut cependant en aucune circonstance augmenter le nombre
total de quotas qu'il compte mettre en circulation.

Une fois que la décision finale d'allocation à l'échelon national a été
prise et que le plan définitif a été publié, aucune modification
d'aucune sorte ne peut être apportée, qu'elle concerne le nombre total
de quotas ou leur répartition entre les installations. La décision
finale d'allocation de quotas conclut la procédure d'allocation et ouvre
officiellement le marché des quotas dans l'État membre concerné.

*10) Les États membres ont-ils un droit de regard sur les plans des
autres États membres?*

La Commission a la responsabilité exclusive d'évaluer les plans, mais la
directive prévoit que le comité des changements climatiques, composé de
représentants des États membres, examine chaque plan. Chaque plan est
donc discuté au sein de ce comité. La Commission, qui le préside, suit
les discussions et tient compte des conclusions dans ses évaluations.

D'une manière générale, le comité des changements climatiques a souligné
l'importance des plans nationaux d'allocation de quotas pour assurer le
bon fonctionnement et l'efficacité du système d'échange de droits
d'émission de l'UE et pour maintenir, voire renforcer la prééminence et
la crédibilité internationales de l'Union en matière de changements
climatiques.

*11) Qu'en est-il des plans restants?*

L'évaluation des plans de la République tchèque, de l'Italie et de la
Grèce est en cours et sera terminée le plus tôt possible en 2005. Les
décisions prises jusqu'ici ont créé une conjoncture stable et
prévisible, étant donné que la Commission appliquera la même approche et
les mêmes principes lors de l'évaluation des autres plans.

Il est dans l'intérêt de tous les États membres de voir leur plan
approuvé. En effet, l'absence de plan national d'allocation accepté par
la Commission impliquerait que l'industrie de l'État membre concerné ne
pourrait accéder qu'avec retard au marché des quotas de l'Union
européenne, alors que les objectifs convenus dans le cadre du protocole
de Kyoto doivent être atteints et que l'accord de partage de la charge
doit être respecté.

De plus, les entreprises couvertes par le système d'échange de droits
d'émission doivent enregistrer et communiquer leurs émissions de CO_2 à
partir de janvier 2005. Elles doivent aussi restituer, pour la première
fois en avril 2006, un nombre suffisant de quotas pour couvrir leurs
émissions de l'année 2005. Si une entreprise ne restitue pas de quotas,
ou pas suffisamment, une pénalité de 40 € par quota non restitué lui
sera imposée par l'État membre.

*12) Combien d'installations sont-elles concernées?*

Le système d'échange de droits d'émission couvrira au total plus de
12 000 installations dans l'Union européenne à 25 États membres
(installations de combustion, raffineries d'hydrocarbures, cokeries,
installations sidérurgiques et aciéries, et usines fabriquant du ciment,
du verre, de la chaux, de la brique, de la céramique, de la pâte à
papier et du papier).

Les plus grands États membres comptent entre 1 000 et 2 500
installations couvertes, tandis que dans la plupart des autres pays, le
nombre d'installations concernées est en général compris entre 50 et 400.

Le nombre d'entreprises touchées par la directive est évidemment
inférieur, étant donné que les grandes entreprises possèdent de
nombreuses installations concernées par le système d'échanges.

*13) Quel est le rôle des entreprises participantes, des États membres
et de la Commission une fois que le système d'échange a été lancé?*

À partir du 1^er janvier 2005, les entreprises devront contrôler leurs
émissions et produire, à la fin de chaque année, un rapport sur leurs
émissions annuelles qui sera vérifié par un tiers (comparable à un
auditeur chargé de vérifier les comptes financiers d'une société).
Parallèlement, elles devront veiller à être en possession d'un nombre de
quotas suffisants à restituer chaque année (la première date de
restitution est fixée à la fin avril 2006) afin de ne pas se voir
imposer de sanctions financières.

Les États membres devront délivrer des quotas pour la fin du mois de
février de chaque année conformément aux décisions finales d'allocation
de quotas, assurer l'exploitation du registre national, collecter les
données relatives aux émissions vérifiées et s'assurer que chaque
société restitue un nombre suffisant de quotas. Chaque État membre devra
aussi présenter un rapport annuel à la Commission.

La Commission exploitera la plateforme européenne du système de
registres et préparera un rapport annuel sur la base des rapports des
États membres. Elle suivra de près le fonctionnement du système
d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne et analysera
l'expérience acquise. Conformément à la directive, la Commission
présentera un rapport au Conseil et au Parlement européen pour le
30 juin 2006. En vue d'élaborer ce rapport, elle sollicitera des
informations des différentes parties intéressées.

*14) À combien se chiffreront les dépenses pour atteindre les objectifs
de Kyoto? Le système d'échange de droits d'émission mettra-t-il en
danger la compétitivité européenne?*

Cela dépend du train de mesures qui sera adopté. L'un des principes de
base du programme européen sur le changement climatique a toujours été
de répertorier les mesures les plus rentables pour atteindre les
objectifs de Kyoto. Selon des études récentes de la Commission, ces
objectifs peuvent être atteints moyennant un coût annuel de 2,9 à
3,7 milliards d'euros, ce qui représente moins de 0,1 % du PIB de l'UE.
L'une de ces études conclut que, sans le système d'échange de droits
d'émission, les coûts pourraient s'élever à 6,8 milliards d'euros.
L'échange de droits d'émission permet donc bien de réduire les coûts de
Kyoto.

La manière dont ces coûts seront répartis dépendra des décisions prises
dans les plans d'allocation et de décisions supplémentaires adoptées
pour maîtriser les émissions dans les secteurs non couverts par le
système d'échange de droits d'émission. Le système ne compromettra pas
la compétitivité de l'économie de l'UE, mais la préservera au contraire,
étant donné que toute mesure alternative imposerait aux entreprises de
l'UE des coûts plus élevés que nécessaire. Cependant, la mise en œuvre
des objectifs de Kyoto ne sera pas seulement source de nouveaux
débouchés économiques, mais aussi de coûts pour les entreprises de l'UE.
Cela est inévitable: on n'a rien pour rien. Avec le système d'échange de
droits d'émission, l'Europe tire le meilleur profit des ressources
disponibles. Si les gouvernements ne se servent pas de ce système pour
faciliter l'atteinte des objectifs, il faudra imposer des mesures plus
coûteuses à d'autres secteurs.

Il faut considérer les coûts en regard des débouchés qui s'offrent aux
fournisseurs de technologies propres, à faible taux d'émission de
carbone en Europe et au-delà, et de l'avantage dont bénéficiera à moyen
terme l'industrie européenne dans la transition vers une économie
mondiale peu génératrice de carbone.

La directive dite «de liaison»^*[2]
*
, récemment adoptée, contribuera encore à réduire les coûts et à
préserver la compétitivité des entreprises de l'UE. Comme son nom
l'indique, cette directive créera une liaison entre les mécanismes de
flexibilité du protocole de Kyoto (le mécanisme de mise en œuvre
conjointe et le mécanisme de développement propre) et le système
d'échange de droits d'émission de l'Union européenne. En principe, les
entreprises qui mènent des projets de réduction des émissions à
l'extérieur de l'UE grâce aux mécanismes de mise en œuvre conjointe ou
de développement propre seront en mesure de convertir les crédits
obtenus par ces projets en quotas qui pourront être utilisés dans le
cadre du système d'échange de droits d'émission de l'UE. Par conséquent,
la directive de liaison réduira encore les coûts à supporter par
l'industrie de l'UE, en offrant des solutions supplémentaires pour lui
permettre de se conformer aux exigences du système d'échange de droits
d'émission.

*15) Les échanges de droits d'émission entraîneront-ils une augmentation
du prix de l'électricité?*

Dans ce débat, il est important de distinguer l'objectif de
l'instrument. L'évolution du prix de l'électricité ne sera pas une
conséquence de l'échange de droits d'émission, mais de la mise en œuvre
du protocole de Kyoto. Le protocole de Kyoto impose un plafond aux
émissions de gaz à effet de serre admissibles, de sorte que l'économie
de l'UE devra limiter à l'avenir ses émissions de carbone. Cette
restriction des émissions de carbone donne une valeur aux quotas et
entraîne des changements dans les prix relatifs au sein de l'économie de
l'UE. Les produits à forte teneur en carbone seront relativement plus
chers que ceux qui contiennent moins de carbone. Étant donné que le
système d'échange de droits d'émission est le moyen le moins coûteux
d'atteindre les objectifs de Kyoto, toute augmentation de prix sera
limitée au strict nécessaire. De nombreuses études ont été publiées à
propos de l'évolution probable des prix de l'électricité, et il existe
des estimations très diverses.

Les décisions de tarification dans un marché de l'électricité libéralisé
sont extrêmement complexes et difficiles à prévoir. De nombreux
évènements influencent directement le prix de l'électricité, et les
échanges de droits d'émission ne sont que l'un d'entre eux. Certains
aspects structurels tels que la libéralisation du marché de l'énergie et
les variations observées sur le marché intérieur de l'énergie ont des
effets de grande ampleur. La Commission surveillera attentivement
l'évolution des prix de l'électricité et tous les autres aspects liés au
système d'échange de droits d'émission.

*16) Comment les entreprises bénéficieront-elles des échanges de droits
d'émission?*

Supposons que les entreprises A et B émettent chacune 100 000 tonnes de
CO_2 par an. Le gouvernement leur octroie à chacune 95 000 quotas
d'émission. Un quota représente le droit d'émettre 1 tonne de CO_2 . Par
conséquent, aucune des deux entreprises n'est totalement couverte pour
ses émissions. À la fin de chaque année, les entreprises doivent
restituer un nombre de quotas correspondant à leurs émissions effectives
au cours de l'année écoulée. Les entreprises A et B doivent se couvrir
pour 5 000 tonnes de CO_2 et elles peuvent le faire de deux manières:
soit en réduisant leurs émissions de 5 000 tonnes, soit en acquérant
5 000 quotas sur le marché. Afin de prendre une décision sur le choix à
opérer, elles compareront les coûts qu'implique une réduction de leurs
émissions de 5 000 tonnes avec le prix des quotas correspondants sur le
marché.

Supposons, pour notre exemple, que le prix du quota sur le marché soit
de 10 € par tonne de CO_2 . Les coûts de réduction pour l'entreprise A
sont de 5 € par tonne
(c.-à-d. moins que le prix du marché). Cette entreprise choisira de
réduire ses émissions, car cela lui coûtera moins cher que d'acquérir
des quotas. Elle peut même réduire ses émissions de plus de 5 000
tonnes, disons 10 000 tonnes. La situation de l'entreprise B peut être
inverse: ses coûts de réduction s'élèvent à 15 € par tonne (c.-à-d. plus
que le prix du marché), de sorte qu'elle préférera acheter des quotas
plutôt que de réduire ses émissions.

L'entreprise A dépense 50 000 € pour réduire ses émissions de 10 000
tonnes à un coût de 5 € par tonne, et perçoit 50 000 € en vendant des
quotas au prix de 10 € par tonne. Ainsi, l'entreprise A compense
entièrement les coûts liés à la réduction de ses émissions en vendant
des quotas, alors qu'en l'absence du système d'échange de droits
d'émission, elle aurait un coût net de 25 000 € à supporter.
L'entreprise B dépense 50 000 € en achetant des quotas pour 5 000
tonnes, au prix de 10 € par tonne. Sans la souplesse qu'offre le système
d'échange de droits d'émission, l'entreprise B aurait dû dépenser 75 000 €.

Étant donné que seule une entreprise dont les coûts de réduction des
émissions sont faibles et qui opte par conséquent pour une réduction de
ses émissions, comme le fait l'entreprise A, est en mesure de vendre,
les quotas que l'entreprise B acquiert représentent une réduction
d'émissions, même si elle n'a pas elle-même réduit ses émissions.

Il est important de garder cela à l'esprit. C'est par ce mécanisme que
les réductions les moins coûteuses sont réalisées en premier. Étant
donné que le système fonctionne à l'échelle de l'Union européenne, les
entreprises rechercheront les réductions les moins coûteuses dans toute
l'UE et feront en sorte qu'elles soient réalisées en premier. C'est
grâce à cette flexibilité du système que les échanges de droits
d'émission constituent le moyen le plus rentable d'atteindre un objectif
environnemental donné. Le coût global pour l'industrie aurait été plus
élevé si l'entreprise B avait été contrainte de réduire les émissions de
sa propre installation, à un coût supérieur.

*17) Comment l'échange de droits d'émission fonctionnera-t-il en pratique?*

Le cadre juridique du système d'échange de droits d'émission ne précise
pas comment et où le marché des quotas se déroulera. Les entreprises qui
ont des obligations peuvent échanger des quotas directement entre elles,
ou bien en acquérir ou en vendre via un courtier, une banque ou un autre
intermédiaire du marché des quotas.

Il se peut aussi qu'une entreprise qui achète des combustibles fossiles
(charbon ou gaz) se voie proposer des quotas, dans une offre groupée
avec ces combustibles. Enfin, des marchés organisés peuvent voir le jour
(bourse de quotas).

Un système de registres électroniques va aussi être mis en place.
Celui-ci est distinct des activités d'échange - tous les échanges
n'aboutiront pas à un changement de propriété de quotas, mais lorsque ce
sera le cas, un transfert de quotas entre comptes sera consigné dans le
système de registres. Le système de registres peut donc être comparé à
un système bancaire, qui permet de suivre les changements de propriété
des sommes inscrites en compte, mais ne s'occupe pas des transactions
sur les marchés de biens et de services qui sont à l'origine des
transferts de capitaux. Le système de registres n'est donc pas un
marché: ce sont les participants au marché eux-mêmes qui décident des
modalités d'échange de quotas.

Le système sera purement électronique: les quotas ne seront pas imprimés
sur papier, mais existeront uniquement sur un compte de registre en
ligne. Chaque entreprise ayant des engagements, ainsi que toute personne
intéressée par l'achat ou la vente de quotas, devront avoir un compte.
Le système comprendra une section nationale dans chaque État membre où
les quotas seront enregistrés et une plateforme au niveau européen qui
procédera à des contrôles automatisés sur chaque transfert de quotas,
afin d'assurer le respect des règles fixées par la directive. Certaines
des données stockées dans les registres seront publiées périodiquement,
conformément aux règles des Nations unies et à un règlement qui sera
adopté prochainement. Un équilibre sera recherché entre la transparence
environnementale et la confidentialité des informations commerciales.

Voir aussi:

http://europa.eu.int/comm/environment/climat/emission.htm

http://europa.eu.int/comm/environment/climat/emission_plans.htm

------------------------------------------------------------------------

^*[1]
*
Directive 2003/87/CE.

^*[2]
*
Directive 2004/101/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 octobre
2004 modifiant la directive 2003/87/CE
.

Posted by Sébastien Denys at 12:30 PM | Comments (0)

t3: Un article de l'union européenne qui me semble essentiel

Un article qui résume bien la controverse sur le sujet.

Puits de carbone contre effet de serre ?


Les forêts peuvent-elles réduire la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère, principale cause du réchauffement climatique ? Cette question névralgique a été l'une des causes de l'échec de la conférence de La Haye en novembre 2000, qui tentait de concrétiser les engagements internationaux du protocole de Kyoto de 1997. Elles font l'objet d'un intense débat scientifique, auquel veut répondre le vaste réseau de recherche CarboEurope.


"La notion de puits de carbone est une problématique scientifique récente, née aux alentours de 1990, lorsque le changement climatique a commencé à apparaître comme une menace réelle", rappelle Riccardo Valentini de l'Université de Tuscia (IT), coordinateur de ces recherches. "On avait auparavant une approche statique du rôle des écosystèmes forestiers dans le cycle du carbone, en considérant que, bon an mal an, ils étaient à l'équilibre, leurs capacités d'absorption du carbone étant compensées par les flux d'émissions. Les études menées entre-temps ont montré que ce concept était bien une réalité et que le pouvoir de stockage de ces puits n'était pas négligeable."
Les travaux menés par les scientifiques depuis une décennie ont abouti à une première conclusion : les puits de carbone terrestres, dont l'absorption globale moyenne aurait été, durant les années '80, de l'ordre de 1,9 milliard de tonnes/an (gigatonnes), seraient passés à une capacité de 2,3 gigatonnes dans les années '90 - soit une augmentation de près de 20%. Cette évolution représente un potentiel d'accumulation important, équivalent - d'après les estimations les plus récentes - à environ un quart des émissions actuelles de CO2 d'origine humaine.

L'aubaine de Kyoto

C'est en s'appuyant notamment sur ce constat que les pays industrialisés ont fini par s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) lors des négociations ardues de Kyoto (1997). Le protocole de conclusion de cette conférence "historique" (voir encadré Kyoto, un pas en avant ambivalent) a, en effet, prévu la possibilité de prendre en compte les puits de carbone résultant des politiques volontaires d'afforestation (création de nouvelles forêts) ou de reforestation (reboisement de zones ayant possédé une vocation forestière abandonnée depuis 1970), considérées comme autant de crédits verts équivalents à une réduction des sources d'émission de GES.

Cette disposition s'avère cependant un véritable casse-tête, tant les moyens de quantifier de façon réaliste de tels crédits font cruellement défaut. Trois ans après Kyoto, la récente conférence de La Haye, soldée par un échec, a montré que certains pays (notamment les Etats-Unis) se sont saisis de cette arme des puits de carbone forestiers comme d'un argument pour contourner au maximum toute forme de restriction de leur consommation d'énergie fossile. Pour sa part, l'Union européenne se montre beaucoup plus réticente : pour se rallier à cette option de flexibilité dans la réduction des émissions de GES, elle exige qu'une comptabilité effective et fiable des capacités réelles de stockage des écosystèmes forestiers terrestres puisse être tenue.

L'ampleur des inconnues

C'est à lever cette équivoque et à faire avancer les connaissances sur ces questions que s'est attelée l'initiative CarboEurope. Lancée, il y a un an, au sein de l'action-clé Changement global, climat et biodiversité du cinquième programme-cadre, elle regroupe huit projets multidisciplinaires de recherche impliquant 190 scientifiques et 69 institutions de 15 pays européens.

Six d'entre eux, développant chacun des méthodologies spécifiques et confrontant leurs résultats de manière harmonisée, concernent directement l'Europe (Forcast, Carboage, Carboeuroflux, Recab, Aerocarb et Carbodata). Deux autres étudient des zones importantes du point de vue de la capacité mondiale des puits de carbone, car ils analysent les capacités de stockage des vastes forêts primaires boréales (Eurosiberian carbonflux) et tropicales (LBAcarbonsink, en Amazonie).

"L'ampleur de ces recherches répond à celle des inconnues auxquelles la science est confrontée dans ce domaine et qui appellent une véritable émulation scientifique pour y faire face. Pour évaluer ces phénomènes, il faut d'abord partir de mesures locales qui sont ensuite intégrées dans des modèles permettant d'extrapoler les résultats dans l'espace et dans le temps, pour estimer en définitive leur contribution au niveau global du cycle du carbone."

Du stock à la source

Selon les premières estimations de CarboEurope relatives au continent européen, 0,3 gigatonne/an de carbone serait fixée chaque année pour 2 gigatonnes émises au cours de la même période. "Ces quantités sont donc loin d'être négligeables, mais, surtout, elles ne sont pas constantes, estime Riccardo Valentini. Les écarts interannuels peuvent être considérables, du même ordre de grandeur que le puits lui-même, en particulier en raison de la variabilité permanente des conditions climatiques. Quand vous avez une perturbation globale ayant un cycle de plusieurs années, comme celle provoquée de façon récurrente par le phénomène El Niño ou celui de l'oscillation de l'Atlantique Nord, la croissance végétale est fortement influencée et un puits forestier peut, d'une année à l'autre s'inverser et devenir une source d'émission de CO2."

L'incertitude ne concerne pas seulement la quantité de gaz carbonique absorbée par la biomasse continentale. De grandes interrogations subsistent sur les limites et la stabilité de ce stock. "La solution des puits ne peut être que temporaire", souligne le professeur Valentini. "Tôt ou tard, le niveau de saturation du système sera atteint et le gaz carbonique stocké sera relargué. Le temps gagné de cette manière - 50 à 100 ans tout au plus, en étant optimiste - peut être consacré au développement de solutions alternatives. Mais il est à craindre que le problème des puits de carbone ne soit, pour les Etats, un prétexte à repousser les indispensables mesures de réduction des émissions."

Environnement ? Mutisme

En outre, les solutions de reforestation interpellent également les décideurs au niveau local et environnemental. L'évaluation de l'impact d'un projet de reboisement doit être appréciée dans toutes ses dimensions, en tenant compte d'un jeu d'interactions subtiles. Ainsi, au cours des deux dernières décennies, l'abandon de certaines terres agricoles a, très certainement, contribué à une augmentation importante des puits forestiers entre 1980 et 1998 dans l'Union européenne. On estime que 4% de cette absorption de carbone n'en est pas moins compensée par une demande sans cesse en hausse de bois, se traduisant par un accroissement simultané des importations, donc par une déforestation ailleurs sur la planète.

Paradoxalement, le protocole de Kyoto a privilégié le rôle des reforestations en restant muet sur l'énorme problème des destructions de forêts anciennes, en particulier sous les tropiques. Globalement, chaque année, la déforestation dans ces zones, largement due à l'homme, est de l'ordre de 2 gigatonnes/an, soit l'équivalent des gains espérés par une politique des puits de carbone… Or ces forêts vierges représentent des stocks d'une irremplaçable biodiversité, qui ont mis des centaines d'années à se constituer. Leur destruction ne peut être compensée par une comptabilité basée sur de nouvelles plantations d'arbres, qui prendraient nécessairement la forme de monocultures sur des surfaces étendues. A cet égard, le protocole de Kyoto est ainsi en contradiction flagrante avec une autre convention internationale, dérivée de la Conférence de Rio de Janeiro en 1992, relative à la sauvegarde de la biodiversité (CBD).


Contacts

Riccardo Valentini,
Université de Tuscia, Viterbo (IT)
rik@unitus.it

Annette Freibauer,
CarboEurope European Office, Jena (DE)
afreib@bcg-jena.mpg.de

Claus Brüning,
Commission européenne
claus.bruening@cec.eu.int

Encadrés
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Le cycle du carbone

Elément primordial de l'écosystème planétaire, le carbone constitue un stock global et fixé qui se répartit entre l'atmosphère, les océans et les continents - suivant un cycle dicté par des échanges permanents entre chacun de ces "réservoirs".

Dans l'atmosphère, il est présent sous forme de gaz carbonique (ou dioxyde de carbone, CO2) et joue un rôle essentiel en tant que gaz à effet de serre, puisqu'il absorbe (avec les nuages, la poussière et certains autres gaz tel l'ozone à haute altitude) les rayonnements infrarouges émis par la réflexion du rayonnement solaire sur le globe. Cet effet assure au climat terrestre une température moyenne clémente.

Les échanges de carbone entre l'atmosphère et les continents se produisent principalement via la respiration des organismes vivants (qui relâche du gaz carbonique) et la photosynthèse végétale (qui fixe ce dernier pour constituer de la matière organique). Des perturbations naturelles (grands incendies de forêts, éruptions volcaniques, etc.) peuvent entraîner ponctuellement des émissions spontanées importantes de CO2 dans l'atmosphère. Mais, au cours de la longue histoire de la Terre, le réservoir continental a accumulé une quantité de carbone (estimée à trois fois celle présente dans l'atmosphère), via les processus de décomposition et de fossilisation qui sont à l'origine d'une immobilisation de longue durée sous forme de charbon, gaz et pétrole. Depuis le début de l'ère industrielle, la combustion de plus en plus importante de carbone fossile, ainsi que la déforestation, constituent donc une source permanente d'accroissement du CO2 atmosphérique. D'où la question de l'augmentation de l'effet de serre et la perspective d'un réchauffement climatique.

Considérable, le réservoir océanique contient près de 20 fois plus de carbone que l'écosystème continental. Très importants mais mal mesurés, les échanges de gaz carbonique air-mer dépendent d'une multitude de paramètres physiques (liés à sa solubilité) et biologiques (associés à son absorption par les micro-organismes planctoniques). Des quantités énormes de carbone y sont stockées de façon durable sous forme de sédiments calcaires. Pourrait-on envisager d'agir sur la capacité des puits de carbone marins ? Les scientifiques considèrent aujourd'hui qu'une telle intervention pourrait entraîner de graves déséquilibres sur l'écosystème océanique, notamment sur la proportion d'oxygène indispensable à la vie sous-marine.

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Des senseurs à la cime des arbres
Des senseurs à la cime des arbres

La technologie de captation Eddy Flux développée par le projet Euroflux (qui a précédé CarboEurope) est fondée sur la mesure des fluctuations rapides de la vitesse des vents verticaux et de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère. Placés sur des tours au-dessus de la canopée, ces appareils effectuent 20 mesures par seconde et calculent une valeur du flux net de gaz carbonique entre la végétation et l'atmosphère toutes les heures. 150 de ces instruments fonctionnent dans le monde, dont 50 en Europe.


Les résultats obtenus grâce à ces mesures sur des forêts de type et d'âge variés montrent que la fixation du carbone par les puits de carbone végétaux européens est loin d'être négligeable, contrairement à ce que des études antérieures suggéraient. Elle peut atteindre une moyenne de 6 tonnes par hectare et par an, les forêts boréales fixant moins de carbone que les forêts du centre et du sud du continent. Les résultats montrent en particulier que les forêts anciennes fixent plus de carbone qu'on ne le pensait antérieurement.

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Stratégie bottom-up, vérification top-down

En ce qui concerne les mesures locales, CarboEurope utilise une nouvelle méthodologie, basée sur la mesure du carbone radioactif, qui permet de mieux circonscrire le rôle essentiel joué également par les sols des écosystèmes forestiers. On a ainsi découvert que ces sols - que l'on considérait comme des réservoirs sans variation majeure - peuvent en réalité piéger jusqu'à 30 ou 40% de l'ensemble du carbone fixé, selon le type de forêt et le climat. Dans les forêts de bouleaux d'Italie, par exemple, le sol fixe 1,5 tonne de carbone par hectare et par an.

Il faut ensuite enregistrer le flux net de carbone entre l'atmosphère et la végétation au niveau de la forêt ou de tout autre peuplement dont on veut connaître le bilan des échanges de carbone. Cette mesure est effectuée grâce à la technologie Eddy Flux (voir encadré Des senseurs à la cime des arbres). Cette technologie a été adaptée à des mesures aériennes par les scientifiques du projet Recab, pour permettre de travailler à l'échelle d'une centaine de kilomètres carrés et d'intégrer ainsi les données au niveau régional. Le principal avantage est de prendre en compte toutes les émanations de gaz carbonique provenant des activités humaines.

Enfin, la méthode dite de la modélisation inverse a permis de mesurer l'équilibre du carbone dans la haute atmosphère (troposphère). Les mesures de concentration de gaz carbonique effectuées par avion permettent d'évaluer les flux de carbone à l'échelle du continent. Le gaz carbonique émis par les combustibles fossiles, la biomasse et les océans ayant des caractéristiques isotopiques différentes, il est même possible de quantifier leurs contributions aux sources ou aux puits de carbone.

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Kyoto, un pas en avant ambivalent

Signé par 84 pays en 1997 à Kyoto (Japon), le protocole du même nom restera sans aucun doute comme le symbole d'une première historique : celle de l'acte de reconnaissance de la nécessité d'une politique mondiale et solidaire de l'humanité face à ses responsabilités à l'égard de l'écosystème planétaire dont elle est tributaire.

Admettant l'inéluctabilité scientifique de l'influence de l'homme sur le climat terrestre, les pays industrialisés ont ainsi accepté unilatéralement - c'est-à-dire sans exiger des pays en développement un effort insoutenable par rapport à leur sous-consommation actuelle d'énergie - de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) - principalement le gaz carbonique CO2 issu de la consommation de combustibles d'origine fossile. A l'horizon d'une quinzaine d'années (2010-2012), le protocole a fixé en moyenne un abaissement de 5% - il atteint en fait 8% pour l'Union européenne - par rapport au niveau des émissions de 1990, prises comme référence commune.

Mais pour atteindre ces objectifs généreux, le protocole de Kyoto est resté passablement ambigu quant à son application : il s'est contenté de recommander un certain nombre de mesures de diminution des émissions - notamment par un développement accru des économies d'énergie et du recours aux énergies non fossiles - tout en incluant également une flexibilité dont les modalités d'application restaient à définir ultérieurement : il prévoit la possibilité d'échanges de "permis d'émission" entre nations riches et pauvres (conditionnés à la mise en place de projets de développement énergétique propre dans ces derniers), et évoquent encore le stockage du carbone dans la végétation.

Posted by Team_4_3 at 12:03 PM | Comments (0)

mars 12, 2005

pourt6: Nanotechnologie, biotechnologie et politique scientifique (Loka institute)

Ci-joint deux textes qui portent sur la participation du public en matière de
politique de recherche dans les nanotechnologies.

Le Lakos institute réagit par rapport à l'inclusion dans la loi adoptée en 2003 au Etats Unis d'une mention:
“public input and outreach to be integrated into the Program by the convening of
regular and ongoing public discussions, through mechanisms such as citizens'
panels, consensus conferences, and educational events.”

Ils ont rasssemblés toute une série de figure activiste (sens USA-UK) dont sont
issu les recommandations présentées dans le document 'Nanotech Community
Workshop'. Download file Ces recommendations sont résumées dans le deuxième document, qui a été rédigé par un des animateurs de ce processus au sein du Loka. Download file

Je insiste sur un autre passage au sujet des "biotech" et de
l'engagement du public en ce qui concerne les "politique scientifique" :

"First, the fact that the corporate science complex is concerned about public
perceptions of nanotechnology ... demonstrates that these dominant institutions
have felt the effects of grassroots mobilizations, such as the anti-globalization and anti-GMO movements. ... Second, the rapid expansion and institutionalization of community-based research has considerably broadened the
populations having direct experience doing research and navigating the research
system. The increased capacity at a grassroots level has shortened the distance
from the grassroots to the core of the research system."

Sébastien

Posted by Sébastien Denys at 06:15 PM | Comments (0)

pourt6: Les nanotechnologies suscitent déjà des inquiétudes

http://www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-362965,0.html

Les nanotechnologies suscitent déjà des inquiétudes

LE MONDE | 29.04.04

Les nanosciences promettent la miniaturisation de l'électronique, des
médicaments plus ciblés, des robots autonomes... Avant même leur apparition,
certaines voix affirment que ces nouveaux objets invisibles seront source de
dangers.
Le débat ne dépassait guère un cercle d'initiés lorsque le prince Charles
s'en est mêlé. Il y a un an, il a mis en garde ses concitoyens envers les
"énormes risques environnementaux et sociaux" liés aux nanotechnologies, ces
techniques de manipulation de la matière à l'échelle du milliardième de
mètre. La prise de position princière a été quasi concomitante de la sortie
du dernier best-seller de Michael Crichton, La Proie, Ed. Robert Laffont,
2003. Le roman mettait en scène la "gelée grise", des essaims de nanorobots
capables de s'autorépliquer, échappant à leurs créateurs et menaçant de
coloniser la planète.

La vision du prince Charles comme celle de l'auteur de science-fiction se
sont appuyées sur le rapport d'une organisation non gouvernementale, l'ETC
group (action group on Erosion, Technology and concentration) basé à Ottawa,
intitulé "The Big Down" et passant en revue les risques liés à l'utilisation
incontrôlée des nanotechnologies. Le document faisait lui-même référence à
un ouvrage prospectif du physicien Eric Drexler, Engines of creation (Les
engins créateurs, www.foresight.org/EOC), publié en 1986, et qui spéculait
sur la mise au point de robots fabriqués à une échelle moléculaire et
capables de s'autoreproduire.

Les projections de M. Drexler sont encore loin d'être devenues réalité.
Certes, les scientifiques parviennent désormais à manipuler la matière atome
par atome, à l'assembler en structures rudimentaires, à singer certains
moteurs moléculaires biologiques. Les nanosciences ont fait des progrès
considérables à la frontière entre physique, chimie et biologie. Mais, pour
Louis Laurent, du Département de recherche sur l'état condensé, les atomes
et les molécules du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), il n'y a aucun
risque, à moyen terme, "que quelque chose, dans nos labos, nous saute à la
figure !"

"DONNÉES ALARMANTES"

Si les dangers liés à cette "gelée grise" autoréplicante lui semblent
hypothétiques, il prend plus au sérieux ceux qui menacent la vie privée, à
travers l'émergence de technologies implantables, ou la miniaturisation des
systèmes de surveillance. En ce qui concerne les questions de toxicité, il
considère que ce problème n'est "pas spécifique des nanotechnologies".

Ces derniers mois, pourtant, une série d'articles scientifiques a montré que
les nanomatériaux n'étaient pas si anodins. En janvier, le journal
Toxicological Sciences a ainsi publié deux études mettant en évidence
l'impact de fibres de nanotubes de carbone - un matériau jusqu'à 100 fois
plus résistant que l'acier - sur les poumons de rats. A Houston, l'équipe de
Chiu-Wing Lam (NASA) avait injecté trois types de nanotubes dans l'arbre
bronchique de rats. Trois mois plus tard, ceux-ci souffraient de granulomas,
des réactions inflammatoires susceptibles de dégénérer.

Les toxicologues américains estiment que les nanotubes "peuvent être plus
toxiques que le quartz", un matériau susceptible de causer de sérieux
problèmes de santé en cas d'exposition prolongée. David Warheit, chercheur
chez l'industriel DuPont, a constaté que 15 % des rats exposés aux plus
hautes doses mouraient dans les 24 heures. Les lésions observées chez les
survivants étaient atypiques.

Dominique Lison, directeur de l'Unité de toxicologie industrielle de
l'université catholique de Louvain (Belgique), a fait les mêmes observations
dans son laboratoire. "Si de telles particules sont réellement capables de
parvenir jusqu'aux poumons, les données dont nous disposons sont
alarmantes", indique-t-il, précisant que le protocole expérimental -
injection directe dans les poumons - n'est pas forcément représentatif des
conditions réelles. Pour lui, tout reste à faire dans ce domaine, à
commencer par des études par inhalation "plus réalistes", mais aussi
l'analyse du potentiel cancérogène de ces composants, de leur réactivité
chimique et mécanique.

LE PRÉCÉDENT DES OGM

L'impact sur l'environnement de tels composés commence tout juste à être
étudié. Eva Oberdorster, de l'université méthodiste du Sud, à Dallas
(Etats-Unis), a tenté de mesurer l'effet sur des organismes aquatiques des
fullerènes, des molécules cages sphériques constituées de 60 atomes de
carbone, dont certains espèrent faire des transporteurs ciblés de
médicament. Le premier test concernait les daphnies, des petits crustacées,
dont la moitié mourait au terme de trois semaines d'exposition à des
concentrations de 800 parties par milliard (ppb).

Chez les perches juvéniles, la chercheuse a observé une multiplication par
17 d'anomalies cellulaires dans des échantillons de tissu cérébral. D'autres
laboratoires ont constaté le passage de nanoparticules d'or des rates vers
leurs fotus ou encore du nez jusqu'à l'intérieur du bulbe olfactif.

En France, ce type d'étude est encore rare. "Les résultats sont actuellement
chaotiques, contradictoires", prévient Patrick Bernier, du groupe de
dynamique des phases condensées, à Montpellier. L'étude menée depuis cinq
ans dans son laboratoire, sur des cultures de cellules, n'a pas permis de
mettre en évidence des phénomènes inflammatoires. Mais la grande variété des
produits et des protocoles expérimentaux ne facilite pas les comparaisons.

"C'est un secteur émergent où le volet santé est un peu le parent pauvre,
confirme Olivier Witschger, de l'Institut national de recherche et de
sécurité, à Nancy. Bien souvent, le caractère innovant de ces matériaux est
lié à leur très grande réactivité de surface. Il est donc légitime de
s'interroger sur leurs effets." Le chercheur s'intéresse aux questions
d'exposition par inhalation des nanopoudres, mais a tout juste commencé à
approcher les industriels.

Nanoledge, une start-up de Montpellier qui produit une centaine de grammes
de nanotubes de carbone par semaine, assure appliquer le principe de
précaution. "Nous utilisons des combinaisons spéciales et nous intégrons
rapidement les nanotubes dans des matrices pour éviter que la poudre ne se
disperse", explique Julien Roux, responsable commercial de cette société
d'une dizaine de personnes. "Aucune société ne se risquera à produire des
quantités industrielles avant que des normes précises ne soient édictées",
assure-t-il. Pour l'heure, les utilisateurs - pour 60 % des universitaires -
sont avertis que l'impact sur la santé de ces produits est à l'étude.

Les questions de réglementation planent sur toute une filière, dont les
perspectives d'expansion économiques sont régulièrement mesurées en
milliards de dollars. Tous les acteurs ont en mémoire le précédent des OGM,
prototype du "progrès" qui a suscité le rejet d'une partie des
consommateurs. Echaudé par cette expérience, le gouvernement britannique,
après les déclarations du prince Charles, a demandé à la Royal Society de
peser les bénéfices et problèmes potentiels liés au développement des
nanotechnologies. L'étude est en cours.

Hervé Morin


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A Grenoble, des "objecteurs de conscience"


A Grenoble, l'engagement des acteurs industriels dans les micro et
nanotechnologies, conduit avec l'aide massive des collectivités locales,
rencontre l'opposition de "simples citoyens" qui ont choisi de rester
anonymes pour, disent-ils, éviter de "personnaliser" leurs prises de
position et de se constituer en "énième autorité". Ils s'expriment par voie
de textes bien documentés, diffusés lors d'événements (inaugurations,
congrès) et archivés sur leur site Internet, symboliquement baptisé "Pièces
et main-d'ouvre" (http://pmo.erreur404.org/PMOtotale.htm). Leur démarche,
qu'ils qualifient de "bricolage", a consisté, depuis trois ans, à recueillir
et à recouper les informations publiées sur les technologies convergentes
(nano et biotechnologies, informatique, robotique, sciences cognitives). Se
définissant comme des "objecteurs de conScience", "anticroissance", en
opposition aux scientifiques qui "croient résoudre des problèmes politiques
par des réponses techniques", ils protestent contre "l'automatisation du
cheptel humain" et fustigent l'impact sur l'environnement des
"nécrotechnologies".

. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.04.04

Acheter les droits de reproduction

Posted by Sébastien Denys at 06:10 PM | Comments (0)

pourt6: [nanowatch] health impacts and toxicity of nanomaterials

Ci-dessous une compilation envoyée par Jim Thomas, animateur de la campagne nanotech chez ETC. Plusieurs références à des études sur la toxicité des produits issus des nanotechnologies.

-------- Original Message --------
From: Jim

1. Health impacts of Nanoparticles - Nature Biotechnology letters.

2. Tiny particles 'threaten brain' - BBC Online

3. Scientists warn on potential nanotech health risk - reuters

4. Research on tiny particles could damage brain, scientists warn - The
Guardian (UK)

5. Cancer fears spark call for nanoscience safety rules - The Times.

6. Carbon nanotubes show drug delivery promise - Carbon nanotubes are
adept at entering the nuclei of cells, researchers have discovered.

7. Nanotox 2004 Daresbury Laboratories, Warrington, UK.. 13/01/2004 -
14/01/2004 (NEXT WEEK)

1. Nature Biotechnology, Vol 22, no.1 January 2004 p19

Health impact of Nanomaterials
Letter to the Editor:

The Perspective in the October issue on "the potential environmental
impact of engineered nanomaterials" by Vicki Colvin (Nat Biotechnol 21,
1166-1170, 2003) is a welcome contribution to the recent debate on the
issue of nanoparticle exposure and possible health effects. The main
strength of the Perspective is that the author as a 'nanotechnology
researcher' rather than toxicologist or health scientist openly
addresses the potential impact of nanomaterials on the health of workers
or consumers (and not so much on the environment). However in our
opinion, the article and its conclusion suffer from a rather
pro-technology bias. Though we agree with Colvin that the Paucity of
sound data renders it premature to formulate any definitive risk
assessment about engineered nanomaterials, several other important
issues require close attention.

Engineered nanomaterials must not be considered as a uniform group of
substances. Differences in size, shape, surface area, chemical
composition and biopersistence require that the possible environmental
and health impact be assessed for each type of nanomaterial in its own
right. This statement may sound simplistic, but many years of
toxicological researchand experience have shown that closely similar
compounds may induce substantially different health effects. This is a
well known feature of, for example, metallic agents, the speciation of
which may strongly influence biological effects.

Agents that seemed to be innocuous when administered by the oral or
dermal routes have proven surprisingly toxic to the lungs. Numerous
studies have shown that biological interactions between solid-state
materials and cellular targets depend on the size, surface area and
surface activity of the particles, and this is particularly true for
nanosized materials. Nanoparticles, even when they aggregate, likely to
exert biological effects different from those caused by micron-sized
particles.

The potential health risks of inhaled nanofibers cannot be disassociated
from the well known adverse effects of asbestos fibers. The concern is
particularly applicable to fibers with high biopersistence. In this
respect we feel that Colvin is too optimistic in her interpretation of
the two articles that have reported on the pulmonary effects of a
single intratracheal instillation of single walled carbon nanotubes in
experimental animals. Although one of the articles cited expressed
serious concern about the finding of pulmonary inflammation and
granulomas in mice, Colvin espouses the hasty conclusion of the other
article, which plays down similar observations in rats. Admittedly some
aspects of these animal experiments, such as the mode of administration
and the high doses given, preclude reaching definitive conclusions.
However the fact that "granulomas are not commonly observed in pulmonary
toxicology" is not a serious reason for dismissing this type of response
(especially when it appears so pronounced) and stating that "their
medical significance has not been established" completely ignores the
existence of a large array of granulomatous lung disorders.

It has recently been shown not only that inhaled ultrafine particles
exert respiratory effects, but that they may also translocate, at least
to some extent, from the lung into systemic circulation and this may
result in cardiovascular and other extrapulmonary effects. These
observations are probably of general relevance for assessing the health
risk of nanomaterials.

Colvin also sounds reassuring about the poor water solubility of
nanomaterials. However, low aqueous Solubility (generally expressed as a
high octane-water partition coefficiant) generally favours persistence
of a chemical in the environment and its absorption by biological
sytems, where it can persist for long periods of time and even
bioaccumulate, as has been shown for DDT (di (para-chlorophenyl)-
trichloroethane) or dioxins. Whether this is relevant for nanomaterials
is not established but our point is that the poor water solubility of
nanomaterials is not necessarily a reason for complacency.

In conclusion, we consider that producers of nanomaterials have a duty
to provide relevant toxicity test results for any new material,
according to prevailing international guidelines on risk assessment.
Even some 'old' chemical agents may need to be reassessed if their
physical state is substantially different from that which existed when
they were assessed initially. Thus if pulmonary exposure of the
nanomaterial is expected, but the bulk material was never tested by
inhalation, then appropriate tests are needed to evaluate its toxicity.
Obviously the actual health risk will depend not only on the intrinsic
hazard of the agent but also on the likely exposure. However one should
not conclude too rapidly that exposure will be negligible, certainly not
if the material proves to be highly toxic. In view of the fact that many
nanomaterials, new and/or miniaturized bulk particles, are ready to
enter the market, it is probably wise that authorities and legislators
support fundamental research to construct a scientifically valid
low-cost fas t-throughput toxicity test battery to screen nanomaterials
for toxicity and biopersistence.

By Peter H Mhoet, Abderrahim Nemmar and Benoit Nemery
Katholieke Unviversiteit Leuven, Pneumologie, longtoxicicologie, Campus
GHB, Herestraat 49, Leuven B-3000.Belgium.
Email: Peter.hoet@med.kuleuven.ac.be

-------

2. http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/3379759.stm

Thursday, 8 January, 2004, 16:05 GMT

Tiny particles 'threaten brain'
By Alex Kirby
BBC News Online environment correspondent


Microscopic pollutant particles given off by traffic and industry can
enter the bloodstream and the brain after being inhaled, scientists have
found.

The particles are known to cause lung damage in susceptible patients,
and are implicated in cardiovascular disease.

Experiments on rats and humans have now discovered they can penetrate
further into the body, with unknown results.

UK scientists are calling for vigilance over the finding, and over the
possible effects of a new group of particles.

Many of us are routinely exposed to particles from diesel vehicle fumes
(these are normally known as PM10, from their size), which penetrate
buildings and are ubiquitous in
cities. Some cooking stoves emit high levels of particles as well.

There is also occupational exposure for people making products like
sunblock cream, inks, photocopier toners, and working with welding
equipment. Subtle infiltrators

Ken Donaldson, Professor of Respiratory Medicine at the University of
Edinburgh, UK, said these sorts of particle were known to cause damage
at the point of entry to the human body.

What was new, he said, was the discovery by researchers in Europe and
the US that they "can get to areas that bigger particles cannot reach".

Patients who inhaled radioactive ultrafine carbon particles displayed
traces of it in their bloodstream not long afterwards.

Experimental rats which inhaled similar particles showed a marked
decline in particulate level in their lungs after six or seven days.

In the olfactory bulb and other parts of the brain, though, levels
(although lower than in the lungs) remained relatively stable over the
same period.

These very small pieces of matter are called nanoparticles, defined a
anything smaller than 100 nanometres in size. A nanometre is
one-billionth of a metre, 80,000 times smaller than a human hair.

Professor Donaldson said: "We are already exposed to nanoparticles of
different kinds. We already recognise that there is some ill-health
associated with these exposures.

"But they may also translocate away from their point of entry into the
blood or the brain. We are not sure what the consequences of this are
yet.

Unknown hazard

"The nanotechnology revolution may design particles that are very
different chemically from the ones we are exposed to, and they might
have very different properties that made them more harmful. We should be
vigilant."

He told BBC News Online: "I think there could be an increased future
risk for all of us, and also a higher risk for people exposed at present
to nanoparticles at work, though it's impossible to say how much bigger
their risk is.

"These particles are not things you can trap with a filter. But they do
disperse rapidly, unlike asbestos."

Nanotechnology involves building working devices, systems and materials
molecule by molecule, and exploiting the unique and powerful electrical,
physical and chemical properties found at that scale.

It has developed from advances in microscopy, materials science,
molecular-level manipulation, and the relationship between classical and
quantum physics.

The UK's Royal Microcopical Society and the Institute of Physics are
holding a conference on the health implications of nanoparticles on 13
and 14 January at the Daresbury Laboratories in northern England.

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3. Scientists warn on potential nanotech health risk
Reuters, January 8, 2004
By Ben Hirschler

LONDON, Jan 8 (Reuters) - British scientists called on Thursday for
more research into the safety of nanoparticles, materials so small that
their dimensions can be measured in atoms, following evidence they can
lodge in the brain.

Nanotechnology, which could revolutionise the healthcare, consumer
goods and construction industries, has been touted by advocates as a
potential multibillion dollar industry.Prophets of doom have painted a
nightmare scenario of self-replicating robots turning the Earth into a
"grey goo".

But Ken Donaldson, Professor of Respiratory Toxicology at the
University of Edinburgh, said the real risk lay in breathing in
designer materials so small that they can slip through membranes inside
the body. Research on rats has shown nanoparticles deposited in the nose
can migrate to the brain and move from the lungs into the bloodstream,
he told reporters.

So far, it is unclear whether this poses any health threat to humans.
But Donaldson, who will address a scientific conference next week on the
potential hazards of nanotech at the Daresbury Laboratory research
centre in northern England, urges caution.

"The big worry would be if a nanotechnology business designs
nanoparticles that are fundamentally different from the ones we are
already exposed
to and seem to cope with reasonably well," he said.

Modern humans breathe in considerable numbers of nanoparticles on a
daily basis in traffic fumes and even from cooking. In some individuals
they can trigger asthma or even cardiovascular problems, by setting off
an inflammatory response from the body's immune system.

The new materials being developed through nanotechnology -- which
involves manipulating matter on a scale of a billionth of a metre, or
about 80,000 times smaller than the thickness of a human hair -- might
trigger more severe reactions.

Mike Horton, professor of Medicine at University College London and
co-director of the new London Centre for Nanotechnology, said scientists
were treating the issue "very seriously" and had learnt the lessons of
public disquiet over genetic engineering.

He called for more experiments to establish how nanoparticles reached
the brain and what the impact might be. But he dismissed the idea of a
moratorium on nanotechnology.

"The impact would be exactly the same as the moratorium on genetic
modification in Germany which wiped out a whole area of biological
science for 30 years. That would be a disaster," he said.

Copyright 2004, Reuters News Service
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4. Research on tiny particles could damage brain, scientists warn
Ian Sample, science correspondent
Friday January 9, 2004
The Guardian, UK

Nanotechnology - the science of the incredibly small - may pose a real
threat to human health, scientists warned yesterday. Research shows that
nanoparticles, the ultrafine powders produced by the nanotechnology
industry, can build up in the brain if they are inhaled.

The study, which was carried out on rats, was designed to investigate
what might happen if nanoparticles were released into the atmosphere,
either as a slow trickle of industrial pollution, or as a catastrophic
leak from a nanotechnology production plant.

Because the particles are so fine, they could remain in the atmosphere
for some time.

The researchers found that once tiny carbon nanoparticles were inhaled,
they accumulated not only in the lungs, but found their way to parts of
the brain. Although the rats appeared to be unaffected by the particles,
scientists believe they could ultimately lead to brain damage.

"We should certainly care about this," said Professor Gunter Oberdorster
at the University of Rochester in New York, who led the study.

"It's too early to be alarmed, because we don't yet know what the
particles might do in humans. We shouldn't stop working with them, we
should just look for what adverse effects these particles might cause,"
he said. The report is due to appear in the journal Inhalation
Toxicology.

Nanotechnology deals with material on the scale of a few billionths of a
metre, or 80,000 times smaller than the width of a human hair.
Nanoparticles are among the most common materials to come out of the new
science, being used in anything from sun block to car bumpers.

Only small quantities of nanoparticles are currently produced in
Britain. The first production plant dedicated to making nanoparticles,
owned by the defence research company Qinetiq in Farnborough, Hampshire
was switched on last summer and is capable of producing a few kilos of
material an hour.

But it is a growing industry which is expected to be worth billions
within a decade.

Scientists fear that the more companies start producing nanoparticles,
the greater the risk they may get into the atmosphere where they could
be inhaled.

Some nanoparticles are already widespread in the air we breathe, largely
due to the burning of fossil fuels and vehicle exhaust fumes. In a busy
street, each breath we take contains around 25m nanoparticles.

Scientists already suspect that nanoparticles from diesel fumes
exacerbate heart disease, asthma and other respiratory diseases. What
concerns them now is that new types of nanoparticles could cause
unexpected health problems.

"This is the first documented evidence that an innocent particle like
carbon, if it's small enough, can find its way into the brain," said
Professor Ken Donaldson, a toxicologist at Edinburgh University. "The
worry would be if the nanotechnology business designs nanoparticles
which are fundamentally different from the ones which we are already
exposed to, and seem to cope with reasonably well. If very different
nanoparticles are manufactured, there's a concern that they might have a
different effect in the body."

Another unpublished study by Prof Oberdorster's team has found that the
nanoparticles travel into the brain after getting stuck in the nasal
cavity. Preliminary tests on rats have also shown that the areas of the
brain where the nanoparticles get lodged become inflamed.

While Prof Oberdorster says it is too early to confirm how much damage,
if any, the inflammation causes, at least some damage is likely.

"Your sense of smell could be affected, or more seriously, if these
particles travel further into the brain and get to more sensitive
regions, they could cause damage," he said.

Scientists cautioned that the finding did not warrant a moratorium on
nanotechnology.

Next week scientists are due to gather in Daresbury, Cheshire, to
discuss the health implications of nanoparticles at a conference by the
Institute of Physics.


5. Cancer fears spark call for nanoscience safety rules

January 09, 2004
By Mark Henderson, Science Correspondent, The Times (london)

REGULATIONS are needed to ensure that the products of industrial
nanotechnology do not pose unexpected risks to human health, British
scientists say.

They called yesterday for safety protocols for industrial chemicals to
be redrawn to consider the different properties that some materials have
when manufactured as nanoparticles, which can be up to 800 times thinner
than a human hair. As the behaviour of some chemicals changes at this
scale, there are fears that some nanoparticles may be found to be toxic
or carcinogenic, even though larger particles of the same substance are
harmless.

The different properties of nanoparticles arise because their surface
area is much larger in proportion to their mass than larger molecules.
Also, they are so small that they evade both man-made filters and
natural filters within the body, such as the epithelium that lines the
lungs.

At present companies proposing to make nanoparticles for non-medical
purposes are not required to show that their products are safe. But this
had to change if public fears were to be calmed, and for the benefits of
the field to be harnessed, Ken Donaldson, Professor of Respiratory
Technology at the University of Edinburgh, said.

There was increasing evidence that inhaled nanoparticles could cause
lung inflammation and enter the blood and the brain, with unpredictable
consequences, he said. While this did not necessarily mean that they
were dangerous, more research was required.

"There are problems with very small particles even if their contents are
very innocent," Professor Donaldson said. "If very different
nanoparticles are manufactured, we need to be concerned that they might
have very different effects in the body."

Nanoparticles can occur naturally, through burning, for instance, but
they are increasingly being manufactured for industrial and medical
applications. Carbon "nanotubes", for example, are a hundred times
stronger than steel, yet lighter than aluminium, making them very
valuable in engineering.

Other forms of nanoparticle are used in cosmetics, medical dressings and
contrast agents for magnetic resonance imaging. In the longer term
scientists hope to be able to build "nanosubs" that swim through the
bloodstream to deliver drugs precisely to the diseased tissues that need
them.

Mike Horton, Professor of Medicine at University College London and
co-director of the London Centre for Nanotechnology, said that the
problem did not lie with nanoparticles designed for medical use, as
these had to undergo the same toxicology tests as any new drug.

Companies that are using nanoparticles for products as diverse as
sunscreens, tennis rackets and strengthened steel cables, however, do
not have to conduct any special toxicity assessments. "If we're
manufacturing thousands of tonnes of nanotubes a year, whatever you do
there is going to be significant loss," Professor Horton said. "There
could be issues there."

The health implications of nanoparticles are to be discussed next week
at a conference at Daresbury Laboratory in Cheshire, organised by the
Institute of Physics and the Royal Microscopical Society. The Royal
Society and the Royal Academy of Engineering are conducting a similar
inquiry in response to calls from the Prince of Wales and several green
groups for a moratorium.

It is known that when concentrations of particles measuring less than 10
microns (PM10s) rise in the air, there is an increase in lung diseases
and cardiovascular disorders.

PM10s include larger molecules as well as nanoparticles, but experts
believe the latter group to be more dangerous.
------

6. Carbon nanotubes show drug delivery promise
14:43 16 December 03 NewScientist.com news service

Carbon nanotubes are adept at entering the nuclei of cells, researchers
have discovered, and may one day be used to deliver drugs and vaccines.
The modified nanotubes have so far only been used to ferry a small
peptide into the nuclei of fibroblast cells. But the researchers are
hopeful that the technique may one day form the basis for new
anti-cancer treatments, gene therapies and vaccines. "Our research is
still in its earliest stages, but it shows great promise," says Alberto
Bianco, at the CNRS Institute in Strasbourg, France. "The nanotubes seem
to migrate mainly to the nucleus, so we can imagine them being used to
deliver gene constructs." "We can also imagine them being used to
deliver drugs to specific compartments of the cell," he told New
Scientist.

Rapid migration
Off-the-shelf carbon nanotubes were used by Bianco's team as the basis
for their 'nano delivery vehicle'. The tubes were modified by heating
them for several days in dimethylformamide, which enabled short linking
chains of triethyleneglycol (TEG) to be attached. Then, a small peptide
was bonded to the TEG molecule. When the modified nanotubes were mixed
with cultures of human fibroblast cells they rapidly entered and
migrated towards the nucleus. At low doses the nanotubes appeared to
leave the cells unharmed, but as the concentration increased cells began
to die.
"The nanotubes do not appear to be highly toxic," says Bianco. "But we
do now have to work out what happens to the nanotubes in the body."

Custom delivery
In principle, a wide range of different molecules could be attached to
the nanotubes, raising the possibility of an easily customised way of
ferrying molecules into cells. This has begun to excite other
researchers. Ruth Duncan, who works on drug delivery mechanisms at
Cardiff University, UK, told New Scientist: "There's a lot of evidence
that other nanoparticles could be useful in delivering drugs so this is
a very interesting and exciting area. But I am completely baffled about
how the nanotubes manage to get into the cells." Duncan says researchers
have tried without much success to use buckyballs - a spherical form of
carbon nanotubes - as a way of ferrying anti-cancer drugs and
radionucleotides into cells.
Journal Reference: Chemical Communications (DOI: 10.1039/b311254c)
Danny Penman


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7. Nanotox 2004
Location: Daresbury Laboratories, Warrington, UK
Date: 13/01/2004 - 14/01/2004
Contact: Clare Oxenbury
Tel: 01865 248768
Fax: 01865 791237
Email: clare@rms.org.uk
Description: ADVANCED BOOKING FOR THIS EVENT IS NECESSARY DUE TO
SECURITY PROCEDURES IN PLACE AT THE VENUE
Nano Particles and Nanostructured Materials: Implications for Health

Organisers:
Vyvyan Howard (Liverpool), Serena Best, Mick Brown (Cambridge), Jonathan
Grigg (Leicester), Doug Imeson (DSTL), David Cockayne (Oxford), Rik
Brydson (Leeds)

Meeting Theme
There is accumulating evidence that nanoparticles can have very toxic
properties. Many nanoparticle systems are known to have exotic
structural, electronic and hence chemical properties, when compared to
their bulk counterparts, principally as a result of their reduced
dimensions. However very little is known about the interaction between
the surface chemistry of nanoparticles and 'wet' biochemistry.

There are a variety of novel materials that have become part of the
human environment over the past fifty years; some are unintentionally
inhaled or ingested, whilst others are introduced into the body
intentionally and have been studied in detail, for example prosthetic
implants. The revolution in nanotechnology is currently driving these
and other biointeractive devices to smaller and smaller lengthscales.
Other groups are actively engaged in interfacing biomolecules into
'biocomputing devices'.

The primary aim of this meeting is to bring together experts in the
science of materials, particularly nanoscale materials, with biomedical
scientists studying the health effects of nanoparticle exposure. This
meeting will attempt to advance understanding of the molecular
mechanisms for toxicity and develop novel methods of research based on
the latest technologies.

This two day meeting follows on from two highly successful previous
meetings held at RMS Micro 1998 on particulate aerosols (ref:
Particulate Matter: properties and effects upon health ? eds. RL Maynard
& CV Howard Bios 1999 ISBN 1-85996-172-X ), and at the Royal Society in
2000 (see Phil. Trans. Roy. Soc vol. 358, pp 2561-2797 2000).

Venue
The venue for the meeting is the world famous Daresbury Laboratories in
Cheshire, home of the UK synchrotron facility since 1980. Daresbury is
also home to the new SuperSTEM atomic resolution analysis facility
consisting of a suite of aberration-corrected scanning transmission
electron microscopes capable of sub-Angstrom chemical imaging and
spectroscopy ideal for the study of nanoparticles. For further details
about the facility see the SuperSTEM website:
http://www.superstem.co.uk. There will be guided tours of this new
academic and industrial facility during the course of the scientific
programme.

Scientific Programme

Invited speakers will include:
Professor Peter Goodhew (Liverpool)
Aberration corrected STEM for the analysis of small particles
Dr David Jefferson (Cambridge)
Dr Jonathan Grigg (Leicester)
Dr Jonathan Powell (Kings College London)
Professor Ken Donaldson (Edinburgh University)
Particle surface area and the toxicity of ultrafines
Professor Steffen Loft (Copenhagen, Denmark)
Professor Paul Borm (Dusseldorf, Germany)
Chances and risks of nanoparticles in life sciences
Dr Sam Motherwell (Cambridge)
Using the Cambridge structural database to study hydrogen-banding in the
solid state
Dr Vicki Stone (Napier University)
The impact of particle induced oxidative stress on cell signalling
pathways
Professor Adam Curtis ( Glasgow)
The biocompatibility of nanoparticles and nanofeatured surfaces
Professor Paul O'Brien (Manchester)
Professor Peter Weightmann (Liverpool)
Biological interactions at surfaces: clues from surface science
Professor Denis Henshaw (Bristol)
Air ions and the nucleation of nano-particles

Provisional Programme

Tuesday 13th January
. Microscopy Techniques Tutorial
. Nanoparticle Catalysis Tutorial
. Nanoparticles and Health Tutorial
. Reactivity and Structure Session
. Whole-body In-Vivo Interaction Session
. SuperSTEM Tour
. Conference Dinner

Wednesday 14th January
. Biomarkers Session
. Particle and Surface Modelling Session
. Biomolecular Interactions Session
. Applications Session
. Discussion
. SuperSTEM Tour

Abstract Submission
As an integral part of this meeting, the organisers are actively seeking
contributed papers relevant to the theme of nanoparticles and their
biological activity. Contributions can be either oral or poster-based.
Please submit your contribution as a 1 page A4 abstract by post or email
before 1st October 2003

Accommodation
Limited accommodation is available for the 12th, 13th and 14th January
both onsite at the Daresbury Laboratories Hostel (£37 per night B&B) or
at the nearby conference dinner venue, the Hannover Hotel in Warrington
(£89 per night). For further details, or to book a room, please contact
Alison Mutch, CLRC Daresbury Laboratory, Daresbury, Warrington WA4 4AD,
tel: +44 (0) 1925 603363, email: A.M.Mutch@dl.ac.uk (quote reference
Nanotox 2004).

Posted by Sébastien Denys at 06:08 PM | Comments (0)

pourt6: Réseau d'excellence pour amener les nanotech à la vie

Un réseau d'excellence conçu pour amener les nanotechnologies à la vie
[Date: 2004-06-02]
Référence du Document: D'après les informations fournies par le Commissariat à
l'énergie atomique (CEA)

Un réseau d'excellence conçu pour amener les nanotechnologies à la vie
[Date: 2004-06-02]

La Commission européenne a octroyé 8,8 millions d'euros au titre du sixième
programme-cadre (6e PCRD) à un nouveau réseau d'excellence baptisé Nano2Life. Ce
réseau élaborera la toute première feuille de route consacrée aux
nanobiotechnologies.

Le réseau d'excellence, qui sera opérationnel pendant plus de quatre ans,
regroupe 23 acteurs européens importants du secteur des nanobiotechnologies,
ainsi que 31 membres associés des pays candidats à l'UE, la Corée du Sud, le
Japon, l'Australie et l'Amérique du Nord. En tout, 870 scientifiques
collaboreront au projet pour partager des activités de recherche et des analyses
prédictives.

" La plupart des partenaires sont des PME (petites et moyennes entreprises) ", a
expliqué Patrick Boisseau, coordinateur de projet du Commissariat français à
l'énergie atomique (CEA). " Ceci dit, plusieurs grandes entreprises comme IBM,
BASF et Aphibio y participent également, de même que trois hôpitaux pour prendre
en charge les besoins de l'utilisateur final, c'est-à-dire le patient. "

Les nanobiotechnologies sont extrêmement importantes, a expliqué le Dr Boisseau.
Ces technologies sont essentielles dans la mesure où elles apportent non
seulement la miniaturisation, mais entraînent également une réduction des coûts
grâce à une production de masse, aux fonctions intégrées dans le même dispositif
et au processus de parallélisation, qui consiste à accroître le nombre
d'expériences pouvant avoir lieu simultanément.

Les quatre objectifs du réseau sont les suivants : améliorer l'excellence
scientifique européenne dans les nanobiotechnologies par le biais de projets
scientifiques et techniques communs ; s'attaquer à la fragmentation des acteurs
européens du secteur afin de parvenir à des synergies et de prévenir les doubles
emplois ; traduire les biotechnologies en bénéfices économiques grâce à un
meilleur transfert technologique vers l'industrie ; et éduquer et former le
public, le monde politique et les scientifiques.

" Nous avons besoin de l'adhésion du public pour empêcher la répétition du
scénario des organismes génétiquement modifiés (OGM) ", a déclaré le Dr
Boisseau. " Nous devons tenir le public informé des risques et des bienfaits de
cette technologie afin d'éviter le développpement de craintes irréalistes. C'est
la raison pour laquelle nous avons créé un conseil d'éthique européen, le seul
conseil au monde dans ce domaine à se pencher sur des applications inconnues. "

Les trois principales activités de Nano2Life porteront sur l'incubation de
projets de recherche communs, notamment des réunions de brainstorming et des
aides financières aux miniprojets ; la mise en réseau des ressources
intellectuelles et techniques, notamment par un inventaire des installations et
du savoir-faire existants dans le cadre de Nano2Life ; et l'éducation et la
formation. La dernière activité citée tient très à cour au Dr Boisseau. " Il
s'agit d'une nouvelle discipline ", a expliqué le coordinateur du projet. " Si à
l'heure actuelle l'UE est le leader mondial, des concurrents font déjà leur
apparition. Nous devons donc promouvoir ce secteur auprès des étudiants et des
scientifiques, en particulier auprès des femmes, pour veiller à conserver notre
avantage concurrentiel. "

Nano2Life vise à dresser l'inventaire des programmes d'enseignement existants en
Europe et à préparer un enseignement, un programme de formation technologique et
un programme de e-apprentissage spécialisés dans les nanobiotechnologies.

Le Dr Boisseau a déclaré : " Si Nano2Life est un succès après ses quatre années
d'existence, il posera les fondements d'une intégration durable de tous les
partenaires à l'Institut européen des nanobiotechnologies (EIN), qui deviendra
un centre d'excellence scientifique reconnu en matière de nanobiotechnologies
ainsi qu'un centre de référence pour l'industrie et le public. L'EIN sera doté
d'une gestion centralisée et de plusieurs installations locales ", a expliqué le
Dr Boisseau.

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter :

http://www.nano2life.org/

ou prenez contact avec :

E-mail : patrick.boisseau@cea.fr

Catégorie: Exécution du programme
Source des informations: Commissariat à l'énergie atomique (CEA)
Référence du Document: D'après les informations fournies par le Commissariat à
l'énergie atomique (CEA)
Acronyme du Programme: FRAMEWORK 6C; FP6-INTEGRATING; MS-FR C; FP6-NMP
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Biotechnologie; Coordination,
coopération; Electronique, microélectronique; Fabrication industrielle;
Innovation, Transfert de technologies; Technologie des matériaux; Recherche
scientifique

RCN: 22099

Posted by Sébastien Denys at 06:00 PM | Comments (0)

pourt6: Des experts examinent les barrières limitant la réceptivité du public

Des experts examinent les barrières limitant la réceptivité du public à l'égard des nanotechnologies [Date: 2003-12-12] Référence du Document: D'après la participation de CORDIS Nouvelles à l'EuroNanoForum de Trieste (Italie)

Des experts examinent les barrières limitant la réceptivité du public à l'égard
des nanotechnologies
[Date: 2003-12-12]

Absence de définition, d'objectifs spécifiques et de cadrage: tels ont été les
facteurs montrés du doigt par les intervenants qui se sont exprimés lors de
l'EuroNanoForum tenu à Trieste (Italie) le 10 décembre, pour expliquer la
défiance du public à l'égard des nanotechnologies.

Des groupes de pression opposés aux nanotechnologies se sont déjà formés et les
scénarios catastrophe qui circulent dans les médias sur des nanorobots
s'immisçant dans les êtres humains et s'emparant du monde n'ont pas servi la
cause des ardents défenseurs des nanotechnologies.

"L'individu moyen s'efforce toujours de tenir son rôle de mesure de toute chose
et de gardien du monde", a déclaré Alfred Nordmann, de l'université de Caroline
du Sud (Etats-Unis). Il a ajouté que les nanotechnologies avaient été vantées
aussi bien par des scientifiques que des non scientifiques qui sont bien
incapables de dire ce qui, demain, sera possible.

Contrairement à d'autres technologies, "les nanotechnologies ne sont pas
tournées vers des objectifs sociaux bien définis. Elles semblent également tout
promettre, sans rien promettre en particulier", a déclaré le professeur
Nordmann. Parmi ces promesses: la fin de toute peine et de toute souffrance, et
un accès à l'information calqué sur celui des ordinateurs, grâce à une puce
implantée dans le cerveau.

L'absence de spécificité peut s'expliquer par le fait que les nanotechnologies
peuvent s'appliquer à de nombreux domaines scientifiques, allant des
biotechnologies aux sciences des matériaux et aux technologies de l'information.
Ce qui rend problématique toute lecture isolée du potentiel des nanotechnologies.

Aussi devrait-on commencer par parler des nanotechnologies au pluriel et non de
la nanotechnologie, ainsi qu'en ont convenu un grand nombre d'orateurs. Et
attendu que la nanotechnologie est multiple, l'implication éthique l'est elle
aussi, a déclaré Göran Hermeren, professeur d'éthique médicale à l'université de
Lund (Suède). Admettre que les impacts de chaque nanotechnologie puissent être
différents pourra aider le public à évaluer les risques probables, a-t-il
ajouté, tout comme cela pourrait orienter le débat sur les nanotechnologies vers
les questions politiques et sociales.

Si l'ignorance est considérée par beaucoup comme la principale raison expliquant
les préoccupations du public, Bryan Wynne, de l'université de Lancaster
(Royaume-Uni), réfute quant à lui cet argument: "L'ignorance du public n'est pas
la cause de la défiance et du scepticisme; les Eurobaromètres l'ont attesté. La
cause tient à ce qui est considéré comme un refus de l'ignorance scientifique de
la part des scientifiques. La nature nouvelle des nanotechnologies creuse
d'importants fossés de connaissance et "l'attitude bienveillante mais malvenue
des institutions impliquées dans les nanotechnologies" jette des doutes, a
précisé le professeur Wynne.

La perte de confiance peut également être imputable au manque de cohérence des
résultats d'études d'évaluation des risques. Il y a là danger, dans la mesure où
les différents pays et les différentes franges sociales n'évaluent pas le risque
de la même manière. Lorsque les conclusions varient, on "perd l'illusion d'une
évaluation objective du risque", a déclaré le professeur Hermeren.

S'il est courant d'entendre que la transparence est la clé de la compréhension
et de la réceptivité manifestées par la société à l'égard de la recherche
scientifique, le professeur Hermeren a refusé tout net de la prôner, affirmant
que transmettre en bloc l'information au public conduirait à une situation où la
prise de décision deviendrait impossible. "Il faudrait en dire suffisamment long
au public pour que des informations supplémentaires ne viennent pas troubler ses
décisions. On a l'impression d'une saturation," a-t-il déclaré.

Tirant le bilan de la session "aspects sociétaux et communication", Mihail Roco,
coordinateur de l'initiative nationale américaine sur les nanotechnologies, a
regretté la fréquente polarisation du débat, en particulier dans les médias, qui
sont dominés par les moins connaisseurs. Il a donc exhorté ceux qui détiennent
le savoir à faire entendre leur voix et à encourager d'autres à parler franchement.

Pour tout renseignement complémentaire, consulter les adresses suivantes:

http://www.cordis.lu/nanotechnology/

http://europa.eu.int/comm/research/industrial_technologies/index_en.html

LIRE EGALEMENT: 21324

Catégorie: Divers
Source des informations: CORDIS News attendance at the EuroNanoForum in Trieste,
Italy
Référence du Document: D'après la participation de CORDIS Nouvelles à
l'EuroNanoForum de Trieste (Italie)
Acronyme du Programme: FRAMEWORK 6C; FP6-STRUCTURING; FP6-INTEGRATING;
FP6-SOCIETY; FP6-NMP
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Evaluation; Recherche
scientifique; Aspects sociaux; Autres technologies

Posted by Sébastien Denys at 05:58 PM | Comments (0)

mars 10, 2005

t5: Doc word 3ème séance

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Documents complets sur le castors...

Posted by Team_4_5 at 12:14 PM | Comments (0)

t5: Bilan de la 3e Seance/pers ressources

Liste de personnes ressources possibles

Region Wallone : ASBL Biernausaut
Rue Léon Demars, 1
5575 Rienne
Belgique
tél : ++32- (0)61-587462
ou ++32- (0)477-280777 (D. Lempereur, Président)
fax: ++32- (0)61-587047
e-mail: biernausaut@yahoo.fr


Castor Rangers : QG de Beaverland
Ferme des Castors
Rue du Faubourg, 16-18
B - 6250 Aiseau
Tél: +32.(0)71.76.11.38
GSM: +32.(0)498.04.30.68
Fax: +32.(0)71.76.19.26
Email: rangers @ castor.be
Web: www.rangers.be/beaverland

Autres Personnes Ressource Potentielles

Emile Vleugels : a réalisé un documentaire sur la réintroduction des castors dans les années 90. Seules infos trouvées : Projection du film et débat le 11/06/???? (La Roche-en-Ardenne) : « Castor fiber, le grand retour » (Vidéastes : Philippe Brasseur et Emile Vleugels)
Inscriptions : Festival Nature 084/36.77.36

Paul Vander Borght : A étudié le coté bénéfique des castors à Etalle (à confirmer)
Infos : Vice président de la section locale de l’extension ULB Arlon-Virton
Rue des Cheminots 17 - 6700 Arlon // Tél : 063/21 70 21 - Bur. 063/23 08 51
http://www.ulb.ac.be/extension/

Posted by Team_4_5 at 12:08 PM | Comments (0)

t3: Article de greenpeace

Guy Verhofstadt aurait-il la mémoire courte ? Le 16 février dernier (jour de l´entrée en vigueur de Kyoto), il s´est en effet engagé publiquement aux côtés de Bruno Tobback, ministre fédéral de l´Environnement, à mettre en ?uvre cet accord international de lutte contre les changements climatiques. Mais dès que l´occasion lui en est donnée, il fait volte-face et s´oppose à ce que la Belgique soutienne les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d´ici 2020 de la Présidence européenne. Les associations de protection de l´environnement demandent au Premier ministre de se rallier à des objectifs européens ambitieux à moyen et long termes, et de concrétiser la politique belge en matière de protection du climat.


Kyoto, je t´aime moi non plus : Guy Verhofstadt retourne sa veste en matière de climat
30% de réductions d´émissions d´ici 2020,

ven 04 mars 2005, Bruxelles, BELGIQUE


Guy Verhofstadt aurait-il la mémoire courte ? Le 16 février dernier (jour de l´entrée en vigueur de Kyoto), il s´est en effet engagé publiquement aux côtés de Bruno Tobback, ministre fédéral de l´Environnement, à mettre en ?uvre cet accord international de lutte contre les changements climatiques. Mais dès que l´occasion lui en est donnée, il fait volte-face et s´oppose à ce que la Belgique soutienne les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d´ici 2020 de la Présidence européenne. Les associations de protection de l´environnement demandent au Premier ministre de se rallier à des objectifs européens ambitieux à moyen et long termes, et de concrétiser la politique belge en matière de protection du climat.


Le 10 mars prochain, le Conseil des ministres européens de l´Environnement doit arrêter des objectifs de réductions d´émissions de gaz à effet de serre pour les moyen et long termes (2020 et 2050). Ces objectifs serviront de base aux conclusions du Sommet européen du printemps (22 et 23 mars). Lors des discussions préliminaires, notre pays a adopté une attitude pour le moins ambiguë : il soutient l´objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme (-60 à -80% d´ici 2050), mais - à la demande du Premier ministre et sous la pression du gouvernement flamand ? s´oppose activement à l´objectif de réduction des émissions de 15-30% d´ici 2020 proposé par la Présidence luxembourgeoise.

Or, seuls des niveaux de réductions des émissions de minimum 30% d´ici 2020 et de 80% d´ici 2050 dans les pays industrialisés permettront de maintenir la hausse de température sous la barre des 2ºC et ainsi, de limiter au maximum les impacts des changements climatiques. L´attitude du gouvernement est d´autant plus incompréhensible que l´ensemble des représentants belges au Parlement européen, toutes formations politiques confondues, ont récemment voté une résolution en faveur de telles réductions d´émissions (1).

La Belgique - qui doit arrêter sa position en la matière lundi prochain, le 7 mars - peut encore éviter de freiner la bonne marche de Kyoto. Les associations de protection de l´environnement demandent au gouvernement de concrétiser les bonnes intentions affichées il y a un an déjà par le Premier ministre Verhofstadt (2), plus récemment par le ministre Tobback (3), et répétées à l´occasion de l´entrée en vigueur de Kyoto. La lutte contre les changements climatiques mérite plus que de l´opportunisme politique.

« La Belgique doit de toute urgence mettre de l´ordre dans sa politique climatique. Les nombreuses incohérences ne la rendent pas crédible », souligne Jean-François Fauconnier, spécialiste des changements climatiques chez Greenpeace. «Notre pays doit soutenir des objectifs européens ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et se doter sans plus tarder d´une stratégie de protection du climat à long terme.»

Pour Geoffroy De Schutter, du WWF, « il est également urgent de mettre en ?uvre les mesures pour répondre aux premiers objectifs de Kyoto. La Belgique a un des niveaux d´émissions de gaz à effet de serre par habitant les plus élevés au monde. La marge de progression est donc énorme, mais pour l´instant, le gouvernement préfère tergiverser. »


Plus de 60 enfants et adolescents on rencontré le ministre de l?Environnement Bruno Tobback et le Premier ministre Guy Verhofstadt dans le Parc de Bruxelles.


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Messieurs les politiciens, place aux actes !
2005-02-16 | Presse
La Belgique enfin prête à développer un objectif de réduction de CO2 à long terme?
2004-10-22 | Presse
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2004-09-07 | Presse




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Notes:
(1)Résolution du Parlement européen P6_TA-PROV(2005)0005.
(2)Lors du Conseil des ministres d´Ostende de mars 2004.
(3)Lors de la dixième conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur le Climat, en décembre 2004.


Posted by Team_4_3 at 12:01 PM | Comments (0)

t2: effets insecticides/loi

http://www.eufic.org/fr/quickfacts/food_agriculture.htm

Ce site http://www.eufic.org/fr/quickfacts/food_agriculture.htm traite des effetcs des insecticides sur l'environnement et des lois en vigueur

Posted by Team_4_2 at 12:00 PM | Comments (0)

t2:3eme recherche

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Ce site http://www.eufic.org/fr/quickfacts/food_agriculture.htm
traite des effets des insecticides sur l'environnement et des lois en vigueur

Posted by Team_4_2 at 11:55 AM | Comments (0)

t1 : Phytoextraction en flandre

The Use of Alternative Techniques for Remediation of Polluted Sites andGroundwater in Flanders: Plant-based StrategiesJaco Vangronsveld1*and Daniël van der Lelie21Limburgs Universitair Centrum, Centre for Environmental Sciences, Universitaire Campus, B-3590 Diepenbeek, Belgium2Brookhaven National laboratory, Upton, New York 11973, USA* Corresponding author (jaco.vangronsveld@luc.ac.be)

http://www.scientificjournals.com/sj/jss/Pdf/aId/6299

healthy and regenerating by vegetative means and by seed.Evaluations of soil physico-chemical parameters, potentialphytotoxicity, floristic and fungal diversity, and mycorrhizalinfection of the plant community 5, 7 and 10 years after theapplication of the soil additives indicated the sustainability ofmetal immobilization and the favourable benefits of this treat-ment on the environment (Vangronsveld et al. 1996, Boumanet al. 2001). Similar demonstration projects were performednear two other zinc smelters in the region (Overpelt and Balen),as well as in less contaminated kitchen gardens in order tostimulate public awareness of the concept.PhytoextractionOn a 3 ha field site containing 4 to 5 mg Cd/kg soil, differ-ent plant species (willow, poplar, tobacco, sunflower, Brassi-caceae, ...) were planted or sown in spring 2003. Repeatedcropping and harvest should lead to a gradual reduction oflabile soil metals. Metal contents in the plants and metalextraction efficiency show that remediation will be a long-term process. Both optimisation of extraction efficiency andimplementation in sustainable agricultural and silviculturalpractice are currently under investigation as part as a globalmanagement strategy.Phyto-rhizodegrationAbout 250 poplar trees were planted to contain a BTEX con-taminated groundwater plume on the site of a major car pro-duction plant in Genk (Belgium). In laboratory studies (Baracet al. 2004), the capacities of plants and their associated mi-croorganisms (both rhizospheric and endophytic) to degradethe contaminants present in the groundwater were studied.Monitoring wells were installed in the field. Three years afterplanting, the BTEX containing plume was cut off at the pop-lar plantation. Eventual seasonal variations are studied.ConclusionThe results of these field experiments illustrate that the useof plants for risk-management and remediation of contami-nated soils and groundwater clearly is promising. But, cer-tainly in case of metal contamination, the long-term dura-tion argues for the incorporation in current practices of landuse (agriculture, forestry,…) and landscape management.Remediation options currently applicable to contaminatedsoils and groundwater are frequently expensive, environ-mentally invasive and do not make cost-effective uses ofexisting resources. These techniques are based upon civilengineering methodologies, involving either the excavationand removal of contaminated soil (dig and dump), pumpand treat of contaminated groundwater or an ex situ treat-ment of the soil that drastically alters soil structure, biologicalactivity and subsequent function. Certainly in case of verylarge contaminated areas here is a clear need for cost-effec-tive, durable and validated alternative remediation strate-gies to those that are in current use. The focus of muchrecent experimental work has been directed towards theseends, developing techniques that exploit biological (plantand microorganisms) and chemical (use of metal-bindingagents) processes to reduce the inherent risk associated withcontaminated soils and groundwater. Strategies of this na-ture are generally classified under the generic heading of phy-toremediation.Experiments carried out in Flanders over the last decade, basedupon the above principles, show promise as viable soil treat-ment techniques. Field experiments were performed on metalcontaminated sandy soils in the vicinity of three old zinc smelt-ers. On the heavily contaminated old smelter sites, phytostabi-lisation was used. In case of the less contaminated surround-ings of these smelters, the use of different plant species wasstudied aiming a sustainable use and eventually, on the long-term, phytoextraction of the metals in excess. For the man-agement of a BTEX contaminated groundwater plume, theuse of poplar trees and associated microorganisms was inves-tigated on laboratory and on field scale.PhytostabilisationCyclonic ash was mixed (100 tons/ha) in the soil of theheavily contaminated zinc smelter site of Lommel-Maatheide(Belgium). Two grass species, Agrostis capillaris and Festucarubra, were sown. Physico-chemical and biological evalua-tions were made at different time intervals. The soil treat-ment on the old zinc smelter site was shown to reduce plantexposure to metals and to restore a vegetation cover at sev-eral sites (Vangronsveld et al. 1995). Even 12 years after thetreatment, vegetation on the 3 ha pilot plot is currently
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Page 2
Global Soils: BelgiumMolecular Tools for Bioremediation251The OVAM (Public Waste Agency of the Flemish Region,responsible for soil remediation in Flanders) is stimulatingresearch on and field applications of these alternative reme-diation strategies.ReferencesBarac T, Borremans B, Provoost A, Oeyen L, Colpaert JV, Vangrons-veld J, Taghavi S, van der Lelie D (2004): Engineered endo-phytic bacteria improve phytoremediation of water-soluble vola-tile organic pollutants. (Submitted Nature Biotechnology)Bouwman L, Bloem J, Römkens PFAM, Boon GT, Vangronsveld J(2001): Beneficial effect of the growth of metal tolerant grasson biological and chemical parameters in copper- and zinc con-taminated sandy soils. Minerva Biotech 13, 19–26Vangronsveld J, Colpaert J, Van Tichelen K (1996): Reclamation of abare industrial area contaminated by non-ferrous metals: Physico-chemical and biological evaluation of the durability of soil treat-ment and revegetation. Environmental Pollution 94, 131–140Vangronsveld J, Van Assche F, Clijsters H (1995): Reclamation of abare industrial area, contaminated by non-ferrous metals: Insitu metal immobilization and revegetation. Environmental Pol-lution 87, 51–59Global Soils: BelgiumThe Application of Molecular Tools to Follow up BioremediationJoke Geets1,2, Jaco Vangronsveld1, L. Diels2and Daniel van der Lelie3*1 Limburgs Universitair Centrum, Environmental Biology, Universitaire Campus, B-3590 Diepenbeek, Belgium2 Vito, Flemish Institute for Technological Research, Department of Environmental Technology, Boeretang 200, B-2400 Mol, Belgium3 Brookhaven National Laboratory, Biology Department, Building 463, Upton, NY11973-5000, USA* Corresponding author (vdlelied@bnl.gov)developmental phase, as well as during the actual bioreme-diation treatment. At the lab-scale, these PCR based tech-niques will demonstrate the presence of active microbialcommunities and identify the 'key players' whose activitiesare crucial for a successful remediation strategy. They willalso become important management tools to follow up theefficiency of bioremediation processes, especially when ap-plying in situ remediation. When combined with batch, col-umn and pilot studies, they can be used as part of theremediation startup phase to define optimal process condi-tions: comparison of the bacterial community compositionand activity for different process conditions with their re-spective metal removal or xenobiotic degradation efficiencywill predict the success or failure of the final remediation,and will facilitate the selection of optimal process condi-tions. Once the bioremediation strategy is being applied, themonitoring methods can be used for the follow up, and as adecision tool for necessary process adjustments.The only limitation for large scale, high throughput appli-cation of microbial monitoring as part of a managementstrategy for the remediation of contaminated sites is the costprice of the analysis as well as the need for specialized laborand equipment. However, due to the recent developmentsof tests for the detection of pathogens, it can be envisagedthat cheap tests for the detection of specific groups of envi-ronmentally important microorganisms or their functions,such as Sulfate Reducing Bacteria, will become available inthe near future. As a result of this development, monitoringtools will become an integrated part of the managementdecision system for the remediation of contaminated siteswhen efficient, cost-effective and reliable bioremediationtechnologies are applied.During the last decades, major advances have been made inunderstanding the mechanisms of interactions between mi-croorganisms and pollutants, and in the application of spe-cialized microorganisms for the in situ and ex situ treatmentof organic xenobiotics, heavy metal and radionuclide con-taminated soils, wastes and groundwater. The efficiency ofbioremediation depends on the presence and activities ofthe microorganisms involved which is, in turn, affected byenvironmental conditions, operational parameters and thelocal composition of the overall microbial community com-position. Hence, when opting for a biological remediationstrategy, important questions to be answered as part of theoverall remediation strategy include: (i) are microorganismswith the desired characteristics and activities present at thecontaminated site and at what densities, (ii) what is theiractivity, (iii) and how is the microbial community composi-tion and functioning influenced by environmental param-eters and process conditions? Recently, molecular and non-molecular methods for the identification and characterizationof bacteria and their specific properties have been used toassess the composition and activity of microbial communi-ties found at contaminated sites or in the rhizosphere ofplants. For the future, these techniques contain the promiseto be applied as complementary tools to classical chemicaland physiological analytical methods (pollutant concentra-tions and speciation, redox potential, etc.) to monitor thespatial and temporary changes in microbial community com-position and functioning during bioremediation processes.Molecular and microbial monitoring tools, when combinedwith batch, column and pilot studies, enable the optimiza-tion and follow-up of the biological processes during theJSS – J Soils & Sediments 3 (4) 2003

Posted by Team_4_1 at 11:04 AM | Comments (0)

t3: puits de carbone

http://www.cslforum.org/index.htm

Décotes des puits de carbone
http://homepage.sunrise.ch/mysunrise/agabus/eff'endi/carbon/decot01.html#haut


http:Surveillance de la végétation du Canada à l'aide de satellites//www.carboeurope.org/

À la une - Articles du Western Woodlot Conservationist
Arbres et climat …L’équipe du SCF s’interroge sur le rôle des forêts privées
Date :
décembre 2002

Auteur :
David Holehouse

Site Web :
aucun

Un groupe du Service canadien des forêts étudie présentement la faisabilité de boiser des terres pour stocker le carbone du gaz carbonique, un des plus importants gaz à effet de serre.

Les arbres agissent comme des puits de carbone pendant une partie de leur cycle de vie. Les forêts sont globalement des réservoirs de carbone atmosphérique qu’elles stockent dans leurs troncs, leurs branches, leurs feuilles et leurs racines ainsi que dans le sol. Elles échangent également régulièrement du carbone avec l’atmosphère par l’intermédiaire de processus naturels tels que la photosynthèse, la respiration et la décomposition.

John Doornbos, gestionnaire intérimaire des programmes opérationnels au Centre de foresterie du Nord d’Edmonton, explique que l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone est axée sur l’évaluation de la faisabilité d’un programme de boisement à grande échelle. « Autrement dit, nous voulons déterminer ce dont nous aurions besoin si nous voulions mettre en œuvre un programme de boisement axé sur le stockage du carbone ». Cela ne signifie pas que le projet est imminent, précise Doornbos. Cela montre simplement que le gouvernement du Canada veut être prêt si le besoin se fait sentir.

L’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone permettra de recueillir des informations de base en analysant le rôle que pourraient jouer les propriétaires fonciers et ce qui pourrait les motiver à participer. « Bien que le plus gros du boisement s’effectuerait sur des terres marginales, les terres hautement productives pourraient également être utilisables. C’est une des questions que nous devons aborder », explique Doornbos.

L’étude examine un grand nombre de facteurs tels que le nombre d’arbres qui ont été plantés sur des terres privées, ce qui pourrait convaincre les propriétaires fonciers et les agriculteurs à envisager la possibilité d’inclure le boisement dans leurs activités et quelles sont les essences ou mélanges d’essences qui sont les mieux adaptées pour chaque type de terres. Des études ont déjà été faites sur les plantations de peupliers hybrides mais d’autres essences, telles que les conifères, ont une valeur marchande plus élevée et doivent donc être envisagées.

« Le fait est que nous devons disposer d’une base d’informations solides, explique Doornbos. Nous devons d’abord recueillir toutes les données disponibles. Ensuite, nous analysons le status quo et prévoyons le scénario le plus probable en termes de boisement et de retombées au niveau du carbone. Puis nous discutons des options envisageables pour nous faire dépasser le scénario du status quo ». Le SCF possède une équipe spécialisée dans l’analyse du budget du carbone qui élabore les concepts de comptabilisation, la méthodologie que nous adoptons pour décider comment classifier le carbone forestier : en stockage ou en émission. Les informations recueillies par l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone permettront également de soutenir cette activité.

L’équipe chargée de l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone entame sa première année de travail qui devrait s’étaler sur trois ans. Les membres de l’équipe examinent les documents publiés dans plusieurs domaines –données économiques, performances des différentes essences et mécanismes de mise en œuvre – pour tous les scénarios possibles. Ils s’occupent également de la collecte de données. Les différentes théories et hypothèses peuvent être testées sur les sites pilotes et des groupes de discussion peuvent également être mis sur pied. Des entreprises telles que Alberta-Pacific Forest Industries, d’ores et déjà intéressée par le boisement des terres privées, pourront aussi faire part de leurs idées.

« Je pense qu’il est de l’intérêt des propriétaires fonciers de rester attentifs à ce qui se passe dans le domaine du stockage du carbone, continue Doornbos. Si nous décidons un jour que le boisement est la solution à adopter pour compenser nos émissions de gaz à effet de serre, nous devons tous être prêts à agir. »

Doornbos précise qu’il a d’ores et déjà constaté un fort intérêt de la part du secteur privé à l’égard du boisement, que ce soit pour des raisons écologiques –protection de l’habitat et autres – ou économiques.

Pour de plus amples informations, contactez John Doornbos au (780) 435-7318.




Mise à jour: 2004-05-27 Avis importants
Puits de carbone
Le carbone est l'élément clé de toute forme de vie sur la terre. Il est aussi essentiel à la santé des sols. Au cours de l'histoire, de grandes quantités de carbone ont été libérées dans l'atmosphère par la transformation des prairies et des forêts en régions agricoles et en pâturage ainsi que par les pratiques agricoles non durables. Ces facteurs, en plus d'autres sources d'augmentation du carbone atmosphérique, ont été liés au réchauffement de la planète. Par contre, il y a moyen d'inverser le processus de libération du carbone contenu dans le sol; des décennies de recherches scientifiques ont prouvé que les sols peuvent reprendre le carbone perdu en absorbant ou en « séquestrant » le carbone de l'atmosphère. Cependant, la capacité des sols à agir en tant que « puits » dépend de leur saine exploitation.

Les émissions de dioxyde de carbone provenant des sols agricoles diminuent depuis de nombreuses années et on s'attend à ce que les sources nettes de carbone atmosphérique deviennent des puits nets d'ici à quelques années. Ce changement a été facilité par l'adoption de pratiques de gestion exemplaires, telles que les semis sans travail du sol, la réduction des terres en jachères, l'augmentation des cultures fourragères et l'exploitation réduite des terres agricoles marginales.

Fonctionnement
Par la photosynthèse, les plantes transforment le dioxyde de carbone (CO2) en carbone sous formes organiques.

A l'état naturel, les plantes déposent ce carbone dans le sol par leurs racines et leurs débris végétaux. Toutefois, lorsque la majeure partie de la biomasse des cultures est récoltée et emportée, il devient impossible de renvoyer la matière organique dans le sol. La situation est aggravée par les travaux aratoires excessifs et inutiles, qui désintègrent le carbone organique contenu dans le sol et qui libèrent du CO2. Le résultat net de ces pratiques est la déplétion du carbone contenu dans le sol ou un « déficit de carbone ».


Création de puits
Certaines pratiques agricoles peuvent réduire la perte de carbone dans le sol et augmenter la quantité de carbone emmagasiné à long terme. Ces pratiques peuvent varier selon le type de sol et de climat, et elles comprennent :

la diminution des jachères;
la pratique du semis direct, qui diminue la perturbation du sol et la libération de CO2;
l'utilisation de légumineuses et/ou de graminées dans la rotation des cultures;
la conversion de terres agricoles marginales en zones de graminées vivaces ou d'arbres;
l'utilisation de la méthode de pâturage en rotation et le pâturage de haute intensité et de courte durée;
la plantation d'arbustes et d'arbres comme brise-vent;
la restauration des terres humides.
Bon nombre de ces pratiques de gestion des terres contribuent à améliorer la qualité des sols, la production de végétaux, la conservation de l'eau, les habitats des espèces sauvages, ainsi qu'à protéger certaines espèces et à diminuer l'érosion, ce qui a pour effet d'accroître la diversité biologique. Ces pratiques peuvent aussi favoriser la rentabilité de l'exploitation agricole. Par exemple, un travail du sol minimum fait augmenter le rendement énergétique en diminuant l'utilisation de machinerie. Par la culture de variétés mieux adaptées et une meilleure utilisation des engrais, on peut accroître les récoltes et la quantité de carbone dans le sol.

Exactitude Scientifique
On préconise actuellement un moyen scientifiquement crédible et rentable de mesurer, de surveiller et de vérifier les changements du carbone dans le sol. En ce moment, des scientifiques du monde entier peuvent combiner des données sur le carbone du sol, le paysage et le climat afin de créer des modèles capables d'estimer les changements du carbone liés aux pratiques de gestion agricoles avec un degré raisonnable de précision.

Le saviez-vous?
Il est crucial d'améliorer la productivité et la durabilité des terres agricoles existantes afin de réduire le taux de défrichage des nouvelles terres, qui entraîne l'émission d'une grande quantité de CO2 dans l'atmosphère.

Documents connexes :
Les puits de carbone des sols : reconstitution des quantités de carbone
Résumé : De grandes quantités de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère par la conversion des prairies et des forêts en terres agricoles et par des pratiques d'exploitation non durables. Ces augmentations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère sont liées au réchauffement planétaire. Ce document explique comment inverser le processus de libération du carbone dans le sol grâce à la séquestration du carbone, les sols peuvent ainsi récupérer le carbone perdu en absorbant le CO2. Ce rapport décrit ce processus, précise quelles pratiques agricoles peuvent réduire la perte du carbone dans le sol, présente d'autres avantages environnementaux et économiques, et précise les progrès réalisés par les scientifiques pour parfaire leurs méthodes de mesure, de contrôle et de vérification des variations des quantités de carbone dans le sol.

La mesure des réserves de carbone contenues dans le sol
Résumé : Afin d'améliorer la qualité des sols et de reconstituer leur matière organique, de nombreux agriculteurs de l'Ouest canadien ont adopté des pratiques agricoles sans travail du sol. Un groupe de ces agriculteurs, en collaboration avec une équipe de scientifiques canadiens du gouvernement et du milieu universitaire, a entrepris un projet pilote faisant appel à un système de quantification et de vérification des variations des réserves de carbone dans le sol en raison de l'adoption de telles pratiques agricoles. La Saskatchewan qui participe à ce projet pilote compte 20 millions d'hectares de terres agricoles, soit la moitié des terres agricoles du Canada. Ce document décrit le fonctionnement de ce système et explique comment il contribue au développement durable de l'agriculture.

Les puits de carbone des sols agricoles et le Protocole de Kyoto : une occasion à saisir pour le bien de l'environnement
Résumé : L'utilisation de puits de carbone encourage l'adoption de pratiques culturales plus productives dans le respect de l'environnement. Les pratiques favorisant la séquestration du carbone peuvent contribuer à la résolution de nombreux problèmes environnementaux. En plus de décrire les avantages de la séquestration du carbone et de décrire comment les agriculteurs peuvent améliorer les puits de sol, ce document insiste sur l'importance d'inclure les puits de sol au Protocole de Kyoto. Actuellement, les émissions agricoles de dioxyde de carbone, d'oxyde nitreux et de méthane sont prises en compte dans le Protocole de Kyoto, mais pas la séquestration de carbone. Plus tôt on reconnaîtra la question des sols agricoles pour l'inclure au Protocole de Kyoto, plus les agriculteurs seront motivés à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère.


Surveillance de la végétation du Canada à l'aide de satellites
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But :
Établir et faire la démonstration des procédures de surveillance des changements saisonniers et de l'absorption de carbone par les végétaux sur tout le territoire canadien.

Problématique :
La végétation influe considérablement sur les systèmes atmosphériques régionaux, ainsi que sur le climat. En contrepartie, le climat a des répercussions sur la végétation par l'entremise de régimes de précipitations et d'énergie. La végétation nordique peut être un important puit de carbone. En raison des variations saisonnières rapides (dans certaines régions, la période de croissance est inférieure à huit semaines) et de l'ampleur du territoire canadien, la technologie des satellites est la seule façon pratique de suivre l'évolution de la végétation dans tout le pays, une activité très importante sur le plan économique.

Des satellites lancés par d'autres pays collectent ces données et les transmettent à des stations de réception au sol. Un système informatique traite les données et choisit les segments d'images sans nuages afin de produire des images mosaïques de l'ensemble du pays. Ces dernières sont par la suite traitées à nouveau pour enlever le bruit résiduel et ainsi faire ressortir l'information sur la végétation. Des algorithmes spécialisés convertissent les mesures satellitaires en variables décrivant l'état de la végétation durant la période d'observation. Ce processus de contrôle se poursuit pendant toute la saison de croissance, fournissant ainsi un tableau complet du développement des différents types de végétation.


État d'avancement des travaux :
Un système de contrôle avancé, conçu et mis sur pied par une équipe formée de partenaires du gouvernement et de l'industrie, traite quotidiennement les données satellitaires sur l'ensemble du Canada et génère des images sans nuages tous les 10 jours. Depuis le début de la saison de croissance de 1993, le personnel du Centre manitobain de télédétection, en vertu d'une entente avec RNCan, s'occupe du fonctionnement du système susmentionné; les données traitées proviennent des stations au sol de Prince Albert (Saskatchewan) et de Halifax (Nouvelle-Écosse). On a conçu un modèle de l'écosystème de la végétation afin de fournir des données précises sur la croissance annuelle de la végétation des terres labourables, des prairies herbagères et des forêts. Grâce à cette méthode, qui combine les images de télédétection aux données météorologiques quotidiennes, il est possible de fournir des données spatiales et temporelles sur la croissance de la végétation et l'absorption de carbone. Elle permet aussi d'étudier les répercussions des changements climatiques à l'échelle du globe, causées par l'augmentation de la concentration des gaz à effets de serre et d'estimer les variations sur une base annuelle. Statistique Canada utilise ces résultats pour surveiller la croissance des cultures dans le centre du Canada. RNCan (le Service canadien des forêts) évalue ces résultats pour les utiliser comme indicateurs de développement durable. RNCan mène aussi des études connexes sur l'utilisation des images satellitaires pour détecter et faire la surveillance des incendies de forêt, ainsi que pour évaluer les dégâts qu'ils causent.

Contacter:
Josef Cihlar
Centre canadien de télédétection
Géomatique Canada
Téléphone : (613) 947-1265
Télécopieur : (613) 947-1404
Courrier élec. : cihlar@nrcan.gc.ca

Posted by Team_4_3 at 11:03 AM | Comments (0)

t1: Tout savoir sur l' "O.V.A.M."

Assainissement des sols en flandre (réglementation)

http://www.notaire.be/info/acheter/4181_l_ovam.htm

Objectif

Le Conseil Flamand et le Gouvernement Flamand ont approuvé, en février 1995, le Décret relatif à l'assainissement des sols. Ce décret avait été basé sur l'avant-projet formulé par la Commission Interuniversitaire afin de réviser le droit de l'environnement dans la région Flamande. C'est après la publication au Moniteur du 29 avril 1995, que les principales dispositions sont entrées en vigueur le 29 octobre 1995.

Cinq lignes de force se distinguent dans ce décret:

le registre des sols pollués;

la distinction entre pollution historique et récente-,

la distinction entre les pollueurs proprement dits et ceux qui en portent la responsabilité,

la procédure d'assainissement des sols;

les règlements lors de la cession de terrains.

La "Openbare Afvalstoffenmaatschappij voor het Vlaamse Gewest" (OVAM) (Société publique des Déchets pour la Région flamande) joue un rôle capital dans la gestion de l'assainissement des sols et le traitement des sols pollués.

Posted by Team_4_1 at 10:56 AM | Comments (0)

pourt2: Lutte biologique qui tourne mal

Trois articles concernant les effets indirects de la lutte biologique, dont deux de Louda à partir d'un autre cas (Rhinocyllus conicus) de lutte biologique qui pose des problèmes.

SVATˇ A M. LOUDA, "Population Growth of Rhinocyllus conicus (Coleoptera:
Curculionidae) on Two Species of Native Thistles in Prairie", Environ. Entomol. 27(4): 834–841 (1998) Download file

S. M. LOUDA, "Rhinocyllus conicus - Insights to Improve Predictability and
Minimize Risk of Biological Control of Weeds", Proceedings of the X International Symposium on Biological Control of Weeds 4-14 July 1999, Montana State University, Bozeman, Montana, USA Neal R. Spencer [ed.]. pp. 187-193 (2000) Download file

R. L. KLUGE, "The Future of Biological Control of Weeds with Insects: No More ‘Paranoia’, No More ‘Honeymoon’", Proceedings of the X International Symposium on Biological Control of Weeds 4-14 July 1999, Montana State University, Bozeman, Montana, USA Neal R. Spencer [ed.]. pp. 459-467 (2000) Download file

Posted by Sébastien Denys at 10:11 AM | Comments (0)

pourt2: Un coléoptère qui règne sans partage

Un coléoptère qui règne sans partage, CHRISTOPHE SCHOUNE

Biodiversité | La coccinelle asiatique menace les espèces indigènes

Jeudi 28 octobre 2004 • Le Soir

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Posted by Sébastien Denys at 10:05 AM | Comments (0)

mars 08, 2005

pourt1: une mine d'Or

Un article de Nature qui annonce un nouvel eldorado : "Harvesting a crop of gold in plants"

Christopher W. N. Anderson*, Robert R. Brooks*, Robert B. Stewart*, Robyn Simcock†

Harvesting a crop of gold in plants Download file


NATURE | VOL 395 | 8 OCTOBER 1998 | www.nature.com

Posted by Sébastien Denys at 06:57 PM | Comments (0)

pourt6: opposants aux nanotech

Plusieurs initiatives de la société civile et des manifestations en Angleterre et en France. Grenoble est un centre important de développement des nanotechnologies et a vu l'émergence d'un groupe d'opposants, l'association Pièces et Main d'Oeuvre (http://pmo.erreur404.org/) qui édite épisodiquement la revue "Aujourd'hui le nanomonde".

Invitation à la conférence:"European Seminar on Nanotechnology and Converging Technologies" organisée par ETC et le GVPE
Sur: http://64.233.183.104/search?q=cache:Kp3kivgUNtMJ:www.etcgroup.org/article.asp%3Fnewsid%3D390+atomtechnology&hl=fr

Actions:

US

Protests in Berkely (california) against the opening of :"The molecular foundry"
see http://www.dailycal.org/article.php?id=13950

UK

Action against Nanotechnology/Convergence Technologies at the Royal Armouries in Leeds http://www.indymedia.org.uk/en/2004/11/301222.html
Angels Against Nanotech http://www.angelsagainstnanotech.blogspot.com/
http://www.indymedia.org.uk/en/2004/12/302576.html
T.H.O.N.G http://www.chicagothong.org/nanocommerce.php?photo=061
Leeds Earth First: http://www.leedsef.org.uk/atomtech.htm

France: occupation du chantier Minatec:

http://www.indymedia.org.uk/en/2004/12/302728.html
Le tract diffusé lors de l'action par les manifestant-e-s est lisible à
http://www.indygrr.ouvaton.org/index.php?page=article&filtre=1&numpageA=1&id=177
Des photos de la grue occupée ont été publiées à :
http://nantes.indymedia.org/article.php3?id_article=4489
http://nantes.indymedia.org/article.php3?id_article=4495

Posted by Sébastien Denys at 05:19 PM | Comments (0)

pourt6: Les apôtres du nanomonde

Un article dans le Hors série de La Recherche N°14-janvier-mars 2004
A la fin quelques liens vers certains acteurs dont le lien vers un article de J.-P. Dupuy, que je vous recommande ...

Sébastien

LES APOTRES DU NANOMONDEDownload file
Des laboratoires aux rapports gouvernementaux, la nanothéologie gagne du terrain

Bernadette Bensaude-Vincent, historienne et philosophe des sciences, est professeur à Paris-X. bernadette.bensaude-vincent@u-parislO.fr


Chapô:

En 1959, le physicien Richard Feynman prophétise : il sera un jour possible de stocker toute l'information contenue dans la Bibliothèque du Congrès américain sur une tête d'épingle, en déplaçant les atomes un à un. Trente ans plus tard, le rêve prend forme : des chercheurs parviennent à voir et manipuler les atomes individuellement. Mais, depuis peu, certains spécialistes s'inquiètent : cette science du nanomonde ne devient-elle pas un « dangereux substitut de Dieu » ?

Posted by Sébastien Denys at 04:31 PM | Comments (0)

pourt1: phtyto-chanvre

Ci-joint un article issu d'une revue pro-chanvre qui aborde un projet d'essai de phytoremédiation en Belgique par l'association Sorghal.

"Chanvre admis"
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- Chapô:
En Belgique, des champs de chanvre industriel ont été cultivés avec le soutien de la Région Wallonne et du Ministère de l'Emploi et du Travail. D'incorrigibles fumeurs ont bien tenté d'y faire la fête au pétard, mais l'herbe ne contenait pas de THC...


- Passage concerné:

PLUS d'un tour dans le sac
Toutes ces expérimentations n'ont donc pas débouché sur l'adoption du chanvre industriel en Belgique. Mais Sorghal n'a pas abandonné la plante pour autant. Elle lance en effet un nouveau projet dont le dossier devra être déposé à la Région Wallonne, en vue d'obtenir les subsides nécessaires.
Le sujet de cette nouvelle étude concerne le chanvre et le mischantus dans la phyto remédiation (réhabilitation de sols contaminés grâce à des plantes). Ces deux végétaux ont été choisis parce qu'ils ne sont pas de grands accumulateurs de pollution, mais en absorbent une certaine quantité, tout en restant exploitables au niveau des fibres. « Les métaux lourds seraient spécifiquement accumulés dans la fraction farineuse des graines. La cellulose des tiges pourrait donc être utilisée pour la fabrication de pâte à papier. L'huile de la graine seraitégalement propre et utilisable pour la production de peintures. Les métaux pourraient ensuite être extraits par lessivage de la fraction farineuse par des solutions hydrochlorées ou autres. (*) » En résumé, le chanvre et le mischantus seraient capables de nettoyer lentement un terrain, sans poser de problème de traitement pour leur propre décontamination. Actuellement, la plante utilisée - le thalpsi - est hyper accumulatrice et demande ensuite un traitement coûteux pour éviter une remise de la pollution dans la nature. De plus, elle est incinérée. Même si l'opération est menée avec des filtrages adéquats, ce système de destruction génère de toute façon du CO2.

Posted by Sébastien Denys at 04:16 PM | Comments (0)

mars 07, 2005

pourt1: GMO for the Bioremediation of Organic and Inorganic Pollutants

WS Atkins Environment, Genetically Modified Organisms for the Bioremediation of Organic and Inorganic Pollutants, Final Report, March 2002

WS Atkins Environment, Genetically Modified Organisms for the Bioremediation of Organic and Inorganic Pollutants, Final Report, March 2002

http://www.defra.gov.uk/environment/gm/research/pdf/epg_1-5-142.pdf

PREFACE

This study was carried out under DEFRA’s Genetically Modified Organisms (GMO) Research Programme, which aims to underpin Government policy on the environmentally safe use of genetically modified organisms.
This report represents the findings of a desk study on the current and future uses of genetically modified organisms (GMOs) for the bioremediation of organic and inorganic pollutants, and an assessment of the risks of such uses to the environment and human health.

The report was compiled by Dr Colin Cartwright and Helen Folkard-Ward of WS Atkins Environment; Dr Ian Thompson, Dr Michelle Barclay and Prof Mark Bailey at the Centre for Ecology and Hydrology, Oxford; and Prof Andrew Smith from the Department of Plants Sciences, University of Oxford.

Posted by Sébastien Denys at 03:15 PM | Comments (0)

pourt3: "décotes pour les puits de carbone"

André Gabus, DES DÉCOTES POUR LES PUITS DE CARBONE: Une base pour alléger la contribution des forêts dans le calcul de la réduction des émissions et sortir le Protocole de Kyoto de l'enlisement ?

Sur :
http://homepage.sunrise.ch/mysunrise/agabus/eff'endi/carbon/sinkpdf.pdf

http://homepage.sunrise.ch/mysunrise/agabus/eff'endi/carbon/carbcorn.html

Posted by Sébastien Denys at 03:09 PM | Comments (0)

pour t4: Brochures des verts européen

- Maria Denil, Paul Lannoye, "La menace des pesticides. L'europe nous protège-t-elle ?", Dossier édité par la Groupe des Verts/ALE au PArlement Européen, avril 2004.
- Gunnar Lind, "The Only Planet Guide to the Secrets of Chemicals Policy in the EU - REACH - What Happened and Why?", april 2004

Maria Denil, Paul Lannoye, "La menace des pesticides. L'europe nous protège-t-elle ?", Dossier édité par la Groupe des Verts/ALE au PArlement Européen, avril 2004.

En ligne sur :
http://www.ulb.ac.be/sciences/lubies/pai/brochure_pesticides_déf.pdf

Gunnar Lind, "The Only Planet Guide to the Secrets of Chemicals Policy in the EU - REACH - What Happened and Why?", april 2004

Sur le site:
http://www.umweltbundesamt.at/umwelt/chemikalien/chemikalienpolitik/veroeffentlichungen/onlyplanetguide/

Partie 1: http://www.umweltbundesamt.at/fileadmin/site/umweltthemen/chemikalien/reach1sw.pdf
Partie 2:
http://www.umweltbundesamt.at/fileadmin/site/umweltthemen/chemikalien/reach2sw.pdf

Posted by Sébastien Denys at 02:54 PM | Comments (0)

mars 03, 2005

t2: plan de la controverse

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Posted by Team_4_2 at 05:50 PM | Comments (0)

t5: Document Word

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Juste un début... Document à compléter au cours des séances.

Posted by Team_4_5 at 03:26 PM | Comments (0)

t2:resume

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Posted by Team_4_2 at 12:06 PM | Comments (0)

t5: bilan de la 2ème séance de travail

- Peu de nouveaux article découverts, mais tous ont été lus.

- Répartition du travail en 4 parties

1) Reapparition des castors : Comment, pourquoi, comment? Quels sont les différents points de vue? @Emilie

2) Quels sont les conséquences ecologiques positives et/ou negatives des castors? @Guillaume

3) Quelles lois visent à la protection, à l'interdiction de réintroduction sauvage,... des castors? @David

4) Quelles actions ont été prises pour lutter contre ou tenter de préserver la réhabilitation des castors? @Cris


Articles ___________________________________________________________

Le castor d’Europe (Castor fiber L.) a fait depuis peu sa réapparition en différents
endroits de Wallonie, suite à des réintroductions clandestines regrettables.
Néanmoins, l’espèce étant protégée, nous devons donc dorénavant compter avec cet animal
qui fait de nouveau partie de la faune belge.
Il était en effet présent dans l’ensemble de l’Europe jusqu’à la fin du Moyen-Age,
époque à laquelle ses effectifs ont commencé à décroître, victimes de la chasse et de la
destruction de son habitat. Au 19è siècle, il avait totalement disparu de la plupart des pays
européens, excepté la France, l’Allemagne, la Finlande, la Norvège et quelques pays de l’Est.
Des réintroductions ont alors été menées par les autorités, ce qui a permis le retour du castor
dans d’autres régions de France, d’Allemagne, en Suède, en Suisse, aux Pays-Bas, au
Danemark, en Autriche, en Pologne et d’autres pays est-européens, et un programme de
réintroduction a récemment vu le jour en Ecosse.
En 1990, des castors, issus de populations réintroduites dans l’Eifel allemande,
passaient la frontière pour s’établir près des Hautes Fagnes. Vers 1998, des réintroductions
clandestines et peu réfléchies conduisaient à la présence du castor dans plusieurs bassins
versants wallons, où il s’est établi sur des rivières, ruisseaux et étangs.
L’ASBL Biernausaut a été chargée, par le Cabinet du Ministre wallon de l’Agriculture
et de la Ruralité, de la surveillance et de la gestion de ces populations, en collaboration avec
l’Administration.

5) D’un point de vue juridique
Le castor est une espèce protégée à plusieurs niveaux :
Au niveau européen, par
*la Convention de Berne du 19/09/1979 qui le défini comme espèce protégée
(annexe III)
*la directive européenne 92/43/CEE (faune-flore-habitat) qui le
définit comme espèce nécessitant une protection stricte (annexes II et IV)
ASBL Le Biernausaut année 2003
*le décret du Gouvernement régional wallon du 06/12/01, relatif à la
conservation des sites Natura 2000 ainsi que de la faune et de la flore sauvages,
qui transpose en droit régional wallon les dispositions de la Directive
européenne 92/43/CEE, et protège donc intégralement le castor d’Europe
(annexes IIa et IX)
Toute atteinte directe (sauf dérogation ministérielle) au castor ou à ses conditions de vie est
donc considéré comme une infraction et passible de poursuites judiciaires.
On ne peut donc pas le chasser, le détruire, ni porter atteinte à son habitat ou à ses
constructions.
Au niveau régional wallon, par
*le décret du Gouvernement régional wallon du 06/12/01, relatif à la
conservation des sites Natura 2000 ainsi que de la faune et de la flore sauvages,
qui transpose en droit régional wallon les dispositions de la Directive
européenne 92/43/CEE, et protège donc intégralement le castor d’Europe
(annexes IIa et IX)
Toute atteinte directe (sauf dérogation ministérielle) au castor ou à ses conditions de vie est
donc considéré comme une infraction et passible de poursuites judiciaires.
On ne peut donc pas le chasser, le détruire, ni porter atteinte à son habitat ou à ses
constructions.
6) Coordonnées
ASBL Biernausaut
Rue Léon Demars, 1
5575 Rienne
Tél. : 0477/280777 (D. Lempereur, Président)
e-mail : biernausaut@yahoo.fr
website: http://environnement.wallonie.be/biernausaut


Le castor, l’architecte des rivières, gagne la cité ardente !

Après plus d’un siècle d’absence, le castor européen est réapparu dans l’Ourthe en 1998 dans la région de Houffalize. Aujourd’hui, ses traces s’étendent jusqu’aux portes de Liège, à Esneux et à Tilff. Tout indique que la réintroduction se dirige vers le succès.

Sur notre site web, vous trouverez de nombreuses informations sur le castor et particulièrement sur son rôle écologique remarquable.

Avantages écologiques et économiques du castor
Les effets bénéfiques que les castors apportent dans un milieu naturel sont incroyablement importants et positifs. Aucun animal, à part l’homme, n’exerce un tel pouvoir de modifier l’environnement. D’une manière générale, le castor crée de nouveaux milieux de vie bénéfiques pour une multitude d’espèces. L'homme, par contre, ne peut pas toujours en dire autant... Rien qu’en Wallonie durant le siècle dernier, l’homme a fait disparaître 10% des espèces et de 40 à 50% des espèces sont en voie de disparition.

Le castor est un aménageur du territoire, un régulateur du régime des eaux, un technicien de l’entretien des berges et un garant de la biodiversité. Plusieurs études scientifiques, en Europe et en Amérique notamment, ont démontré différents effets sur le milieu. Les bénéfices sont très importants et d’actualité.

Protection contre les inondations
Dans les sites naturels, les barrages créés par les castors régulent l’eau par de multiples digues. Leur efficacité est bien réelle. Ces ouvrages protègent véritablement les intérêts humains. L'Agence Européenne pour l'Environnement prévoit une augmentation des précipitations dans le Nord de l'Europe en raison du réchauffement planétaire. Ce phénomène, couplé à la disparition des haies dans les zones agricoles, l'augmentation des surfaces bétonnées et des toits, la rectification et la canalisation des cours d'eau, le drainage des forêts, etc va augmenter et accélérer le ruissellement. Des inondations plus fréquentes, plus fortes, plus coûteuses, nous sont d'ores et déjà promises si nous ne restaurons pas écologiquement nos bassins versants avec la contribution du laborieux castor. Dans certains pays - par exemple au Canada, aux Etats-Unis en ex-Union soviétique -, on fait tout pour réintroduire des castors, pour qu’ils réalisent leur "gestion" hydraulique si utile.

Protection contre la sécheresse
Placés au bon endroit, les castors peuvent très efficacement contribuer à la prospérité d’une région. On l’a vu particulièrement lors d’une période de sécheresse qui transforma l’Est de l’état de New York en un bassin poussiéreux. Très exactement au milieu de la région asséchée, Bear Mountain Park resta vert parce que l’eau avait été retenue par les castors. Par la régulation des petits cours d’eau, l’eau est retenue comme dans une éponge, ce qui a pour effet d’atténuer aussi bien les sécheresses que les inondations. L’affouillement du sol est évité et le niveau des nappes phréatiques monte.

Infiltration des eaux renforcée
Plutôt que laisser l’eau s’écouler toujours plus loin et plus vite, les barrages et autres ouvrages tamponnent les écoulements et favorisent l’infiltration des eaux naturellement. La Belgique exploite 73% du volume de ses nappes phréatiques. Un triste record mondial qui ne s'inscrit pas dans le développement durable. Les barrages de castors alimentent nos nappes et notre eau ... au robinet.

Création de nouveaux pâturages
Dans les plus grands systèmes naturels, les matières s’accumulant au fil des années derrière les barrages finissent par remplir le bassin. Petit à petit, de nouvelles prairies se créent sur les clairières ouvertes par les castors et les étangs comblés. Ces pâturages sont nécessaires tant pour les grands herbivores des plaines que pour notre bétail.
Des analyses du sol ont montré que des milliers d’hectares de sol cultivés fertiles sont d’anciens territoires de castors. (Par exemple: une grande partie de Montréal est bâtie sur un ancien territoire de castor).

Frai des poissons et des batraciens favorisé
Les bassins d’accumulation créés par les aménagements des castors sont autant de zones calmes où des herbiers aquatiques se recréent. Une aubaine pour la reproduction des poissons et des batraciens. Les truites y trouvent leur compte et les pêcheurs aussi.

Protection contre l’érosion
En ralentissant le cours des eaux, les castors évitent les grandes crues qui emportent tout sur leur passage. La protection des terres cultivées, comme des zones urbaines en aval, est renforcée.

Entretien des berges, protection des cultures et des constructions
Le problème majeur de l’érosion des berges de nos rivières provient de la présence de grands arbres au bord même de la rive. Minés sous leurs racines par l’eau, leur masse les fait basculer prématurément dans les flots, arrachant des zones considérables de rive d’un coup. Les castors coupent ces gros troncs. Sans mourir, les souches de la plupart des espèces concernées font ensuite des rejets que les animaux peuvent consommer. L’arbre se transforme en buisson dont les racines renforcent les berges. Ces buissons ralentissent aussi l’eau en cas de crue. Ce travail, chaque forestier doit le faire. Les castors l’aide.

En Wallonie aussi …
Dans notre pays, l’absence de grands espaces relativise bien sûr certains effets. Mais peu en vérité. Seule la création de grands pâturages n’existe pas. Par contre, protection contre crues et sécheresses se vérifie. Il y a encore peu de castors chez nous mais leur effet est déjà bénéfique.

Et les dégâts ?
Les castors ne font en réalité que peu de dégât. Seuls les vergers peuvent souffrir de la présence d’un individu trop proche. Des moyens de protection et de dédommagement existent. Les gros arbres coupés, spectaculaires, ne se rencontrent que sur de nouveaux territoires à aménager. Une fois installés, les castors passent généralement inaperçus.
Dans les cultures, le castor s’approvisionne parfois mais en quantités infimes. Son coût économique est insignifiant et des dédommagements existent. En aucun cas l’espèce ne causera des problèmes réels.

Jean de la Fontaine a écrit une fable sur le castor. Vous la trouverez sur notre site.

Liens :

- LE RETOUR DES CASTORS
http://mrw.wallonie.be/dgrne/education/eau/actualites/castor/
- Opération " Castors "
http://www.rangers.be/fr/action/dechets/opcastors.htmt

Posted by Team_4_5 at 12:05 PM | Comments (0)

t2: 2eme recherche

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Posted by Team_4_2 at 12:05 PM | Comments (0)

t1 : Toxicité EDTA

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/physique/chim/FDS/FDS03.htm#acetet02

E.D.T.A. : Dangers et Secours

1. Identification des dangers

Nocif en cas d'ingestion.

2. Informations toxicologiques

Toxicité aigue : DL50 ( voie orale , rat ) = 2000 mg/kg

Autres informations toxicologiques :

En cas d'ingestion : faiblement nocif ; absorption lente. troubles de l'équilibre électrolytique. D'autres propriétés dangereuses ne peuvent être exclues.
Autres données : Manipuler ce produit en prenant les précautions d'usage pour un produit chimique.

Posted by Team_4_1 at 12:01 PM | Comments (1)

t6: plan du travail

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(intro, definitions, risques et applications)

http://www.euractiv.com/Article?tcmuri=tcm:28-120341-16&type=LinksDossier

(legislation et activistes etc)

http://www.ac-creteil.fr/svt/Big_mag/Societe/Nanorisques/c.htm

(nanorisques)

Posted by Team_4_6 at 12:01 PM | Comments (0)

t1 : Les biotechnologies végétales

Les biotechnologies végétales :
La main verte pour diagnostiquer et assainir les eaux usées, les sites et sols contaminés

http://www.bordeaux.inra.fr/actualites/Coll.%20BiotechnoVegetale.html


La thématique des sites et sols pollués (identification, réhabilitation) est depuis les années 1970 un domaine d’activité en pleine croissance. Elle évolue vers une plus grande technicité, une connaissance approfondie des mécanismes de pollution et une maîtrise des technologies d’investigation et de réhabilitation. Des progrès sont notables pour optimiser sur le plan environnemental et technico-économique ces situations de pollution. L’inventaire du Ministère de l’Environnement reconnaît environ 900 sites pollués en France, mais on estime entre 200 000 à 300 000 le nombre de sites, ayant supporté une activité industrielle, qui peuvent potentiellement présenter une pollution des sols. Les enjeux environnementaux (pollutions des aquifères, immobilisation des terrains, risques sanitaires) et financiers (coûts des réhabilitations) sont énormes, notamment lorsqu’ils sont comptabilisés à l’échelle de l’Europe.

La dépollution des sites pollués met en œuvre des opérations et procédures multiples et complexes. Les maîtres d’ouvrage sont confrontés au difficile choix des techniques de traitement des eaux et des sols, de la fiabilité des procédés de traitement et de leur performance économiques.

Plusieurs processus naturels liés à la croissance des végétaux peuvent aider à nettoyer des composés organiques, des métaux et même des radioéléments qui contaminent des sites et des eaux. Les biotechnologies végétales qui en découlent sont englobées sous le nom générique de phytoremédiation. Elles sont un choix de plus en plus fréquent dans le monde lorsqu’il s’agit de rechercher des méthodes efficaces, peu coûteuses, générant peu de déchets et respectueuses de l’environnement pour assainir et restaurer des sites pollués.


Parmi les biotechnologies végétales (phytoremédiation), on distingue notamment :
la phytoextraction
la phytostabilisation
la phytodégradation
la phytovolatilisation

La phytoextraction : Certaines plantes, dites hyper-accumulatrices, ont acquis une capacité naturelle à accumuler des composés potentiellement toxiques dans leurs tissus pendant leur croissance. Les métallophytes sont capables d'accumuler par exemple de grandes quantité de métaux dans leurs tissus (>1% de la masse de matière sèche). Elles peuvent être utilisées comme des pompes, fonctionnant à l’énergie solaire, pour extraire et concentrer ces composés sous une forme plus facile à disposer.

De nombreux éléments inorganiques, métaux ou non-métaux, sont absorbés et accumulés par des plantes métallophytes. L’arsenic, le plomb, le cadmium, le chrome, le cuivre, l’uranium, le strontium, le césium, le cobalt, le nickel, le zinc, etc. peuvent être sélectivement absorbés par des plantes. Par exemple, le Thalaspi caerulescens accumule le zinc de sols fortement pollués par ce métal, mais il est capable d'accumuler le plomb et le cadmium des sols pauvres en zinc.

Il faut ensuite récolter les plantes et de les traiter pour éliminer ou recycler le contaminant. Des composés comme les métaux peuvent être récupérés en incinérant la biomasse à haute température — la thermolyse — et recyclés. Une co-génération d’énergie est envisagée dans certains cas comme l’utilisation de taillis d’arbres. En France, des essais de phytoextraction sont conduits sur sites par exemple dans des terres contaminées par retombées atmosphériques, près d’Auby, dans la région Nord-Pas-de-Calais en collaboration avec E.D.A., les Universités de. Lille I et Lille II, et APINOR. La phytoextraction fonctionne au mieux lorsque les contaminants sont localisées dans les 70 premiers cm de terre qui sont explorés par les racines. Mais d’autres biotechnologies sont développées pour traiter les eaux, en particulier des nappes, qui sont plus profondes.


La phytostabilisation : la rhizofiltration qui consiste à développer une biomasse végétale sur les eaux contaminées ou usées peut être beaucoup moins chère que les méthodes traditionnelles de filtration ou même d’autres biotechnologies utilisant des fermenteurs avec des micro-organismes.

Dans le cas des sites d’entreposage de déchets miniers (métaux, charbon, etc…), il est classique maintenant d’installer des zones humides avec des végétaux permettant de traiter les effluents d’écoulement

Les espèces végétales qui sont étudiées sont des espèces cultivées comme les moutardes, la luzerne, le tabac, les tomates, les tournesols ou des plantes métallophytes comme Thalaspi carulescens. Environ 400 plantes sont classées comme hyper-accumulatrices Des arbres comme les saules et les peupliers sont aussi de bons ouvriers pour l’assainissement.

Pour les sites très pollués où les végétaux ne peuvent pas directement s’installer, l’apport d’amendements organiques et minéraux aide à changer la forme chimique des contaminants dans les sols et à diminuer la phytotoxicité. Il s’agit des techniques d’inactivation, pratiquées sur le site ou une zone de traitement. Des plantes peuvent ensuite être installées en complément. Il peut s’agir de plantes relativement tolérantes, n’accumulant pas les contaminants dans les parties susceptibles d’être consommées par des animaux, ou bien de plantes métallophytes. Dans le premier cas, la phytostabilisation du site permet une diminution des voies d’exposition et de dispersion, en limitant l’érosion éolienne, le transfert dans les eaux, etc. L’inactivation des contaminants, les intrants d’éléments par la biomasse et l’abri du couvert végétal pionnier favorisent la reconquête rapide du milieu par d’autres espèces végétales volontaires et l’installation d’animaux. Il en résulte une nouvelle biodiversité des espèces à même de favoriser la renaissance d’écosystèmes. Des exemples de phytostabilisation de sols pollués par des métaux sont menés en France, à l’INRA du Centre Bordeaux-Aquitaine (ER BGETA), avec la collaboration de chercheurs en Belgique (Limburg Universitair Centrum), au Pays-Bas (Vrije Universiteit Amsterdam) et au Portugal (Université UTAD Villa Real) depuis le 4ème programme européen Environnement et Climat en 1995. Des essais existent aussi en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, et en Europe de l’Est. Ces essais ont montré la persistance des biotechnologies mises en œuvres et l’assainissement des sites. Dans le second cas, on cumule la fixation (bio)géochimique des contaminants dans la terre et la décontamination de la fraction résiduelle encore accessible, ce qui peut accélérer la décontamination ou la restauration du site .


La phytodégradation : Il s’agit de contribuer à la dégradation de composés organiques (ex : hydrocarbures, pesticides) en composés plus simples par des cultures de plantes appropriées. La présence de ces plantes a deux actions possibles: favoriser la présence et l'activité dépolluantes de micro-organismes associés à leurs racines ou dégrader directement dans leurs cellules les composés polluants. Il est possible de sélectionner les microorganismes associés dans ces biotechnologies végétales, afin de renforcer l’efficacité des traitements ou d’accélérer les processus. La plante apporte l’énergie via des composés organiques libérés par ses racines et sa biomasse, ou sert d’hôte aux microorganismes. Les micro-organismes peuvent aider les végétaux à s’établir dans un milieu pauvre en nutriments. De nombreuses plantes sont capables d’utiliser et de détruire des molécules organiques pendant leurs croissances : des organochlorés, d’autres pesticides, des molécules entrant dans la composition d’explosifs, des PCB (diphényl polychlorés), des TCEs (trichloréthylène), des HAPs (hydrocarbures polyaromatiques) et d’autres résidus pétroliers.


La phytovolatilisation : Des plantes ont naturellement l’aptitude d’absorber des contaminants. Puis, lors du métabolisme, les contaminants ou leurs dérivés sont associés dans des composés volatiles qui sont libérés in fine dans l’atmosphère. Un exemple est le traitement des sites contaminés en Sélénium (Se). Par transgénèse, des gènes d’autres organismes, en particulier de micro-organismes ont été transférés à des végétaux pour leur permettre de rendre volatils des contaminants (exemple : peupliers transformés volatilisant le mercure de sites contaminés).

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Des avantages prouvés :

L’avantage des biotechnologies végétales est de pouvoir traiter de grandes surfaces ou de grands volumes, à très faible coûts, sans générer de nouvelles fortes perturbations du milieu. Un point très important est que les qualités biologiques du sol sont préservées en vue de ses usages ultérieurs.

La plupart des traitements peuvent être réalisés sur site, évitant le transport de matériaux pollués. Les temps de traitements dépendent de la contamination des milieux à assainir. Les pas de temps vont de quelques années à quelques dizaines d’années selon les cas. Les temps de phytoextraction peuvent être diminués en améliorant les capacités des espèces végétales et leurs conditions d’exposition aux contaminants (modification du milieu pour une plus forte absorption par le végétal).

Les plantes démontrent de plus en plus leur utilité pour restaurer les sols faiblement ou modérément contaminés.


Les biotechnologies végétales sont également utiles sur d’autres aspects :

- prévenir de la contamination des milieux
- décider quels sites, où quelles zones sur un site, sont les plus à risque et doivent être assainis en priorité;
- quantifier l’efficacité des traitements d’assainissement,
- exercer une biosurveillance des risques résiduels et de la persistance des traitements

De nombreux travaux de recherche sont en cours pour :


- découvrir de nouvelles possibilités de traitement ;
- comprendre les mécanismes mis en jeu dans les plantes et les milieux ;
- améliorer les espèces végétales et les associations avec les microorganismes ; capacités de tolérance et d'accumulation, systèmes de reproduction, flux de gènes entre populations.
- sélectionner les espèces en fonction des contaminants et des conditions climatiques ;
- optimiser les procédés de traitements selon la typologie des sites;
- comparer les biotechnologies végétales avec les autres techniques notamment les physico-chimiques
- faire la preuve de la persistance des opérations d’assainissement par les biotechnologies végétales.

Un aspect très important est de trouver ou de mettre en œuvre les végétaux adaptés à chaque site et à l’objectif d’assainissement. L’adaptation aux conditions climatiques est aussi une des clés. La nature est à ce point bien faite que rares sont les endroits où une végétation plus ou moins variée ne se développe pas. Une flore spontanée et tolérante s’installe presque toujours sur des sites miniers, des friches industrielles et des terrains contaminés tant par des hydrocarbures que par des métaux.

Le développement des opérations de dépollution reste sous la dépendance de l’action réglementaire, récente dans ce domaine, et des moyens financiers faibles que les entreprises sont prêtes à consacrer à cet " investissement non productif ", mais essentiel à la Santé Publique et à la gestion des espaces naturels et urbains.

On estime entre 50€ et 100€ par tonne traitée, l’abaissement des coûts de traitements générés par la phytoremédiation par rapport aux autres techniques les plus performantes (sur le plan économique et technique)


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Exemples d’application :
Décontamination du plomb dans les sols urbains
Décontamination des sols contaminés par des radioéléments (Tchernobyl)

Décontamination d’eaux et sols contaminés en uranium

Traitements des déchets de mines, stabilisation des déchets, décontamination des eaux des sites de stockage de déchets de l’industrie des métaux (ex : INCO Sudburry)

Traitement de sites contaminés en métaux non-ferreux : Lommel-Maatheide (Belgique), Jales (Portugal, INRA Centre Bordeaux Aquitaine), Northampton, Cornwall, St Helens (GB)

Traitement de sites contaminés par des apports de boues : INRA Centre Bordeaux Aquitaine (France)

Traitement de sol contaminés en As par des fougères

Décontamination de sols et d’eau contaminés en Sélénium (San Joaquim Valley)


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COST 837

25,26,27 avril 2002 à Bordeaux
Colloque
"Evaluation du risque et gestion durable du sol à l'aide des plantes dans les sols contaminés en éléments traces"


COST est l’acronyme de Co-operation in the field of Scientific and Technical research.

Ce système de réseau intergouvernemental à l’échelle européenne date de 1971. Il permet de coordonner et d’aider la circulation du savoir à l’échelle européenne (voir les sites web du COST et du COST 837). Le but des réseaux COST est d’assurer une position forte de l’Europe dans le domaine de la recherche, tout en assurant une intégration entre les différents pays européens.

L’Action COST 837 est axée sur les biotechnologies végétales pour décontaminer les eaux usées et les sites contaminés par des composés organiques et des métaux. Le colloque de Bordeaux en avril 2002 est le 4ème Workshop Européen de l’Action COST 837 Working Group 2 (Groupe de travail n°2 sur les métaux) après Lausanne (1999), Parme (2000) et Madrid (2001). Le thème majeur retenu cette année pour ce colloque est " Evaluation du risque et gestion durable du sol à l’aide des plantes dans les sols contaminés en éléments traces. ". Il est organisé par l’INRA Aquitaine avec le soutien de la Région Aquitaine, de l’INRA (Département Environnement & Agronomie, Groupe Ecotoxicologie, de la Commission des Communautés Européennes (COST Action 837), et de l’ADEME. Quatre sessions (Biodisponibilité, Evaluation du risque, Gestion durable du sol, Risques d’utilisation des OGM) réuniront des scientifiques et des partenaires institutionnels. Une table ronde tenue à l’Hotel du Conseil Régional d’Aquitaine permettra un débat entre Chercheurs, Décideurs, et Acteurs dans les entreprises de l’ " Acceptabilité sociale et politique et de l’appropriation des biotechnologies de phytoremédiation "

Objectifs du colloque :

- Offrir un forum européen de synthèses, de communications orales et de présentations d’affiches, et de discussion sur les nouvelles biotechnologies de l'environnement associant les plantes et les micro-organismes (phytoremédiation) qui permettent de comprendre, d'évaluer et d'assainir les risques liés à la contamination des sols en éléments traces (métaux et non-métaux)).
- Permettre la diffusion de résultats acquis dans des projets nationaux, européens, avec l'industrie et des organismes institutionnels.

- Partager et comparer les expériences et les résultats obtenus par les scientifiques sur des sites contaminés. Discuter leur faisabilité, leur déclinaisons dans le contexte régional : le cas de la Région Aquitaine.
- Identifier, avec les partenaires, les principaux sujets devant être étudiés dans l'avenir soit pour répondre à l'évaluation quantitative des risques, soit élaborer des méthodes d'assainissement, soit disposer de méthodes de biosurveillance des sites.

- Offrir la possibilité de nombreux contacts entre les participants (notamment en vue du 6ème PCRD de l’Union Européenne), stimuler de nouvelles collaborations, former de jeunes chercheurs. Permettre aux étudiants et jeunes chercheurs de l’Aquitaine de s’informer, d’orienter leurs travaux, de créer ou conforter des liens relationnels

- Favoriser le transfert d'information vers les Centres de ressources, les Organismes Institutionnels, les décideurs, les entreprises.


Participants : 135 Pays représentés : 24. (Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Italie, Israël, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède, Suisse, USA.).


Table ronde à l'Hôtel de Région

Quels sont les exemples les plus marquants sur le plan international ? A- t-on suffisamment de savoir pour proposer ces technologies ? Nos citoyens, nos décideurs connaissent-ils les biotechnologies de la phytoremédiation ? La réglementation dans les pays est souvent basées sur les teneurs totales.
Est-ce un frein aux développement des technologies ? Comment faire évoluer la réglementation ? Comment les entreprises peuvent s’approprier les techniques ? De quel ordre sont les difficultés pour s’approprier les innovations ? Partenariat entreprise / recherche : où en est-on ?


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Contact : Michel Mench, Directeur de recherche INRA
Equipe de Recherche "Biogéochimie des Eléments Traces dans les Agrosystèmes (ER BGETA)
Centre de Recherche INRA Bordeaux-Aquitaine, Villenave d'Ornon, France
> Tél: 05 57 12 25 03


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Mission Communication INRA Bordeaux-Aquitaine > 05 57 12 26 52



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t1 : Généralités (EDTA/...)


La phytoremédiation des sols contaminés par des métaux lourds: une alternative prometteuse

par Gervais Lessard

http://www.usherbrooke.ca/environnement/essais/GLessard.html


Les évènements malheureux entourant l'incident de Love Canal dans les années 70 dans l'État de New York, ont grandement contribué à la prise de conscience collective de la problématique liée aux sites contaminés. Depuis lors, l'assainissement des lieux contaminés est devenu une priorité gouvernementale dans la plupart des pays industrialisés et constitue un axe de recherche prioritaire pour les organismes qui offrent des subventions. Plusieurs travaux de recherche ont été consacrés au développement de méthodes de réhabilitation de terrains contaminés par des matières organiques et inorganiques au cours des dernières années. Les méthodes biologiques utilisant des micro-organismes ont connu un succès remarquable dans la réhabilitation des sols contaminés par des matières organiques. Toutefois, la conception d'une méthode de réhabilitation par voie biologique des sols contaminés par des métaux lourds, qui soit à la fois efficace et économique, est un défi de taille pour les entreprises qui oeuvrent dans le secteur de l'assainissement des écosystèmes dégradés. Actuellement, la méthodologie la plus courante pour la réhabilitation des sols contaminés par des métaux consiste à les excaver et les enfouir dans des sites autorisés à des coûts très élevés. À cause de cela, plusieurs sites demeurent pollués tout simplement parce qu'il est hors de prix de procéder à leur réhabilitation. Cependant, depuis environ 25 ans, on observe une véritable explosion dans l'intérêt accordé aux plantes qui ont la propriété d'accumuler de très grandes quantités de métaux dans leurs tissus. On dit alors de ces plantes qu'elles sont hyperaccumulatrices. L'importance de ce phénomène est reliée principalement à l'utilisation possible de ces plantes pour extraire les métaux toxiques du sol où on les fait croître. Cette nouvelle technologie, c'est la phytoremédiation (on dit aussi : phytoréhabilitation ou phytorestauration).

La prolifération des recherches sur la phytoremédiation des sols, particulièrement aux États‑Unis, a permis de découvrir que plusieurs espèces de plantes vasculaires, pas seulement les espèces hyperaccumulatrices de métaux, ont la capacité d'absorber ou de neutraliser ou de dégrader une grande variété de contaminants. Selon le type de contaminant, la nature du terrain, le milieu affecté et le moyen utilisé par la plante pour réduire ou contrôler la contamination, on a identifié six types de phytoremédiation: la phytoaccumulation, la phytodégradation, la phytostabilisation, la phytovolatilisation, la rhizodégradation et la rhizofiltration. Dans le cas des sols contaminés par des métaux lourds, il y a trois procédés possibles :

- la phytovolatilisation où le contaminant passe de la lithosphère à l'atmosphère par un processus d'absorption et de volatilisation;

- la phytostabilisation, procédé qui réduit la mobilité du contaminant par adsorption à la surface des racines ou par précipitation au niveau de la rhizosphère;

- la phytoaccumulation (ou phytoextraction) qui fait référence à l'absorption et au transport des contaminants métalliques du sol jusqu'aux parties aériennes de la plante.

La phytoaccumulation, qui est le procédé le plus courant, fait référence à l'absorption des contaminants métalliques du sol par les racines et le transport d'une certaine quantité de métaux vers les parties aériennes de la plante. Fondamentalement, l'intérêt de la phytoaccumulation dépend surtout des fortes concentrations des contaminants ciblés qui se retrouvent dans la biomasse qui doit être importante pour que le rendement soit avantageux. L'efficacité de la phytoremédiation est aussi intimement liée à la disponibilité des métaux pour la plante hyperaccumulatrice. Or, en sachant que la principale caractéristique des plantes hyperaccumulatrices est leur capacité de sécréter des substances pouvant solubiliser les métaux dans la rhizosphère, la possibilité de reproduire artificiellement ces conditions a été envisagée. Une étude portant sur la phytoextraction du plomb a clairement démontré que l'utilisation d'un agent chélateur artificiel comme le EDTA a permis d'accroître la concentration en plomb de moins de 500 mg/kg à plus de 10 000 mg/kg dans les tissus des plantes étudiées. Ces résultats ont permis à plusieurs projets de voir le jour aux États‑Unis. Le prix très élevé du EDTA, cependant, limite quelque peu la compétitivité de la technologie. Il y a énormément de recherches en cours actuellement dans le but de trouver un agent chélateur tout aussi efficace et qu'il serait possible de produire à moindre coût. Les autres chélates essayés n'ont pas donné d'aussi bons résultats. Le pH du sol est aussi un facteur très important à considérer parce qu'il contrôle la solubilité des métaux dans le sol. Il a été démontré que la diminution du pH entraîne une diminution de l'adsorption des métaux sur les particules de sol et augmente leur solubilité et leur disponibilité pour les plantes. Les agents acidifiants qui ont été testés jusqu'à maintenant ont donné des résultats mitigés. Il s'agit de l'acide citrique, l'acide ascorbique, l'acide acétique, le soufre élémentaire et l'urée. Il est à souhaiter qu'on puisse un jour produire du EDTA ou un autre chélate aussi efficace à des coûts beaucoup plus bas.

De nombreuses recherches sont menées actuellement, principalement aux États‑Unis et en Allemagne pour sélectionner une espèce qui soit à la fois rustique et hyperaccumulatrice de plusieurs métaux. Ces recherches portent principalement sur des enzymes responsables de la synthèse de protéines (métallothionéines et phytochélatines) qui augmentent la tolérance aux métaux. Globalement, l'ensemble de ces recherches vise à modifier une espèce qui possède au départ d'excellentes caractéristiques (croissance rapide, biomasse importante), comme la moutarde indienne (Brassica juncea), en lui transférant le gène nécessaire qui en fera une véritable plante hyperaccumulatrice (photo). Cette technologie comporte des risques environnementaux et le débat actuel sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) est loin d'être réglé. Dans le cas de la phytoremédiation, il est possible de minimiser ces risques, le plus grave étant la dissémination involontaire de l'espèce modifiée, en procédant à la récolte avant la floraison.

Comme pour les autres technologies de réhabilitation de sites, la phytoremédiation d'un site contaminé par des métaux demande une étude approfondie avant de passer à l'étape de la réalisation. Le design du système de phytoremédiation variera en fonction des contaminants, des conditions rencontrées sur le site, des objectifs de décontamination, du choix des plantes utilisées et des intrants nécessaires à la réussite du projet. De façon générale, les étapes suivantes font partie intégrante de la méthodologie de réhabilitation:

- La caractérisation qui permet l'identification et la détermination du niveau de concentration des contaminants. Elle permet aussi de cerner l'étendue et la profondeur de la contamination.

- Le choix de l'espèce ou des espèces se fait en fonction du contaminant et des caractéristiques physiques du sol à traiter.

- Les essais de traitabilité qui ont généralement lieu en serre permettent de déterminer à l'avance la possibilité d'atteinte des objectifs. Ils vont aussi servir à évaluer la durée totale du traitement.

- La détermination des intrants (fertilisants, irrigation et chélates)

- Le captage de l'eau souterraine (cette opération devra être envisagée dans le cas où la migration des contaminants dans l'eau souterraine pourrait être provoquée par l'irrigation ou l'ajout des chélates pendant le traitementdans le système d'irrigation)

- La mesure du taux de décontamination effectuée lors des essais en serre et, aussi, lors de la première saison sur le terrain. Elle permet de déterminer la durée de la réhabilitation.

- La préparation du terrain et l'ensemencement : le terrain est préparé de la même façon que s'il s'agissait de production agricole. La même machinerie et les mêmes méthodes sont utilisées.

- Le suivi de la croissance des plantes afin de pouvoir réagir rapidement à toute carence nutritive ou à des attaques par des insectes ou des maladies.

- La récolte : les plants sont récoltés en entier (racines et parties aériennes lorsque cela est possible)

- La gestion des plantes récoltées : les plantes récoltées doivent être analysées afin de déterminer le mode de gestion. Si le procédé fonctionne bien, elles ont généralement des teneurs en métaux suffisamment élevées pour qu'elles soient considérées comme des matières dangereuses. Pour minimiser les coûts de disposition, il est important d'en réduire la masse et le volume par séchage ou incinération. Quand la valeur et la concentration du métal accumulé le justifient, il peut être possible, par des procédés chimiques, de récupérer ce métal.

La phytoremédiation est actuellement une technologie émergente qui nécessite d'être mise au point en vue de développer et de cibler des plantes tolérantes produisant une biomasse importante. L'avenir de la phytoremédiation repose surtout sur la poursuite de nombreux projets de recherches. On peut identifier les besoins futurs en recherche et développement comme suit:

- les mécanismes de captage, de transport et d'accumulation chez les plantes;

- l'étude approfondie des gènes des espèces hyperaccumulatrices;

- la découverte et le développement de plantes hautement spécialisées dans l'extraction des métaux, par croisements ou modifications génétiques;

- des évaluations à grande échelle afin d'établir des protocoles, des standards et des techniques d'application efficaces et économiques;

- l'optimisation du procédé par de nouveaux agents chélateurs et d'autres amendements;

- l'application de la technologie à d'autres substrats ou matières résiduelles comme les boues d'épuration et les effluents liquides des villes et des industries.

Le succès de la phytoremédiation dépendra probablement de la création de plantes transgéniques qui seraient parfaitement adaptées à l'environnement et au climat de la région où se trouve le site à réhabiliter. Ces plantes pourraient être issues d'espèces reconnues pour leur tolérance aux contaminants, leur rapidité de croissance et leur biomasse importante et de gènes spécifiques provenant d'espèces hyperaccumulatrices de ces mêmes contaminants.


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t1 : les voies de décontamination des sols

Introduction de la phytoremédiation parmis les différentes voies de décontamination des sols.

http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/phytoremed/introduction/methodes-decont.htm

Les voies de décontamination des sols

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voies physiques et/ou chimiques
La plupart de ces méthodes sont lourdes et très coûteuses, ce qui les réserve à des situations d'urgence ou transitoires.

- méthodes physiques par évacuation
Le principe de ces méthodes est d'extraire les métaux du sol par voie physique. On extrait les terres contaminées de leur milieu afin de leur faire subir un traitement, qui peut être une concentration, un lavement , une dépollution ou un stockage sous contrôle. Ce traitement peut s'effectuer sur le site ou hors du site. Par exemple on peut pomper l'eau de la zone de sol à traiter, puis y injecter un liquide de lavage. Ce liquide pourra traverser la zone de sol. Le but est que les métaux soient transférés dans la phase liquide, qui sera plus facilement collectée, pompée et elle-même traitée.
Le problème est que le résidu de sol obtenu est souvent complètement stérile et ne pourra probablement plus être le support d'une vie, à moins d'apporter des terreaux exogènes...

- méthodes physiques par piégeage de la pollution
Ces méthodes sont souvent considérées comme des solutions transitoires seulement. En effet, elles ont pour but d'immobiliser les polluants sur place, en les confinant ou en les stabilisant. Certaines méthodes de stabilisation ont toutefois l'avantage de ne pas altérer les propriétés de la terre et de ne pas modifier leur fertilité. On peut aussi réduire simultanément les effets de l'érosion hydrique ou éolienne.

- méthodes chimiques
Elles mettent en oeuvre l'action d'un acide ou d'une électrolyse pour extraire ou transformer des polluants. En effet il existe des agents chimiques dits extractants, qui permettent la mobilisation et l'extraction des métaux. On peut aussi améliorer l'extraction de métaux en appliquant un gradient électrique, notamment sur des sols poreux. [Khan et al. 1994]

-méthodes thermiques
Le fait de porter le matériau pollué à haute température permet de détruire l'agent polluant, de l'extraire ou au contraire de l'immobiliser. Ces méthodes sont surtout appliquées à la destruction de composés organiques, comme les hydrocarbures. Les différents moyens pour parvenir à l'extraction par élévation de température sont l' incinération, la désorption thermique et la vitrification. Pour l'incinération, on utilise le plus couramment le four tournant, dans lequel on peut atteindre des températures de 400 à plus de 1000 °C.

voies biologiques

Toutes les techniques basées sur des méthodes physico-chimiques, que nous avons détaillées jusqu'à présent, nécessitent du personnel spécialisé et des équipements spécifiques. Ces procédés sont donc très coûteux, et ne peuvent s'appliquer qu'à de petites zones où la pression de réutilisation est très forte. De plus, dans la plupart des cas, ces méthodes ont un effet néfaste sur l'activité biologique et la fertilité des sols. C'est pourquoi les voies de décontamination biologiques, qui utilisent le métabolisme et l'activité des organismes vivants, présentent un net avantage sur les méthodes précédentes.

- dégradation microbiologique
Cette méthode utilise la capacité naturelle à dégrader des composés polluants que présentent certains microorganismes. Elle n'est toutefois pas applicable au cas de la pollution par des métaux. exemple de la dégradation des hydrocarbures par des microorganismes.

- biolixiviation
Des microorganismes vivants permettent d'extraire des métaux de milieux où ces derniers sont normalement insolubles [Berthelin 1983, Gaad 1990]

- biosorption
Elle utilise le fait que les microorganismes jouent sur la mobilité et la fixation des métaux [Tobin et al 1994]

- biovolatilisation
Certaines transformations des polluants par les microorganismes peuvent faire apparaître des formes volatiles de ces polluants. C'est par exemple le cas du mercure lorsqu'il subit une réduction chimique. Cette méthode présente l'avantage de diluer l'agent polluant puisqu'il passe dans l'atmosphère lorsqu'il est à l'état volatil, mais il faut prendre garde dans ce cas au fait que sa présence dans l'atmosphère ne soit pas plus dangereuse que sa présence dans le sol, même si sa concentration est plus faible (risque lié à l'inhalation).

- phytoremédiation
Il existe différentes méthodes de phytoremédiation, qui utilisent toutes l'implantation d'un couvert végétal pour exporter (phytoextraction), stabiliser (phytostabilisation) ou volatiliser (phytovolatisation) les polluants d'un sol. Dans ce site, nous étudierons principalement la phytoextraction. Cette technique utilise des plantes capables de prélever des métaux toxiques et de les accumuler dans leurs parties aériennes. Ces plantes peuvent ensuite être récoltées et incinérées, et les cendres peuvent être recyclées en métallurgie ou stockées.
La phytoextraction peut aussi s'effectuer sur milieu liquide : on parle alors de rhizofiltration.
Enfin la phytoremédiation peut utiliser des plantes qui transforment les agents polluants présents dans le sol et les font passer sous une forme moins nocive : cette tecnique est appelée phytodégradation, et s'applique principalement au cas des hydrocarbures.

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Posted by Team_4_1 at 11:45 AM | Comments (0)

t4 : Point de vue des entreprises belges (FEB)

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Posted by Team_4_4 at 11:44 AM | Comments (0)

t1 : Vous avez dit PHYTOREMEDIAION ??

Vous avez dit PHYTOREMEDIAION ??

http://www.eda-lille.org/spip/article.php3?id_article=53



Phytoremédiation ? Vous avez dit phytoremédiation ?
dimanche 21 novembre 2004.

La phytoremédiation est une technologie en émergence basée sur l’utilisation de plantes pour extraire, contenir ou immobiliser les métaux dans un sol contaminé. Sous ce nom générique, la phytoremédiation se décline en phytostabilisation, phytoextraction et phytomining.

La phytostabilisation est l’utilisation combinée de plantes tolérantes aux métaux et d’additifs capables d’immobiliser fortement les métaux dans le sol pour réduire le risque d’envol de poussières contaminées et le risque de percolation des métaux vers les nappes superficielles ou souterraines. Outre l’avantage esthétique, le couvert végétal prévient l’érosion du sol, réduit la percolation de l’eau grâce à l’évapotranspiration et forme une barrière entre l’Homme ou les animaux et le sol contaminé. La phytostabilisation n’est donc pas une technique de dépollution car les métaux restent dans le sol mais une technique qui tend à annuler le risque de contamination pour l’Homme et pour l’Environnement.

La phytoextraction est une technique de dépollution qui utilise des plantes qui tolèrent les métaux et qui les concentrent dans leurs parties aériennes. Mais cela ne suffit pas. Pour être efficace les plantes doivent aussi produire beaucoup de biomasse car le facteur qui détermine leur utilisation en phytoextraction est la capacité extractrice, qui est égale au produit biomasse par concentration dans les parties aériennes. Les métaux passent ainsi du sol vers les parties aériennes de la plante. Les plantes sont alors fauchées, séchées et stockées dans un endroit clos. La pollution est alors contenue dans quelques m3 alors qu’elle touchait des hectares. Mais ne peut-on pas aller encore plus loin dans la démarche de dépollution ?

Le phytomining prend en compte le devenir de la biomasse contaminée sous la forme d’un traitement écologique et économiquement acceptable : c’est le recyclage en usine de la biomasse enrichie en métaux. Et la boucle est bouclée...

Du bon usage de la phytoremédiation
ou vers une gestion différenciée des sols pollués...
La phytoremédiation est une technologie qui s’applique aux grandes surfaces, à tous types de sol et à des matrices complexes comme des boues de station d’épuration, des sédiments de curage, etc...
En général, la phytostabilisation est réservée aux sites très fortement contaminés pour lesquels une action de dépollution par les plantes n’est pas envisageable à court terme car elle prendrait trop de temps, ou parce que la surface et/ou le tonnage à dépolluer coûterait beaucoup trop cher par les techniques classiques de dépollution (excavation et confinement ou incinération).
En général, aussi, la phytoextraction s’applique à des sites peu ou faiblement contaminés, de façon à ce que la dépollution s’effectue sur le court terme, en quelques années voir quelques dizaines d’années.

Sur un site contaminé, la pollution n’est pas toujours homogène, des zones plus contaminées peuvent alterner avec des zones moins contaminées. Dans ce cas, phytoextraction et phytostabilisation peuvent être préconisés sur un même site.

Jusqu’où dépolluer ?
Que dit la réglementation ? Un site fortement contaminé est-il un site dangereux ?
En France, il n’existe pas de norme ou de seuil à respecter pour dépolluer un sol contaminé par les métaux. Au niveau Européen, une réflexion est en cours sur l’élaboration de valeurs seuil qui tiendraient compte de la notion de risque pour l’Homme et pour l’Environnement...
Attention les plantes ne sont pas le remède miracle à la dépollution !! Les plantes, de par leur physiologie, ne peuvent absorber qu’une partie de la totalité des métaux qui se trouvent dans le sol. Cette fraction est la fraction biodisponible, c’est à dire la fraction disponible pour le vivant. Mais cette fraction de métaux, souvent très petite par rapport à la fraction totale, est la plus dangereuse pour l’Homme, les animaux et les nappes car elle est mobile.
Un exemple : un sol contient 100 mg de plomb par kilogramme de sol, seule une faible part de ce plomb est mobile, environ 5mg de plomb/kg de sol (résultat de l’Espace Biotique, voir plus loin). Les plantes vont absorber progressivement, au cours des fauches successives, ces 5mg de plomb/kg de sol. Et voilà, il y a encore 95mg de plomb par kilo de sol dans le sol, mais le plomb dangereux, lui, a disparu et le risque de contamination aussi, des nappes et du vivant.

Pour autant, je n’ai pas dit que le site n’était plus dangereux. C’est là qu’intervient la notion d’usage futur du site énoncé dans un des principes fondamentaux de la réglementation française en matière de gestion des sites et sols pollués : l’approche spécifique par l’étude du risque en fonction de l’usage actuel et futur du site. Un site même dépollué contiendra toujours une teneur résiduelle en polluant, teneur qui n’engendrera aucun risque pour l’Homme et l’Environnement dans le cadre de l’usage retenu pour le site.
Exemples à méditer : un site contaminé a pour devenir un jardin d’enfants....un parking....le seuil de dépollution exigé sera très bas dans le premier cas, mais a-t’il besoin de l’être dans le second cas ?
En matière de dépollution, il ne faut jamais oublier le facteur temps (avons-nous le temps de dépolluer ?) et le facteur économique qui bien souvent conditionne le seuil de dépollution (plus le seuil de dépollution exigé est proche des valeurs du fond géochimique et plus le coût de la dépollution sera important).
Dans ce débat, et pour les raisons évoquées précédemment, la dépollution par la phytoextraction a donc toute sa place. De plus, elle est respectueuse de l’environnement et très peu chère en comparaison des techniques de génie civil (prix de revient = prix des plantes et de la main d’œuvre pour l’entretien des parcelles plantées).

Les expériences d’EDA et de l’Espace Biotique au cœur d’une dynamique internationale, nationale et régionale

Les expériences d’EDA et de l’Espace Biotique, dans le domaine de la phytoremédiation, ne sont pas isolées. Elles se placent dans un contexte scientifique bouillonnant et une dynamique internationale.
Depuis une dizaine d’années, de nombreux scientifiques de part le monde travaillent à l’amélioration de la compréhension des mécanismes de transfert des polluants du sol vers les parties aériennes des plantes, découvrent de nouvelles plantes candidates aux techniques de remédiation et essaient d’accroître l’efficacité des plantes déjà découvertes. En Europe comme aux Etats-Unis, les travaux en laboratoire donnent lieu à des essais grandeur nature sur des sites contaminés.

Quelques exemples de cette dynamique...

The International Journal of Phytoremediation a été créé, il y a quelques années, pour promouvoir et divulguer les connaissances en phytoremédiation.
Des conférences internationales sont organisées chaque année sur la phytoremédiation.
En Europe, un réseau dédié à la phytoremédiation existe depuis 1998. Le Cost Action 837 (http://lbewww.epfl.ch/COST837) regroupe des scientifiques de tout bord dans une approche transversale et interdisciplinaire de la phytoremédiation. Il publiera en mars prochain un livre regroupant l’ensemble des expériences de laboratoire et de terrain en phytoremédiation.

Plusieurs programmes européens sont actuellement en cours dans le cadre du 5ème PCRD. Le projet Phytodec (http://www.Phytodec.nl), par exemple, a pour objectif la mise au point d’un outil d’aide à la décision en phytoremédiation par comparaison avec les techniques de génie civil plus couramment utilisées.

Aux Etats Unis, de nombreuses recherches fondamentales et appliquées sont réalisées et financées par des départements du gouvernement (Département de l’Agriculture et Département de l’Energie) ou des agences gouvernementales (Agence de Protection de l’Environnement EPA http://es.epa.gov). Aux Etats Unis, plus de 200 projets sont actuellement menés grandeur nature.

En Europe comme aux Etats Unis, la phytostabilisation a fait ses preuves. En Europe, l’exemple le plus démonstratif est celui de Maatheide en Belgique. Le traitement de ce site, très fortement contaminé en Zinc et en Cadmium, a été réalisé par ajout d’un résidu d’incinération, la béringite, et revégétalisé. Le suivi des paramètres écologiques et chimiques de ce site pendant 10 ans atteste le succès de cette expérience pilote.

La Phytoextraction est surtout appliquée aux Etats Unis. L’exemple le plus connu est celui de la phytoextraction du plomb par l’entreprise Phytotec (http://www.Edenspace.com) sur un site industriel de fabrique de batteries dans le New Jersey. Eu Europe, des projets grandeur nature démontrant l’efficacité de la phytoextraction sont en cours.

Et la France dans tout ça ? Et la Région Nord Pas de Calais ?

L’ENSAIA de Nancy, l’Université de Lyon, l’Université de Toulouse, l’INRA de Bordeaux et l’Université de Grenoble développent des projets de phytoremédiation à l’échelle du laboratoire et à l’échelle du champ.

La Région Nord Pas de Calais compte aussi des acteurs dans le domaine de la phytoremédiation, des organismes de recherche comme le CNRSSP (Centre National de Recherche sur les Sites et Sols Pollués ; phytostabilisation de sédiments de curage) et l’ISA (Institut Supérieur d’Agriculture ; phytostabilisation des sols), mais aussi des entreprises spécialisées dans la dépollution, comme APINOR, qui développent un secteur Recherche et Développement en phytoremédiation. La Région soutient au travers du Programme de Recherche Concertée (PRC) des projets de recherche liée à la phytoremédiation.


Forum

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t3: En réponse à l'article de Greenpeace

Combien de forêts planter pour compenser nos émissions de gaz carbonique ?


janvier 2001 - révisé septembre 2003

Combien de forêts planter pour compenser nos émissions de gaz carbonique ?


janvier 2001 - révisé septembre 2003


site de l'auteur : www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com


Lors des négociations internationales de la Haye (fin 2000) on a beaucoup parlé des puits de carbone, notamment des forêts, et de toutes les vertus qu'il y aurait à les prendre en compte comme moyen de compenser les émissions de gaz carbonique liées aux activités humaines. Peut-on se fixer les idées sur les ordres de grandeur en présence ? Faisons donc un petit calcul.

Tout d'abord il faut savoir qu'une forêt n'est un puits de carbone que quand elle est jeune : une forêt à maturité (cas des forêts qui ont dépassé le siècle, en gros), comportant des arbres qui meurent et des arbres qui poussent, émet à peu près autant de CO2 qu'elle n'en absorbe : certes des arbres poussent, mais la décomposition de ceux qui sont morts conduit à des émissions de CO2 à peu près équivalentes à ce qui est absorbé par la croissance des arbres vivants.

En particulier, il y a des tas de bonnes raisons de conserver l'Amazonie dans le meilleur état possible, mais pas parce qu'elle est le poumon de la planète : en bilan net, elle ne produit pas le moindre litre d'oxygène pour nous !

Lorsqu'une forêt est à maturité, elle contient (en incluant le carbone contenu dans le sol, sous forme de racines, d'humus, de micro-organismes divers, de vers de terre, etc) environ 200 tonnes de carbone à l'hectare (un peu moins sous nos latitudes, un peu plus en zone tropicale, beaucoup plus il est vrai en zone boréale, mais elles sont déjà les plus boisées).


Contenus approximatifs en carbone par hectare de divers types d'écosystèmes. Source : GIEC, 2001


Notons que ce chiffre est cohérent, quoique supérieur, avec celui donné par le parlement européen en ce qui concerne les forêts européennes (carte ci-dessous), dont je n'ai pu déterminer s'il concerne uniquement les grumes (les troncs) ou aussi les branches et feuilles (les forestiers donnent volontiers des chiffres qui ne concernent que la partie "'intéressante" pour eux, à savoir les troncs et les grosses branches).


Volumes de bois par hectare en Europe.


Un m3 de bois vert pèse un peu moins d'une tonne (puisque le bois flotte, sauf exception). Une fois sec, ce m3 pèse environ 600 kg pour les espèces de nos latitudes, dont la moitié est du carbone. Le bois sec contient donc à peu près 500 kg de carbone par tonne, ou 300 kg de carbone par m3.


Les forêts européennes contiennent donc de l'ordre de 25 à 90 tonnes de C à l'hectare pour la seule végétation.


Source de la carte : Parlement européen


Pour faire une forêt à maturité, il faut à peu près un siècle (ordre de grandeur). Par ailleurs, quand on plante une forêt, il y avait déjà "autre chose" avant, et donc ce qui compte n'est pas la totalité de ce que la forêt absorbe, mais ce qu'elle absorbe "en plus" de ce que la végétation qui précédait absorbait. Enfin l'absorption n'est pas constante : elle est faible au début, quand les plants sont tous petits, et redevient faible lorsque la forêt est à maturité, avec très certainement un maximum entre les deux.

Avant d'aller plus loin, une première conclusion est donc que planter des forêts n'engendre un gain que dans le cas où ces forêts remplacent des terres agricoles. En cas de remplacement de prairies, le bilan est nul à défavorable en ce qui concerne l'évolution du stock de carbone à l'hectare, puisque le contenu en carbone d'une prairie (sol et végétation, l'essentiel du stock étant contenu...dans le sol, voir graphique ci-dessus) est le même que celui d'une forêt tempérée, en ordre de grandeur. Il faut aussi, bien sûr, que la forêt plantée ne remplace pas une autre forêt !

Planter des arbres ne peut donc pas être considéré comme une variable d'action sans précision sur ce qu'ils remplacent. Comme l'éventualité d'une diminution des terres agricoles n'est pas vraiment à l'ordre du jour sur une planète qui connaît une augmentation galopante de sa démographie, on pourrait s'arrêter là et dire que cela n'a aucun intérêt.

Continuons quand même l'exercice pour parachever la démonstration. En première approximation, compte tenu de ce qui précède, on peut donc dire qu'une forêt en croissance absorbe de l'ordre de 2 tonnes de carbone à l'hectare par an (il s'agit bien d'une approximation sur ce qu'elle absorbe en plus de ce qu'une autre végétation aurait fait). Actuellement, les émissions humaines de gaz carbonique que la biosphère ne recycle pas naturellement sont de l'ordre de 3.000.000.000 tonnes de carbone par an.

En supposant qu'un hectare de forêt nouvellement plantée séquestre 2 tonne de carbone par an, donc, il faudrait donc planter 1.500.000.000 hectares de forêts en ordre de grandeur, en remplacement de terres agricoles, pour que, avec des émissions restant en outre au niveau de 1990 (hypothèse hardie aujourd'hui !), les concentrations de CO2 dans l'atmosphère n'augmentent pas.

Pour fixer les idées, cela représente la plantation d'un huitième des terres émergées, ou encore environ 2 fois le Sahara, ou encore 30 fois la superficie de la France.

Comme en plus nos émissions augmentent, si on veut compenser par des arbres il faut d'ores et déjà dimensionner pour ce qui se passera plus tard. Prenons maintenant 20 ans comme horizon, et supposons - ce n'est pas très éloigné de la proposition américaine - que les plantations doivent compenser les émissions à venir, non contraintes par ailleurs.

Pour fixer les idées, en Europe de l'Ouest, sur la base d'une croissance économique de 2% par an, et en "laissant faire", les émissions de CO2 augmenteront de 50% d'ici 2020. Si l'on extrapole au reste du monde, dont la croissance est au moins aussi forte (les PVD sont plutôt entre 5 et 10%), et ce qui est cohérent avec les scénarios "hauts" du GIEC, cela signifie que pour compenser nos émissions de CO2 en excès, non contraintes par ailleurs, il faudrait planter des arbres sur des terres agricoles représentant entre un cinquième et un quart des terres émergées, c'est à dire....boiser quasiment l'intégralité des terres aujourd'hui cultivées dans le monde ! Un quart des terres émergées, c'est aussi l'équivalent des forêts actuelles.

Ce n'est pas totalement impossible, certes ! Je ne suis cependant pas sûr de postuler comme chef de projet...

Et cette "plantation" aurait en outre les caractéristiques suivantes :

elle ne servirait qu'à stabiliser la concentration atmosphérique du CO2, donc la perturbation apportée au climat par ce gaz, mais ne permettrait pas de la faire diminuer,

elle ne concernerait que le CO2 (65% des émissions de gaz à effet de serre),

une forêt cessant d'être un puits au bout d'un siècle, il faudrait recommencer l'opération tous les siècles si nous avons toujours recours aux sources fossiles d'ici là, et donc boiser un quart supplémentaire des terres émerméges à partir de 2100 (sans déboiser celui déjà planté).

Enfin, in cauda venenum : en cas de remplacement de terres agricoles par des forêts, il y a un autre élément d'importance : l'albédo change. L'albédo, c'est le nom que l'on utilise pour la mesure du pouvoir réfléchissant d'une surface : un miroir parfait a un albédo de 100% (il réfléchit toute la lumière qu'il reçoit), une surface parfaitement noire a un albédo nul (elle ne réfléchit rien).

L'albédo moyen de la Terre est l'un des déterminants pour la température qu'il fait, car plus l'albedo moyen est fort, et plus l'énergie solaire est directement réfléchie vers l'espace, sans avoir eu le temps de chauffer le sol : 1% d'albédo en plus sur la moyenne terrestre, cela engendre une baisse de la température moyenne de l'air au niveau du sol de 0,75 °C environ, et réciproquement : 1% d'albedo en moins et la température moyenne monte de 0,75 °C environ.

Or une forêt a un albédo de 5 à 15% (c'est à dire qu'une forêt réfléchit 5 à 15% seulement de la lumière qu'elle reçoit), et une terre agricole de 25%. En plantant des arbres là où il n'y en avait pas, on diminue donc la réflexion de la surface de la Terre, qui absorbe donc plus d'énergie qu'avant (car le rayonnement solaire contient de l'énergie).

Un physicien a regardé comment l'effet de "soustraction du CO2" et celui de "diminution de la réflexion" se comparaient en cas de boisement de terres agricoles. Le résultat est instructif : dans certaines régions du monde, la diminution de l'effet de serre (parce qu'il y a moins de CO2 dans l'air) l'emporte sur l'augmentation de la température due à la part plus grande du rayonnement solaire absorbée par le sol, mais l'inverse peut aussi se produire ! Planter des forêts à la place de terres agricoles conduit alors à un réchauffement net de la surface.... (graphique ci-dessous).


Effet net du remplacement de cultures par des forêts de conifères, selon la région du monde concernée, en "équivalent émissions de carbone à l'hectare". Là ou il n'y a que du blanc, on suppose que l'on n'a touché à rien. Là où il y a des couleurs, on a comparé l'effet de stockage (positif) des forêts remplacant les cultures, avec l'effet supplémentaire de "capture" de chaleur lié à la diminution de l'albédo. Si le résultat est positif, cela signifie que le stockage de carbone l'emporte sur la diminution de la rélfexion, et donc que l'effet du reboisement est globalement "refroidisseur" du climat. Il est facile de constater que cela n'est pas vrai de manière systématique : pour certaines régions du monde, reboiser conduit à un réchauffement net du climat, ou a un effet proche de zéro (jaune, vert clair).


Source : Betts, Nature, 2000

Posted by Team_4_3 at 11:43 AM | Comments (0)

t3: Lobbies industriels

http://www.ifiec-europe.be/Enviro7.htm
IFIEC Europe (International Federation of Industrial Energy Consumers)
IFIEC Europe, avec ses 13 fédérations, représente entre 75 et 80% de la consommation industrielle d’énergie en Europe dans des industries métallurgiques, chimiques etc...IFIEC Europe considère que des taxes sur l’énergie ne peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Posted by Team_4_3 at 11:41 AM | Comments (0)

t1 : communiqué de presse/pollution

Pollution atmosphérique ... Problèmes liés à incinération des plantes.

http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/03/1020&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

IP/03/1020

Bruxelles, le 16 juillet 2003

La Commission adopte des mesures en vue de réduire la pollution atmosphérique par les métaux lourds

La Commission européenne a adopté aujourd'hui une proposition de directive qui vise à réduire le plus possible la présence nocive de métaux lourds dans l'air que nous respirons. Les métaux lourds en question sont l'arsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). L'inhalation prolongée de ces substances polluantes peut provoquer le cancer du poumon et produire d'autres effets néfastes sur la santé humaine. La législation proposée prévoit la surveillance de la qualité de l'air par les États membres, de manière à obtenir les informations nécessaires pour adopter les mesures de réduction qui s'imposent et assurer le suivi de leur mise en œuvre.

«Cette directive constitue l'ultime étape de la refonte complète de notre législation relative à la qualité de l'air, entamée en 1996 par l'adoption de la directive cadre sur la qualité de l'air», a annoncé aujourd'hui Margot Wallström, membre de la Commission chargée de l'environnement. «Elle contribuera concrètement à la protection de la santé humaine en obligeant les autorités de toute l'Europe à infléchir la pollution. Il ne s'agit de rien de moins que du cancer et d'autres atteintes graves à la santé. Par ailleurs, chaque Européen peut également jouer, à titre individuel, un rôle important pour améliorer la qualité de l'air en s'assurant, par exemple, des bonnes performances de combustion de son chauffage au charbon ou de son poêle au bois.» Elle a ajouté: «C'est la première fois que la Communauté s'attaque au problème de la pollution atmosphérique par les métaux lourds et les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Nous proposons une surveillance plus systématique de ces risques sanitaires, qui permettra ensuite aux États membres de prendre des mesures pour les limiter au minimum.»

On estime que, dans plus de 150 régions de l'UE élargie, les concentrations actuelles dans l'air ambiant de certains métaux lourds dangereux, comme l'arsenic, le cadmium et le nickel, provoquent le décès par cancer d'une ou plusieurs personnes sur un million. Faute de nouvelles mesures de réduction, l'UE élargie comptera en 2010 plus de 400 nouveaux cas de cancer du poumon dus à l'inhalation d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les HAP constituent un groupe de plus de 20 agents cancérogènes présentant des caractéristiques chimiques similaires, dont l'émission provient essentiellement d'une combustion incomplète. Leur effet global sur la santé humaine peut être évalué en observant uniquement la concentration de l'un d'entre eux, le benzo(a)pyrène.

Dans certaines zones résidentielles, les concentrations moyennes annuelles de benzo(a)pyrène atteignent 3 ng/m³ en raison de l'utilisation de combustibles solides, comme le charbon et le bois, pour le chauffage domestique.

La législation proposée imposera aux États membres de prendre des mesures à la fois efficaces et économiques pour ramener ce taux à la valeur cible annuelle de 1 ng/m³ de benzo(a)pyrène. Elle attirera également l'attention des États membres sur la nécessité d'appliquer des mesures de réduction dans les rues très fréquentées où, en raison des émissions provenant de la circulation routière, les niveaux actuels de benzo(a)pyrène peuvent dépasser 3 ng/m³.

Selon les informations disponibles, les concentrations de métaux lourds et d'HAP à proximité de certaines installations industrielles, notamment les installations métallurgiques et sidérurgiques ou de production de cuivre et de nickel, les raffineries de pétrole et les cokeries, présentent un risque pour la santé humaine. Conformément à la directive de 1996 relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution, ces installations sont tenues, entre autres obligations, d'éviter ou de réduire les émissions dans l'air en ayant recours aux meilleures techniques disponibles (BAT). La proposition de directive adoptée aujourd'hui contribuera à la mise en application de ces techniques en vérifiant par des relevés l'amélioration prévue de la qualité de l'air. Cela permettra de résoudre les difficultés liées à la surveillance des émissions provenant de sources fugitives et diffuses, comme les fuites et les poussières s'élevant du sol.

La proposition de directive s'inscrit dans le prolongement de la directive cadre sur la qualité de l'air(1), qui prévoit l'établissement de normes de qualité de l'air pour 13 polluants au total. Trois directives ayant trait au SO2, au NOx, aux particules, au plomb, au monoxyde de carbone, au benzène et à l'ozone ont déjà été adoptées(2). La législation proposée aujourd'hui constitue l'ultime étape de la mise en œuvre de la directive cadre du point de vue de la réglementation relative à la présence dans l'air ambiant de polluants présentant des risques pour la santé humaine.

Après quelques années de mise en œuvre, la directive proposée permettra d'obtenir une image beaucoup plus complète de la qualité de l'air en ce qui concerne la présence de métaux lourds et d'hydrocarbures aromatiques polycycliques. Ces informations seront complétées par une étude de la contamination des sols et par les travaux scientifiques les plus récents concernant les effets de ces polluants sur la santé humaine. Sur cette base, la Commission évaluera en 2008 l'efficacité de la nouvelle directive et l'adaptera, s'il y a lieu.

Le texte intégral de la proposition de la Commission peut être consulté sur le site internet:

http://europa.eu.int/comm/environment/docum/index.htm

(1)Directive 96/62/CE concernant l'évaluation et la gestion de la qualité de l'air ambiant

(2)Directives 1999/30/CE, 2000/69/CE, 2002/3/CE

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t1 : Dépollution et législation

Très intéressant sur la pollution des sols en région wallonne (point de vue législatif)

http://environnement.wallonie.be/eew2000/dechets/decp12.htm





[ Consultez les données actualisées ]

DecP12a : Nombre, surface et localisation des dépotoirs en RW
DecP12b : Nombre, surface et localisation des sites nécessitant une intervention d’office et d’urgence

Description du phénomène
Certains sites sont devenus au fil du temps des dépotoirs où les déchets de tous types se sont accumulés. Les dépotoirs et la problématique de l’assainissement des sols sont liés : les sols contaminés, entre autres par des métaux lourds, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des huiles non alimentaires, des hydrocarbures, ... polluent ou risquent de polluer à terme les nappes phréatiques.

Certains dépotoirs font l’objet d’une «remise en état» soit à la suite d’une procédure administrative (procédure de réhabilitation «complète» ou «simplifiée»), soit à la suite d’une procédure pénale. Cette dernière n’est entreprise que si l’interlocuteur des lieux (souvent le propriétaire) oppose un refus de réhabiliter le site visé.

Les sites d’activités économiques désaffectés (SAED) font l’objet d’un indicateur spécifique (voir DivP6) et ne sont pas intégrés ici.

La remise en état

La remise en état se définit comme l’ensemble des opérations menées en vue de remettre le site dans un état compatible avec son environnement et la qualité du cadre de vie. Elle comporte trois phases :

la caractérisation qui comprend notamment la mise à l’étude, l’élaboration du plan de réhabilitation, ...,
la réhabilitation ou les opérations physiques telles que : l’enlèvement des déchets, la reprise et le traitement des effluents liquides ou gazeux, le reprofilage du site, la mise en place d’un complexe d’étanchéité ou d’appareillages de contrôle, les plantations, ...,
la gestion après réaffectation qui consiste à assurer un suivi pendant une période déterminée (contrôles, dispositifs de reprise des effluents,…), …
Les déchets évacués sont conduits dans une installation de traitement ou d’élimination (centre de tri-recyclage ou centre d’enfouissement technique).

L’assainissement des sols

L’assainissement des sols est défini comme «l’ensemble des travaux nécessaires à la suppression des causes empêchant la réutilisation d’un site ou constituant une nuisance en ce qui concerne la bonne intégration de ce site à l’environnement bâti ou non bâti». Certains plans de remise en état prévoient un processus de décontamination sur ou en dehors du site. Des actions d’urgence sont parfois prises lorsque le site présente des risques immédiats qu’une action tardive ne ferait qu’accroître. Lorsque la contamination est jugée de minime importance, l’administration peut la régulariser par le biais d’une procédure dite «simplifiée».

En 1991, la SPAQUE (Société publique d’aide à la qualité de l’environnement) fut chargée de la réalisation d’office des opérations de caractérisation de 17 dépotoirs implantés sur le territoire wallon. Cinq sites ont été déclarés «sites prioritaires» par la Région wallonne : Anton, Cronfestu, Florzé, Isnes, Mellery.

Signification
La présence de dépotoirs, vu leur caractère illégal, les nuisances qu’ils entraînent (pollution visuelle, odeurs, et éventuellement toxicité pour l’homme, pollution du sol, du milieu aquatique, de la faune et de la flore, des cultures,...) et la consommation inutile d’espace ne sont pas compatibles avec le souci d’un bon aménagement du territoire et de la gestion contrôlée des déchets. Cet indicateur vise à montrer l’état d’avancement de l’assainissement de certains sols contaminés et de la réhabilitation d’une partie des dépotoirs existants en Région wallonne et en particulier des sites déclarés prioritaires.

Situation en Région wallonne
Selon le bilan établi au 14/02/2000, 822 dépotoirs ont fait, font ou devront faire l’objet d’une procédure de réhabilitation dont (Figure 5-28) :

296 sont déjà réhabilités (36 %),
44 ont un plan de réhabilitation approuvé (5 %),
67 ont un dossier à l’étude (8 %),
295 ont fait l’objet d’une demande à la personne responsable d’introduire un plan (mise en demeure) (36 %),
120 font l’objet d’une procédure pénale (15 %).
Figure 5-28 : Etat d’avancement des dossiers de réhabilitation des dépotoirs au 14.02.2000.
Source : Ministère de la Région wallonne, DGRNE.

Les sites prioritaires font l’objet d’une réhabilitation et d’un assainissement des sols nécessitant de nombreuses et longues opérations (récupération des percolats, récupération des gaz, torchères, analyses, ...) et entraînent des coûts considérables. Il s’agit d’anciennes décharges qui ont fait l’objet de dépôts illicites de déchets entraînant des risques pour l’environnement et la santé des riverains ou dont l’exploitation n’a pas été effectuée en prenant toutes les mesures de protection nécessaires pour garantir une maîtrise efficace des pollutions qu’ils engendrent. La décharge de Mellery, la plus célèbre, fait l’objet d’un traitement particulièrement élaboré.

Conclusion

En Région wallonne, le nombre de dépotoirs concernés par une procédure de réhabilitation (remise en état et si les sites sont contaminés, assainissement des sols) s’élève à 822 dont 36 % sont déjà réhabilités. Cinq sites sont considérés comme prioritaires et subissent un traitement particulier.

Caractérisation des données

Les dépotoirs ne sont pas tous répertoriés. Les dépotoirs qui font l’objet d’une procédure de réhabilitation (822 dépotoirs au 14/02/2000) ne représentent qu’une partie de l’ensemble des dépotoirs existants. L’état d’avancement des dossiers de réhabilitation peut être présenté selon les catégories suivantes :

mise en demeure : l’interlocuteur a été sollicité pour introduire son plan,
dossier à l’étude : le plan est introduit et en cours d’instruction,
plan approuvé : le plan a fait l’objet d’un arrêté ministériel,
réhabilitation : les travaux sont en cours ou clôturés,
procédure pénale : le dossier est transmis au Parquet.
Aspects réglementaires

Les mesures réglementaires concernant les dépotoirs et l’assainissement des sols sont résumées dans le tableau ci-dessous.

La réhabilitation suit la procédure résumée en ces points :

introduction du projet de plan de réhabilitation,
examen de la recevabilité,
consultation des administrations compétentes,
renseignements complémentaires,
rapport de synthèse et projet d’arrêté ministériel,
accord du Ministre de l’Environnement,
notification de la décision ministérielle,
exécution du plan,
rapport final dressé par la Division de la Police de l’Environnement,
constat par le Ministre de la réalisation du plan,
libération du cautionnement.
Relation avec le PEDD

Action 16 : Réhabiliter les sites contaminés et octroyer les autorisations relatives à une activité industrielle en tenant compte des potentialités de réutilisation ultérieure du terrain
Action 17 : Développer les procédures d’évaluation des risques pour les sols contaminés
Action 203 : Définition par la DGRNE, en association avec la DGATLP, des critères d’évaluation de la contamination des sites. Evaluation des coûts de réhabilitation des sites

Gestionnaire(s) des données

HOUTAIN Alain

Rédacteur(s)

PLANCHON Anne
STREEL Claire


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t1 : ETAT DES REGLEMENTATIONS (2004)

Étude ADIT – Novembre 2003

Situation niveau réglementaire en belgique sur la pollution et la dépollution des sols.

Voir sur le site suivant pour la situation en belgique principalement :

http://www.record-net.org/site/RFpdf/record02-0508_1A.pdf


Introduction
En France, quatre motifs principaux sont à l’origine des opérations
de dépollution d’un site contaminé par des polluants :
• un changement de propriétaire du site, un contrat de droit
privé lie alors vendeur et acquéreur sur les moyens mis en
œuvre ;
• un changement d’usage du site, comme la reconversion d’un
terrain industriel pour un projet immobilier ;
• la fermeture du site impliquant la remise en état après
cessation d’activité ;
• enfin, l’apparition de facteurs de risques environnementaux
ou sanitaires sur le site.
La réglementation n’est cependant pas la seule motivation des
actions entreprises pour dépolluer des sols : ce secteur d’activité est
aussi dopé par le marché immobilier qui accompagne la
restructuration d’industries lourdes ou simplement par la crainte de
rencontrer des complications d’ordre pénal.
Le traitement des terres polluées peut soit se dérouler directement
sur le site, soit nécessiter l’emploi de matériels et méthodes
disponibles hors site. Hormis les opérations de confinement ou de
stabilisation/solidification, réalisées sur site avec ou sans excavation
Devenir des terres polluées et dépolluées,
excavées et éliminées hors site
Introduction
Étude ADIT – Novembre 2003
des terres dans le but de limiter la dispersion des polluants, on
distingue trois procédés de dépollution des sols :
• les traitements in situ, effectués sur et dans le sol en place, sans
excavation des terres (in situ treatment) ;
• les traitements sur site ex situ, réalisés après extraction des
terres et utilisation d’équipements mobiles de décontamination
et suivis d’une remise en place (on site treatment) ;
• les traitements hors site, effectués après excavation et transport
des terres vers des installations fixes localisées à l’extérieur du
site (off site treatment).
Les terres restent dans le périmètre du site seulement dans les deux
premiers modes. Cette étude est consacrée aux traitements des terres
mis en œuvre hors site. Que fait-on des terres polluées
décontaminées, excavées et déplacées de leur gisement ? Leur
devenir dépend de contraintes spécifiques résultant à la fois de la
nature des polluants et du sol, des objectifs de dépollution et du
contexte environnemental. La terre polluée ou issue d’un traitement
de dépollution est considérée dans certains cas comme un déchet
destiné à la mise en décharge ; dans d’autres comme un « produit »
pouvant être réutilisé et valorisé. Ce travail dresse l’état des
réglementations en vigueur dans cinq pays européens, dont la
France, et examine leurs conditions d’application sur le terrain1.
1 Il fait suite à l’étude n° 99-0506/1A réalisée par l’Adit pour le compte de l’Association RE.CO.R.D. en 1999 et
2000.

Posted by Team_4_1 at 11:23 AM | Comments (0)

t4: interview de Guido Sacconi, député européen et rapporteur sur REACH

http://www.eupolitix.com/FR/Interviews/200403/4fac5b1b-abea-48c8-8b5b-995b6d74918e.htm

Question: Quels seraient les principaux amendements que vous souhaiteriez voir apporter à REACH ?

J’ai déposé 98 amendements mais ils sont tous concentrés sur quatre points essentiels. Le premier concerne l’évaluation ; je souhaite surtout simplifier le procédure et renforcer la centralisation. C’est-à-dire accroître le rôle de l’agence.

Le deuxième point – peut-être le plus important – concerne la substitution des substances les plus dangereuses. Je souhaite renforcer le lien avec la substitution, qui est une des finalités principales. Et aussi encourager les efforts de l’industrie chimique pour trouver les substances les moins dangereuses.

Le troisième point concerne le rôle de l’agence. Le modèle institutionnel proposé était très limité, très confus, alors nous avons pris comme modèle les autres agences, avec lesquelles on a déjà trouvé un accord avec le Conseil, une alliance, pour les produits alimentaires etc.

Et quatrième point : le problème de l’enregistrement. Vous savez que sur ce point il y a un grand débat sur le critère de prioritisation adopté par la Commission qui se base exclusivement sur la quantité des substances. D'après la Commission seules les substances produites ou importées en quantité supérieure à 1 tonnes par an doivent être enregistrées. Ce système de priorité basé exclusivement sur le tonnage a été fortement critiqué par tous ceux qui ont invoqué, par contre, un système d'enregistrement basé sur le risque réel de la substance et sur l'exposition. J’ai toujours pensé qu’il s’agit d’une critique très intéressante, mais personne jusqu’à maintenant n’a proposé quelque chose de concret. Et surtout quelque chose qui garantit une certitude juridique. Je suis donc ouvert a des propositions.

J’ai seulement proposé deux choses : d’abord concernant les substances chimiques entrant dans la composition des produits et j’ai proposé de rendre la notification plus contraignante dans la procédure d’enregistrement. J’ai ensuite souhaité anticiper les reports. La Commission a proposé onze ans comme délai pour les modifications des règlements. Mais dans 11 ans, les substances produites dans une quantité supérieure à 1000 tonnes par an seront déjà enregistrées. Moi je souhaiterais changer cela en six ans.

J’ai déjà dit que le problème – la priorité des priorités – c’est l’autorisation et la substitution.

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t3: Acteurs : le point de vue de greenpeace sur le racaht de puits de carbone au congo


Pas de fausse solution à un vrai problème !
Bruxelles cautionne des irrégularités au Congo

jeu 10 juin 2004, Bruxelles, BELGIQUE


La Région de Bruxelles-Capitale va satisfaire les objectifs de Kyoto en achetant de terrains à reboiser en République démocratique du Congo. Pour respecter ses engagements 'Kyoto', Bruxelles devrait plutôt s'atteler au problème de la mobilité et initier une politique énergétique volontariste faisant la part belle aux économies d'énergie et à l'efficacité énergétique. Une telle politique aurait également l'avantage de créer de nombreux emplois. IEB, le BRAL et Greenpeace espèrent que le projet 'puits de carbone' proposé par Didier Gosuin, ministre bruxellois de l'Environnement, ne survivra pas au 13 juin




Pas de fausse solution à un vrai problème !
Bruxelles cautionne des irrégularités au Congo

jeu 10 juin 2004, Bruxelles, BELGIQUE


La Région de Bruxelles-Capitale va satisfaire les objectifs de Kyoto en achetant de terrains à reboiser en République démocratique du Congo. Pour respecter ses engagements 'Kyoto', Bruxelles devrait plutôt s'atteler au problème de la mobilité et initier une politique énergétique volontariste faisant la part belle aux économies d'énergie et à l'efficacité énergétique. Une telle politique aurait également l'avantage de créer de nombreux emplois. IEB, le BRAL et Greenpeace espèrent que le projet 'puits de carbone' proposé par Didier Gosuin, ministre bruxellois de l'Environnement, ne survivra pas au 13 juin


Après des années de tergiversations, la Belgique a fini par répartir le premier effort à accomplir dans le cadre du Protocole de Kyoto entre les différentes régions du pays. Pour rappel, cette répartition ne concerne qu'un premier train d'objectifs à court terme, que l'on sait insuffisants pour faire efficacement face aux changements climatiques (1). Compte tenu de sa situation spécifique, Bruxelles a obtenu une aide du gouvernement fédéral et s'est vue octroyer l'autorisation d'accroître ses émissions de gaz à effet de serre de 3,475% par rapport à l'année de référence (1990). Malgré ce traitement pour le moins favorable, Bruxelles semble réticente à l'idée d'initier sur son territoire les réformes qui lui permettront pourtant de créer de nombreux emplois et d'assurer à ses citoyens un avenir durable, et préfère s'engager sur la piste des 'puits de carbone' via l'achat de terrains à reboiser au Congo (2).

Bien que l'option 'puits de carbone' figure dans le paquet Kyoto, elle est contre-productive sur le long terme. Tant que les efforts sont portés à l'étranger, aucune mesure structurelle n'est prise en interne. « Bruxelles a tout à gagner en cherchant aujourd'hui des solutions qu'elle devra de toute façon trouver et qui assureront à ses citoyens un meilleur confort de vie, commente Anne-France Rihoux d'Inter-Environnement Bruxelles. Tout reste à faire en terme de mobilité. La création de sites propres et une meilleure gestion du stationnement, notamment, peuvent déboucher sur une diminution des gaz à effet de serre émis par Bruxelles. »

« Ménages et entreprises doivent être encouragés à économiser l'énergie. Si Bruxelles ne le fait pas pour Kyoto, elle devra de toute façon le faire pour satisfaire aux exigences européennes, regrette Peter Mortier du Bral, notamment lorsqu'un certificat de performance énergétique sera requis pour chaque bâtiment. »

« Investir dans les puits de carbone, c'est investir à fonds perdus. Tout indique en effet qu'à terme, le CO2 ne restera pas indéfiniment captif dans ces forêts construites artificiellement, conclut Jean-François Fauconnier de Greenpeace. D'un point de vue climatique, on n'aura rien gagné et, pour Bruxelles, plus on attend et plus lourde sera la facture à payer.»

L'option 'puits de carbone' envisagée par le ministre Gosuin sous la forme de l'achat de terrains à reboiser au Congo pose d'autres problèmes. Beaucoup d'experts s'accordent pour condamner ce type de recours parce qu'ils débouchent, à moyen ou long terme, sur un appauvrissement de la biodiversité dans les pays non industrialisés, L'option envisagée par Bruxelles est d'autant plus sujette à caution que l'opérateur pressenti ne recule pas devant quelques irrégularités?

Le secteur du bois en République démocratique du Congo est actuellement en pleine restructuration. En mai 2002, un moratoire sur toute nouvelle concession a été décidé par le gouvernement en place, afin de lui permettre d'assainir le secteur et de remettre en vigueur un système de taxation. Or, la Sodefor, partenaire pressenti par la Région bruxelloise pour la gestion technique de ses puits de carbone, a négocié avec ce gouvernement un contrat de gré à gré qui lui permet de continuer à échapper à cette taxation et ouvre la porte à des jeux de concurrence déloyale. Il est en effet à craindre que de nombreuses sociétés forestières passent un contrat avec la Sodefor plutôt qu'un contrat légal (soumis à taxation) avec les autorités du Congo. « En s'associant avec cette compagnie forestière implantée de longue date au Congo, la Région bruxelloise donnerait un signal déplorable à l'ensemble du secteur : rien n'a changé, nous en sommes toujours à l'heure des privilèges, et pas à celle d'une réforme nécessaire des pratiques forestières ! conclut Filip Verbelen de la campagne forêts de Greenpeace»

Tant Greenpeace qu'Inter-Environnement Bruxelles et le Bral demandent au prochain gouvernement bruxellois issu des élections du 13 juin de renoncer au projet 'puits de carbone' au Congo et de développer une réelle politique énergétique et de mobilité en Région de Bruxelles-Capitale.


Notes aux rédactions :

(1) - 7,5% à l'horizon 2008-2012 par rapport à 1990 pour la Belgique. Une réduction de 80% dans les pays industrialisés à l'horizon 2050 est nécessaire pour empêcher des changements climatiques dangereux. De nombreux documents et rapports concernant la problématique des changements climatiques sont disponibles sur le le site Greenpeace
(2) Nioki, province du Bandundu, superficie : 100.000 hectares, terrains situés à proximité de la concession de l'entreprise portugaise Sodefor, qui dispose aujourd'hui - malgré le moratoire sur les concessions forestières - d'une concession de 6 millions d'hectares.




Posted by Team_4_3 at 10:48 AM | Comments (0)

t3: Répertoire de site provenant de la documentation Française

Cette page regroupe un ensemeble de site concernant les changements climatiques globaux. On y retrouve des acteurs aussi divers que des groupes des nations-unies, des ONG (greenpeace, Climate action network) ainsi que des lobbies industriels (IETA (International Emissions Trading Association), IFIEC Europe (International Federation of Industrial Energy Consumers))

Les Nations unies

Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
- Le site de la convention :
http://unfccc.int/
- dont un portail francophone :
http://unfccc.int/fr/index.html
- Liste des Etats-parties au Protocole de Kyoto

CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement)
United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD)
Une section (en anglais) est consacrée à la question du commerce des émissions de gaz à effet de serre.
http://www.unctad.org/ghg/index.html

FEM (Fonds pour l’environnement mondial)
Global Environment Facility (GEF)
Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) est un mécanisme financier qui accorde des dons et des fonds concessionnels aux pays en développement pour des projets et activités visant à protéger l'environnement mondial. Ses activités sont menées conjointement par le PNUD, le PNUE et la Banque mondiale. Le FEM a été lancé en 1991 en tant que programme pilote.
http://www.gefweb.org

GIEC (Groupe intergouvernemental (d’experts) sur l’évolution du climat)
Le GIEC ou Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)a été fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement. Il joue un rôle central dans les négociations internationales sur le changement climatique.
Sa mission est de rassembler des données scientifiques, techniques et socio-économiques pertinentes afin d’envisager les risques des changements climatiques liés aux activités humaines.
http://www.ipcc.ch

OMM (Organisation météorologique mondiale)
Établie à Genève, l'Organisation météorologique mondiale, qui compte 185 membres, est le porte-parole scientifique autorisé du système des Nations unies pour tout ce qui concerne l'atmosphère et le climat de la planète. Cest en 1951 que l'OMM a succédé à l'OMI (Organisation météorologique internationale, fondée à Vienne en 1873) et qu'a été conclu l'accord lui conférant la qualité d'institution spécialisée des Nations unies.
http://www.wmo.ch/index-fr.html


PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement)
http://www.unep.org/french/default-fr.asp
Global Resource Information Database (GRID-Arendal)
Dans le cadre des recommandations de 1987 de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, le gouvernement de Norvège et le PNUE ont créé un centre d’information sur l’environnement à Arendal, en Norvège. Ce centre est lié au programme mondial du PNUE baptisé "Global Resource Information Database", d’où son nom GRID.
http://www.grida.no/

PNUD (Programme des Nations unies pour le développement)
United Nations Development Program (UNDP)
Le PNUD mène une politique en faveur de l’environnement et pour le développement des énergies renouvelables "Energy and Environment Policy" ayant pour but de réduire la consommation d’énergies fossiles grande productrices de gaz à effet de serre.
http://www.undp.org/energy/index.html


Système d’observation du climat mondial
Le Système d’observation du climat mondial a été fondé pour assurer la diffusion des informations concernant le changement climatique. C’est un organisme financé par l’OMM, le PNUE, la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco (IOC) et le Conseil international pour la science (ICSU).
http://www.wmo.ch/web/gcos/gcoshome.html

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Les organisations internationales

AIE (Agence internationale de l’énergie)
Siégeant à Paris, l’AIE est une agence autonome liée à l’OCDE.
Elle a été mandatée par ses pays membres pour fournir un travail analytique sur la dimension énergétique du changement de climat et sur les implications de l’accord de Kyoto sur le secteur de l’énergie.
http://www.iea.org/dbtw-wpd/Textbase/subjectqueries/keyresult.asp?KEYWORD_ID=4106

Banque mondiale
FPC (Fonds prototype pour le carbone)
Proposé et créé par la Banque mondiale, le FPC réunit des capitaux privés et publics pour les investir dans des projets sans danger pour le climat dans les pays en développement et les pays en transition. Outil innovateur, le FPC encourage le secteur privé à réaliser des investissements qui viennent s'ajouter à ceux des gouvernements.
http://carbonfinance.org/pcf/Home_Main.cfm


Conseil international pour les initiatives écologiques locales
Le Conseil international pour les initiatives écologiques locales est une association de gouvernements locaux consacrée à la prévention et à la résolution des problèmes écologiques locaux, régionaux et mondiaux par l'action communautaire. Plus de 300 villes, communes, comtés et associations du monde entier en sont membres.
"Villes pour la protection climatique"
"Cities for Climate Protection" (CCP) est une campagne mondiale ayant pour but le ralentissement du réchauffement de la planète et l'amélioration de la qualité de l'air et de l'habitabilité urbaine. CCP encourage les villes à préparer et à appliquer des plans de réduction de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre qui en découlent.
http://www.iclei.org/co2/index.htm

OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)
Programme sur le changement climatique
Ce programme a pour but d’aider les pays de l’OCDE à évaluer les politiques nationales et internationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de permettre une application effective de la Convention cadre sur les changements climatiques et du protocole de Kyoto.
http://www.oecd.org/department/0,2688,fr_2649_34361_1_1_1_1_1,00.html


Union européenne
- Synthèse de la législation de l'Union européenne sur le changement climatique
http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/s15009.htm

- Commission européenne, Programme sur le changement climatique
http://europa.eu.int/comm/environment/climat/home_en.htm
http://europa.eu.int/comm/environment/climat/eccp.htm

- Agence européenne de l’environnement (AEE)
Organisme chargé de la collecte et de la diffusion d’informations sur l’environnement dans le but d’aider la communauté européenne dans sa politique de protection de l’environnement.
Dossier sur le changement climatique
http://themes.eea.eu.int/Environmental_issues/climate

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Les sites gouvernementaux


Belgique
Site du changement climatique
http://www.environment.fgov.be/Root/tasks/atmosphere/klim/set_fr.htm

Canada
Site du changement climatique
http://climatechange.gc.ca/
Présentation pédagogique (questions/réponses) des problèmes liés au changement climatique. Schéma, cartes du Canada
http://climatechange.gc.ca/french/workroom/teachers_resources/index.shtml


Etats-Unis
- Ministère de la protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA)
http://yosemite.epa.gov/oar/globalwarming.nsf/content/index.html

- Service d’information du ministère de l’énergie
Données et rapports sur la politique américaine en matière de changement climatique
http://www.eia.doe.gov/environment.html

- Programme américain de recherche sur le changement global (US Global Change Research Program)
http://www.usgcrp.gov/


France
- Ministère de l’écologie et du développement durable
Dossier de présentation du plan Climat 2004
http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=2551


- Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES)
http://www.effet-de-serre.gouv.fr
Créée en 1992, la Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES) a été rattachée au Premier ministre en 1998. Elle est chargée de coordonner l'action de la France dans sa lutte contre les émissions de gaz à effet de serre tant au niveau national que dans les instances européennes et internationales.

Japon
Ministère de l'environnement, documents sur le changement climatique
http://www.env.go.jp/en/topic/cc.html

Royaume-Uni
- Département de l'environnement, des questions alimentaires et rurales, Section consacrée au changement climatique
http://www.defra.gov.uk/environment/climatechange/index.htm


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Des sites d'ONG (organisations non gouvernementales)

Climate Action Network
Le Réseau d’action sur le climat (Climate Action Network, CAN) est un réseau mondial regroupant plus de 280 ONG agissant pour la promotion d’actions gouvernementales et individuelles visant à limiter les changements climatiques dus à l’action humaine. Parmi ces ONG, on trouve des associations d’envergure internationale telles World Wildlife Fund (WWF), Greenpeace ou Friends of the Earth, et des groupes locaux originaires de pays en développement comme Terre Vivante (Mauritanie) ou Green Coalition (Philippines). Le CAN a sept bureaux régionaux en Afrique, Asie, Amérique latine, Europe et Etats-Unis.
http://www.climatenetwork.org/

Greenpeace International
Campagne de lutte contre le réchauffement climatique.
http://www.greenpeace.org/~climate/

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Des lobbies industriels et commerciaux

FORATOM Forum atomique européen
Association qui représente les industries nucléaires européennes, elle cherche à promouvoir le développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins civiles en insistant notamment sur ses "qualités écologiques" à la différence des énergies fossiles productrices de gaz à effet de serre.
http://www.foratom.org/Content/Default.asp?PageID=358


Global climate coalition
Fondé en 1989, ce lobby américain regroupe des entreprises (notamment des industries charbonnières, pétrolières, automobiles) dans le but de coordonner leur participation dans le débat politique international sur le réchauffement de la planète.
"Global climate coalition" estime que les objectifs fixés par le Protocole de Kyoto ne peuvent être atteints sans nuire gravement à l’économie et à la population des Etats-Unis.
http://www.globalclimate.org/index.htm

IETA (International Emissions Trading Association)
L’Association internationale du marché des émissions regroupe des entreprises dans le but de promouvoir un marché global de permis d’émission. Parmi ses membres, on peut citer Arthur Andersen, les Bourses d’Australie et d’Allemagne, BPAmoco, KPMG, Shell, la Société Générale, la Compagnie d’électricité de Tokyo…
http://www.ieta.org/


IFIEC Europe (International Federation of Industrial Energy Consumers)
IFIEC Europe, avec ses 13 fédérations, représente entre 75 et 80% de la consommation industrielle d’énergie en Europe dans des industries métallurgiques, chimiques etc...IFIEC Europe considère que des taxes sur l’énergie ne peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
http://www.ifiec-europe.be/enviro.htm

Institut américain du pétrole
Représentation de l’industrie américaine du pétrole et du gaz http://www.api.org/globalclimate/

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Des sites de recherche et d'information

Agence Environnement-Développement (AED)
Créée en 1991, cette agence, située à Paris, abrite trois secteurs d’activité: une agence de presse, un secteur production audiovisuelle, un secteur multimédia- diffusion (en cours de développement).
La rubrique "climat" du site de l’AED fournit des éléments d’actualité sur le changement climatique et une présentation de l’ensemble de la question destinée d’une part au grand public et d’autre part aux professionnels.
Schémas, cartes et vidéos.
http://www.aed-dmf.com/climat/pro/climchange.htm


Agora 21
Le "site francophone du développement durable", hébergé par l’Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne.
http://www.agora21.org/
- Documents officiels sur les politiques de lutte contre le changement climatique
http://www.agora21.org/environnement.html
- Documents d’informations sur le changement climatique
http://www.agora21.org/dossiers-doc/dossier-climat.html
- Glossaire très complet des termes employés lors des négociations sur le changement climatique
http://www.agora21.org/climat/glossaire.html

Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
La page "climat" présente la recherche française sur le climat et offre des outils d’explication sur les problèmes climatiques ainsi que des images.
http://www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/index.htm


Centre pour la recherche internationale sur l’environnement et le climat
Center for International Climate and Environmental Research - Oslo (CICERO)
Centre de recherches indépendant associé à l’université d’Oslo, sa mission est de mener des recherches et de fournir des informations sur le changement climatique.
Présente les grands problèmes (effet de serre, el Nino..) et les politiques internationales de lutte contre le changement climatique.
http://www.cicero.uio.no/index_e.asp


L'encyclopédie de l'environnement atmosphérique
C'est une création du Programme d'information sur l'atmosphère, le climat et l'environnement soutenu par le ministère britannique de l'environnement.
Site bilingue français/anglais
http://www.doc.mmu.ac.uk/aric/eae/french/french.html

Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)
L'IDDRI est une association animant un réseau, où les acteurs — administrations, communauté scientifique, entreprises et associations débattent notamment du développement durable. Un des thémes prioritaires de réfléxion est le réchauffement climatique
http://www.iddri.org/iddri/html/themes/climat/climat.htm

Posted by Team_4_3 at 10:34 AM | Comments (0)

mars 02, 2005

pourt5: réintroduction des Rangers

Avez-vous eu déniché ces pages dont les liens sont ci-dessous dans le fouilli du site "Rangers".

D'autre part, une autre association semble particulièrement préoccupée des Castors, l'asbl Biernausaut:
http://environnement.wallonie.be/cgi/dgrne/plateforme_dgrne/generateur/sites/modules_ntl/visiteur/biernausaut/Frames_Visiteur.cfm?proj=145&l_code=FR

Voir en particulire le document, "Le castor en Région Wallone":
http://environnement.wallonie.be/cgi/dgrne/plateforme_dgrne/generateur/sites/modules_ntl/donnees/biernausaut/documents/MediaNTL106_DossierInfoCastor.pdf

Download file http://www.rangers.be/fr/action/faune/castor/kerstinpayscastor/kerstinpayscastor.htm

Download file http://www.rangers.be/fr/action/faune/castor/kerstinpayscastor/reintroductionhollande/kerstinreintroductioncastor.htm


arriveecastors1.jpg

cagecastor1.jpg

cagehutte1.jpg

caissesvoiture1.jpg

castordanscage1.jpg

castorhorsvoiture1.jpg

descentecage1.jpg

descentecage2.jpg

descentecage3.jpg

entreehutte1.jpg

kerstinchecking1.jpg

Posted by Sébastien Denys at 03:09 PM | Comments (3)

pourt4: briefing assoc environnementale

Subject: "REACH-out" update no 2
From: "SINGHOFEN Axel"
Date: Mon, 17 Jan 2005 18:15:13 +0100
To:

Dear all,

Please find attached the following documents in preparation of the big EP REACH hearing this Wednesday:

* Greens/EFA REACH-out update 2,
* the general position of the environmental NGOs on REACH,
* the NGO response to the latest UNICE position,
* the NGO position to the ongoing UNICE/CEFIC impact assessment,
* WWF suggestions for questions at the hearing.

All the best,

Axel Singhofen

Posted by Sébastien Denys at 02:42 PM | Comments (0)

pourt4: Conf 4 mars: Ecolo sur "REACH", une législation sur les substances

REACH : une législation sur les substances chimiques soucieuse de la
santé coûterait 0,04 % du chiffre d'affaire annuel des entreprises
chimiques. Ne pas le faire coûte 4.500 décès par an en Europe.

-----Message d'origine-----
De: DIFFUSION Interne
A: diffusion interne
Date: 24/02/05 7:36
Objet: Invitation au colloque : "REACH", une législation sur les substances
chimiques soucieuse de la santé


REACH : une législation sur les substances chimiques soucieuse de la
santé coûterait 0,04 % du chiffre d'affaire annuel des entreprises
chimiques. Ne pas le faire coûte 4.500 décès par an en Europe.

Santé, recherche, innovation, économie, emplois : rien que des mots qui
vont bien ensemble.

Invitation au colloque organisé par ECOLO

Le vendredi 4 mars 2004 de 13h30 à 17h30

Parlement fédéral, salle du Congrès
Rue de Louvain, 21
1008 Bruxelles

Osons REACH pour l'emploi, la santé et l'innovation!

Un projet de législation, appelé REACH est actuellement en débat au sein
du parlement européen et des Conseils des Ministres européens. Il s'agit
d'imposer une étude des effets sur la santé et l'environnement des
substances chimiques existantes et de les remplacer par des substances
moins toxiques lorsque des alternatives existent.

Ce projet est aujourd'hui menacé sur la base d'arguments économiques
alors qu'une telle législation a aussi pour but de renforcer la
compétitivité du secteur chimique européen.

La Commission européenne estime les coûts directs de REACH pour
l'industrie chimique européenne à 2,3 milliards d'Euros sur une période
de 11 ans, soit environ 0 ,04% du chiffre d'affaires annuel de
l'industrie chimique européenne. Tandis qu'un bénéfice de 50 milliards
en terme de santé publique est attendu sur une période 30 ans.

Près de 30% des maladies professionnelles sont dues à
l'exposition aux produits chimiques.

* En 20 ans le nombre de cancers détectés annuellement en France a
connu une progression de 63% ! Le pourcentage de personnes allergiques
connaît également une croissance importante ces dix dernières années.

Or, 99% du volume des substances se trouvant sur le marché n'ont pas
fait l'objet d'une étude rigoureuse des risques sur la santé et
l'environnement.

Osons mener un véritable débat avec l'ensemble des acteurs belges.

La popularisation de ce thème est essentielle pour plus de
responsabilité politique et pour sortir du seul jeu des lobbies.


Programme de la journée

13h30 : Accueil par Muriel Gerkens, Députée fédérale ECOLO

13h40 : Introduction par Evelyne Huytebroeck, Ministre de
l'Environnement de la Région bruxelloise

13h50 : « Préserver les emplois et la santé des travailleurs, près de
30% des maladies professionnelles sont dues à l'exposition aux produits
chimiques » par des représentants des syndicats :Tony Musu (CES), Daniel
Van Dael (FGTB) et Chris Van Eyck (CSC)

14h20 : « Renforcer la position concurrentielle des entreprises via la
protection des travailleurs, des consommateurs, de l'environnement et
via la préservation des budgets de soins de santé : possible ? » par des
représentants des entreprises : FEB, madame Van Tiggelen de Fedichem

14h40 : « L'environnement et la santé intimement liés, leur protection a
besoin d'une législation comme REACH » par des représentants d'IEW et
Wendel Trio de Greenpeace

15h00 : « les substances chimiques dans notre quotidien » par Carinne
Deschamps, éco -conseillère chez Test-Achat

15h10 : Pause

15h30 : « Le nombre de personnes souffrant de cancers, d'allergies et de
maladies respiratoires en lien avec l'exposition aux substances
chimiques ne cesse d'augmenter, ces victimes ne sont pourtant pas
reconnues », parole aux victimes : Alain Loriaux

15h45 : « Défense et illustration de l'évaluation des risques » par
André Cicolella : le point de vue d'un scientifique spécialiste en
évaluation des risques. Il est à l'origine des alertes sur le danger des
éthers de glycol

16h00 : Débat

17h : Conclusions par Pierre Jonckheer, Député européen et Muriel
Gerkens, Députée fédérale

17h20 : Fin du colloque


%-----------------------------------------------------------------------
---------------------------------------

Inscription pour le mercredi 2 mars auprès de muriel.gerkens@ecolo.be

Ou par Fax : 02/549 87 98
Ou par courrier : Muriel Gerkens, députée fédérale, Palais de la nation,
1008 Bruxelles
Nom : Prénom :
Association ou organisme :

Posted by Sébastien Denys at 02:39 PM | Comments (0)

pourt6: A quick informal analysis of UK govts new 'nanotech issues' policy

Today I attended the announcement by Lord Sainsbury of the Governments
response to the Royal Society/Royal Academy of Engineering Report. That
report took over year, involved input from civil society and was
surprisingly precautionary in its reccomendations to government. I've
just finished reading the governments disappointing response (its 25
pages) and summarised below the key points (and my own glib analysis).

-------- Original Message --------
Subject: A quick informal analysis of UK govts new 'nanotech issues' policy
Date: Fri, 25 Feb 2005 23:04:14 +0000
From: Jim Thomas
To: techdemocracy@dgroups.org, Techne

Hello

Today I attended the announcement by Lord Sainsbury of the Governments
response to the Royal Society/Royal Academy of Engineering Report. That
report took over year, involved input from civil society and was
surprisingly precautionary in its reccomendations to government. I've
just finished reading the governments disappointing response (its 25
pages) and summarised below the key points (and my own glib analysis).

A more interesting overview is on Howard Lovy's blog at
http://nanobot.blogspot.com as a discussion (more of an agreement)
between myself and pro-nano writer Richard Jones.
You can get the original RS/RAE report at www.nanotec.org.uk
Today's government response is at
http://www.ost.gov.uk/policy/issues/index.htm#Nanotechnology
A report on the BBC is at
http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/4294681.stm

best
Jim

Here's the boiled down version:

The Government wimps out: It says thankyou politely, offers some nice
words and another set of reviews but commits to very little right
across the board, kicking any possible future regulatory proposals into
next year or the year after (or later...?)

It fails to:
- offer any specific regulations,
- deal with products on the market,
- offer new money or a centre of excellence for nanotoxicology research,
- respond at all to any societal concerns raised
- consider nanotechnology beyond particles (eg nanobiotech or even
nanocapsules, dendrimers, devices, nanofluidics etc).

At the same time UK government has set up a potentially fragmented
policy landscape for nanotech in which different agencies and advisory
groups will tackle the field in a fragmented way and those considered
not to be dealing with 'risk' are being excluded (eg Dept for
International Development, Disability Rights Commission and Department
for Work and Pensions).

specifically

The UK government has:
1) Started another review into the detail of which regulations need
to be tweaked and which agencies, departments and advisory bodies need
to be thinking about nano-risks. (by end of 2005)
2) Set up a new Nano Issues co-ordination body based in Office of
Science and Technology (OST) called the Nano Issues Dialogue Group
(NIDG) who will co-ordinate between different departments, agencies and
advisory bodies.
3) Set up a nanotech research co-ordination group chaired by DEFRA
(Dept of Food, Environment, Regions and Agriculture) who will
co-ordinate between research councils and departments to draw up a list
of what research is neccesary (and maybe fund some of it).(By Autumn
2005.)

The UK Government will:
1) Publish an outline proposal for a "properly targeted and
sufficiently resourced public dialogue" on Nanotech facilitated by the
OST. (Spring 2005 with fuller proposal in Autumn 2005).
2) Work with industry and others to minimise environmental release of
engineered nanoparticles (eg in waste streams)and to prevent the
release of nanoparticles for environmental remediation (except for
small experimental releases). They will also assess regulatory
mechanisms to acheive this. (Assesment by end of 2005)
3) Work with 'the public and other interested parties' to consider
whether labelling of nano consumer products is feasible or neccesary.
(no timescale)
4) Facilitate a dialogue on nanoremediation. (in next 2 years)
5) initiate via DEFRA a 'thorough independent study' into the
implications of nanotechnologies on environmental regulations
(published during 2005)
6) Ask European assesment committees (eg on cosmetics) to insist on
public disclosure of methodologies for safety studies. (no timescale)
7) Ask the new OST-based centre of excellence in science and technology
horizon scanning (previously announced) to identify health, safety,
environmental, social, ethcial and regulatory issues associated with
emerging technologies. (no timescale- establishing of the centre is
already underway)
8) Undertake a detailed and ongoing review of the extent to which
nanoparticles and nanotubes are being manufactured and used in UK
(DEFRA) (end of 2005)
9) Help develop methods and standards to measure and describe
nanoparticles - for metrology and assessing vehicle emissions.
(ongoing?)
10) Review its approach to Nanotechnology in 2 years and in 5 years.
(review to be undertaken by Council for Science and Tehcnology - a
government body).

The reponse includes the following Sstatements on Nanoparticles and
Risk:
"The government.. accepts that safety testing on the basis of a larger
form of the chemical cannot be used to infer the safety of the
nanoparticulate form of the same chemical and therefore individual
regulations within the existing framework will need to be reviewed to
reflect the possibility that nanoparticulate material may have greater
toxicity than material in the larger size range" - para 22
"Their properties will be dependent upon both their size and shape and
of the material of which they are made" - para 14
"There is some evidence that some materials are more toxic in a
nanoparticulate form, possibly because of their greater surface area" -
para 14
"The government accepts the reccomendation of the RS/RAEng that a
precautionary approach should be taken [to deliberate release for
environmental remediation] - para 46
"Exposure in the workplace and releases to the environment should be
minimised until the possible risks posed by nanoparticles and nanotubes
are better understood" - para 17
"The government agrees that ingredients in the form of manufactured
free nanoparticles should undergo a through safety assesment by the
relevant scientific advisory body before they are used in consumer
products" - para 24 and 62
"The government recognises.. that there is much baseline fundamental
science to be done" - para 33
"The government agrees that there is a need for further work on
environmental fate and potential bioaccumulation of nanoparticles and
nanotubes, recognising that these will be as varied as the range of
products and compounds of which they are made" - para 40
"It is likely that sector specific regulations will be needed to ensure
that products produced as nanoparticles are appropriately regulated" -
para 56

Statements on Governance and Dialogue:
"It is also clear that there is an international dimension to the
issues raised by developments in nanotechnologies and that we need to
introduce mechanisms for broader discussions and collaboration on how
to address these issues in an efficient way." para 9
"We need to have rational and mature public dialogue informed by good
science" - para 27
"The government agrees that properly targetted and sufficiently
resourced public dialogue will be crucial in securing a future for
nanotechnologies" - para 80

"Their [RS/RAEng] rejection of a moratorium is based on the assumption
that Government will secure an appropriate and effective regulatory
regime as rapidly as possible" - para 16

Posted by Sébastien Denys at 02:33 PM | Comments (0)

pourt6: Scientists called in on nanotechnology risks

Environment Daily 1821, 11/02/05

Scientists called in on nanotechnology risks

Environment Daily 1821, 11/02/05

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The European Commission has asked the EU's chief environmental
toxicology committee, Scher, to advise on how the bloc should assess
potential risks of nanotechnologies. Earlier scientific assessments have
suggested that adverse effects of nanoparticles cannot be predicted from
current chemical models, the Commission says (ED 04/08/04
_http://www.environmentdaily.com/articles/index.cfm_?action=article&ref=17101).

The committee has been requested to give its views by this autumn
regarding potential risks to health, consumer safety and the
environment. See request for a scientific opinion
_http://europa.eu.int/comm/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/_scenihr_q_003.pdf,

and existing preliminary risk analysis
_http://europa.eu.int/comm/health/ph_risk/documents/ev_20040301_en.pdf_.

Article Index: chemicals, health/consumers

Posted by Sébastien Denys at 02:30 PM | Comments (0)

pourt1: La Lorraine sous perfusion de plantes

Pollution. Des espèces testées pour extraire les métaux du sol d'un ancien site
industriel.

Pollution. Des espèces testées pour extraire les métaux du sol d'un ancien site
industriel.
La Lorraine sous perfusion de plantes

Par Thomas CALINON

mardi 22 juin 2004 (Liberation - 06:00)

Meurthe-et-Moselle envoyé spécial

ettoyer les sols pollués grâce aux plantes ? Le concept n'a rien d'une lubie
pour les scientifiques lorrains du Gisfi (Groupement d'intérêt scientifique sur
les friches industrielles). Installé à Vandoeuvre-lès-Nancy, le Gisfi regroupe,
depuis 2002, sept laboratoires de recherche publique dépendant de l'Institut
national polytechnique de Lorraine (INPL), du CNRS, de l'Institut national de la
recherche agronomique (Inra), du Bureau de recherches géologiques et minières
(BRGM) et des trois universités de Nancy et Metz. Dans le cadre du contrat de
plan Etat-région 2000-2006, dit «Après mine», le Gisfi planche sur la pollution
des anciens sites industriels, nombreux en Lorraine. L'un des axes de travail
est la phytoremédiation. Et «ce n'est pas de la poudre de perlimpimpin»,
prévient Christophe Schwartz, du laboratoire Sols et environnement de l'Inra.


(publicité)

Traitements radicaux. Le Gisfi dispose d'un terrain idéal pour valider ses
travaux de laboratoire : le site de l'ancienne cokerie d'Homécourt
(Meurthe-et-Moselle), démantelée dans les années 80. Le groupe Arcelor, qui
exploitait la cokerie, a récemment effectué de lourds travaux de dépollution.
Les endroits les plus dégradés, chargés en hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP, des hydrocarbures lourds), ont été traités par désorption
thermique ou à l'aide d'une biopile. Dans le premier cas, il faut passer la
terre au four pour brûler les hydrocarbures. Dans le second, des bactéries
désagrègent les polluants. Des méthodes lourdes et coûteuses, qui supposent
l'excavation des sols. Avec l'inconvénient pour la désorption thermique qu'elle
rend la terre stérile pour plusieurs années. A la place des bâtiments de la
cokerie, de vastes terrains dénudés témoignent du caractère radical de ce
traitement.

Par rapport aux méthodes actuelles, «la phytoremédiation est une voie porteuse
et économiquement intéressante», explique Noëlle Raoult, ingénieur-projet au
Gisfi. Les scientifiques ont conservé quelques mètres cubes de sol pollué qu'ils
ont répartis en seize parcelles. Ils y ont planté de la luzerne et du ray-grass,
et ont introduit deux champignons mycorhiziens. Objectif de cette association
plantes-champignons : favoriser le développement de micro-organismes qui
désagrégeront les HAP. C'est la phytodégradation, qui s'attaque aux polluants
organiques. Mais, pour le moment, les analyses du sol n'ont pas montré d'effet
significatif. «Ça ne veut pas dire que ça ne marche pas», insiste Corinne
Leyval, du Limos (Laboratoire des interactions micro-organismes-minéraux-matière
organique dans les sols, rattaché au CNRS) : «Les sols sont très hétérogènes, on
a du mal à mettre en évidence sur le terrain ce qui est constaté en labo.» «Les
sols industriels dégradés sont souvent multipollués. On les connaît moins bien
que les sols forestiers ou agricoles», note Schwartz.

Moisson de métaux. En revanche, le Gisfi a constaté la présence de polluants
métalliques dans les parties aériennes de la luzerne et du ray-grass. Le
processus qui mène les métaux du sol aux tiges et feuilles des plantes est
appelé phytoextraction. Une technique «très prometteuse, qui fonctionne en labo
et sur le terrain» et repose sur «des plantes tolérantes et hyperaccumulatrices
de métaux, ce qui leur permet de pousser sur des sites très stressants», indique
Christophe Schwartz. Certaines d'entre elles peuvent ainsi accumuler jusqu'à 350
000 fois plus de métaux qu'une plante classique. Les scientifiques du Gisfi ont
aussi identifié des plantes spécialisées dans l'extraction d'un métal
particulier. Pour le nickel, on utilise l'Alyssum, de la famille des
brassicacées (celle du chou). Pour le zinc et le cadmium, on opte pour le
Thlaspi caerulescens. Et quand la plante est prête, on récolte : «On fait une
moisson de métaux. Ensuite, on peut incinérer les plantes dans des conditions
contrôlées et les cendres chargées en métaux seront recyclées en fonderie.»
Dernier volet des recherches, la phytostabilisation : l'enracinement des plantes
sur les sols dégradés évite la dispersion de la pollution. Mais la
phytoremédiation a ses limites. Les plantes ne résistent pas toujours aux
pollutions aiguës et seule leur zone d'enracinement ­ jusqu'à 40 centimètres
environ ­ peut être traitée. Ensuite, dans le cas de la phytoextraction, seule
la partie biodisponible des métaux est susceptible d'être extraite du sol. Et
pas pour tous les métaux : on ne connaît pas de plante capable d'accumuler le
mercure, et le plomb est très peu mobile. «Sur les sites pollués, il faut
développer un panel de solutions. La phytoextraction peut être utilisée en
complément», estime Jean-Christophe Renat, directeur technique de la société
TVD, spécialisée dans la dépollution. L'industriel espère pouvoir proposer des
traitements par phytoremédiation «dans les cinq ans à venir». «Ces techniques
sont peu onéreuses parce qu'on travaille sur le long terme, explique-t-il. Mais
il n'est pas facile d'expliquer à une préfecture qu'on va mettre trente ans à
dépolluer un site.»

Posted by Sébastien Denys at 02:28 PM | Comments (0)

pourt4: Conference de la CES sur REACH

La Confédération européenne des syndicats organisera, les 11 et 12 mars 2005 à Bruxelles, une conférence qui réunira les principaux acteurs du débat autour de la réforme de la législation européenne sur les substances chimiques (REACH).

La Confédération européenne des syndicats organisera, les 11 et 12 mars 2005 à Bruxelles, une conférence qui réunira les principaux acteurs du débat autour de la réforme de la législation européenne sur les substances chimiques (REACH).

En octobre 2003, la Commission européenne a adopté une proposition de règlement pour une révision radicale de la politique communautaire sur les substances chimiques. Cette proposition de réforme appelée REACH met en place un système global d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restriction des produits chimiques. Celle-ci doit encore être approuvée par le Conseil et le Parlement dans une procédure de co-décision.

REACH est devenu l'un des champs de bataille politique les plus féroces dans l'histoire de l'élaboration des politiques de l'UE. Cette proposition de législation a engendré un lobbying très intense en raison de ses implications capitales pour, d'une part, la santé des travailleurs, des consommateurs et l'environnement et, d'autre part, pour la compétitivité des entreprises et l'innovation.

La CES souhaite contribuer pleinement au débat sur REACH car elle est persuadée des bénéfices potentiels énormes de cette réforme pour la santé des millions de travailleurs exposés quotidiennement aux substances chimiques mais aussi pour l'avenir de l'industrie européenne. Seront entre autres présents à la conférence : M. Stavros Dimas, commissaire européen à l'Environnement, M. Lucien Lux, Ministre d'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représentant la présidence du Conseil, M. Guido Sacconi, rapporteur principal sur REACH pour le Parlement européen ainsi que des représentants de l'industrie, des associations de consommateurs et des principales ONG environnementales.

Plus d’information, programme et formulaire pour la participation : http://tutb.etuc.org/fr/newsevents/eventsfiche.asp?pk=255

Laurent Vogel
BTS TUTB
Bd du Roi Albert II, 5
B-1210 Bruxelles
Tel (32) (0)2 224 05 60
Faxl (32) (0)2 224 05 61

Nouveau Site Web: http://tutb.etuc.org/fr/
New Web Site: http://tutb.etuc.org/uk/

Posted by Sébastien Denys at 01:59 PM | Comments (0)

pourt3: conference on CO2 capture and storage

A conference on CO2 capture and storage - 'Towards zero emission
power plants' - will take place in Brussels, Belgium, from 13 to 15
April.

The event is portrayed as an opportunity to discuss and help
develop a common and coherent European strategy for research and
development (R&D) in the field of CO2 capture. It is aimed at
communicating the subject to a wider audience, enhancing the
international dimension of EU activities, disseminating project
results and promoting networking.

The conference is designed to appeal to those involved in policy
making, civil society, research and industry. Researchers involved
in current and past EU research projects will attend, along with
international delegates from countries with both developed and
emerging economies.

Programme Acronym : FRAMEWORK 5C, FRAMEWORK 6C, FP6-INTEGRATING, EESD, FP6-SUSTDEV Subject Index Codes : Energy Storage, Energy Transport
Contact Person : For further information, please visit:

http://europa.eu.int/comm/research/energy/pdf/announcement_en.pdf_

Posted by Sébastien Denys at 01:56 PM | Comments (0)

pourt1: une moutarde transgénique dépolluante

Une " moutarde indienne " (Brassica juncea) modifiée de manière à lui faire
produire des enzymes avides de sélénium ; 4,3 fois plus que la moutarde
normale) a été efficacement testée en plein champs en Californie.
...

UNE MOUTARDE TRANSGENIQUE DEPOLLUANTE ? (
Une " moutarde indienne " (Brassica juncea) modifiée de manière à lui faire
produire des enzymes avides de sélénium ; 4,3 fois plus que la moutarde
normale) a été efficacement testée en plein champs en Californie. Il s'
agissait d'extraire du sélénium laissé en excès dans le sol (à des niveaux
toxiques pour les plantes) par l'irrigation et drainage à partir d'eau ayant
dissous du sélénium dans les schistes environnants.
Rem : Ce type d'expérience est un premier test grandeur nature, mais
inquiète aussi certains : en effet, le sélénium est un oligoélément vital
quand il est présent en quantité normale, et si cette moutarde avide de
sélénium et pouvant en absorber de fortes doses sans en mourir se croisait
avec des moutardes cultivées ou du colza ou d'autres crucifères sauvages, et
si elle se répandait dans une environnement à faibles quantités de sélénium,
ces plantes pourraient en y prélevant des quantités anormalement élevées
affaiblir les écosystèmes et provoquer le phénomène inverse (dépérissements
dus au manque de sélénium)
Autre question : dans la nature, les crucifères sont consommées par de
nombreux animaux. Que se passe t il pour les animaux sauvages qui mangent
des plantes contenant près de 5 fois plus de sélénium que la normale ? Y a t
il risque de bioconcentration dans la chaîne alimentaire, sachant notamment
que certaines crucifères comme le colza se resèment facilement.
NATURE 11/02/05 http://www.nature.com/news/2005/050207/full/050207-17.html

on apprend ci desous notammen que la moutarde transforme le sélénium capté
en un gaz dissipé dans l'atmosphère.(il retombe au sol en combien de temps
?) Combien du sélénium est il concerné ?

0MINUTES 15/02/05 La moutarde qui lessive
ttp://www.20minutes.fr/journal/recherche/pop_article.php?ida=44328
Autres informations:
UC BERKELEY NEWS 01/02/05 Transgenic plants remove more selenium from
contaminated soil than wild-type plants, new field tests show
http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2005/02/01_plantremediation.shtm
l
NATURE 11/02/05 Plant Can remove soil contaminants - Transgenic mustard
sucks up selenium
http://www.nature.com/news/2005/050207/full/050207-17.html
EUREKALERT 01/02/05 Transgenic plants remove more selenium from polluted
soil than wild plants, new tests show
http://beta2.eurekalert.org/pub_releases/2005-02/uoc--tpr020105.php
ENVIRONMENTAL SCIENCE & TECHNOLOGY 09/02/05 GM plant field-tested for
enhanced soil remediation
http://pubs.acs.org/subscribe/journals/esthag-w/2005/feb/tech/pt_gmplant.htm
l
ARS USDA Juin 2000 Using Superplants To Clean Up Our Environment
http://www.ars.usda.gov/is/AR/archive/jun00/form0600.htm?pf=1S
NEW PHYTOLOGIST 03/03/03 Selenium accumulation protects Brassica juncea from
invertebrate herbivory and fungal infection
http://rydberg.biology.colostate.edu/epsmitslab/SeEcoEvo.pdf
NEW PHYTOLOGIST 09/07/03 Overexpression of cystathionine-c-synthase enhances
selenium volatilization in Brassica juncea
http://rydberg.biology.colostate.edu/epsmitslab/CGSpaper.pdf

Posted by Sébastien Denys at 01:54 PM | Comments (0)