février 27, 2005

t3: Revue de presse

Le Paysan Breton
Environnement : l'agriculture bientôt dans la mécanique de Kyoto

Univers nature
Protocole de Kyoto, un objectif à la fois trop et pas assez ambitieux

Union européenne
http://europa.eu.int/scadplus/leg/fr/s15009.htm

La documentation française
http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/dossier_international/climat/index.shtml

Environnement : l'agriculture bientôt dans la mécanique de Kyoto
La définition des catégories de puits de carbone devrait occuper en 2005 une bonne partie des débats entourant les instruments de lutte contre le réchauffement climatique. Nombre de définitions sont en effet encore en suspens, note la Mission interministérielle contre l’effet de serre (Mies), en citant par exemple l’absence de contours précis pour la notion de « puits de carbone ». Quel sort réserver à la forêt ? On sait, certes, que la croissance des arbres capte du gaz carbonique à hauteur de 3,2 millions de tonnes/an en France métropolitaine. Mais une opération de reboisement après déforestation doit-il être comptabilisé comme un crédit de carbone ?
Puits de carbone
Pour l’agriculture également, la définition du « puits de carbone » est délicate. Pour l’heure, les terres de cultures sans labour et les prairies ne sont pas intégrées dans cette rubrique. Pourtant, les cultures sans labour captent davantage de gaz carbonique que les cultures labourées. Les prairies stockent pour leur part au moins deux fois plus de carbone que les terres labourées, selon la Mies (Mission interministériel de l’effet de serre). Hors Europe, on notera que le Canada réfléchit à l’introduction des cultures sans labour dans la rubrique « puits de CO2 », mais il est peu probable que cela intervienne avant 2012, année marquant la seconde phase du protocole de Kyoto. Les biocarburants, eux, ont plus de chances d’intégrer la comptabilité de Kyoto. Ils pourraient permettre d’économiser 7,3 millions de tonnes de CO2 en France en 2010. Même chose pour le bois de construction. Quant aux industries agroalimentaires, elles sont soumises, comme les cimenteries, le chauffage urbain, la sidérurgie, la papeterie, le raffinage pétrolier etc., au système de quotas d’émissions, quotas cessibles sur les marchés européens de CO2, comme l’a institué la Commission européenne.
L’offensive des syndicats agricoles
Présent à la table ronde organisée sur le climat, le 16 février de l’Élysée, le président de la Fop, Xavier Beulin, a notamment insisté sur le fait que l’agriculture pouvait, en consacrant 10 % des terres arables d’ici 2010 pour les biocarburants, contribuer puissamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Rebondissant sur les déclarations du chef de l’Etat, le président du Groupe d’études sur les biocarburants à l’Assemblée nationale – Stéphane Demilly – indique dans un communiqué que l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto rend « plus que jamais nécessaire » le développement des biocarburants. « Le diester et l’éthanol sont en effet le seul moyen immédiatement efficace pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports, dont le volume de CO2 produit chaque année ne cesse de croître », déclare t-il. Stéphane Demilly souligne également « l’urgence qu’il y a à élaborer dès maintenant les objectifs (de développement des biocarburants, ndlr) pour les années 2008-2010 ». La Coordination Rurale déclare de son côté que les prairies et les plantes constituent d’« énormes puits de carbone » et ajoute dans son communiqué qu’« un hectare de maïs irrigué dégage deux fois plus d’oxygène q’un hectare de forêt et capte également deux fois plus de gaz carbonique ». Le syndicat conclut que’« il serait temps de cesser de considérer les agriculteurs comme des pollueurs et de convenir avec eux des conditions dans lesquelles ils pourraient participer aux ventes de crédits de carbone ».

Le protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs définis de réduction de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés, entre en vigueur aujourd'hui, le 16 février 2005. Même si les experts estiment que les résultats attendus – une réduction d’ici à 2 012 de 5 % des gaz à effet de serre dans les pays industrialisés par rapport à 1990 – seront loin de suffire, le 16 février 2005 restera dans les annales comme le début officiel de la lutte contre le réchauffement planétaire.

Les six gaz à effet de serre concerné par le protocole de Kyoto sont le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde nitreux, et les gaz synthétiques HFC, PFC et SF6. Ceux-ci proviennent principalement des secteurs de l'énergie, des transports, de l'agriculture et des déchets.

Pour remplir ses engagements, un Etat peut, outre réduire ses émissions de gaz à effet de serre, participer au financement de projets de réduction dans des pays tiers (industrialisés ou en développement) et échanger des certificats d’émission. Il peut également créer des puits de carbone, des forêts et/ou des terres agricoles exploitées de façon à absorber un maximum de CO2.
Malgré ces différentes possibilités, il est plus que probable que de nombreux pays ne rempliront pas leurs objectifs. Certains pays ont vu leurs émissions tellement augmentées depuis 1990 qu'un tel objectif de réduction est irréaliste. Ainsi, dans le cas du Canada cela reviendrait à faire disparaître toutes les automobiles et tous les camions… Pour ces pays, la situation ne risque pas de s'arranger, puisqu'il est prévu que les baisses d'émissions manquantes, augmentées d’une pénalité de 30 %, soient réalisées durant la seconde période d’engagement, avec en outre, une limitation des possibilités de recourir aux mécanismes de flexibilité que sont le financement de projet et les puits de carbone. Bref un objectif irréalisable !


Par ailleurs, rappelons que même si l'ensemble des engagements des différents pays industrialisés sont respectés, il n'y aura pas de réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau planétaire, les Etats-Unis (1er pollueur mondial), l'Australie et les pays en développement gros émetteurs de CO2, tels que la Chine (2ème pollueur), l’Inde et le Brésil n'étant pas concerné par Kyoto. Ces pays prendront-ils leur responsabilité et contribueront-ils aux efforts mondiaux de réduction des émissions ?
On peut légitiment en douter, d'autant qu'à l'exception des USA et de l'Australie, le niveau de vie et de confort de leur population est très en retrait par rapport aux pays industrialisés. Nous, habitants des pays industrialisés, serions-nous prêts à faire un tel effort ?!!
Pourtant, sans une forte prise de conscience et une réaction rapide, d'ici 10 ans, la moitié des émissions devrait provenir des pays en développement.
Pascal Farcy


Le protocole de Kyoto
Source : Commission Européenne (europa.eu.int)
Actualité du 16/02/05 à 13:21

Qu'est-ce que le protocole de Kyoto ?

La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le protocole de Kyoto constituent l'unique cadre international pour la lutte contre les changements climatiques[1].

Adoptée en mai 1992 et entrée en vigueur en mars 1994, la CCNUCC a été la première mesure internationale arrêtée pour résoudre ce problème. Elle impose à tous ses signataires de mettre en place des programmes nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de soumettre des rapports périodiques. En outre, les pays industrialisés signataires[2], à l’exclusion toutefois des pays en voie de développement, doivent, d'ici à l'an 2000, stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre aux niveaux de 1990.

En établissant une distinction entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, la CCNUCC reconnaît que les pays industrialisés sont les principaux responsables de l’accumulation actuelle des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ont la capacité institutionnelle et financière de réduire ces émissions. Les parties se réunissent chaque année pour faire le point sur les progrès accomplis et examiner de nouvelles mesures potentielles, et divers mécanismes de surveillance et de notification à l'échelle planétaire ont été institués pour inventorier les émissions de gaz à effet de serre.

Dès 1994, il était admis que les engagements contractés initialement dans le cadre de la CCNUCC ne permettraient pas à eux seuls de stopper l'augmentation globale des émissions de gaz à effet de serre. Le 11 décembre 1997, les gouvernements ont franchi une nouvelle étape en adoptant un protocole à la CCNUCC dans la ville de Kyoto, au Japon: le protocole de Kyoto. Dans le cadre mis en place par la CCNUCC, le protocole de Kyoto fixe des valeurs limites juridiquement contraignantes pour les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés et prévoit, pour maintenir le coût de la réduction des émissions à un niveau peu élevé, des mécanismes d'application innovants et fondés sur les mécanismes du marché.

En vertu du protocole de Kyoto, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre (le CO2 - le plus important, le méthane, l'oxyde d'azote, les hydrofluorocarbures, les perfluorocarbures et l'hexafluorure de soufre) en moyenne de 5,2% par rapport aux niveaux de 1990 pendant la première «période d'engagement» (2008-2012). Il n'est pas fixé d'objectifs d'émission pour les pays en voie de développement.

Il a été jugé préférable de choisir une période d'engagement de cinq ans plutôt qu'une année précise afin d'atténuer l'impact des fluctuations annuelles des émissions dues à des facteurs incontrôlables tels que les conditions météorologiques.

C'est en 2005 que doivent débuter les négociations internationales concernant les engagements à prendre pour la période après 2012. Le 9 février 2005, la Commission a adopté une communication[3] énonçant les principaux éléments de la stratégie de l’UE après 2012.

Avec l’entrée en vigueur du protocole, le 16 février 2005, les engagements pris par les parties qui l’ont ratifié deviennent juridiquement contraignants. L'entrée en vigueur du protocole est subordonnée à sa ratification par au moins 55 parties à la CCNUCC et à la présence, parmi ces dernières, de pays industrialisés (pays visés à l'annexe I) responsables ensemble d'au moins 55% des émissions de CO2 en 1990. La première condition est remplie depuis un certain temps déjà, pas moins de 140 pays ainsi que la Communauté européenne ayant ratifié le protocole à ce jour. La ratification de la Russie, le 18 novembre 2004, a permis d’atteindre le seuil de 55% et a lancé le compte à rebours de l’entrée en vigueur du protocole 90 jours plus tard. Seuls trois pays auxquels le protocole assigne des objectifs ne l'ont pas encore ratifié: l'Australie, Monaco et les États-Unis.

Après l'adoption du protocole de Kyoto, les négociations concernant les modalités de fonctionnement des mécanismes prévus et les règles d'application se sont poursuivies. Les négociations finales se sont achevées par les accords de Marrakech en 2001. L'UE a contribué de manière appréciable à l'aboutissement de ces négociations.

Quels sont les effets de l’entrée en vigueur du protocole?

L’entrée en vigueur du protocole:

relance les efforts déployés au niveau international pour lutter contre le changement climatique. Il engage 140 pays et l’UE à unir leurs forces pour relever ce défi et montrer ainsi au reste du monde, non seulement que c'est possible, mais aussi que cela peut se faire de manière efficace et économique;
suppose que les pays industrialisés auxquels des objectifs ont été fixés sont juridiquement tenus de limiter ou de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012;
déclenche le démarrage rapide de plusieurs instruments fondés sur le marché, qui ont été prévus par le protocole, ce qui créera des marchés mondiaux d'échange des droits d'émission. Ces instruments permettent aux parties auxquelles des objectifs de réduction ont été fixés de respecter leurs engagements de façon rentable, et aideront également les pays en développement à limiter leurs émissions.
L’expérience acquise dans leur utilisation fournira de précieux enseignements pour l'élaboration d'une stratégie internationale avisée, applicable après 2012 en matière de changement climatique;

fournit la base juridique nécessaire pour entamer des négociations sur le régime applicable après 2012 en matière de changement climatique. La première réunion des parties au protocole se tiendra en novembre 2005;
constitue un message fort, témoignant d‘une volonté politique de plus en plus nette d’évoluer vers une économie ne portant pas atteinte au climat. Cet aspect incitera davantage le secteur privé et la communauté de recherche à innover et à mettre au point des technologiques propres et compétitives pour l'avenir.
Engagements de l’UE au titre du protocole de Kyoto et progrès réalisés dans leur mise en œuvre

Au titre du protocole de Kyoto, l'UE s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% au cours de la première période d'engagement (2008-2012). Cet objectif est partagé entre les 15 États membres que comptait l’UE lorsqu’elle a ratifié le protocole, le 31 mai 2001, aux termes d'un accord juridiquement contraignant sur la répartition de la charge qui fixe un objectif d'émission pour chaque État membre de l’UE des 15[4]. Sur les dix nouveaux États membres qui ont rejoint l’UE le 1er mai 2004, huit se sont vu attribuer à titre individuel un objectif de réduction de 6 ou 8%. Seules Chypre et Malte ne figurent pas à l’annexe I de la convention et, partant, ne sont pas liées par un objectif.

L'UE a fait mieux que respecter son engagement contracté au titre de la CCNUCC, à savoir stabiliser, d'ici à l'an 2000, ses émissions de gaz à effet de serre aux niveaux de 1990: elle a réduit ses émissions de 3,3% au cours de la période considérée. Selon le dernier rapport d’avancement de la Commission[5], publié en décembre 2004, les émissions de gaz à effet de serre de l’UE des 25 en 2002 étaient inférieures de 9% à leurs niveaux de 1990. Quant aux émissions de l’UE des 15, elles étaient inférieures de 2,9% à leur niveau de 1990. La mise en œuvre effective des politiques et mesures existantes et supplémentaires, conjuguée avec le recours aux mécanismes de Kyoto, devrait permettre à l’UE d’atteindre son objectif au regard du protocole de Kyoto. Le rapport souligne toutefois également que plusieurs États membres auront fort à faire pour se remettre sur les rails (voir l'annexe pour davantage de détails).

Que se passera-t-il si un pays n'atteint pas l'objectif qui lui a été fixé ?

Les dispositions du protocole de Kyoto en matière de respect des obligations comptent parmi les plus complètes et les plus rigoureuses au niveau international. Si une partie n’atteint pas son objectif de réduction des émissions, le protocole prévoit qu’elle devra rattraper la différence au cours de la deuxième période d’engagement (après 2012), avec une pénalité de 30% de réduction supplémentaire. Elle devra aussi élaborer un plan d'action décrivant les mesures qu’elle compte prendre pour respecter ses engagements et indiquant le calendrier prévu pour cela. En outre, son droit de «vendre» dans le cadre du système international d'échange des droits d’émission prévu par le protocole sera suspendu.

Si l’un des 15 États membres tenus par l’accord communautaire de partage de la charge n'atteint pas son objectif, la Commission européenne peut décider d'entamer une procédure d'infraction qui peut se solder par une peine de jours-amendes infligée par la Cour de justice des Communautés européennes.

Pour ces 15 États membres, les procédures de respect des dispositions du protocole de Kyoto ne s’appliqueront que si l’UE des 15 dans son ensemble n’atteint pas son objectif de réduction de 8%. Si cela arrivait, chaque État membre resterait lié par son objectif au titre de l’accord de partage de la charge, et l’UE dans son ensemble se trouverait en défaut par rapport à son obligation d’atteindre l’objectif de -8%.

Les autres membres de l’UE des 25 sont liés par leurs objectifs individuels tels qu’ils ont été fixés par le protocole de Kyoto, au titre des procédures de respect des dispositions du protocole de Kyoto et au titre de la législation communautaire.

Les mécanismes de flexibilité fondés sur le marché du protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto prévoit trois mécanismes fondés sur le marché: l'échange des droits d'émission, l'application conjointe et le mécanisme de développement propre. Ces mécanismes visent à permettre aux pays industrialisés d'atteindre leurs objectifs en échangeant entre eux des droits d'émission et en obtenant des crédits supplémentaires en mettant en œuvre des projets de réduction des émissions à l'étranger. L'application conjointe se rapporte aux projets lancés dans des pays qui doivent respecter des objectifs d'émission, tandis que le mécanisme de développement propre concerne les projets menés dans des pays en développement auxquels il n'a pas été attribué d'objectifs.

Le raisonnement qui sous-tend l'établissement de ces trois mécanismes est que les émissions de gaz à effet de serre sont un problème mondial et que l'endroit où les réductions ont lieu est sans importance sur le plan scientifique. Les réductions peuvent ainsi être réalisées là où les coûts sont les moins élevés, du moins pendant la phase initiale de la lutte contre le changement climatique.

Des règles et des structures de surveillance ont été mises en place pour éviter les abus.

Échange des droits d'émission

En prévision de l’entrée en vigueur du protocole, et pour commencer à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, l’UE a mis en place son propre système interne d’échange de quotas d’émission. Ce système, inauguré le 1er janvier 2005, s’applique à la totalité des 25 États membres de l’UE et constitue le premier mécanisme multinational d'échange de quotas d'émission au monde.

En vertu du mécanisme européen, les États membres de l'UE plafonnent les émissions de CO2 des entreprises à forte consommation d'énergie (quelque 12 000 aciéries, centrales électriques, raffineries de pétrole, papeteries, usines de production de verre et cimenteries) en leur délivrant des quotas déterminant la quantité d'émissions de CO2 qu'elles sont autorisées à rejeter dans l'atmosphère. Les entreprises dont les émissions sont inférieures aux quotas qui leur ont été octroyés pourront vendre leur excédent aux entreprises qui éprouvent des difficultés à respecter les valeurs limites qui leur ont été assignées ou qui estiment que les mesures de réduction des émissions sont trop coûteuses par rapport au prix des quotas. Les entreprises sont également autorisées à dépasser leurs quotas si elles ont acheté des quotas supplémentaires sur le marché.

Dans la mesure où ce mécanisme incite les entreprises à réduire leurs émissions là où ces réductions sont les moins coûteuses, le coût de la réduction des émissions pour l'économie dans son ensemble est aussi faible que possible et l'innovation est encouragée.

On estime que les entreprises qui participent actuellement à ce système représentent quelque 45% de l'ensemble des émissions de CO2 de l'UE. D'autres secteurs, tels que les producteurs d'aluminium, l'industrie chimique et le secteur des transports, pourraient être intégrés par la suite.

L'Union européenne a également fait part de sa volonté de lier le système européen aux systèmes d'échange des autres pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto.

L'application conjointe et le mécanisme de développement propre

Dans le cadre du protocole, l'application conjointe (AC) et le mécanisme de développement propre (MDP) permettront aux pays industrialisés de s'acquitter d'une partie de leurs engagements de réduction des émissions en menant des projets dans ce sens à l'étranger et en comptabilisant à leur crédit les réductions ainsi réalisées. L'application conjointe concerne les projets mis en œuvre dans d'autres pays industrialisés auxquels des objectifs ont été fixés au titre du protocole de Kyoto, alors que le mécanisme de développement propre s'applique aux projets réalisés dans des pays sans objectifs d'émission, c'est-à-dire aux pays en voie de développement. Pour que les réductions réalisées génèrent des crédits, il faut que les projets en question se traduisent par des avantages réels, mesurables et durables en termes d'atténuation des changements climatiques.

En octobre 2004, l’UE a adopté une modification de la directive relative au système d'échange de quotas d'émission, la directive dite «de liaison»[6], qui permet aux entreprises européennes couvertes par le système communautaire d’échange de quotas d’émission d’utiliser les crédits acquis au travers de projets entrepris dans le cadre du mécanisme de développement propre (à partir du 1er janvier 2005) et par les projets mis en œuvre dans le cadre de l'application conjointe (à partir du 1er janvier 2008) pour respecter les objectifs qui leur ont été assignés au titre du système d'échange de quotas d'émission (les gouvernements seront quant à eux habilités à utiliser les crédits acquis dans le cadre de projets relevant de l'application conjointe et du mécanisme de développement propre pour respecter les obligations auxquelles ils ont souscrit au titre du protocole de Kyoto pendant la première période d'engagement, c’est-à-dire de 2008 à 2012).

Le raisonnement qui sous-tend l'application conjointe et le mécanisme de développement propre s'apparente à celui sur lequel se fonde l'échange des quotas d'émission: le problème du changement climatique se posant à l'échelle planétaire, peu importe l'endroit où les réductions des émissions ont lieu. Ce qui importe, c'est qu'elles aient effectivement lieu. Le fait d’autoriser le recours aux crédits générés par les projets relevant de l'application conjointe et du mécanisme de développement propre dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission réduit les coûts annuels de mise en conformité supportés par les entreprises concernées.

Les projets entrepris dans le cadre de l'application conjointe et du mécanisme de développement propre assureront également le transfert de technologies respectueuses de l'environnement vers les pays en transition (application conjointe) et les pays en voie de développement (mécanisme de développement propre), ce qui aidera ces pays à adopter des schémas de développement plus viables.

La directive exclut les projets liés aux installations nucléaires, conformément aux règles imposées par le protocole de Kyoto, ainsi qu’aux «puits de carbone». Ces «puits de carbone» (forêts plantées pour absorber les émissions de CO2) constituent une pomme de discorde au niveau international car ces projets ne s'accompagnent pas de transferts de technologie, ils sont intrinsèquement temporaires et réversibles, et des doutes persistent quant à leurs effets en termes de réduction des émissions. Bien qu’il y ait accord à l’échelon international sur les types de projets forestiers que les gouvernements pourraient trouver acceptables au titre du protocole, il reste plusieurs problèmes d’ordre technique et politique à résoudre avant que ces crédits puissent être utilisés par les entreprises dans le cadre du régime communautaire d’échange de quotas d’émission.

Activités de l’UE pour lutter contre le changement climatique

La lutte contre le changement climatique compte parmi les principaux engagements auxquels l’UE a souscrit dans le cadre de la stratégie de développement durable approuvée par le Conseil européen à Göteborg en 2001. À cette occasion, l'UE avait également réaffirmé sa volonté d'atteindre les objectifs fixés au titre du protocole de Kyoto. Le Conseil européen de Bruxelles des 20 et 21 mars 2003 a invité les États membres à accélérer les progrès afin d'atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Le changement climatique est l'un des quatre domaines prioritaires recensés par le 6e programme d'action en matière d'environnement, aux termes duquel l’application intégrale du protocole est considérée comme une première étape importante vers la réalisation, à long terme, d'une réduction des émissions de 70%[7].

La principale mesure prise par la Commission pour mettre en œuvre le protocole est le «programme européen sur le changement climatique» (PCCC), lancé en mars 2000. Complétant les efforts déployés par les États membres, le PCCC a pour objectif, en consultation avec toutes les parties intéressées, de mettre en place des mesures économiquement avantageuses qui aideront l'UE à atteindre l'objectif de 8% de réduction de ses émissions. Depuis le lancement du PCCC, plus de 200 parties intéressées ont participé à 11 groupes de travail différents.

Les conclusions du deuxième rapport d’activité du PCCC, publié en avril 2003, indiquent qu'il existe toute une série de mesures susceptibles de contribuer à la réalisation de l'objectif de Kyoto[8]. Dans ce cadre, on a identifié 42 mesures de réduction des émissions d'un coût inférieur à 20 euros par tonne d'équivalent CO2 évitée. Combinées, ces mesures présentent un potentiel de réduction des émissions pouvant atteindre 700 millions de tonnes d'équivalent CO2. Or, la réduction nécessaire à l'UE pour atteindre l'objectif qui lui a été assigné au titre du protocole de Kyoto est estimée à quelque 340 millions de tonnes d'équivalent CO2.

Bien que le système d'échange de quotas d'émission soit la mesure qui offre les meilleures perspectives de réduction rentable des émissions, le Conseil et le Parlement européen ont également adopté plusieurs autres initiatives proposées par la Commission.

Ces initiatives comprennent un texte législatif visant à promouvoir les sources d’énergie renouvelables dans la production d'électricité et les biocarburants dans les transports routiers, un autre relatif à l'efficacité énergétique dans les bâtiments, la directive rattachant l'application conjointe et le mécanisme de développement durable au système européen d'échange de quotas d'émission, ainsi qu'une directive visant à promouvoir la production combinée de chaleur et d'électricité. D'autres mesures proposées par la Commission sont encore à l’étude, notamment un texte législatif réglementant les gaz fluorés. La Commission a par ailleurs négocié avec tous les constructeurs automobiles européens, japonais et coréens un accord aux termes duquel ces derniers s'engagent, d'ici à 2008/2009, à réduire les émissions de CO2 des véhicules neufs de 25% en moyenne par rapport aux niveaux de 1995.

Incidences du changement climatique

Les effets du changement climatique commencent déjà à se manifester et devraient encore s’amplifier avec l’augmentation des températures. Au cours du XXe siècle, la température moyenne de la planète s’est élevée d’environ 0,6°C et celle de l'Europe a augmenté de plus de 0,9°C. Au niveau mondial, les années 1990 ont été la décennie la plus chaude depuis 1861, et les dix années les plus chaudes ont toutes été enregistrées après 1991.

Le groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui regroupe les experts internationaux les plus éminents dans ce domaine, estime dans son troisième rapport d'évaluation publié en 2001 que la température moyenne à la surface de la terre devrait, en l'absence de nouvelles mesures, augmenter de 1,4 à 5,8°C entre 1990 et 2100, et que le niveau des mers devrait s'élever de 9 à 88 centimètres pendant la même période. Si rien n'est fait pour prévenir ou limiter ces changements, ils auront des répercussions significatives sur l'écosystème et sur les économies.

L'aire de répartition de différentes espèces va se modifier, et d'autres espèces vont disparaître. La modification des régimes des précipitations exerce des pressions considérables sur les ressources en eau de nombreuses régions, ce qui n'est pas sans conséquences pour l'approvisionnement en eau et l'irrigation. Les phénomènes météorologiques extrêmes et les inondations deviendront plus fréquents, avec les répercussions que l'on connaît en termes de coûts économiques et de souffrance humaine. Les saisons chaudes deviendront plus sèches au centre de la plupart des continents de latitude moyenne, entraînant une plus grande fréquence des sécheresses et la dégradation des sols. Cette évolution sera particulièrement grave pour les régions où la situation est déjà préoccupante en ce qui concerne la dégradation des sols, la désertification et les sécheresses. Les pays en développement seront particulièrement touchés et les maladies tropicales vont gagner du terrain.

Les constatations du GIEC ont été confirmées par un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement publié en août 2004[9], qui conclut que l’Europe se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale. La température en Europe devrait, selon les prévisions, grimper encore de 2,0 à 6,3°C durant ce siècle puisque les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser.

Le rapport fait état d’un large éventail d’incidences actuelles et futures du changement climatique en Europe, notamment les suivantes.

Depuis 1980, presque deux événements catastrophiques sur trois peuvent être directement attribués à des inondations, des tempêtes, des sécheresses ou des vagues de chaleur. Le nombre moyen annuel de ces catastrophes climatiques ou liées au climat a doublé au cours des années 1990 par rapport à la décennie précédente. Les pertes économiques dues à de tels événements ont plus que doublé durant les 20 dernières années pour atteindre quelque 8,5 milliards d’euros par an. Entre autres raisons à cela, une plus grande fréquence de tels événements et des facteurs socio-économiques comme la richesse accrue des ménages, une urbanisation continue et des infrastructures plus coûteuses dans les zones à risque.
Le nombre annuel d’inondations en Europe et le nombre de personnes touchées sont en augmentation. Le changement climatique va probablement accroître la fréquence des inondations, en particulier des crues éclair, qui constituent le plus grand danger pour les personnes.
Au cours des trois dernières décennies, le changement climatique a provoqué une diminution des populations d’espèces végétales dans diverses régions d’Europe, notamment les régions montagneuses. Certaines plantes sont menacées d’extinction car d’autres facteurs, dont la fragmentation des habitats, limitent la capacité des espèces végétales de s’adapter au changement climatique.
Dans huit des neuf régions glaciaires d’Europe les glaciers reculent et ce, à des cadences dépassant celles des 5 000 dernières années.
Le niveau des mers en Europe a augmenté de 0,8 à 3,0 mm par an au cours du siècle dernier. Selon les projections, cette augmentation devrait être de 2 à 4 fois plus rapide durant ce siècle.
Les projections montrent que, d’ici 2080, les hivers rigoureux pourraient presque totalement disparaître; les étés torrides, les sécheresses et les incidents dus à de fortes pluies ou grêles pourraient, quant à eux, devenir beaucoup plus fréquents.
Que se passera-t-il à l’expiration du protocole de Kyoto en 2012?

Les discussions au sein de la communauté internationale concernant les activités à entreprendre après 2012 pour lutter contre le changement climatique devraient débuter cette année. Ce qui semble d’ores et déjà évident, c’est que les réductions des émissions de gaz à effet de serre requises de la part des pays industrialisés par le protocole ne suffiront pas pour résoudre le problème du changement climatique. L’objectif de l’UE est de limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète à 2°C par rapport au niveau pré-industriel (cette augmentation est censée être dans les limites de nos capacités d’adaptation). Pour atteindre cet objectif, des réductions beaucoup plus importantes des émissions mondiales de gaz à effet de serre seront nécessaires.

Il apparaît aussi que le futur régime devra comprendre des mesures à mettre en œuvre par un éventail plus large de pays que ce n’est le cas du protocole de Kyoto et qu’un plus grand nombre de pays devront, à un moment ou à un autre, prendre des engagements de réduction quantifiables, en fonction de leurs «responsabilités communes mais différenciées».

Au printemps 2004, le Conseil européen a invité la Commission à élaborer une analyse coût-avantages des stratégies de réduction des émissions, comprenant des objectifs à moyen et à long terme.

À la suite de cette demande, la Commission européenne a lancé, en septembre 2004, une consultation des parties prenantes afin de recueillir des idées et des résultats de recherche en ce qui concerne le futur régime à appliquer sur le plan international en matière de changement climatique; une conférence des parties prenantes a eu lieu le 22 novembre[10]. Les observations et informations recueillies ont été intégrées dans un rapport de la Commission au Conseil, intitulé «Vaincre le changement climatique planétaire», adopté par la Commission le 9 février 2005[11].

La communication recommande d’associer cinq éléments clés à la stratégie de négociation de l’UE pour la période après 2012:

participation internationale plus large,
extension du nombre de secteurs d’activité concernés (notamment l’aviation et le transport maritime),
mise au point et utilisation accrues de technologies à faible taux d’émission de carbone,
utilisation de mécanismes basés sur le marché,
adaptation aux effets du changement climatique.
Ce rapport servira de base de discussion lors du Conseil européen de printemps des dirigeants européens en mars 2005. Les chefs d’État et de gouvernement devraient donner des orientations sur ce que devrait être le futur régime mondial en matière de changement climatique.

Annexe

Le graphique et le tableau suivants indiquent l’évolution passée des émissions des six gaz à effet de serre jusqu’en 2002, assortie de projections pour l'avenir. Pour plus d’informations, il y a lieu de se reporter au rapport d’avancement de la Commission de décembre 2004[12]. Les émissions de l'aviation et de la navigation internationales, ainsi que les émissions/retraits liés à la réaffectation des sols et à la sylviculture, ne sont pas couverts.

Figure 1: Émissions totales de gaz à effet de serre dans l’UE des 15 par rapport à l’objectif de Kyoto pour l’UE des 15
[ Les tableaux et graphiques sont disponibles en formats PDF et Word Processed ]
Légende:
- GHG emissions (base year = 100): émissions de GES (année de référence = 100)
- GHG emissions: émissions de GES
- Target path 2010: objectif de régression linéaire pour 2010
- GHG target 2010: objectif de réduction des GES pour 2010
- CO2 emissions: émissions de CO2
- CO2 target 2000: objectif de réduction du CO2 pour 2000

Tableau 1: Évolution des émissions de gaz à effet de serre et objectifs du protocole de Kyoto pour 2008-2012 (UE des 25)

Émissions de GES au cours de l’année de référence[13]
(millions de tonnes de CO2)
Objectif de réduction[14] Émissions de GES en 2002
(millions de tonnes de CO2) Différence 2002-année de réf.
(en %) Différence 2002- 2001
(en %) Indicateur de distance par rapport à l'objectif
(en points de pourcentage)
Autriche 78,0 -13,0 % 84,6 +8,5 % +0,3 % +16,3
Belgique 146,8 -7,5 % 150,0 +2,1 % +0,5 % +6,6
Chypre -- -- -- -- -- --
République tchèque 192,1 -8,0 % 142,8 -25,7 % -3,5 % -20,9
Danemark 69,0 -21,0 % 68,5 -0,8 % -1,2 % +11,8
Estonie 43,5 -8,0 % 19,5 -55,2 % +0,3 % -50,4
Finlande 76,8 0,0 % 82,0 +6,8 % +1,7 % +6,8
France 564,7 0,0 % 553,9 -1,9 % -1,4 % -1,9
Allemagne 1253,3 -21,0 % 1016,0 -18,9 % -1,1 % -6,3
Grèce 107,0 +25,0 % 135,4 +26,5 % +0,3 % +11,5
Hongrie 113,1 -6,0 % 78,0 -31,0 % -1,2 % -27,4
Irlande 53,4 +13,0 % 68,9 +28,9 % -1,6 % +21,1
Italie 508,0 -6,5 % 553,8 +9,0 % -0,1 % +12,9
Lettonie 28,9 -8,0 % 10,6 -63,1 % -1,1 % -58,3
Lituanie 50,9 -8,0 % 20,2 -60,2 % -2,6 % -55,4
Luxembourg 12,7 -28,0 % 10,8 -15,1 % +10,4 % +1,7
Malte 2,2 -- 2,8 +28,5 % 0,0 % --
Pays-Bas 212,5 -6,0 % 213,8 +0,6 % -1,1 % +4,2
Pologne 565,3 -6,0 % 382,8 -32,3 % 0,0 % -29,0
Portugal 57,9 +27,0 % 81,6 +41,0 % +4,1 % +24,8
Slovaquie 72,3 -8,0 % 51,9 -28,2 % -0,8 % -23,4
Slovénie 20,6 -8,0 % 20,4 -1,1 % +0,6 % +3,7


Espagne 286,8 +15,0 % 399,7 +39,4 % +4,2 % +30,4
Suède 72,3 +4,0 % 69,6 -3,7 % +2,0 % -6,1
Royaume-Uni 746,0 -12,5 % 634,8 -14,9 % -3,3 % -7,4
Total UE des 15 4245,2 -8,0 % 4123,3 -2,9 % -0,5 % +1,9
Total UE des 25 5334,1 -- 4852,4 -9,0 % +0,02 % --

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[1] Pour des renseignements détaillés concernant la CCNUCC et le protocole de Kyoto, consulter le site http://unfccc.int.

[2] La CCNUCC divise les pays en deux grands groupes: au 7 février 2005, 189 pays étaient parties à la convention; 36 d'entre eux sont des pays industrialisés qui sont inclus dans l'annexe I de la convention. Les 153 autres sont appelés «pays non visés à l'annexe I». Les pays visés à l'annexe I comprennent les 25 pays industrialisés qui étaient membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 1992, les 25 États membres de l'UE et 11 pays en transition vers une économie de marché, dont la Russie.

[3] «Vaincre le changement climatique planétaire» (voir le site http://europa.eu.int/comm/environment/climat/pdf/comm_fr_050209.pdf)

[4] Décision 2002/358/CE du Conseil du 25 avril 2002

[5] «Atteindre l’objectif communautaire de Kyoto», voir http://www.europa.eu.int/comm/environment/climat/progress_report.htm

[6] Directive 2004/101/CE du 27 octobre 2004 modifiant la directive 2003/87/CE établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans la Communauté, au titre des mécanismes de projet du protocole de Kyoto.

[7] Décision 1600/2002/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juillet 2002

[8] Deuxième rapport d'activité du PCCC - «Can we meet our Kyoto targets?», avril 2003.

[9] «Impacts of Europe's changing climate», rapport n° 2/2004 de l’AEE, disponible sur le site: http://reports.eea.eu.int/climate_report_2_2004/en/.

[10] Voir http://www.europa.eu.int/comm/environment/climat/stakeholder_conf.htm

[11] Voir http://www.europa.eu.int/comm/environment/climat/pdf/comm_fr_050209.pdf

[12] Rapport de la Commission, «Atteindre l’objectif communautaire de Kyoto», Bruxelles, 20.12.2004, COM(2004) 818 final.

[13] L’année de référence pour le CO2, le CH4 et le N2O est 1990; pour les gaz fluorés, l’année de référence est 1995, comme prévu par le protocole de Kyoto. Cela correspond à la préférence de la plupart des États membres.
[14] UE des 15 = objectif prévu par l’accord communautaire de partage de la charge.


Source : Commission Européenne (europa.eu.int)

Posted by Team_4_3 at 10:46 PM | Comments (0)

février 24, 2005

t1 : Des plantes pour dépolluer les sols : la phytoremédiation

http://www.inra.fr/Internet/Directions/DIC/PRESSE/Juin00/nb3.htm


Des plantes capables de pousser sur des sols pollués, de dégrader des polluants organiques ou encore d’absorber des métaux lourds : Les chercheurs d’un laboratoire associé de l’ENSAIA1 et de l’INRA2 travaillent sur ces différentes propriétés des plantes. Ces travaux, au stade expérimental, ne permettent pas encore d’envisager des opérations de dépollution à grande échelle. Deux exemples des résultats obtenus par l’équipe sont décrits.

Les différentes facettes de la phytoremédiation

La gestion des sols pollués fait appel à au moins trois stratégies différentes : la phytostabilisation, la phytodégradation et la phytoextraction.

La phytostabilisation consiste à immobiliser la pollution. Il s’agit d’installer un couvert végétal avec des espèces tolérant les polluants. La présence de ces plantes permet de réduire les processus d'érosion et de ruissellement de particules porteuses de polluants et les processus d'entrainement de ces polluants en profondeur.

La phytodégradation consiste à accélérer la dégradation des composés organiques polluants (hydrocarbures, pesticides, explosifs...) en présence de plantes. Cette dégradation peut avoir lieu soit hors de la plante, grâce à l’activité des micro-organismes présents dans l’environnement des racines (rhizosphère), soit dans la plante après absorption du composé puis dégradation dans les cellules.

La phytoextraction est l’utilisation de plantes pour traiter les sols pollués, notamment par les métaux. La pollution des sols par les métaux est l'un des problèmes les plus difficiles à traiter dans la mesure où ils ne sont pas biodégradables. Pour véritablement dépolluer, il faut extraire ces métaux. Il existe des plantes, dites hyperaccumulatrices, capables d’accumuler plus de 1% de métaux dans leurs tissus3. Il s'agit ainsi de cultiver ces plantes, les couper, les sécher, de les incinérer puis de récupérer les cendres. La pollution est ainsi concentrée et maîtrisée.

Phytodégradation d’hydrocarbures dans la rhizophère du maïs

Les chercheurs ont cultivé du maïs sur un sol pollué par des hydrocarbures. Ils ont constaté que leur dégradation était plus rapide et complète qu’en absence de maïs . En cultivant le maïs sur une solution nutritive contenant ces hydrocarbures, ils ont confirmé le rôle des exudats, substances émises par les racines, dans la dégradation de ces polluants. Ces exudats et les polluants sont probablement utilisés conjointement par les micro-organismes du sol, ce qui stimule l’activité de ces derniers.

Phytoextraction de métaux par Thlaspi caerulescens

Environ 400 espèces de plantes ont été classées comme hyperaccumulatrices. Elles se sont généralement développées sur des milieux naturellement riches en métaux, comme par exemple les sols de serpentine, riches en nickel.
Les chercheurs se sont intéressés aux propriétés de Thlaspi caerulescens, hyperaccumulateur de zinc. Ils ont montré que cette plante est capable de pousser sur différents types de sols pollués et qu’elle développe ses racines préférentiellement dans les zones contaminées par le métal. Plus le sol est pollué, plus la teneur de ses feuilles en métaux est élevée. En outre, dans les sols pauvres en zinc mais riches en plomb et en cadmium, cette plante est capable d’accumuler ces deux éléments

1 Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des industries alimentaires de Nancy

2 Laboratoire associé Sols et environnement, Département environnement et agronomie, Centre de recherche de Nancy

3 ce pourcentage est calculé sur la matière sèche de la plante

Posted by Team_4_1 at 01:25 PM | Comments (0)

pourT6: ETC group et UK World’s First Nano-Regulation?

Deux informations: d'une part quid de ce projet législatif ? d'autre part le groupe ETC est une des ONG les plus active dans ce domaine. Dans le CP ci-dessous se trouve une liste des produits ainsi que le lien vers le le rapport de l'Académie des sciences britaniques que nous évoquions.

De nombreux documents intéressants sur leur site dont:

The Big Down – The ETC Group's authoritative analysis of the nanotech issue.
www.etcgroup.org/documents/TheBigDown.pdf

The Little Big Down – The ETC Group’s shorter big down.
http://www.etcgroup.org/article.asp?newsid=471

Down on the Farm – The ETC Groups analysis of nanotech in food http://www.etcgroup.org/article.asp?newsid=486


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ETC GROUP MEDIA ADVISORY 24th Feb 2005

UK Government to Announce World’s First Nano-Regulation?

The UK Government will announce this week the world’s first ever regulations in the powerful new field of nanotechnology -- or will they?
UK Science Minister Lord Sainsbury will use the launch of a new exhibition at London's science museum on Friday (25th February) to respond to a year-long study on nanotech by the prestigious Royal Society and Royal Academy of Engineering. Given the report’s precautionary tone and strong recommendations, governments, civil society, industry and scientists around the world will be watching: will the UK step-up to regulating nano-scale technologies, or will it side-step the issue by recommending weak and/or voluntary regulations?

Whispers out of Whitehall suggest that Friday’s announcement will be long on further studies and short on regulatory action. Not unlike their past love affair with GM (genetically modified) technology, both Lord Sainsbury and Tony Blair are known to be enthusiastic about nanotech. When public debate on nanotech first surfaced two years ago, Lord Sainsbury defended the new industry -- preemptively telling Radio 4’s “Today” program that public concerns were just “nano-nonsense” and that existing regulation adequately covered nano-material production -- a statement contradicted by the Royal Society and Royal Academy of Engineers in their July 2004 report. That study pointed to significant regulatory gaps, especially concerning the potential toxicity of nanoparticles, and made specific precautionary proposals including prohibitions on environmental uses.

“The problem is that there are already hundreds of unregulated and unlabeled nanomaterials on the market, from sunscreens to bandages to fuel additives. Given the scientific uncertainty surrounding nanotech and its vast societal implications, government oversight is sorely needed,” explains Jim Thomas of ETC Group’s UK office.

Friday’s announcement could be the first time a national government proposes regulation of nanotechnology. However, a number of international processes are now underway to put a governance framework around nanotech. The European Commission has asked its Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks to propose assessment procedures for nanoparticles. The Canadian government has proposed that nanotechnology be discussed at the G8 meeting in July in Scotland and there are plans to convene a “Global Dialogue on Nanotechnology and the Poor” involving Northern and Southern governments, civil society, scientists and industry later this year.

ETC Group is not privy to what the government will announce on Friday but we have compiled a list of questions below – the answers to which will help determine whether the nano-mandarins are attempting to address society’s concerns or not:

• PRECAUTION? Will Whitehall explicitly refer to the “Precautionary Principle” as advocated by the European Union, insurance companies and civil society or will the more industry-friendly language of “science-based approach” prevail?

• ASSESSMENT PROCEDURE? The Royal Society/Royal Academy of Engineering report made a clear set of recommendations that nanomaterials should undergo a full safety assessment before they are allowed in products and that manufacturers should publish details of the methodologies they have used in assessing the safety of their products containing nanoparticles. Will the government act on these recommendations?

• EXISTING PRODUCTS? How will the government address nanomaterials already on the market -- pretend they don’t exist or withdraw them?

• LABELING? The Royal Society called for clear labeling of consumer products that contain nanoparticles. Will the UK government ensure that nanomaterial products are labeled with unambiguous wording?

• THE ENVIRONMENT? The Royal Society said that the environmental release of manufactured nanoparticles should be avoided. Will environmental release of nanoparticles (e.g. nanopesticides) be prohibited?

• WORKER SAFETY? Both the TUC and Health and Safety Executive have raised concerns about nanosafety in the lab and workplace. Will the government recognize that lab workers in the UK need to be protected and establish a moratorium on nanoparticle lab research until it and the scientific community can establish best practices and a mechanism for monitoring and modifying these practices as new information becomes available?

• SOCIETAL, ECONOMIC AND ETHICAL ISSUES? The government can reasonably be expected to call for a broad societal dialogue: will it turn the dialogue into a monologue lecture or really create space for wide-ranging debate? Will there be an attempt to narrow the dialogue down to nanoparticle health and safety issues or will they look ahead to the “nanobio” and converging technologies debate and look deep into the intellectual property, ownership and control issues and issues related to socio-economic transformation? Will government pursue a fair, properly funded process of public engagement that transparently brings public values into nanotechnology governance? Or will there be an attempt to launch a series of crude PR exercises to create public “acceptance”' of nanotechnologies?

• OVERSIGHT? Will the government set up a new body to advise on societal and ethical issues arising from the introduction of new technologies as recommended by RS/RAE? Will the government body broadly constituted to reflect the marginalised (e.g., disability rights, representatives for South, gender perspectives) or is it merely an expert/technocratic group?

• INTERNATIONAL RESPONSIBILITIES? Will the UK take a lead role at the G8 meeting in Edinburgh this July and call for an International Convention on the Evaluation of New Technologies and, further, encourage a UN General Assembly Special Session on the Role of New Technologies in Sustainable Development?

• LIABILITY? Will the government advance any proposals to clarify who is liable for harm (including economic harm) from nanotech products?

Notes to editors:

Jim Thomas of ETC Group’s UK office will be in attendance at the launch of the Government’s response which will be at 9.30am Friday 25th February 2005 in The Wellcome Wing of the Science Museum in London 9.30am-10.30am. He will also be available by mobile phone +44(0)7752 106806 on Friday morning and at other times on +44 (0)1865 201719 or jim@etcgroup.org.

ETC Group has produced a number of briefings, Communiqués and reports examining the societal and safety aspects of nanotechnologies. All are freely available at www.etcgroup.org
For a short recent introduction to nanoscale technologies please see “The Little Big Down: A Small Introduction to Nano-scale Technologies”(2004) http://www.etcgroup.org/article.asp?newsid=471. For a longer introduction, please see The Big Down (2003) http://www.etcgroup.org/article.asp?newsid=375. For an update on regulatory moves see “Nanotech News In living color” (2004) at http://www.etcgroup.org/article.asp?newsid=470

The Royal Society’s report, “Nanoscience and nanotechnologies: opportunities and uncertainties,” is available on the Internet: http://www.nanotec.org.uk/finalReport.htm

Branded products containing nanoparticles that are already either produced or sold in the UK include:
• Envirox fuel additive – a nanoparticle additive produced by Oxonica of Oxford and used by Stagecoach Buses in bus exhausts up and down the country.
• Z-Cote – a zinc oxide nanoparticle cosmetic ingredient for sunscreens by BASF used, for example, in Skinceutical products sold in UK beauty salons.
• Lycovit – a nanoparticle nutrient and colouring additive from BASF used for fruit juices and other beverages.
• Optisol –Titanium dioxide nanoparticles from Oxonica about to be included across Boots Soltan range of sunscreen.
• Solaveil – Titanium dioxide nanoparticles from Uniqema UK (ICI) used in sunscreens.
• Carbon Nanotubes – carbon nanoparticles produced commercially by Thomas Swan and Co. of Consett, County Durham.
• Acticoat – Antiseptic wound bandages impregnated with silver nanoparticles produced by Smith and Nephew.
• Solefresh – odour-resistant socks impregnated with Silver nanoparticles from JR Nanotech
• ColorLast - Inkjet paper from Kodak contains ceramic nanoparticles.
• ActivGlass – Self-cleaning glass from Pilkington contains reactive nanocoating of titanium dioxide.

Note: The above list of products in not intended to indicate safety or risk associated with nanoparticles – it is merely a partial list of some commercial products containing nanoparticles available in the UK.

The Action Group on Erosion, Technology and Concentration, formerly RAFI, is an international civil society organization headquartered in Canada with offices in Oxford Uk, Carrboro USA and Mexico City. The ETC Group is dedicated to the advancement of cultural and ecological diversity and human rights. www.etcgroup.org. The ETC group is also a member of the Community Biodiversity Development and Conservation Programme (CBDC). - see www.etcgroup.org

Posted by Sébastien Denys at 12:18 PM | Comments (0)

t4: Produits chimiques: l'UE joue la carte de la prévention

http://www.tvlink.org/templates/main_v.cfm?id=89&video=54&lang=fr&dg=env

Posted by Team_4_4 at 11:53 AM | Comments (0)

t5: Premieres Recherches

A la lecture de l’énoncé, nous nous somme posés les questions suivantes :
- Pourquoi le castor a–t-il disparu ?
- Quels sont les premiers indices de sa réapparition et comment est-il réapparu ?
- A—il été réintroduit par l’homme ou naturellement ?
- Quelles sont les lois assurant la protection des castors ?
- Quelles association sont à l’origine des lâchers sauvages ?
- Pour ou contre la réinsertion des castors ?
- Quels sont les coûts engendrés par cette réinsertion (gestion de la nature ?)

Infos Generales (Ecologiques) : http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/especes/ecologie/mammiferes/castor.html

Programme de réintroduction : Beaveland @ Rangers.be (ASBL)
www.rangers.be
http://www.rangers.be/beaverland/index.htm

Lois @ Question à José Appart 18/09/2000
http://www.philippefontaine.be/1024parlquestecrit003.htm
http://users.skynet.be/philippefontaine/pqe3.htm

Lois @ Traitement analytique des réaction de mai/juin 1998 des CSCN et régions wallonne, devant une des problématiques du retour des castors en wallonie.
http://membres.lycos.fr/bievrewoodcraft/Virouin.htm

Article @ La Libre 06.01.2001 | La réintroduction d'espèces disparues: pragmatisme contre idéalisme
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=12&subid=122&art_id=4010

Article @ Le Soir 16/12/2003 | Environnement | Le castor, ami ou ennemi : Les Rangers réfutent toute réintroduction volontaire du castor
http://216.239.59.104/search?q=cache:zD3xEbYHK58J:www.regions.be/Regions/Luxembourg/page_4300_175587.shtml+olivier+rubbers+castors&hl=fr&lr=lang_fr

Article @ Le Soir 31/01/2004 | Environnement | La Famille des castors à l’eau : Houffalize Le service technique provincial a détruit un barrage avec la bénédiction de José Happart
http://216.239.59.104/search?q=cache:_7UD7AmDZI8J:www.regions.be/Regions/page_4933_186533.asp+la+reintroduction+du+castor+en+wallonie&hl=fr&lr=lang_fr

Bibliographie : http://environnement.wallonie.be/cgi/dgrne/plateforme_dgrne/generateur/sites/modules_ntl/donnees/biernausaut/documents/MediaNTL102_SiteNetDossiersBibliographieCastor.doc


Divers :
http://www.chasseacrw.be/News/Lache_castors.asp

Posted by Team_4_5 at 11:49 AM | Comments (0)

t1: méthode destruction de la plante

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6VB5-4B4RSBM-2&_coverDate=02%2F29%2F2004&_alid=250068911&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_qd=1&_cdi=5917&_sort=d&view=c&_acct=C000026678&_version=1&_urlVersion=0&_userid=532047&md5=ec6dff254afc0d3d7b2fc9df77df0e18#sec2.2

Article Outline
1. Introduction
2. Methods of contaminated crop disposal
2.1. Pretreatment—reducing volume of plant material
2.1.1. Composting
2.1.2. Compaction
2.1.3. Pyrolysis
2.2. Incineration (smelting) of contaminated plant material in a lead/zinc smelter or an incineration plant
2.3. Ashing of harvested biomass
2.4. Direct disposal
2.5. Liquid extraction
3. Conclusions
Acknowledgements
References

Posted by Team_4_1 at 11:49 AM | Comments (0)

t4: Le projet REACH pourrait être modifié

http://tropdebruit.joueb.com/news/581.shtml

Ecrit par Cherche l'info, le Jeudi 20 Janvier 2005, 17:54 dans la rubrique Le chimique.

La Commission européenne n’a pas exclu hier d’apporter, sur base des études d’impact économique actuellement en cours, des «modifications profondes » à son projet de directive (REACH) visant à établir un nouveau cadre législatif pour les produits chimiques en Europe. Le commissaire européen en charge de l’Industrie Günter Verheugen n’a pas exclu notamment que les petites et moyennes entreprises (PME) soient soumises à des contraintes d’évaluation moins strictes que les grandes entreprises. Il s’est également montré favorable à une variabilité des exigences d’évaluation des substances chimiques en fonction des risques potentiels qu’elles font peser sur la santé et l’environnement, comme le demandent d’ailleurs les milieux industriels.

Posted by Team_4_4 at 11:44 AM | Comments (0)

t1: tolérance des plantes

http://www.unige.ch/sciences/desne/ResumeTD/DIALLOM.HTM

Posted by Team_4_1 at 11:41 AM | Comments (0)

t1 : inconvénients

http://216.239.59.104/search?q=cache:b3qfWEe08PcJ:science-ethique.enst-bretagne.fr/article.php3%3Fid_article%3D6+phytoextraction+inconvenients&hl=fr

Ses inconvénients : la méthode est lente, elle monopolise de grandes surfaces et n'attein une profondeur que d'un mètres dans le sol, et de 3 mètres dans les eaux de surface

Posted by Team_4_1 at 11:40 AM | Comments (0)

t4: Réponse de WWF et du BEE aux inquiétudes de l'industrie chimique

http://www.greenpeace.fr/vigitox/dossiers/Etude_WWF_BEE.pdf

Posted by Team_4_4 at 11:34 AM | Comments (0)

t6: 1 approche

http://www.spirtech.com/flv/nano/


http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Nanotechnologie
(definitions)

http://www.empa.ch/plugin/template/empa/*/28547/---/l=1
(risques)

http://www.archipress.org/ts/chatelain2.htm
(nanotubes plus durs qu'une...)

http://www.nanovip.com/what-is-nanotechnology/french.php

http://europa.eu.int/comm/research/briefings/nanotechnology_fr.html
(nanotech avenir de taille)

http://www.terralucida.net/aventuriersdugraal/articles/g_nanos.htm
(seigneur des nanos)

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=463
(nanomateriaux)

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/popup_photo.php?langue=fr&idmedia=1948&typeformat=QACTU&borne=&modepreview=
(photo fullerène)

Posted by Team_4_5 at 11:30 AM | Comments (0)

t4: L'impact de REACH sur l'industrie chimique et sur l'économie européenne

http://www.eic.minefi.gouv.fr/dossier/doc/reach.htm

La proposition de réglementation est tellement complexe (1 200 pages, 15 groupes de travail) qu'elle n'est maîtrisée que par quelques experts par pays. Sa mise en oeuvre ne pourra pas être concrètement assurée dans les entreprises, en particulier les PME. L'industrie chimique est d'accord sur le principe du règlement mais souhaite l'améliorer encore. C'est là tout l'enjeu des discussions qui vont intervenir au cours des prochains mois.

Posted by Team_4_4 at 11:29 AM | Comments (0)

t1 : Phytoremediation: synergistic use of plants and bacteria to clean up the environment

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6T4X-48S39BR-1&_coverDate=08%2F31%2F2003&_alid=250058394&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_qd=1&_cdi=4986&_sort=d&view=c&_acct=C000026678&_version=1&_urlVersion=0&_userid=532047&md5=a26f6044f7c3caafac49f0a9598fec96

bien foutu avec des liens dans toutes les directions qu'on doit aborder

Posted by Team_4_1 at 11:20 AM | Comments (0)

t4: Evolution du projet REACH

http://www.euractiv.com/Article?tcmuri=tcm:28-120270-16&type=LinksDossier

Données de base :

Les entreprises européennes produisent 31% des produits chimiques mondiaux (Etats-Unis 28 %)
L'industrie des produits chimiques de l'UE est la troisième plus grande industrie manufacturière avec 1,7 million d'emplois et plus de 3 millions d'emplois indirects
Il y a un manque général de connaissances au sujet des propriétés et de l'utilisation des substances chimiques mises sur le marché avant 1981, étant donné qu'avant 1981 il était possible de mettre des produits chimiques sur le marché sans autorisation formelle.
Objectifs de la révision de la législation sur les substances chimiques :

Développer une nouvelle politique intégrée et cohérente pour les substances chimiques reflétant le principe de précaution et le principe de durabilité
Moderniser le cadre législatif pour encourager l'innovation, la compétitivité et le fonctionnement efficace du marché intérieur
Augmenter la protection des êtres humains et de l'environnement dans la manipulation des produits chimiques tout en améliorant la compétitivité de l'industrie chimique en Europe.

Posted by Team_4_4 at 11:20 AM | Comments (0)

t1 : HEAVY METAL TOLERANT TRANSGENIC PLANTS

http://www.isb.vt.edu/news/2003/artspdf/nov0304.pdf

ISB NEWS REPORT NOVEMBER 2003
1
Access entire News Report at http://www.isb.vt.edu
HEAVY METAL TOLERANT TRANSGENIC PLANTS
Brian R. Shmaefsky
Heavy metals such as cadmium, chromium, copper, lead, arsenic, nickel, and zinc contaminate urban soils at
many sites throughout the world. Nations that continue to use leaded gasoline find toxic levels of lead in
agricultural areas, making it difficult to raise animals and crops. Other heavy metals accumulate in soil and
water from mining operations, industrial manufacturing facilities, recycling plants, and solid waste disposal
sites. Military munitions are also major worldwide sources of groundwater and soil heavy metal contaminants,
which wind or rain can sometimes disperse great distances from their point of use or disposal.
Traditional methods of removing heavy metals from soil and water are expensive and laborious, and often
disrupt the environment. Contaminated soils can be excavated from the site and placed in a sanitary landfill, at
a cost of approximately $2,000,000 per acre. Not only is this method of heavy metal removal expensive, it may
risk the spread of contaminated soil during removal. Alternatively, heavy metals can be stabilized and somewhat
detoxified in situ using chelators. An example would be the addition of phosphate to soils contaminated
with lead, forming an insoluble pyromorphite compound that remains inert in the soil. The cost of this fixation
method is about half that of excavation. Another alternative is the use of plants to remediate heavy metals from
soils. Phytoremediation can cost less than a quarter of the price of removal or fixation; however, the process
can take much longer to be effective. Excavation and fixation of contaminated soils both require six to nine
months on average for completion; by comparison, phytoextraction can take between 18 and 60 months.
Studies by the U.S. Environmental Protection Agency and the U.S. Military investigated the feasibility of
phytoremediation for heavy metals cleanup1. Their research looked at four mechanisms of heavy metal uptake
by plants: phytoextraction, phytovolatilization, phyto-stabilization, and rhizofiltration.
The process of phytoextraction uses plants to absorb, concentrate, and precipitate heavy metals from soil. The
metals accumulate in plant tissues where they are permanently stored. Plants called hyperaccumulators are
preferred because they take up 100 times the concentration of metals over other plants. The plants are then
discarded or processed to reclaim the metals.
Phytovolatilization is used to extract volatile metals such as mercury and selenium from sludge and soils and
release them through transpiration to the atmosphere as a detoxified vapor.
Phytostabilization is used in sludge, soils, and spoils matrices. Plants are used to stabilize the metals by reducing
water and wind erosion. In addition, the mobility of the contaminants is reduced by either being concentrated
in root tissue, adsorbed onto roots, or precipitated in the root zone. Secretions into the rhizosphere
precipitate the metals and bind them to solid particles in the matrix. The plants also dehydrate the matrix
reducing the bunk needed for disposal. This procedure works well for keeping arsenic, cadmium, and lead from
leaving the contaminated matrix.
Water is cleared of heavy metal contaminants using rhizofiltration. Plants growing in an ex situ or in situ
hydroponics system are used to absorb, concentrate, and precipitate the metals, which remain in the roots. This
technique works best with water tolerant plants having fibrous root systems. Cadmium and lead have been
removed from contaminated water using this technique.
A recent summary of heavy metal phytoremediation concluded that the process could significantly decrease
contamination over traditional methods, producing a 95% reduction in contaminated material disposed in
landfills. However, the method has limitations. Natural plants have limited feasibility for remediation because
of the toxicity of the metals to the plants and other inadequate growing conditions. In addition, because
phytoremediation is confined to the area covered by the depths of the roots, the method is restricted to shallow contamination sites and does not fully prevent the leeching of contaminants into groundwater. Also, complete
remediation is a prolonged procedure because of the slow uptake of metals and small biomass of the plants.
Finally, an increased threat of bioaccumulation occurs if the plants enter the food chain in the ecosystem.
Much of the earlier research on improving phytoremediation focused on finding hyperaccumulating plants. The
research of Charles Rhyne and Sumita Ghosh at Jackson State University in Mississippi illustrates the criteria
for plants regarded as cadmium and lead hyperaccumulators (refer to http://www-esd.lbl.gov/CEB/BEST/
ann_rpt99/inter_9story.html). However, hyperaccumulators specific for particular compounds are difficult to
find, and many of the plants take up the compounds under prescribed conditions that restrict their use in the
field.
Youngsook Lee at the National Research Laboratory for Phytoremediation in Pohang, Korea, devised a strategy
for reducing some of the limitations of heavy metal phytoremediation2. Her team developed transgenic
plants capable of tolerating high levels of accumulated cadmium and lead. These plants take up heavy metals
more rapidly than traditional bioremediation plants, making them potential hyperaccumulators with application
for phytoextraction and rhizofiltration in the field.
Lee observed that certain Saccharomyces cerevisiae, which possess the YCF1, or yeast cadmium factor 1
protein, is known to pump cadmium (Cd(II)) into vacuoles, and tested whether YCF1 would also confer
resistance to lead (Pb(II)). Also known as vacuolar glutathione S-conjugate transporter, YCF1 belongs to the
ATP-binding cassette superfamily2,3. Lee’s team confirmed that YCF1 gene expression permitted S. cerevisiae
to withstand the toxic effects of 3 mM lead (Pb II) and 0.1 mM cadmium (Cd II) concentrations in growth
media. This protection against lead and cadmium toxicity was due to the uptake and storage of the heavy
metals in yeast vacuoles. Next, Lee’s group attempted to determine if YCF1 expression in plants produced the
same results.
Arabidopsis thaliana was investigated as a model for YCF1 expression. First, the YCF1 gene was created
using RT-PCR from YCF1 expressing yeast. For expression in A. thaliana, Lee and colleagues subcloned the
YCF1 gene into two vectors—PBI121 and pCambia1302. To enhance expression in plants, the pCambia1302
vector was cloned with four copies of the CaMV 35S promoter. Agrobacterium tumefaciens was used for
transformation of A. thaliana. Green fluorescent protein tagged to YCF1, used as an expression reporter,
indicated the presence of YCF1 protein in the vacuolar as well as in the plasma membrane of the transformed
Arabidopsis cells.
Lee and coworkers investigated the uptake and sequestering of lead and cadmium in the plants. Transformed A.
thaliana was grown on gravel supplemented with half-concentration Murashige-Skoog agar medium containing
0.75 mM lead or 70 uM cadmium. After three weeks, the plant tissues were analyzed for metal uptake using
atomic absorption spectroscopy. Lee’s findings showed that the transgenic plants were as effective as naturally
occurring hyperaccumulators. Although the transgenic plants accumulated less than two fold higher concentrations
of Cd and Pb compared to wild type, this is likely much less than the hyperaccumulator plants (mentioned
above).
Plants used for metal phytoremediation have few purposes after they have done their work, as the levels of
metal taken up by the tissues may make them unsuitable for agricultural use, although they may have value if
methods for inexpensively reclaiming the metals from the plant tissues are refined. Alternatively, heavy metal
accumulating plants can be incinerated and the ashes disposed, which is much easier than excavating and
disposing the contaminated soil. Although it is highly unlikely heavy metal accumulating plants will ever be
used for food, production of non-toxic crops in heavy metal-contaminated areas may be developed from plants
that exclude heavy metals, as recently described in Plant Physiology by Lee and colleagues5.

References
1. Henry JR. (2000) An overview of the phytoremediation of lead and mercury. A report prepared for the U.S. Environmental
Protection Agency Office of Solid Waste and Emergency Response Technology Innovation Office. http://
www.clu-in.org/download/remed/henry.pdf
2. Song W-Y et al. (2003) Engineering tolerance and accumulation of lead and cadmium in transgenic plants. Nature
Biotechnology 21(8): 914-919.
3. Li Z-S et al. (1996) The yeast cadmium factor protein (YCF1) is a vacuolar glutathione s-conjugate pump. Journal
of Biological Chemistry 271(11): 6509-6517.
4. Lu Y-P, Li Z-S, & Rea PA. (1997) AtMPR1 gene of Arabidopsis encodes a glutathione S-conjugate pump: isolation
and functional definition of a plant ATP-binding cassette transporter gene. PNAS 94(15): 8243-8248.
5. Lee J et al. (2003) Functional expression of a bacterial heavy metal transporter in Arabidopsis enhances resistance
to and decreases uptake of heavy metals. Plant Physiol. 133: 589-596.
Brian R. Shmaefsky
Department of Biology and Environmental Sciences
Kingwood College, Kingwood, TX
brian.shmaefsky@nhmccd.edu

Posted by Team_4_1 at 11:17 AM | Comments (0)

t1 : OGM

http://216.239.59.104/search?q=cache:5DVgepSumS8J:www.ogm.gouv.qc.ca/envi_solution.html+phytoextraction+ogm&hl=fr

SOLUTION POUR LE FUTUR?

Les scientifiques évaluent actuellement la possibilité d’utiliser des organismes génétiquement modifiés (OGM) en vue, notamment, d’apporter des solutions à divers problèmes environnementaux. Actuellement à l’étude, on trouve :
des arbres GM à faible teneur en lignine – une substance qui procure solidité aux cellules de l'écorce – pour diminuer la quantité de produits chimiques utilisés dans la production de pâtes et papier;
des plantes GM capables d’accumuler ou de dégrader les contaminants du sol, comme le plomb ou les pesticides;
des plantes tolérantes à la sécheresse ou à de fortes concentrations de sel dans le sol;
des fruits et des légumes qui restent frais plus longtemps; et
des plantes susceptibles de servir de biocarburants.
Parmi ces OGM, seule une tomate à mûrissement retardé a déjà été commercialisée. Elle a cependant été retirée du marché. Les autres OGM ne sont pas encore commercialisés, mais ils pourraient bien l’être d’ici quelques années. D’où l’importance de bien cerner leur utilité potentielle.

Des plantes qui nettoient

Certaines terres contiennent des produits chimiques issus de l’activité industrielle, des dépôts de neige usée, des dépotoirs ou d’autres sources. Actuellement, les procédés utilisés pour décontaminer ces sols sont coûteux et les laissent souvent infertiles durant plusieurs années (réf. 3). La phytoextraction, un champ de recherche relativement nouveau et qui regroupe les procédés qui visent à accumuler les contaminants, pourrait offrir une solution à ces problèmes (réf. 5). Quelques projets de recherche sont présentement en cours dans ce domaine dans le monde :

des chercheurs ont mis au point des plantes GM capables d’absorber le plomb et le cadmium (réf. 7);
d’autres scientifiques essaient de développer des cultures GM qui pourraient dégrader des hydrocarbures ou certains pesticides (réf. 5).


Des plantes plus tolérantes

La salinité des sols et la sécheresse freinent l’agriculture dans plusieurs pays. La phytostabilisation offrirait des perspectives intéressantes. Ce champ de recherche relativement nouveau s’intéresse aux plantes capables de croître sur les terres contaminées et de réduire ainsi l’érosion du sol (réf. 5). Des chercheurs tentent d’isoler les gènes codants pour la tolérance à la salinité (réf. 1, 2) afin, par exemple, de modifier des arbres pour qu’ils supportent mieux le sel et la sécheresse. Ces arbres pourraient ainsi être reproduits à des fins de boisement et de reboisement des terres désertifiées (réf. 6).

Posted by Team_4_1 at 11:09 AM | Comments (0)

t1 : avantages et limitations de la phytoremédiation

http://lamar.colostate.edu/~samcox/Phytoremediation.html

Phytoremediation
Plants can extract Cd from the soil and transport it via the xylem into shoots and leaves where it can accumulate (Blaylock, et al. 1997) . It has been shown that pollutants can be removed from a contaminated site by harvesting the plant biomass containing the pollutant. This is referred to as phytoextraction (Chaney, 1983). Sometimes, plants will simply stabilize the contaminant in the soil through various mechanisms (phytostabilization), and this is also sometimes desirable (Kabata-Pendius and Pendius, 1992). Other aspects of phytoremediation focus on the ability of plants to directly or indirectly degrade pollutants (phytodegradation, phytostimulation, phytovolatilization) but since metals cannot be degraded the way organic molecules can, only phytoextraction and phytostabilization are applicable to Cd remediation.

Advantages of Phtyoremediation
Phytoremediation has received considerable attention because it offers a cheaper, easier and environmentally sound pollution-remediation option. Seeding a field of plants and harvesting them to extract the pollutant is much cheaper than removing huge amounts of contaminated soil. In some cases, the extracted biomass can be incinerated and the metals recovered and sold for profit (Salt, et al. 1998). In cases where it is not economically feasible to recycle the metals, it is still cheaper to dispose of a small amount of contaminated plant mass in a hazardous waste landfill rather than acres of topsoil. Phytroremediation is non-invasive and does not require heavy machinery to excavate soil. For this reason it is aesthetically more pleasing. Most importantly, it is a real solution to cleaning up a substrate. Excavating and transferring contaminated soil or water to a hazardous waste storage facility is simply moving the problem without cleaning anything, whereas phytoredmediation is real remediation of the substrate.

Limitations of Phytoremediation
Phytoremediation does have its limitations. It is a slower process than traditional means. Plants remove or degrade only small amounts of contaminants each growing season, so it can take several decades to adequately clean up a site. Additionally, there are limits to plant growth such as temperature, soil type and water availability that may make a site unsuitable for phytoremediation. Lastly, only lightly contaminated soils can be phytoremediated because most plants will not grow on heavily-contaminated sites.

Posted by Team_4_1 at 11:02 AM | Comments (0)

t3 : Première approche

On a tout d'abord regardé un article généraliste sur le sujet :
http://www.manicore.com/documentation/serre/puits.html
Nous avons été chercher les articles concernant sur les puits de carbone :

http://unfccc.int/files/cooperation_and_support/cooperation_with_international_organisations/application/pdf/kpfrench.pdf

On a tout d'abord regardé un article généraliste sur le sujet :
http://www.manicore.com/documentation/serre/puits.html
Nous avons été chercher les articles concernant sur les puits de carbone :

http://unfccc.int/files/cooperation_and_support/cooperation_with_international_organisations/application/pdf/kpfrench.pdf

On ensuite été voir le site du GIEC (IPCC en anglais)
www.IPCC.CH
et cliquer sur la synthese

Encore un blog
www.realclimate.org

Article du CNRS
Sources et puits de carbone : leur variabilité interannuelle
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/rechfran/4theme/sourcesetpuits.htm

Article Radio Canada
http://radio-canada.ca/tv/decouverte/55_puits/

Article univers nature
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=1883

Article Greenpeace sur bruxelles capitale
http://www.ieb.be/cp/cp2004/cp_puitsdecarbone_10juin04.htm

Article Europa
http://europa.eu.int/comm/research/news-centre/fr/env/01-03-env01.html#box02

Posted by Team_4_3 at 10:47 AM | Comments (0)

t1: plantes et métaux

http://wslar.epfl.ch/perso/plso03_fulltext.pdf
http://www.psat.wa.gov/Publications/LID_tech_manual05/14_app6.pdf
http://www.diva-portal.org/diva/getDocument?urn_nbn_se_su_diva-307-1__fulltext.pdf

Phytoremediation of Hg
Phytoextraction
In phytoextraction, metal-tolerant plants with high metal accumulation and high biomass
production are preferably used. Our results showed a large variation among the six clones
of willow in their sensitivity to Hg (paper II). The tolerant clone Björn was used to study
the phytoextraction of Hg both in pots with aged Hg-spiked soil or industrial Hgcontaminated
soil and in the field. Results showed that this willow clone could grow
successfully without significant measurable toxic effects except with 1mM KI addition
(Papers III and IV). The toxic effects found in the test with 1 mM KI addition was thought
to be mainly due to the toxicity of iodide to the plants (Paper IV). It suggests that selected
willow clones are able to tolerate Hg while being used for phytoextraction of such types of
aged Hg-contaminated soil.
A possible release of Hg into air by plants may contribute to air contamination when
using phytoextraction in practice. However, our study showed that plant leaves do not
release Hg into the air in any of the investigated plant species (Paper I). This suggests that
there is no consequent increase of Hg burden in the atmosphere by phytoextraction.
Willow roots accumulated Hg from aged industrial Hg-contaminated soil (Papers III,
IV), as shown earlier for other plant species (Lenka et al., 1992). The plants used for
phytoextraction must have an ability to efficiently accumulate metal via their roots. Our
studies showed that willow roots efficiently accumulated Hg in hydroponics, where they
could accumulate more than 300 µg Hg g-1DW from of 1 µM Hg(NO3)2 (200 µg Hg L-1)
within 4 hours (Fig. 8) and reduce the Hg concentration in Hg(NO3)2 solution from initial
1 µM to 0.05 µM after 3 days of cultivation. Moreover, willow could accumulate Hg by
more than 1000 µg g-1DW in its roots without significant toxic effects (Paper II).
However, Hg accumulation in willow grown in soil was much less efficient than that of
willow grown in hydroponics (Papers II, III, and IV). Other plant species, e.g., western
thistle with the highest Hg accumulation among plant species grown in Hg-contaminated
soil at the Bohus site, accumulated similar low levels of Hg as willow (Table 4). The low
accumulation of Hg in plants from soil was believed to be due to the low bioavailability of
Hg in the soil. Indeed, the results of the sequential extraction showed that Hg in soil was
mainly bound to residual organic matter (53%) and sulphides (43%), which remained
stable during the cultivation of willow.
The low bioavailability of Hg in contaminated soil is a restricting factor in
phytoextraction of Hg. Compared with chelating agents, e.g. EDTA, iodide is more
efficient in mobilizing Hg in soil, which mainly forms the soluble complex HgI4
2- with a
stability constant of 29.8 (Wasay et al., 1995). However, too high iodide concentrations
may be toxic to willow (Paper IV; Mackowiak and Grossl, 1999; Zhu et al., 2003).
Therefore, the iodide concentrations used to increase the bioavailability should be
tolerated by plants. Additions of up to 1 mM KI increased the Hg concentrations to about
5, 3 and 8 times, respectively, in the leaves, branches and roots (Paper IV).
31
The plants used for phytoextraction should have high translocation of accumulated
metals to an easily harvestable part of the plant, i.e. the shoot in the case of willow.
However, both hydroponics and soil studies showed that willow had a low translocation of
Hg to the shoots (Papers I–IV), and similar results were found in other plant species (Paper
I; Beauford et al., 1977; Godbold and Hütterman, 1988). Moreover, although iodide
addition could increase the amount of Hg extracted by plants from soil, it could not
improve the low translocation of Hg from the roots to the shoots (Paper IV). The low
translocation of Hg to plant shoots detected leads to a low efficiency of Hg removal from
the contaminated soil if plant shoots alone are harvested. Hence, Hg-accumulating roots
should also be harvested together with shoots, which is apparently not feasible in practice.
Therefore, it might not be realistic to use this plant for phytoextraction of Hg in practice,
even though iodide could enhance the phytoextraction efficiency.
To estimate the time required to remove all Hg from a Hg-contaminated soil by using
phytoextraction, model calculations were made based on the data from field trials and pot
tests in Paper IV (Table 6). The calculations show that extremely long time is needed to
clean up the Hg-contaminated soils if stem alone is harvested. Moreover, industrial Hgcontaminated
soil needs longer time to be cleaned up than Hg-spiked soil. This is due to
the differences in bioavailability of Hg between the two kinds of soils. The soil used in the
pot test was 1-year-old Hg-spiked agricultural soil and well homogenised with relatively
higher Hg bioavailability than that of the aged-soil in the field trial. The soil for the field
trial was polluted with Hg more than 30 years ago and was extremely heterogeneous.
Furthermore, it probably contained large amount of sulphur, as sulphur was previously
used by the company to produce sulphuric acids. The long ageing effect and the high
concentrations of sulphur lead to the extremely low bioavailability of Hg in the soil,
because the bioavailable Hg decreased with time by leaching, bacterial volatilization and
formation of stable Hg complexes with the soil matrix, especially with sulphur.
Table 6 Estimation of the time required to remove all Hg from two kinds of Hg-contaminated
soils by phytoextraction, assuming that the metal taken up by plants is from the top 50 cm of soil
Soil harvest Biomass production
Kg(ha*yr)-1 §
Hg in plant
µg (g DW)-1 years
stem 23000 0.46 23600 Industrial Hg-contaminated soil with
50 mg Hg kg-1DW † root 16000 27.6 574
stem 23000 0.70 15500 One-year-old Hg-spiked soil with
50 mg Hg kg-1DW ‡ root 16000 274 57
† Calculation is based on the data from field trial at the site of a chlor-alkali plant in the vicinity of
Gothenburg (Sweden) with 0.5mM KI addition (Paper IV).
‡ Calculation is based on the data from pot tests with 0.2mM KI addition (Paper IV).
§ Biomass production of stem is based on the data from Labrecque and Teodorescu (2003). The root
biomass was based on the root/stem biomass ratio in the hydroponics cultivation.

Posted by Team_4_1 at 10:45 AM | Comments (0)

t4: Déf REACH (WWF)

http://www.wwf.be/detox/fr/solution/reach.htm

Posted by Team_4_4 at 10:44 AM | Comments (0)

t1: Phytoextraction induite

http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/phytoremed/phytoextraction/extractind.html

Phytoextraction induite

Concept de la phytoextraction induite par l'application de chélateurs
Aucune étude sérieuse n’a permis de montrer que les plantes sont capables d’accumuler naturellement et de manière significative les métaux toxiques les plus répandus dans l’environnement tels le plomb, le cadmium, l’arsenic ou les radionucléides. Par exemple, la végétation qui pousse sur des sols fortement contaminés par le plomb contiendrait seulement entre 0,01 et 0,06% de plomb en proportion de la matière sèche (réf. 1, 2). Ces valeurs sont bien en deçà de celles nécessaires à une phytoextraction efficace.

Les premières études menées par Jørgensen (réf. 3) dans ce domaine ont montré que l’application sur les sols de chélateurs de métaux synthétiques tels l’acide éthylène diamine tétra-acétique (EDTA) renforçait l’accumulation de plomb par les plantes. Huang (réf. 1, 4) et Blaylock (réf. 5) et leurs collaborateurs ont réussi à atteindre une accumulation de plomb dans les pousses de plus de 1% de la matière sèche. Ces découvertes ont ouvert la voie à une phytoremédiation efficace du plomb et à la définition de stratégies pour le développement de la phytoextraction d’autres métaux toxiques.

Principe de phytoextraction induite
La figure ci-contre montre que tant que les chélateurs n'ont pas été appliqués, la plante ne prélève pas les métaux du sol, contrairement au cas des plantes hyperaccumulatrices qui réalisent une phytoextraction continue.

C'est lorsque la plante a atteint un certain niveau de croissance (biomasse maximale) que les chélateurs synthétiques appropriés sont appliqués au sol. Le prélèvement de métaux est dés lors intense mais réduit en durée.

La plante accumule les métaux polluants dans des parties récoltables. On procède à la récolte pour extraire les métaux en question.

Source: Phytoremediation de DE Salt, RD Smith et I Raskin, in Annu. Rev. Plant Physiol. Plant Mol. Biol., 1998

La quantité totale de métal enlevée d’un site est le produit de la concentration du métal dans la partie de la plante qui est récoltée par la biomasse totale récoltée. La découverte du fait que les plantes à forte biomasse puissent être induites pour accumuler de fortes concentrations de plomb (réf. 1, 4, 5) a constitué une avancée dans le développement de la phytoextraction induite par l'application de chélateurs.

Le concept de phytoextraction induite est applicable à d’autres métaux que le plomb (réf. 5). Des recherches ont montré l’accumulation simultanée du plomb, du cadmium, du cuivre, du nickel et du zinc chez la moutarde indienne après l’application d’EDTA à des sols contaminés par divers métaux lourds. Dans ces expériences, l’efficacité d’accumulation du métal est directement liée à l’affinité du chélateur appliqué pour le métal. Ceci suggère qu’une phytoextraction efficace est subordonnée à l’utilisation d’un chélateur synthétique à forte affinité pour le métal d’intérêt ; par exemple, l’EDTA pour le plomb, l’EGTA pour le cadmium (réf. 5), et peut-être le citrate pour l’uranium.

Protocole hypothétique de phytoextraction induite appliqué à un site contaminé
Le site est évalué et une combinaison appropriée plante/chélateur est déterminée
Le site est préparé, les plantes sont semées et cultivées
Une fois la biomasse optimale atteinte, le chélateur approprié est appliqué
Après une courte phase d’accumulation du métal (plusieurs jours ou semaines), la culture est récoltée
Selon la plante et la saison, le site peut être replanté pour une meilleure phytoextraction.

Des estimations suggèrent que les plantes pourraient enlever entre 180 et 530 kg de plomb par hectare et par an (réf. 4, 5), rendant possible la dépollution en moins de 10 ans de sites contaminés par le plomb à hauteur de 2 500 mg/kg.

Développement de la phytoextraction induite
La découverte de l’absorption des métaux par les plantes induite par l'application de chélateurs est très récente.

On a découvert que la phytoextraction induite comportait deux processus de base :

libération de métaux liés dans la solution du sol
transport des métaux jusqu’aux parties récoltables
Le rôle des chélateurs dans l’augmentation de la concentration en métal soluble dans la solution du sol peut être expliquée par les principes d’équilibre. Cependant, les mécanismes impliqués dans l’absorption induite par l'application de chélateurs et la translocation des métaux ne sont pas encore bien élucidés.

L’induction de l’absorption de chélats de métaux est corrélée avec un stress important de la plante et finalement la mort de la plante. Cependant, on ne sait pas si le stress est nécessaire à l’induction ou s’il reflète tout simplement l’accumulation de fortes concentrations de chélats synthétiques dans la plante.

Après application d’EDTA, l’accumulation de plomb dans la plante est directement corrélée avec une accumulation d’EDTA (réf. 6). Ainsi, il est probable que le plomb soit transporté à l’intérieur de la plante sous forme de complexe Pb-EDTA. La présence de niveaux élevés d’EDTA dans les tissus de la plante devrait augmenter la concentration en plomb soluble dans la plante par formation du complexe soluble Pb-EDTA, permettant son mouvement des racines aux parties aériennes où le plomb s’accumulerait sous la forme Pb-EDTA.

En fait, le transport des complexes métal-chélateur dans la plante joue un rôle majeur dans l’accumulation des métaux dans la plante.

Mécanismes de transport des complexes métal-chélateur dans la plante
Afin de comprendre les mécanismes de transport des complexes métal-chélateur dans la plante, il serait bon de s'intéresser à la littérature concernant la nutrition minérale de la plante. Dans les années 50, les chélateurs de Fe3+ ont été mis en cause dans une voie de correction du déficit en fer chez les plantes. Depuis ce temps-là, le mécanisme par lequel les racines des plantes utilisent le fer à partir des chélats de Fe3+ a été débattu. Il apparaît que les racines des Dicotylédones se procurent du fer à partir des complexes Fe3+-chélateur,

sous forme Fe2+ après lyse enzymatique du chélat (réf. 7), ou
sous forme de complexe Fe3+-chélateur (réf. 8, 9, 10)
Le mécanisme d’absorption dépend du statut nutritionnel en fer de la plante ; la forme Fe2+ étant privilégiée en cas de déficience en fer (réf. 6). Ainsi, la plante se procure probablement le complexe stable Pb-EDTA, qui ne peut être détruit par les enzymes des racines, sous la même forme que les chélats de Fe3+.

Cependant, des études laissent penser que le mécanisme d’absorption des chélats serait différent à des concentrations élevées en chélats (réf. 5, 11). En utilisant le chélat de fer rouge Fe-EDDHA, les auteurs de ces études ont montré l’existence d’une concentration seuil en chélat au-dessus de laquelle l’accumulation de chélats de fer dans les pousses est induite, et en deçà de laquelle seules de faibles quantités de chélats sont accumulées. Ceci suggère qu’existent au moins deux mécanismes impliqués dans l’absorption des chélats de métaux, fonctionnant à basse et haute concentration en chélats.

Le transport des métaux dans la plante se déroulerait dans le xylème (réf. 1), via le flux de transpiration (réf. 5). Le métal serait transporté jusqu’aux pousses sous forme de complexe métal-chélateur (réf. 6), où l’eau s’évaporerait et le complexe demeurerait. Ainsi, après l’induction par application de chélateurs, la plante conduit le métal chélaté depuis la solution du sol jusqu’aux feuilles.

Références :
Cet exposé s'inspire de l'article Phytoremediation de DE Salt, RD Smith et I Raskin paru en 1998 dans Annu. Rev. Plant Physiol. Plant Mol. Biol.; p. 645 à 650

Huang JWW, Chen JJ, Berti WR, Cunningham SD ; 1997 ; Phytoremediation of lead-contamined soils : role of synthetic chelates in lead phytoextraction ; Environ. Sci. Technol. 31 : 800-5
Kabata-Pendias A., Pendias H. ; 1989 ; Trace Elements in Soils and Plants ; Boca Raton ; FL : CRC Press
Jørgensen SE ; 1993 ;Removal of heavy metals from compost and soil by ecotechnological methods ; Ecol. Eng. ; 2 : 89-100
Huang JW, Cunningham SD ; 1996 ; Lead phytoextraction : species variation in lead uptake and translocation ; New Phytol. ; 134 : 75-84
Blaylock MJ, Salt DE, Dushenkov S, Zakharova O, Gussman C, et al. ; 1997 ; Enhanced accumulation of Pb in Indian mustard by soil-applied chelating agents ; Environ. Sci. Technol. ; 31 : 860-65
Vassel A, Salt D ; données non encore publiées
Chaney RL, Brown JC, Tiffin LO ; 1972 ; Obligatory reduction of ferric chelates in iron uptake by soybeans ; Plant Physiol. ; 50 : 208-13
Hill-Cottingham DG, Lloyd-Jones CP ; 1965 ; The behavior of iron chelating agents with plants ; J. Exp. Bot. ; 16 : 233-42
Kochian LV ; 1991 ; Mechanisms of micronutrient uptake and translocation ; in Micronutrients in Agriculture ; ed. Mortvedt JJ, Cox FR, Shuman LM, Welch WI ; 8 : 229-96 ; Madison, WI : Soil Sci. Soc. Am.
. Römheld V, Marschmer H ; 1981 ; Effect of Fe stress on utilization of Fe chelates by efficient and inefficient plant stress ; J. Plant Nutr. ; 3 : 551-60
. Jeffreys RA, Wallace A ; 1968 ; Detection of iron ethylenediamine di (o-hydroxy-phenylacetate) in plant tissues ; Agron. J. ; 60 : 613-16

Posted by Team_4_1 at 10:32 AM | Comments (0)

t1: doc pdf présentation

http://www.arteb.com/infos/Technoclef/Phytoremediation.PDF

1/1
Technologies Clefs 2000 -2005
Développement des techniques de diagnostic et
de traitement des sols
LA PHYTOREMEDIATION
SOMMAIRE
1 CONTEXTE .....................................................................................................................1
2 DEFINITION ....................................................................................................................2
2.1 LA PHYTOREMEDIATION ..................................................................................................2
2.2 DEGRE DE DEVELOPPEMENT NATIONAL .............................................................................3
3 LA PHYTOREMEDIATION EN RHONE-ALPES......................................................4
3.1 ACTEURS IMPLIQUES ........................................................................................................4
3.2 DEGRE DE DEVELOPPEMENT REGIONAL..............................................................................4
3.3 ACTIONS EN COURS ET PERSPECTIVES................................................................................4
3.4 CONTACTS ....................................................................................................................4
4 REFERENTIEL..................................................................................................................5
4.1 DOCUMENTATION..........................................................................................................5
4.2 BIBLIOGRAPHIE ...............................................................................................................5
4.3 SITES INTERNET...............................................................................................................5
1 CONTEXTE
En Europe, la pression environnementale et sanitaire dans les zones urbaines et péri-urbaines
s’amplifie, en particulier en ce qui concerne la pollution des sols. Dans les pays en voie de
développement ces enjeux sont tout aussi importants.
3000 sites pollués sont actuellement reconnus en France et près de 300 000 sites présentent
des risques potentiels. Aujourd’hui, le marché des traitements ne représente qu’un chiffre
d’affaires d’environ 80 millions d’Euros. Son développement reste sous la dépendance de l’action
réglementaire et des moyens financiers que les entreprises sont prêtes à consacrer à cet
investissement.
Un certain nombre de polluants comme les organochlorés ou les métaux lourds sont encore
difficiles et coûteux à identifier, alors même que les risques de transfert vers les écosystèmes et
dans les nappes d’eaux souterraines sont réels. Le développement de nouvelles techniques de
diagnostics et de traitements est donc une priorité. Dans ce domaine, les capacités et les coûts
d’accès aux technologies classiques et alternatives comme la mobilisation internationale et
politique seront des facteurs clés de succès.
La phytoremédiation, biotechnologie végétale basée sur les capacités des plantes à extraire ou à
bloquer les polluants, tant en milieux poreux que liquides ou gazeux, peut offrir une alternative 2/2
fiable et acceptable au niveau social et économique. En pleine phase de développement outreatlantique,
le recours à ces technologies de dépollution végétale est très timide en France et en
Europe.
2 DEFINITION
Les Biotechnologies appliquées à l’environnement sont des techniques alternatives de plus en
plus fiables et économiquement intéressantes. Elles méritent d’être confrontées et comparées
aux techniques classiques et traditionnelles, de type physico-chimique et/ou mécanique.
La plupart des techniques de bio-dépollution sont adaptées à la décontamination des pollutions
organiques et reposent principalement sur le principe de biodégradation des polluants par des
microorganismes. Cette transformation progressive de molécules organiques en composés de
moins en moins complexes peut aboutir à la production finale de dioxyde de carbone et d’eau.
L’énergie libérée lors des réactions d’oxydoréduction assure la croissance de la biomasse.
L’intérêt des procédés utilisés est de stimuler ce processus naturel afin d’en améliorer le
rendement et d’en garantir les résultats. Ceci tout en respectant l’environnement et la santé
publique.
En revanche, les technologies de phytoremédiation ciblent aussi les polluants organiques
difficilement biodégradables et les polluants inorganiques, par définition non biodégradables,
comme les métaux lourds ou les radioéléments.
L’émergence de la décontamination biologique des sols par les bactéries (bioremédiation) a été
initiée au milieu des années 80 et s’est largement répandue dans les années 1990. Les
traitements des sites et sols pollués par les plantes (phytoremédiation), est en phase de
développement depuis une dizaine d’années. La phase d’application à grande échelle, avec des
enjeux commerciaux importants, a démarré au Etats-Unis et au Canada depuis 3 ans.
2.1 La phytoremédiation
La phytoremédiation est définie comme l’utilisation de la capacité de certains végétaux à se
développer en milieux contaminés, pour le traitement de sols, boues, sédiments, d’effluents
liquides voire gazeux. Elle repose sur la faculté des plantes à bloquer, extraire, accumuler,
transformer ou détruire un polluant donné. Aujourd’hui, plus de 800 espèces végétales
susceptibles d’être actives par rapport à différents composés chimiques ont été référencées et
reportées dans deux bases de données canadiennes (Phytorem © et Phytopet ©).
La phytoremédiation fait appel à un ensemble de techniques dont les applications sont facteurs
et/ou caractéristiques des végétaux employés :
Phytoextraction :
- Extraction des polluants de l’eau, des sols, boues et sédiments,
ü-Translocation dans la plante (racines, tiges, feuilles, fruits),
ü Récolte des plantes contaminées,
ü Incinération / co-incinération,
ü Traitement voir valorisation des résidus de traitement (Incinération des plantes,
traitement des mâchefers et des REFIDIS, valorisation non alimentaire, etc.),
ü Possibilité de récupérer une partie des métaux lourds.

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t4: Contestation autour du projet REACH

http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/news5359.php?xml=1

Posted by Team_4_4 at 10:22 AM | Comments (0)

février 16, 2005

Thèmes et notices

Nouvelles notices (10) et thèmes déjà explorées par les étudiants ayant participés à ce séminaire.

Les sujets choisis:
- Phytoremédiation des sols pollués par des métaux lourds
- Lutte biologique et coccinelles invasives (Harmonia axyridis)
- Les puits de carbone
- Evaluation et tracabilité des produits chimiques (REACH)
- Réintroduction des castors en Wallonie
- Mérites et démérites des nanotechnologies

Thèmes proposés

1. Phytoremédiation des sols pollués par des métaux lourds
La pollution des sols, d’origine aérienne ou industrielle, est de plus en plus préoccupante notamment lors de la réhabilitation d’anciens sites industriels. Les techniques actuelles font appel à des méthodes chimiques ou physico-chimiques d’extraction, très coûteuses et dommageables pour l’environnement. La phytoremédiation est une technologie émergente basée sur l’utilisation de plantes pour extraire, contenir ou immobiliser les métaux dans un sol contaminé. La phytoextraction est une technique de dépollution qui utilise des plantes qui tolèrent les métaux et les concentrent dans les parties aériennes. Longue à mettre en œuvre, mais peu coûteuse, elle permet de restaurer rapidement les qualités paysagères des sites. Toutefois, les plantes tolérantes et hyper-accumulatrices sont peux nombreuses, leur efficacité limitée et elles ne couvrent pas tout le spectre des polluants. Des recherches sont engagées pour accroître l’efficacité de cette méthode, notamment le développement de plantes génétiquement modifiées contenant des gènes de bactéries. D’autres techniques font aussi l’objet de recherche pour récupérer les métaux accumulés dans la plante.

2. Lutte biologique et coccinelles invasives (Harmonia axyridis)
La lutte biologique apparaît comme une solution alternative à l’utilisation des pesticides pour lutter contre les ravageurs des cultures, la prolifération des espèces invasives ou des vecteurs de pandémie (moustiques). L’utilisation de coccinelles contre les pucerons a contribué à populariser cette technique. En Belgique, depuis 1997, la société Biobest commercialise une espèce de coccinelle d’origine asiatique (Harmonia axyridis) plus agressive que ses cousines indigènes. Comme précédemment aux Etats-Unis et au Canada, cette coccinelle s’implante dans les écosystèmes naturels, et menace les espèces indigènes et la biodiversité. La situation devient rapidement préoccupante surtout dans le Nord du pays où plusieurs foyers d’infestation ont été détectés. Ceci illustre la nécessité d’une vigilance accrue quant aux effets de l’introduction d’espèces nouvelles dans l’environnement et menace l’image généralement positive associée aux techniques de lutte biologique.

3. Les puits de carbone
Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les pays industrialisés se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2008-2012. Plusieurs pays n’ont donné leur accord qu’en référence à la mise en place de plusieurs mécanismes de flexibilité qui organisent un marché des permis d’émissions. Dans ce cadre, le concept de « puits de carbone » (art. 3§3 et 3§4) recouvre diverses solutions pour emmagasiner le carbone atmosphérique au sein des océans ou des forêts. Si l’idée peut sembler séduisante, elle soulève de nombreuses difficultés lorsqu’il s’agit d’en faire un élément d’une politique de réduction des émissions. Le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur les Changements climatiques (GIEC) échoue dans l’élaboration d’un consensus sur des critères permettant d'assurer une sélectivité suffisante. Le cycle du carbone est mal connu, d’importantes incertitudes affectent le calcul de l’absorption du CO2 par les forêts et les surfaces agricoles. Les « puits » sont contestés du fait de leur non-permanence, de leur réversibilité potentielle et en tant que vecteur favorisant les mauvaises pratiques forestières. Certains contestent le bien fondé de l’établissement d’un marché des droits d’émissions. En dépit de ces incertitudes, une entreprise comme Peugeot s’est engagée dans une vaste opération de reboisement au cœur de l’Amazonie brésilienne. Récemment, la volonté de la région de Bruxelles-capitale de s’engager dans un projet de ce type au Congo a été critiquée.

4. Gestion durable des forêts
En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), dite Conférence de Rio, a adopté une déclaration de principe sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts (« Principes forestiers » et chapitre 11 du Programme d’Action 21 « Lutte contre la déforestation »). Diverses actions s’en suivirent, dont la mise en place de plusieurs systèmes de certification accordés aux bois produits et exploités dans des conditions de gestion durable des forêts. Ainsi, un grand nombre de filières de certification se sont développées. En ce qui nous concerne, deux systèmes de certification se disputent la forêt wallonne. Ce sont le FSC (Forest Stewardship Council) et le PEFC (Pan European Forest Certification). Récemment, un projet de Code forestier wallon a suscité de nombreuses réactions, ce qui a conduit à son report.

5. Remplacement des peintures antisalissure au tributyl étain (TBT)
Les peintures antisalissure contenant du tributyl étain (TBT de l’anglais ‘tributyl-tin’) utilisées pour la protection des carènes de bateaux, doivent leur efficacité à la toxicité de cette substance pour les espèces marines et plus spécialement les algues et les mollusques. Les ostréiculteurs de la Baie d’Arcachon subissent ces effets (anomalie de calcification de reproduction et de croissance) dès le début des années 80. En 1982, le gouvernement français interdit son utilisation pour les bateaux de moins de moins de 25 m, une mesure qui se généralise rapidement. Des concentrations importantes sont encore observées aujourd’hui dans les sédiments marins, en particulier autour des ports, mais également dans les poissons destinés à la consommation (le produit est connu pour être un redoutable disrupteur endocrinien.) L’expérience du TBT illustre l’importance du développement de méthodes permettant une évaluation des risques non létaux et/ou à long terme. Si la nécessité d’éliminer cette substance recueille un assez large assentiment, les alternatives ne sont pas évidentes (Evans & al., “The TBT Ban : out of the Frying Pan into the Fire ?”, Marine Pollution Bulletin, Vol. 40, No 3, pp. 204-211, 2000).

6. Sous-bassin hydrographique de la Vesdre
A bien des égards, le sous-bassin hydrographique de la Vesdre est un laboratoire en matière de gestion de l’eau. Dans cette région très contrastée, les inondations sont chroniques et la pollution récurrente du fait d’une industrialisation ancienne. Fin des années ’80, la pollution dans l’ensemble du bassin est préoccupante. Plusieurs pollutions causées par Spa Monopole conduisent à la mise en place d’un Contrat de rivière en 1991. Un problème qui prend toute son acuité dans la mesure où le tourisme apparaît comme l’unique reconversion. Le plan d’assainissement du sous-bassin hydrographique (PASH) de la Vesdre a été choisi comme projet pilote dans le cadre de la transposition de la directive européenne 91/271/EEC sur l’épuration des eaux usées. Dans certaines zones, déclarées d’assainissement autonome, les habitations doivent êtres équipées, au plus tard pour le 31 décembre 2009, d’un système d’épuration individuelle. Une consultation publique organisée par la commune de Jalhay-Sart révèle les difficultés pratiques des mesures proposées, les disparités, notamment pécuniaires, entre les habitants et leurs frustrations devant le fait que ni la décision ni ses modalités d’application ne sont à discuter.

7. Interdiction des semences fermières
En 1961, la Convention de l'Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) met en place plusieurs instruments destinés à assurer la protection des obtentions végétales: le Certificat d'obtention végétale (COV) et le Catalogue officiel des semences. Toutes les semences doivent y être inscrites sauf dans deux cas, la recherche et les semences de ferme. Ces dernières années, plusieurs mesures visent à restreindre l’utilisation des semences de ferme. Un règlement européen sur les obtentions végétales (2100/94) prévoit une taxation de ces semences. Les primes de la Politique Agricole Commune (PAC) pour le blé dur sont subordonnées à l’utilisation des semences certifiées. Ces mesures déstabilisent l’équilibre entre rémunération des sélectionneurs d’une part et garantie d’un accès libre aux ressources génétiques d’autre part. Elles ont suscité des réactions de défiance chez les agriculteurs, pour qui elles entravent la préservation des variétés anciennes, contribuent à l’appauvrissement de la base génétique des variétés cultivées et ne sont pas adaptées aux pratiques de sélection de l’agriculture biologique. Enfin dans les pays en développement, 90% des semences des cultures vivrières de base sont des semences fermières.

8. Evaluation et tracabilité des produits chimiques (REACH)
L’impact sanitaire et environnemental de la plupart des 100.000 substances chimiques présentes sur le marché européen n’a jamais été évalué. La Commission européenne a proposé la mise en place d’un nouveau système de réglementation REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals). Ce projet prévoit notamment un système d’enregistrement des substances (> 1 tonne), une évaluation des données (> 10 tonne) et une autorisation spécifique pour les substances les plus dangereuses. Sous pression de l’industrie chimique et au grand dam des associations environnementales, le projet a depuis été largement amendé pour en atténuer la portée.

9. Réintroduction des castors en Wallonie
Autrefois abondant dans nos campagnes, le castor a disparu à la fin du XIXème siècle. Dans le courant des années 9O’, les premiers indices d’une réapparition sont constatés en Wallonie. Ce rongeur, le plus gros d’Europe, est protégé (Convention de Berne, Directive européenne 92/43/CEE transposée par le décret du Gouvernement régional wallon du 06/12/01). Une réintroduction est discutée tandis qu’une association organise des lâchers sauvages. Ces initiatives défraient la chronique et provoquent l’indignation aussi bien des autorités locales et régionales que d’associations environnementales. Selon le point de vue, les castors sont présentés comme des « architectes » de la nature, créant et entretenant des zones humides favorables à la biodiversité, luttant contre l’érosion, limitant l’envasement ou comme des animaux nuisibles responsables de nombreux dégâts (coupes, terriers et barrages). Leur présence implique une gestion coûteuse pour la collectivité.

10. Mérites et démérites des nanotechnologies
Les nanotechnologies sont un ensemble de techniques qui permettent de modifier la structure de la matière à l’échelle du nanomètre. Si peu d’applications ont été développées, cette technologie s’applique à de nombreux secteurs (matériaux, médecine, robotique, agronomie,…). Les nanotechnologies sont régulièrement présentées comme une voie de recherche porteuse de développement économique (un axe prioritaires de la politique de recherche européenne) tandis que des inquiétudes s’expriment sur leur impact sur l’environnement et la santé (par analogie avec les biotechnologies agricoles ou l’amiante).


Thèmes explorés au cours de l’année académique 2004-05

· Au premier semestre

Réforme sucrière: Pour qui l'addition sera-t'elle la plus salée?
Problématique des accords commerciaux communautaires pour l'alimentation animale
Happy culture ? api-rupture ! Les conséquences de l’affaire Gaucho
Fish : c’est fichu ! Réservoir halieutique et poissons d’élevage.


Thèmes explorés au cours de l’année académique 2003-04

· Au second semestre

L’interdiction de l’atrazine pose le problème de son remplacement
La chasse à la baleine. Quel est l’espèce en péril ?
Conservation des ressources phytogénétiques (INIBAP). Entre banane et banane
Biopharming (Meristem Therapeuthics) et la lipase gastrique
Des éoliennes sur le plateau du Condroz . Installation et contestation au nom de l’environnement
Forêt de Soignes et participation citoyenne. Combien sommes-nous ?
Pesticides et usages des pesticides. Dangerosité sudiste et dangerosité nordiste ?

· Au premier semestre

Lâchers de mâles stériles (trypanosomiase)
Les macro-travaux hydrauliques/Water transfer
Fièvre aphteuse : gestion de crise
Diabrotica virgifera
Les abeilles et le gaucho

Posted by Sébastien Denys at 03:53 PM | Comments (0)

février 15, 2005

Informations pratiques

1. Dates, horaires et local
2. Permanences
3. Weblog
4. Equipes d'étudiants et des thèmes de controverse choisis

1. Dates, horaires et local

Six séances de travail, jeudi, 24/02 de 10h à midi
03/03
10/03
24/03
14/04
21/04 de 11h à midi

Une présentation publique le 12/05 de 16h à 18h

Au local UB.2.165

2. Permanences

La veille des séances, le mercredi de 12h à 14h.
Local : UB.2.169

Encadrement assuré par Sébastien Denys (sdenys@ulb.ac.be).
Tél. 02/650.37.81

3. Weblog

Où éditer vos parcours d’exploration: http://www.imbroglio.be/controverses_4/

Celui des étudiants du premier semestre :
http://www.imbroglio.be/controverses/
http://www.imbroglio.be/controverses_2/
http://www.imbroglio.be/controverses_3/

4. Equipes d'étudiants et des thèmes de controverse choisis

Team 1:

Team 2:

Team 3:

Team 4:

Team 5:

Team 6:

Posted by Sébastien Denys at 11:10 AM | Comments (0)

Liens Internet utiles

· La recherche sur Internet
· Moteurs de recherche
· Encyclopédies / Dictionnaires
· description bibliographiques.
· Sommaires des revues scientifiques
· Description bibliographiques ou textes intégraux des brevets

Liens Internet utiles:

· La recherche sur Internet

Pour approfondir la question de la recherche d'information sur Internet, voir le site Web Aeris (Aide aux Étudiants pour la Recherche d'Information Scientifique) comprenant un cours d'initiation à la recherche d'information sur Internet et les outils et sources permettant de chercher ces informations.
http://users.11vm-serv.net/aeris/index.html


· Moteurs de recherche

http://www.google.be
http://www.scirus.com
http://scholar.google.com

· Encyclopédies / Dictionnaires

http://www.britannica.com/ : La Britannica : La totalité de l'encyclopédie en ligne.
http://www.webencyclo.com/home.asp : Première encyclopédie francophone en ligne : plus de 11000 articles, 450 fiches et tableaux, 6600 photos et 300 cartes. Il faut donner son e-mail pour consulter l'encyclopédie.
http://www.bartleby.com/65 : Columbia Encyclopaedia.
http://www.nupedia.com : Une encyclopédie ouverte dont le contenu s'enrichit des contributions des internautes eux-mêmes. Ce concept d'encyclopédie s'inspire du modèle des logiciels libres.
http://www.granddictionnaire.com : Le grand dictionnaire terminologique est un ouvrage de référence rassemblant un fonds terminologique d'envergure de 3 millions de termes français et anglais dans 200 domaines d'activité.
http://www.atlapedia.com/ : Atlas.

· description bibliographiques.

http://www.bib.ulb.ac.be/ : Les bibliothèques de l’ULB : Donne accès
au Web of Science: Très utile pour retrouver des articles scientifiques.
au contenu de diverses revues des groupes Elsevier et Blackwell Publishing.
http://highwire.stanford.edu/lists/largest.dtl Une liste des centres d'archives scientifiques gratuits les plus importants au monde.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/PubMed/: Base de données bibliographiques gratuite couvrant les domaines biomédicaux : Biologie, Biochimie, Médecine clinique, Santé publique, Ethique, Economie, Pharmacologie, Psychiatrie, Toxicologie, Biologie, Biochimie, Odontologie, Médecine vétérinaire, etc.
http://form.inist.fr/public/fre/conslt.htm: cette base signale des articles et monographies du fonds documentaire de l'INIST.
http://www.agrimonde.com/index.html : moteur de recherche dédié aux secteurs et technologies agroalimentaires.

· Sommaires des revues scientifiques

http://www.ingenta.com/: c'est une base de données bibliographiques, multidisciplinaire, courante, d'articles parus dans 17 000 revues depuis 1988. Cette base est utile pour le suivi et l'évaluation d'une revue, l'identification d'articles et pour les recherches bibliographiques.

· Description bibliographiques ou textes intégraux des brevets

http://mineco.fgov.be/redir_new.asp?loc=/organization_market/intellectual_property/patents/home_fr.htm et http://fr.ecodoc.mineco.fgov.be/: Office de la propriété intellectuelle belge.
http://www.inpi.fr/ : l'INPI : le pendant français.
http://european-patent-office.org/index_f.htm L'Office Européen des Brevets.

Posted by Sébastien Denys at 11:03 AM | Comments (0)