Les puits de carbone, une solution bidon?
Puits de carbone, on n'en voit pas le fond!
Le protocole de Kyoto touche le fond des puits de carbone!
les puits de carbone : un placebo pour kyoto ?!
(la panacée)
3. Les puits de carbone
Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les pays industrialisés se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2008-2012. Plusieurs pays n’ont donné leur accord qu’en référence à la mise en place de plusieurs mécanismes de flexibilité qui organisent un marché des permis d’émissions. Dans ce cadre, le concept de « puits de carbone » (art. 3§3 et 3§4) recouvre diverses solutions pour emmagasiner le carbone atmosphérique au sein des océans ou des forêts. Si l’idée peut sembler séduisante, elle soulève de nombreuses difficultés lorsqu’il s’agit d’en faire un élément d’une politique de réduction des émissions. De plus de nombreuses recherches scientifiques s'accordent sur l'instabilité de la solution "puit de carbone".Le cycle du carbone est mal connu, d’importantes incertitudes affectent le calcul de l’absorption du CO2 par les forêts et les surfaces agricoles. Les « puits » sont contestés du fait de leur non-permanence, de leur réversibilité potentielle. En dépit de ces incertitudes, une entreprise comme Peugeot s’est engagée dans une vaste opération de reboisement au cœur de l’Amazonie brésilienne. Récemment, la volonté de la région de Bruxelles-capitale de s’engager dans un projet de ce type au Congo a été critiquée. En effet, cette solution n'apporte strictement rien à long terme et pourrait même hypothéquer les efforts futurs du congo pour se développer ainsi que réduire ses propres émissions.