mars 10, 2005

t3: puits de carbone

http://www.cslforum.org/index.htm

Décotes des puits de carbone
http://homepage.sunrise.ch/mysunrise/agabus/eff'endi/carbon/decot01.html#haut


http:Surveillance de la végétation du Canada à l'aide de satellites//www.carboeurope.org/

À la une - Articles du Western Woodlot Conservationist
Arbres et climat …L’équipe du SCF s’interroge sur le rôle des forêts privées
Date :
décembre 2002

Auteur :
David Holehouse

Site Web :
aucun

Un groupe du Service canadien des forêts étudie présentement la faisabilité de boiser des terres pour stocker le carbone du gaz carbonique, un des plus importants gaz à effet de serre.

Les arbres agissent comme des puits de carbone pendant une partie de leur cycle de vie. Les forêts sont globalement des réservoirs de carbone atmosphérique qu’elles stockent dans leurs troncs, leurs branches, leurs feuilles et leurs racines ainsi que dans le sol. Elles échangent également régulièrement du carbone avec l’atmosphère par l’intermédiaire de processus naturels tels que la photosynthèse, la respiration et la décomposition.

John Doornbos, gestionnaire intérimaire des programmes opérationnels au Centre de foresterie du Nord d’Edmonton, explique que l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone est axée sur l’évaluation de la faisabilité d’un programme de boisement à grande échelle. « Autrement dit, nous voulons déterminer ce dont nous aurions besoin si nous voulions mettre en œuvre un programme de boisement axé sur le stockage du carbone ». Cela ne signifie pas que le projet est imminent, précise Doornbos. Cela montre simplement que le gouvernement du Canada veut être prêt si le besoin se fait sentir.

L’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone permettra de recueillir des informations de base en analysant le rôle que pourraient jouer les propriétaires fonciers et ce qui pourrait les motiver à participer. « Bien que le plus gros du boisement s’effectuerait sur des terres marginales, les terres hautement productives pourraient également être utilisables. C’est une des questions que nous devons aborder », explique Doornbos.

L’étude examine un grand nombre de facteurs tels que le nombre d’arbres qui ont été plantés sur des terres privées, ce qui pourrait convaincre les propriétaires fonciers et les agriculteurs à envisager la possibilité d’inclure le boisement dans leurs activités et quelles sont les essences ou mélanges d’essences qui sont les mieux adaptées pour chaque type de terres. Des études ont déjà été faites sur les plantations de peupliers hybrides mais d’autres essences, telles que les conifères, ont une valeur marchande plus élevée et doivent donc être envisagées.

« Le fait est que nous devons disposer d’une base d’informations solides, explique Doornbos. Nous devons d’abord recueillir toutes les données disponibles. Ensuite, nous analysons le status quo et prévoyons le scénario le plus probable en termes de boisement et de retombées au niveau du carbone. Puis nous discutons des options envisageables pour nous faire dépasser le scénario du status quo ». Le SCF possède une équipe spécialisée dans l’analyse du budget du carbone qui élabore les concepts de comptabilisation, la méthodologie que nous adoptons pour décider comment classifier le carbone forestier : en stockage ou en émission. Les informations recueillies par l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone permettront également de soutenir cette activité.

L’équipe chargée de l’étude de faisabilité sur le boisement comme mode de piégeage du carbone entame sa première année de travail qui devrait s’étaler sur trois ans. Les membres de l’équipe examinent les documents publiés dans plusieurs domaines –données économiques, performances des différentes essences et mécanismes de mise en œuvre – pour tous les scénarios possibles. Ils s’occupent également de la collecte de données. Les différentes théories et hypothèses peuvent être testées sur les sites pilotes et des groupes de discussion peuvent également être mis sur pied. Des entreprises telles que Alberta-Pacific Forest Industries, d’ores et déjà intéressée par le boisement des terres privées, pourront aussi faire part de leurs idées.

« Je pense qu’il est de l’intérêt des propriétaires fonciers de rester attentifs à ce qui se passe dans le domaine du stockage du carbone, continue Doornbos. Si nous décidons un jour que le boisement est la solution à adopter pour compenser nos émissions de gaz à effet de serre, nous devons tous être prêts à agir. »

Doornbos précise qu’il a d’ores et déjà constaté un fort intérêt de la part du secteur privé à l’égard du boisement, que ce soit pour des raisons écologiques –protection de l’habitat et autres – ou économiques.

Pour de plus amples informations, contactez John Doornbos au (780) 435-7318.




Mise à jour: 2004-05-27 Avis importants
Puits de carbone
Le carbone est l'élément clé de toute forme de vie sur la terre. Il est aussi essentiel à la santé des sols. Au cours de l'histoire, de grandes quantités de carbone ont été libérées dans l'atmosphère par la transformation des prairies et des forêts en régions agricoles et en pâturage ainsi que par les pratiques agricoles non durables. Ces facteurs, en plus d'autres sources d'augmentation du carbone atmosphérique, ont été liés au réchauffement de la planète. Par contre, il y a moyen d'inverser le processus de libération du carbone contenu dans le sol; des décennies de recherches scientifiques ont prouvé que les sols peuvent reprendre le carbone perdu en absorbant ou en « séquestrant » le carbone de l'atmosphère. Cependant, la capacité des sols à agir en tant que « puits » dépend de leur saine exploitation.

Les émissions de dioxyde de carbone provenant des sols agricoles diminuent depuis de nombreuses années et on s'attend à ce que les sources nettes de carbone atmosphérique deviennent des puits nets d'ici à quelques années. Ce changement a été facilité par l'adoption de pratiques de gestion exemplaires, telles que les semis sans travail du sol, la réduction des terres en jachères, l'augmentation des cultures fourragères et l'exploitation réduite des terres agricoles marginales.

Fonctionnement
Par la photosynthèse, les plantes transforment le dioxyde de carbone (CO2) en carbone sous formes organiques.

A l'état naturel, les plantes déposent ce carbone dans le sol par leurs racines et leurs débris végétaux. Toutefois, lorsque la majeure partie de la biomasse des cultures est récoltée et emportée, il devient impossible de renvoyer la matière organique dans le sol. La situation est aggravée par les travaux aratoires excessifs et inutiles, qui désintègrent le carbone organique contenu dans le sol et qui libèrent du CO2. Le résultat net de ces pratiques est la déplétion du carbone contenu dans le sol ou un « déficit de carbone ».


Création de puits
Certaines pratiques agricoles peuvent réduire la perte de carbone dans le sol et augmenter la quantité de carbone emmagasiné à long terme. Ces pratiques peuvent varier selon le type de sol et de climat, et elles comprennent :

la diminution des jachères;
la pratique du semis direct, qui diminue la perturbation du sol et la libération de CO2;
l'utilisation de légumineuses et/ou de graminées dans la rotation des cultures;
la conversion de terres agricoles marginales en zones de graminées vivaces ou d'arbres;
l'utilisation de la méthode de pâturage en rotation et le pâturage de haute intensité et de courte durée;
la plantation d'arbustes et d'arbres comme brise-vent;
la restauration des terres humides.
Bon nombre de ces pratiques de gestion des terres contribuent à améliorer la qualité des sols, la production de végétaux, la conservation de l'eau, les habitats des espèces sauvages, ainsi qu'à protéger certaines espèces et à diminuer l'érosion, ce qui a pour effet d'accroître la diversité biologique. Ces pratiques peuvent aussi favoriser la rentabilité de l'exploitation agricole. Par exemple, un travail du sol minimum fait augmenter le rendement énergétique en diminuant l'utilisation de machinerie. Par la culture de variétés mieux adaptées et une meilleure utilisation des engrais, on peut accroître les récoltes et la quantité de carbone dans le sol.

Exactitude Scientifique
On préconise actuellement un moyen scientifiquement crédible et rentable de mesurer, de surveiller et de vérifier les changements du carbone dans le sol. En ce moment, des scientifiques du monde entier peuvent combiner des données sur le carbone du sol, le paysage et le climat afin de créer des modèles capables d'estimer les changements du carbone liés aux pratiques de gestion agricoles avec un degré raisonnable de précision.

Le saviez-vous?
Il est crucial d'améliorer la productivité et la durabilité des terres agricoles existantes afin de réduire le taux de défrichage des nouvelles terres, qui entraîne l'émission d'une grande quantité de CO2 dans l'atmosphère.

Documents connexes :
Les puits de carbone des sols : reconstitution des quantités de carbone
Résumé : De grandes quantités de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère par la conversion des prairies et des forêts en terres agricoles et par des pratiques d'exploitation non durables. Ces augmentations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère sont liées au réchauffement planétaire. Ce document explique comment inverser le processus de libération du carbone dans le sol grâce à la séquestration du carbone, les sols peuvent ainsi récupérer le carbone perdu en absorbant le CO2. Ce rapport décrit ce processus, précise quelles pratiques agricoles peuvent réduire la perte du carbone dans le sol, présente d'autres avantages environnementaux et économiques, et précise les progrès réalisés par les scientifiques pour parfaire leurs méthodes de mesure, de contrôle et de vérification des variations des quantités de carbone dans le sol.

La mesure des réserves de carbone contenues dans le sol
Résumé : Afin d'améliorer la qualité des sols et de reconstituer leur matière organique, de nombreux agriculteurs de l'Ouest canadien ont adopté des pratiques agricoles sans travail du sol. Un groupe de ces agriculteurs, en collaboration avec une équipe de scientifiques canadiens du gouvernement et du milieu universitaire, a entrepris un projet pilote faisant appel à un système de quantification et de vérification des variations des réserves de carbone dans le sol en raison de l'adoption de telles pratiques agricoles. La Saskatchewan qui participe à ce projet pilote compte 20 millions d'hectares de terres agricoles, soit la moitié des terres agricoles du Canada. Ce document décrit le fonctionnement de ce système et explique comment il contribue au développement durable de l'agriculture.

Les puits de carbone des sols agricoles et le Protocole de Kyoto : une occasion à saisir pour le bien de l'environnement
Résumé : L'utilisation de puits de carbone encourage l'adoption de pratiques culturales plus productives dans le respect de l'environnement. Les pratiques favorisant la séquestration du carbone peuvent contribuer à la résolution de nombreux problèmes environnementaux. En plus de décrire les avantages de la séquestration du carbone et de décrire comment les agriculteurs peuvent améliorer les puits de sol, ce document insiste sur l'importance d'inclure les puits de sol au Protocole de Kyoto. Actuellement, les émissions agricoles de dioxyde de carbone, d'oxyde nitreux et de méthane sont prises en compte dans le Protocole de Kyoto, mais pas la séquestration de carbone. Plus tôt on reconnaîtra la question des sols agricoles pour l'inclure au Protocole de Kyoto, plus les agriculteurs seront motivés à réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère.


Surveillance de la végétation du Canada à l'aide de satellites
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But :
Établir et faire la démonstration des procédures de surveillance des changements saisonniers et de l'absorption de carbone par les végétaux sur tout le territoire canadien.

Problématique :
La végétation influe considérablement sur les systèmes atmosphériques régionaux, ainsi que sur le climat. En contrepartie, le climat a des répercussions sur la végétation par l'entremise de régimes de précipitations et d'énergie. La végétation nordique peut être un important puit de carbone. En raison des variations saisonnières rapides (dans certaines régions, la période de croissance est inférieure à huit semaines) et de l'ampleur du territoire canadien, la technologie des satellites est la seule façon pratique de suivre l'évolution de la végétation dans tout le pays, une activité très importante sur le plan économique.

Des satellites lancés par d'autres pays collectent ces données et les transmettent à des stations de réception au sol. Un système informatique traite les données et choisit les segments d'images sans nuages afin de produire des images mosaïques de l'ensemble du pays. Ces dernières sont par la suite traitées à nouveau pour enlever le bruit résiduel et ainsi faire ressortir l'information sur la végétation. Des algorithmes spécialisés convertissent les mesures satellitaires en variables décrivant l'état de la végétation durant la période d'observation. Ce processus de contrôle se poursuit pendant toute la saison de croissance, fournissant ainsi un tableau complet du développement des différents types de végétation.


État d'avancement des travaux :
Un système de contrôle avancé, conçu et mis sur pied par une équipe formée de partenaires du gouvernement et de l'industrie, traite quotidiennement les données satellitaires sur l'ensemble du Canada et génère des images sans nuages tous les 10 jours. Depuis le début de la saison de croissance de 1993, le personnel du Centre manitobain de télédétection, en vertu d'une entente avec RNCan, s'occupe du fonctionnement du système susmentionné; les données traitées proviennent des stations au sol de Prince Albert (Saskatchewan) et de Halifax (Nouvelle-Écosse). On a conçu un modèle de l'écosystème de la végétation afin de fournir des données précises sur la croissance annuelle de la végétation des terres labourables, des prairies herbagères et des forêts. Grâce à cette méthode, qui combine les images de télédétection aux données météorologiques quotidiennes, il est possible de fournir des données spatiales et temporelles sur la croissance de la végétation et l'absorption de carbone. Elle permet aussi d'étudier les répercussions des changements climatiques à l'échelle du globe, causées par l'augmentation de la concentration des gaz à effets de serre et d'estimer les variations sur une base annuelle. Statistique Canada utilise ces résultats pour surveiller la croissance des cultures dans le centre du Canada. RNCan (le Service canadien des forêts) évalue ces résultats pour les utiliser comme indicateurs de développement durable. RNCan mène aussi des études connexes sur l'utilisation des images satellitaires pour détecter et faire la surveillance des incendies de forêt, ainsi que pour évaluer les dégâts qu'ils causent.

Contacter:
Josef Cihlar
Centre canadien de télédétection
Géomatique Canada
Téléphone : (613) 947-1265
Télécopieur : (613) 947-1404
Courrier élec. : cihlar@nrcan.gc.ca

Posted by Team_4_3 at mars 10, 2005 11:03 AM
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