mars 03, 2005

t1 : les voies de décontamination des sols

Introduction de la phytoremédiation parmis les différentes voies de décontamination des sols.

http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/phytoremed/introduction/methodes-decont.htm

Les voies de décontamination des sols

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voies physiques et/ou chimiques
La plupart de ces méthodes sont lourdes et très coûteuses, ce qui les réserve à des situations d'urgence ou transitoires.

- méthodes physiques par évacuation
Le principe de ces méthodes est d'extraire les métaux du sol par voie physique. On extrait les terres contaminées de leur milieu afin de leur faire subir un traitement, qui peut être une concentration, un lavement , une dépollution ou un stockage sous contrôle. Ce traitement peut s'effectuer sur le site ou hors du site. Par exemple on peut pomper l'eau de la zone de sol à traiter, puis y injecter un liquide de lavage. Ce liquide pourra traverser la zone de sol. Le but est que les métaux soient transférés dans la phase liquide, qui sera plus facilement collectée, pompée et elle-même traitée.
Le problème est que le résidu de sol obtenu est souvent complètement stérile et ne pourra probablement plus être le support d'une vie, à moins d'apporter des terreaux exogènes...

- méthodes physiques par piégeage de la pollution
Ces méthodes sont souvent considérées comme des solutions transitoires seulement. En effet, elles ont pour but d'immobiliser les polluants sur place, en les confinant ou en les stabilisant. Certaines méthodes de stabilisation ont toutefois l'avantage de ne pas altérer les propriétés de la terre et de ne pas modifier leur fertilité. On peut aussi réduire simultanément les effets de l'érosion hydrique ou éolienne.

- méthodes chimiques
Elles mettent en oeuvre l'action d'un acide ou d'une électrolyse pour extraire ou transformer des polluants. En effet il existe des agents chimiques dits extractants, qui permettent la mobilisation et l'extraction des métaux. On peut aussi améliorer l'extraction de métaux en appliquant un gradient électrique, notamment sur des sols poreux. [Khan et al. 1994]

-méthodes thermiques
Le fait de porter le matériau pollué à haute température permet de détruire l'agent polluant, de l'extraire ou au contraire de l'immobiliser. Ces méthodes sont surtout appliquées à la destruction de composés organiques, comme les hydrocarbures. Les différents moyens pour parvenir à l'extraction par élévation de température sont l' incinération, la désorption thermique et la vitrification. Pour l'incinération, on utilise le plus couramment le four tournant, dans lequel on peut atteindre des températures de 400 à plus de 1000 °C.

voies biologiques

Toutes les techniques basées sur des méthodes physico-chimiques, que nous avons détaillées jusqu'à présent, nécessitent du personnel spécialisé et des équipements spécifiques. Ces procédés sont donc très coûteux, et ne peuvent s'appliquer qu'à de petites zones où la pression de réutilisation est très forte. De plus, dans la plupart des cas, ces méthodes ont un effet néfaste sur l'activité biologique et la fertilité des sols. C'est pourquoi les voies de décontamination biologiques, qui utilisent le métabolisme et l'activité des organismes vivants, présentent un net avantage sur les méthodes précédentes.

- dégradation microbiologique
Cette méthode utilise la capacité naturelle à dégrader des composés polluants que présentent certains microorganismes. Elle n'est toutefois pas applicable au cas de la pollution par des métaux. exemple de la dégradation des hydrocarbures par des microorganismes.

- biolixiviation
Des microorganismes vivants permettent d'extraire des métaux de milieux où ces derniers sont normalement insolubles [Berthelin 1983, Gaad 1990]

- biosorption
Elle utilise le fait que les microorganismes jouent sur la mobilité et la fixation des métaux [Tobin et al 1994]

- biovolatilisation
Certaines transformations des polluants par les microorganismes peuvent faire apparaître des formes volatiles de ces polluants. C'est par exemple le cas du mercure lorsqu'il subit une réduction chimique. Cette méthode présente l'avantage de diluer l'agent polluant puisqu'il passe dans l'atmosphère lorsqu'il est à l'état volatil, mais il faut prendre garde dans ce cas au fait que sa présence dans l'atmosphère ne soit pas plus dangereuse que sa présence dans le sol, même si sa concentration est plus faible (risque lié à l'inhalation).

- phytoremédiation
Il existe différentes méthodes de phytoremédiation, qui utilisent toutes l'implantation d'un couvert végétal pour exporter (phytoextraction), stabiliser (phytostabilisation) ou volatiliser (phytovolatisation) les polluants d'un sol. Dans ce site, nous étudierons principalement la phytoextraction. Cette technique utilise des plantes capables de prélever des métaux toxiques et de les accumuler dans leurs parties aériennes. Ces plantes peuvent ensuite être récoltées et incinérées, et les cendres peuvent être recyclées en métallurgie ou stockées.
La phytoextraction peut aussi s'effectuer sur milieu liquide : on parle alors de rhizofiltration.
Enfin la phytoremédiation peut utiliser des plantes qui transforment les agents polluants présents dans le sol et les font passer sous une forme moins nocive : cette tecnique est appelée phytodégradation, et s'applique principalement au cas des hydrocarbures.

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Posted by Team_4_1 at mars 3, 2005 11:45 AM
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