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Technologies Clefs 2000 -2005
Développement des techniques de diagnostic et
de traitement des sols
LA PHYTOREMEDIATION
SOMMAIRE
1 CONTEXTE .....................................................................................................................1
2 DEFINITION ....................................................................................................................2
2.1 LA PHYTOREMEDIATION ..................................................................................................2
2.2 DEGRE DE DEVELOPPEMENT NATIONAL .............................................................................3
3 LA PHYTOREMEDIATION EN RHONE-ALPES......................................................4
3.1 ACTEURS IMPLIQUES ........................................................................................................4
3.2 DEGRE DE DEVELOPPEMENT REGIONAL..............................................................................4
3.3 ACTIONS EN COURS ET PERSPECTIVES................................................................................4
3.4 CONTACTS ....................................................................................................................4
4 REFERENTIEL..................................................................................................................5
4.1 DOCUMENTATION..........................................................................................................5
4.2 BIBLIOGRAPHIE ...............................................................................................................5
4.3 SITES INTERNET...............................................................................................................5
1 CONTEXTE
En Europe, la pression environnementale et sanitaire dans les zones urbaines et péri-urbaines
s’amplifie, en particulier en ce qui concerne la pollution des sols. Dans les pays en voie de
développement ces enjeux sont tout aussi importants.
3000 sites pollués sont actuellement reconnus en France et près de 300 000 sites présentent
des risques potentiels. Aujourd’hui, le marché des traitements ne représente qu’un chiffre
d’affaires d’environ 80 millions d’Euros. Son développement reste sous la dépendance de l’action
réglementaire et des moyens financiers que les entreprises sont prêtes à consacrer à cet
investissement.
Un certain nombre de polluants comme les organochlorés ou les métaux lourds sont encore
difficiles et coûteux à identifier, alors même que les risques de transfert vers les écosystèmes et
dans les nappes d’eaux souterraines sont réels. Le développement de nouvelles techniques de
diagnostics et de traitements est donc une priorité. Dans ce domaine, les capacités et les coûts
d’accès aux technologies classiques et alternatives comme la mobilisation internationale et
politique seront des facteurs clés de succès.
La phytoremédiation, biotechnologie végétale basée sur les capacités des plantes à extraire ou à
bloquer les polluants, tant en milieux poreux que liquides ou gazeux, peut offrir une alternative 2/2
fiable et acceptable au niveau social et économique. En pleine phase de développement outreatlantique,
le recours à ces technologies de dépollution végétale est très timide en France et en
Europe.
2 DEFINITION
Les Biotechnologies appliquées à l’environnement sont des techniques alternatives de plus en
plus fiables et économiquement intéressantes. Elles méritent d’être confrontées et comparées
aux techniques classiques et traditionnelles, de type physico-chimique et/ou mécanique.
La plupart des techniques de bio-dépollution sont adaptées à la décontamination des pollutions
organiques et reposent principalement sur le principe de biodégradation des polluants par des
microorganismes. Cette transformation progressive de molécules organiques en composés de
moins en moins complexes peut aboutir à la production finale de dioxyde de carbone et d’eau.
L’énergie libérée lors des réactions d’oxydoréduction assure la croissance de la biomasse.
L’intérêt des procédés utilisés est de stimuler ce processus naturel afin d’en améliorer le
rendement et d’en garantir les résultats. Ceci tout en respectant l’environnement et la santé
publique.
En revanche, les technologies de phytoremédiation ciblent aussi les polluants organiques
difficilement biodégradables et les polluants inorganiques, par définition non biodégradables,
comme les métaux lourds ou les radioéléments.
L’émergence de la décontamination biologique des sols par les bactéries (bioremédiation) a été
initiée au milieu des années 80 et s’est largement répandue dans les années 1990. Les
traitements des sites et sols pollués par les plantes (phytoremédiation), est en phase de
développement depuis une dizaine d’années. La phase d’application à grande échelle, avec des
enjeux commerciaux importants, a démarré au Etats-Unis et au Canada depuis 3 ans.
2.1 La phytoremédiation
La phytoremédiation est définie comme l’utilisation de la capacité de certains végétaux à se
développer en milieux contaminés, pour le traitement de sols, boues, sédiments, d’effluents
liquides voire gazeux. Elle repose sur la faculté des plantes à bloquer, extraire, accumuler,
transformer ou détruire un polluant donné. Aujourd’hui, plus de 800 espèces végétales
susceptibles d’être actives par rapport à différents composés chimiques ont été référencées et
reportées dans deux bases de données canadiennes (Phytorem © et Phytopet ©).
La phytoremédiation fait appel à un ensemble de techniques dont les applications sont facteurs
et/ou caractéristiques des végétaux employés :
Phytoextraction :
- Extraction des polluants de l’eau, des sols, boues et sédiments,
ü-Translocation dans la plante (racines, tiges, feuilles, fruits),
ü Récolte des plantes contaminées,
ü Incinération / co-incinération,
ü Traitement voir valorisation des résidus de traitement (Incinération des plantes,
traitement des mâchefers et des REFIDIS, valorisation non alimentaire, etc.),
ü Possibilité de récupérer une partie des métaux lourds.