November 26, 2004

pourt1: conférence réforme du régime sucre

Ci-joint un document qui devrait vous intéresser Download fileet ci-dessous l'annonce d'une conférence qui a lieu lundi au Parlement européen sur votre sujet.

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Concerne: Réforme sucrière: pour qui l'addition sera-t-elle la plus salée?

Chers amis,
Désolé de vous prévenir si tard cette invitation pour une rencontre au
Parlement Européen des différents réseaux et associations concernés par
la réforme du régime sucre.
Vous trouverez, également, ci-joint, la position d'un réseau de
plates-formes européennes sur la réforme du régime sucre.
Que les personnes qui souhaitent participer à cette rencontre, malgré
les délais impossibles, soit présentes le lundi matin à 9 h 00 au 60
rue Wiertz ; on essayera de les faire entrer.

Salutations cordiales
Marek Poznanski

Régime Sucre *Améliorer plutôt que détruire.*

*/ /*

/*/La/*/ /*/ Plateforme Européenne pour la Souveraineté Alimentaire et
le groupe des Verts Européens/*/** invitent, le 29 novembre au PE, les
différents réseaux et associations concernés par la réforme du régime
sucre à partager leurs analyses sur la réforme et à s’appuyer sur leurs
convergences pour défendre une réforme du régime sucre qui réponde aux
attentes de la société européenne et des pays en développement;** *ceci
avant l’audition sur la réforme sucre qui est organisée le 30 novembre
par les trois Commissions de l’agriculture, du développement et du
commerce international du Parlement européen.*****

** **

**_Inscription _****: Merci de bien vouloir transmettre ce programme à
toutes personnes intéressées. Si vous désirez participer à cette
réunion, veuillez remplir et nous renvoyer le formulaire d’inscription
ci-dessous. Merci de remplir les deux bulletins si vous désirez
participer toute la journée.**

Le 14 juillet dernier, la Commission européenne a fait connaître ses
propositions pour réformer le régime sucrier: baisse des quotas de
production (-16%), mais surtout baisse substantielle du prix du sucre
(-33 à 36% sans véritable plancher à la chute des prix), baisse plus
forte encore du prix de la betterave, compensation limitée (60%) des
pertes de revenu agricole.

La Commission y affirme orienter la réforme au bénéfice des
consommateurs et des contribuables ainsi que des pays pauvres.

C’est une toute autre analyse de la réforme que font une grande partie
des organisations et réseaux de la société civile préoccupés par la
question du sucre. La plupart des constats convergent autour des points
suivants :

- La proposition de la Commission procèdera à la liquidation des
producteurs européens au seul bénéfice des entreprises utilisatrices de
sucre ;

- Le bénéfice pour le consommateur sera minime dans le meilleur des cas
et celui des contribuables très improbable ;

- Quant aux bénéfices escomptés pour les producteurs des pays pauvres
(PMA, ACP), il y a tout lieu de penser que le résultat s’avérera être
une perte nette et profitera essentiellement aux grandes entreprises
agro-industrielles du Brésil.

Si la plupart des organisations et des réseaux de la société civile
plaident pour un « Retour à des quotas fixes », ce y compris pour les
importations, cela ne veut pas dire qu’elles considèrent que par le
passé le régime sucre était sans défaut. La plupart s’accordent à dire
que la réduction de la production est nécessaire si, contrairement au
projet de la Commission, elle cible essentiellement les volumes
exportables et, si elle est négociée dans l’intérêt d’un maximum de
producteurs européens et à l’avantage des producteurs familiaux des pays
pauvres.

La rencontre se fera en français et en anglais.

*Programme*

*Salle 1G2 Bâtiment Spinelli, Parlement Européen*

*9 h 30 : Introduction *

Hannes Lorenzen*/ /*(Groupe des Verts Européens), Alex Danau (CSA-
Plate-forme Souveraineté Alimentaire/Belgique), Commission Européenne
(Propositions sur la réforme du régime du sucre)

* *

*10 h 00: Impact du régime sucre et de sa réforme sur l’agriculture
européenne *

Panel composé de représentants des Réseaux d’ONG d’environnement, de
consommateurs, de producteurs, de la Plateforme Européenne pour la
Souveraineté Alimentaire

- Animation: Julietta Carmona (COAG – Plataforma Rural/ Espagne)

Joop de Koeijer (Platform for an Alternative Agricultural Policy – PAL/
the Netherlands), Jean-François Sneessens (Confédération Belge des
Betteraviers - CIBE), environnement, consommateur

* *

*11 h 30 : Impact du régime sucre et de sa réforme sur les agricultures
des autres régions *

Panel composé de représentants des Réseaux d’ONG de développement, de
commerce équitable, des producteurs des ACP, PMA, de l’Union Européenne,
de la Plateforme Européenne pour la Souveraineté Alimentaire

Justus Aloo Ojeka (KENFAP – Kenya ), Geo Govinden (Chambre d’Agriculture
de l’Ile Maurice), Christian Boyer (Plate-forme pour des agricultures
durables et solidaires/France), Gérard Choplin (Coordination Paysanne
Européenne), Clark Graham (Président du Groupe commercial des PMA
producteurs de sucre)

* *

*12 h 45 : Déjeuner *

* *

*Horloge du Sud, 141 Rue du Trône, Brussels *

*14 h 30 : Stratégies pour mieux défendre les positions de nos réseaux
sur le sucre en particulier et sur la nécessaire régulation de
l’agriculture et des échanges agricoles en général*

- Animation: Thierry Kesteloot (Oxfam Solidarité -Vlaams Overleg
Duurzame Ontwikkeling VODO)

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*Formulaire d’Inscription/ Registration form*

**European Parliament, Monday, 29^th of Novembre,**// //**Spinelli****
Building****, 1G2 – Brussels**

**9h30 à 12h45**

*Name of participant*:
________________________________________________________

*Organisation:
______________________________________________________________*

*Date of Birth:
______________________________________________________________*

*Number of
passport:_________________________________________________________*

*Address*:
__________________________________________________________________

*Phone & Fax*:
______________________________________________________________

*E-mail:
___________________________________________________________________*

** **

* *

**Horloge du Sud, 141 Rue du Trône, Brussels **

**Monday, 29th of November, 14h30 à 17h**

*Name of participant*:
________________________________________________________

*Organisation:
______________________________________________________________*

*Date of Birth:
______________________________________________________________*

*Number of
passport:_________________________________________________________*

*Address*:
__________________________________________________________________

*Phone & Fax*:
______________________________________________________________

*E-mail: ______________________*****

Posted by Sébastien Denys at 02:56 PM | Comments (0)

November 23, 2004

pourt4: More study needed of ocean toxins: scientists

Ci-dessous un article recommandé par M. Earle (Groupe des Verts-ALE) qui se demande si la consommation du poisson est sure et saine.

Subject: Fish - healthy food or toxic??
From: "EARLE Michael"
Date: Mon, 22 Nov 2004 14:10:15 +0100
To: "Verts/ALE - Groupe Politique, Mep et Assistants"

Dear all

Here is a press article that asks the question:

Are fish a safe, healthy food ar are they becoming too contaminated with toxic chemicals anbd should be avoided?

It makes for avery interesting and sobering reading.

Best wishes
Michael

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More study needed of ocean toxins: scientists
AP
19nov04

SETE, France: Each day at 4pm the trawlers come back, alive with giant bass, mackerel and squirming eels, at the end of a food chain that links family dinner tables to poisons in the sea.

Besides mercury which can damage the brains of fetuses and young children and can affect healthy adults, there are PCBs, dioxins and flame retardants with unknown long-term effects.

It is the same from ancient Mediterranean towns like Sete to big city docks in Asia, America's Gulf ports, or harbors in seemingly pristine Nordic waters. Industrial waste permeates every ocean.

Although rich in omega-3 fatty acids vital to the heart and brain, many fish contain toxins that build up over time in the human body.

And as this paradox worsens, scientists express alarm at what they call inadequate government warnings, lax attitudes toward fishing industries, and insufficient data to assess the risks.

The problem is that authorities are caught between wanting to inform the public while not damaging consumer confidence in a healthy food source, says Sandrine Blanchemanche, a sociologist with France's prestigious National Institute for Agronomic Studies.

"People overreact to these things, so you have to be careful," she said. "You don't want large numbers giving up the benefits of fish while you damage the whole fishing sector for no reason."

But marine biologists, toxicologists and physicians interviewed by The Associated Press on three continents share an all but unanimous view: better public knowledge is essential.

Jane Hightower, a San Francisco internist whose 2002 study of mercury in her patients brought the issue to wide public attention, said she is still uncovering what she calls shocking new evidence.

"We are just starting to realise as physicians the effects of this chemical soup we live in," she told The AP. "We really have to ask, why are we poisoning ourselves?"

She called some areas especially troubling because of contamination trapped by ocean currents. "The Mediterranean is a toilet that no one has bothered to flush," Hightower said.

The crisis transcends borders. Three-quarters of fish eaten in America and Europe are imported, often from countries with no controls. Authorities on both sides of the Atlantic make only minimal spot checks.

"Pollution is a worldwide problem, and our fish comes from around the world," said Kate Mahaffey, toxins expert at the US Environmental Protection Agency. "No one is immune."

With contaminants in fish, she warned, "there is a very narrow range between levels with no effects, subtle effects and severe effects."

At its extreme, Mahaffey said, mercury poisoning causes an illness similar to cerebral palsy.

"As we find out more and more about mercury, we see health effects that have not been taken into account," she said. Studies continue into the impact of PCBs and dioxins, she added. "We just don't know."

Specialists accuse commercial fishing interests of minimising the threat and using their political clout to oppose broader studies or warning labels.

Industry associations routinely reject such charges. But most of the world's catch comes from independent small fishermen and trawlers which easily evade international control.

"Information is scarce, and there is little interest in getting more," said Sergi Tudela, a Worldwide Fund for Wildlife (WWF) fisheries expert based in Barcelona, Spain.

Governments tend to be more preoccupied with protecting national quotas against efforts to curb catches and preserve fish stocks, and are reluctant to spend the large sums necessary to test adequate samples in open waters.

Even when data is convincing, experts say, action falls short. Despite the clear risk from such long-lived large fish as swordfish, shark and types of tuna, public warnings are often not spelled out.

Smaller fish rich in fat can also be hazardous, although they are seldom flagged. Norwegian researchers say Baltic Sea herring carry up to 10 times as much contaminant as salmon. A growing trend toward fish-farming adds new dangers, according to the specialists.

Some European operators still feed Baltic herring and other suspect cheap fish to farmed salmon, they say.

Most experts laud the work of the EPA's Mahaffey who in April published a study of 1,709 American women.

She found blood mercury concentrations were seven times higher among women who ate at least nine fish or shellfish meals a month than among those who ate no seafood at all.

Mahaffey calculated that more than 300,000 babies born each year in the United States "may have been exposed in utero to methyl mercury concentrations higher than those considered to be without increased risk of adverse neurodevelopmental effects."

Hightower likened the fight to post alerts at fish counters and on some canned tuna to the controversy over warning labels on tobacco.

"These conflict of interest issues have been with us forever," she said. "It always comes down to science versus industry. People have a right to know and the right to ignore. That is informed consent."

California's Proposition 65 enforces labeling of potential risks, but warnings are less clear in other states and absent entirely in most other countries.

The European Union offers guidelines to consumers on a complex Web site, but policy is left to its 25 member states. Britain and France, among others, set recommendations. But none posts warnings.

There's far too little data on which to base advisories, said Daniel Cossa, senior marine scientist at Ifremer, the official French agency for oceanic studies.

In a 1994 paper, he demonstrated that methyl mercury has permeated the world's oceans and that 5 per cent of it ended up in fish.

About half of the mercury occurs naturally, he said. But the rest, along with PCBs and dioxins, comes from factories and other dumping. He urged governments to keep a closer watch.

A decade later, Cossa said in an interview that very little monitoring is done. "It is a matter of resources," he said. "We don't have them."

Last April, the US Food and Drug Administration finally coordinated its warnings on fish with more stringent EPA guidelines. But Vas Aposhian, a University of Arizona toxicologist, quit the FDA's advisory panel, charging that its advisories fell short of the risk and that not enough controls were in place.

"The FDA is falling down on its job of protecting young women and children," he said from Tucson. He said FDA inspectors spot-check only a tiny sampling of fish imported into the United States.

Twenty percent of seafood consumed in America is canned tuna, a cheap source of protein, Aposhian said. He said some panel members wanted albacore tuna on the list of fish to avoid but industry pressure blocked them. Instead, the FDA sanctioned six ounces a week of albacore.

After the FDA announced its new guidelines, Richard Wiles of the Environmental Working Group, an advocacy and investigative organisation, told the San Francisco Chronicle: "If American women follow the FDA's advice and eat a can of albacore tuna a week, a bad situation will be made far, far worse."

In Europe, other specialists offered a similar analysis, noting that a salade nicoise or a tuna sandwich were common campus fare.

David Acheson, FDA director of food safety, told the AP, "We have to make decisions with data and resources we have, and we do a lot." But, he added, "As a scientist, I would love to have more data."

The FDA warns consumers off shark, swordfish, king mackerel and tilefish. It advises no more than 12 ounces a week, or two average meals, of fish low in mercury, including salmon, light canned tuna, pollock (in fish sticks) and shrimp.

In Brussels, EU spokeswoman Catherine Bunyan echoed Acheson's remarks. Although authorities regard fish safety as vital and checks are made, she said, all food must be monitored with limited resources.

She noted recent warnings by the EU's Rapid Alert System, including cadmium found in swordfish from Indonesia and high levels of mercury in swordfish from Ghana.

Environmentalists argue that rather than demonstrating a security network, such cases suggest many more tainted fish enter the EU undetected.

Dangerous pockets of pollution go unnoticed, said WWF's Marek Esmark in Norway. Fish is too important to be cut from diets, she said, but consumers must know their risks.

"Eat your fish," she concluded, "but insist on labeling."

WWF's Sergi Tudela wishes the industry would help scientists restore confidence in their catch, but said small fleets don't take the long view. "It'd be nice if they checked for contaminants, but that's not the real world. That's science fiction."

In Sete, the conflicts are apparent along the ancient docks. Trawler crews rush to pile their fish into bins for "la criee," a colorful old-style fish auction.

"Nothing is wrong with our fish – it's all perfectly healthy," said Tony Courtesol, skipper of the 170-tonne Antoine Rachel, summarising the view of a dozen fishermen interviewed.

But Claude Alzieu, a specialist in pollutants at Sete's Ifremer station, took a different view. "I'm ready to believe what the fishermen say," he said, "but we should really know for sure. Even if it were sure, it is normal to keep checking. The truth is we just don't have enough evidence."

AP

Posted by Sébastien Denys at 02:47 PM | Comments (0)

November 22, 2004

pourt1: manifestation des betteraviers

Bonjour,

Ci dessous, les références de plusieurs articles publié dans Le Soir et La Libre à propos de la démonstration de force des betteraviers wallons à Namur la semaine passée.

Ci-dessous, un article dans Libération ou des associations comme le WWF et Oxfam se positionnent face aux négotiations sur la réforme du régime sucrier.

Bien à vous,

Sébastien

- Les betteraviers fondent sur Namur
EDITION DU VENDREDI 19 NOVEMBRE 2004

- La capitale wallonne prise dans le sirop pendant cinq heures
EDITION DU VENDREDI 19 NOVEMBRE 2004

- Agroalimentaire
Ne pas casser du sucre sur le dos des sucriers
P.P.
Mis en ligne le 19/11/2004
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=3&subid=85&art_id=193558

- Sucre
Manifestation des agriculteurs à Namur
Belga
Mis en ligne le 18/11/2004
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=193485

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Le sucre, une douceur amère pour l'environnement

Agriculture. Une étude du WWF souligne les impacts de sa production.

Par Denis DELBECQ

lundi 22 novembre 2004 (Liberation - 06:00)

lors que le Conseil européen des ministres de l'Agriculture doit discuter aujourd'hui de la réforme des aides à la production sucrière, les organisations non gouvernementales haussent le ton. Oxfam réclame une nouvelle fois des mesures plus fortes en faveur des producteurs de sucre des pays du Sud (lire ci-dessous) et le Fonds mondial de la nature (WWF) dresse un sombre tableau des effets de l'agriculture sucrière, au Nord comme au Sud. Même la morue atlantique, déjà menacée par la surpêche, est victime des effluents de la production sucrière danoise !

Lessivage. Dans son étude publiée aujourd'hui, le WWF affirme que l'érosion liée aux cultures sucrières fait perdre, chaque année, de 5 à 6 millions d'hectares de terres cultivables sur la planète. Au Sud, l'ONG estime nécessaire de cesser la culture de la canne sur les terrains trop pentus : l'irrigation et les fortes pluies entraînent un lessivage massif des sols, alors que d'autres cultures retiennent mieux la terre. Au Nord, les terres à betteraves, vierges en hiver, subissent une érosion aérienne. De plus, les betteraves récoltées (près d'un quart de la production mondiale de sucre) gardent de 10 % à 30 % de terre, ce qui renforce le phénomène.

Le second risque posé par les cultures sucrières touche d'abord le Sud. Une irrigation irréfléchie menace les réserves d'eau douce. Le WWF souligne ainsi que le pompage d'eau au profit des cultures de blé, de riz, de sucre et de coton, ainsi que la sécheresse, «ont conduit 80 % des 5 millions de personnes vivant de la pêche dans les mangroves du delta de l'Indus à rejoindre les bidonvilles de Karachi». Le WWF multiplie les exemples pour montrer que des techniques d'irrigation adaptées réduiraient l'usage de l'eau, sans grosses dépenses et sans nuire ­ c'est parfois le contraire ­ aux rendements.

De même, le WWF affirme qu'un usage mesuré des pesticides et des engrais n'altère pas forcément la productivité, rappelant que, entre 1982 et 1998, «les agriculteurs britanniques ont divisé par deux l'usage d'insecticide en renonçant à l'aspersion en plein champ au profit d'un traitement des semences».

Séchage. L'impact du sucre se joue aussi lors de son extraction de la plante. Trop rarement pratiquée, la fermentation des effluents liquides peut réduire fortement leur impact sur l'environnement. Souvent brûlée humide, la bagasse (résidu solide de canne) séchée et des installations de combustion adaptées réduisent jusqu'à 98 % des cendres. Celles qui restent pourraient être réutilisées pour traiter les effluents et en réduire la teneur en pesticides...

Selon l'ONG, ces dommages sont renforcés par les subventions dans les pays riches : sans elles, la betterave ne serait pas irriguée en Europe, et les dégâts de la canne sur la biodiversité des Everglades en Floride auraient cessé depuis longtemps. Même si les Etats du Sud ont des raisons d'être pessimistes sur un prochain rééquilibrage du marché mondial en leur faveur, le WWF a choisi d'attirer leur attention sur les effets d'un essor incontrôlé de leur production de canne à sucre.


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Voeux pieux et discours mielleux

Par Christian LOSSON

lundi 22 novembre 2004 (Liberation - 06:00)

'Europe continue de se sucrer sur le dos des pays en voie de développement. Tel est le constat sans appel d'Oxfam. Dans un rapport publié aujourd'hui, l'ONG dénonce l'hypocrisie du «discours mielleux de l'Europe» sur sa politique sucrière qui «rogne l'espoir» d'un développement durable des pays les plus pauvres. Les propositions de l'Union européenne sont, selon Oxfam, une réforme a minima d'un régime «profondément injuste». «Le dumping aux exportations, pourtant à l'origine de la chute des cours mondiaux, n'est pas remis en cause», explique Phil Bloomer, responsable de la campagne pour un commerce plus équitable. L'ouverture des marchés européens, à des pays qui en ont «désespérément besoin», n'est, elle, «aucunement garantie». «L'UE se prononce en faveur du développement ; pourtant ses propositions les plus récentes mettent en doute son engagement», estime Bloomer. Et l'ONG de solidarité internationale de conclure : «Le sucre est l'une des dernières lumières d'espoir pour les pays en développement. Lumière en train de s'éteindre à cause de l'intransigeance des gouvernements européens.»

Posted by Sébastien Denys at 04:23 PM | Comments (0)

pourt2: Un immense océan de soja qui détruit la pampa (New Scientist)

Un article de New Scientist traduit dans le Courrier International qui aborde les conséquences du développement des cultures de soja OGM en Argentine et corrélativement des monocultures industrielles d'exportations avec comme conséquence, appauvrissement des sols, ...

Courrier international - n° 731 - 4 nov. 2004

Enquête
SEPT ANS D’OGM EN ARGENTINE - Un immense océan de soja qui détruit la
pampa

Au début, la culture du soja transgénique a rapporté des fortunes, et
les Argentins n’ont plus cultivé que ça. Puis les ennuis ont commencé :
abus d’herbicides, stérilité des sols, réduction de la biodiversité.
Bilan.

Il y a un an, Colonia Loma Senés était un coin tranquille du nord de
l’Argentine. C’était avant l’arrivée du nuage toxique. Depuis, “le
poison a envahi nos terrains et nos maisons”, se souvient Filemón
Sandoval, un paysan. “Aussitôt, nos yeux ont commencé à brûler et des
boutons sont apparus sur les jambes de nos enfants.” Le lendemain
matin, les villageois ont découvert des scènes de désolation. “Presque
toutes nos récoltes étaient gravement endommagées”, raconte la femme de
Sandoval, Eugenia. Les semaines suivantes, des animaux domestiques sont
morts ou ont mis bas des petits mort-nés. Plusieurs mois après, les
bananiers étaient encore tout rabougris, et leurs fruits immangeables.
Les villageois ont très vite pointé du doigt une exploitation voisine
qui cultivait du soja transgénique résistant aux herbicides à base de
glyphosate [un produit peu toxique traditionnellement employé pour
traiter ces cultures]. Un mois plus tard, des agronomes de l’université
nationale de Formosa se sont rendus sur les lieux et ont confirmé leurs
doutes. Comme des milliers d’agriculteurs qui cultivent du soja
transgénique en Argentine, cette ferme avait été obligée de prendre des
mesures drastiques contre les mauvaises herbes et avait arrosé ses
terres – et celles du voisinage – d’un mélange d’herbicides puissants.
Les villageois ont poursuivi ces exploitants devant les tribunaux et
ont obtenu l’arrêt des pulvérisations et la reconnaissance du
préjudice. Mais leur victoire fut de courte durée. En septembre
dernier, la ferme a été reprise par de nouveaux exploitants, qui ont
recommencé à pulvériser les cultures.

Le cas de Colonia Loma Senés n’est pas isolé. Au cours des huit
dernières années, une énorme proportion de terres arables en Argentine
a été consacrée à la culture du soja transgénique. De nombreuses
plaintes ont été déposées en raison des dommages causés aux récoltes
par le glyphosate et d’autres herbicides. “Nous n’avons aucune idée des
préjudices subis à l’échelle du pays, car les autorités n’exercent pas
un contrôle suffisant”, dénonce Walter Pengue, un agroécologiste de
l’université de Buenos Aires. Compte tenu de l’engouement de
l’Argentine pour cette nouvelle culture, l’expert prévoit une
multiplication des incidents de ce type.
La culture des OGM n’est pas la seule coupable des difficultés de
l’agriculture argentine. La crise économique est aussi largement
responsable. Mais l’expérience du pays dans ce domaine a mis en
évidence des problèmes dont le reste du monde ferait bien de se
préoccuper, notamment des pays en développement comme le Brésil, le
deuxième producteur de soja de la planète après les Etats-Unis [voir
page 45].

En 1997, l’Argentine a été l’un des premiers pays du monde avec les
Etats-Unis à permettre les cultures d’OGM. L’importation massive du
soja Roundup Ready de Monsanto, une variété résistante au glyphosate –
produit commercialisé sous le nom de Roundup par la compagnie – a ainsi
été autorisée. Les agriculteurs argentins ont vu dans cette nouvelle
culture la solution à certains de leurs problèmes les plus urgents.
Depuis la fin des années 1980, la pampa, la région agricole la plus
vaste – 5 millions d’hectares – et la plus fertile du pays, souffrait
d’une sérieuse érosion des sols sur la moitié de sa surface. Selon
l’Institut national de la technologie agricole (INTA), le rendement des
terres du grenier à céréales de l’Argentine avait diminué de plus d’un
tiers. Pour tenter de remédier à l’érosion, les agriculteurs ont
d’abord essayé de planter les graines de soja sans labourer la terre.
Mais leurs champs étaient de ce fait envahis par les mauvaises herbes.
Le soja Roundup Ready est alors apparu comme un cadeau du ciel. Les
paysans pouvaient pratiquer la culture sans labour en se contentant de
deux arrosages de glyphosate par an aux moments clés de la saison – au
lieu de cinq ou six auparavant. De plus, les semences étaient livrées
avec le matériel et les pesticides adéquats. Les coûts de production
étaient donc moins élevés. Contrairement aux Etats-Unis, où les
agriculteurs devaient payer un droit d’au moins 35 % pour cultiver des
OGM, l’Argentine n’était signataire, à l’époque, d’aucun accord
international sur les brevets. Monsanto ne pouvait donc les taxer que
légèrement s’il ne voulait pas être concurrencé par des entreprises
produisant des génériques. L’alimentation du bétail créant une demande
mondiale de soja apparemment insatiable, les paysans argentins se sont
rués sur le secteur. L’un des rares à générer des bénéfices,dans une
économie en pleine crise. Des citadins qui souhaitaient profiter de
l’aubaine ont loué des terres à de petits propriétaires appauvris et y
ont cultivé du soja. Anta, l’exploitation agricole de Colonia Loma
Senés poursuivie en justice, a bénéficié de ces opérations.
En 2002, près de la moitié des terres arables argentines (11,6 millions
d’hectares) étaient plantées de soja, le plus souvent transgénique.
Depuis la pampa, le soja a progressivement gagné des régions très
pauvres et écologiquement fragiles comme les provinces du Chaco, de
Santiago del Estero, de Salta et de Formosa, dans le nord du pays. Le
groupe Monsanto lui-même n’avait pas imaginé que la propagation du soja
Roundup Ready serait aussi rapide. Au départ, tout semblait
merveilleux. De 1997 à 2002, la superficie occupée par le soja a
augmenté de 75 % et le rendement a fait un bond de 173 % [voir
graphique]. Les premières années, l’opération s’est également révélée
salutaire pour l’environnement. L’érosion des sols s’est ralentie et le
glyphosate était moins toxique que les autres produits.

Quand les cours mondiaux du soja ont commencé à décliner du fait de
l’accroissement de l’offre, les agriculteurs argentins ont continué à
prospérer, Monsanto ayant progressivement divisé par deux le prix du
Roundup. Les agriculteurs argentins ont gagné au total quelque 5
milliards de dollars. Cependant, quelques agronomes ont commencé à
tirer la sonnette d’alarme. La conversion générale et incontrôlée au
soja transgénique avait engendré des problèmes imprévus. Dans une étude
américaine publiée en 2001 par le Northwest Science and Environmental
Policy Center, le conseiller en économie agricole Charles Benbrook [le
José Bové américain] soulignait que les producteurs argentins de soja
Roundup Ready utilisaient deux fois plus d’herbicide que ceux qui
cultivaient du soja ordinaire, et cela à cause des mauvaises herbes
résistantes. Il notait également que les Argentins avaient recours au
glyphosate plus souvent que leurs homologues américains (2,3
applications en moyenne par an, contre 1,3). “L’histoire nous montre,
écrivait-il, que lorsqu’on s’en remet à une seule stratégie pour lutter
contre les mauvaises herbes ou les insectes, on court à l’échec, car
des réactions écologiques et génétiques s’ensuivent à long terme.” Il
recommandait aux agriculteurs argentins de réduire de moitié leurs
superficies plantées de Roundup Ready afin de restreindre l’usage du
glyphosate. “S’ils ne réagissent pas, ils risquent de se trouver
confrontés à de graves problèmes, notamment une modification de la
microbiologie du sol”, soulignait-il.

Ses avertissements n’ont eu aucun effet. Compte tenu des difficultés
économiques du pays et de la rentabilité du soja – la plus forte de
tous les produits d’exportation –, le gouvernement argentin a préféré
faire la sourde oreille. Les superficies plantées de Roundup Ready ont
continué d’augmenter. Les agriculteurs, touchés par l’effondrementdu
peso en 2001, se sont de plus en plus orientés vers la monoculture du
soja, les autres céréales n’étant plus rentables sur le marché
intérieur. La consommation de glyphosate a elle aussi augmenté : selon
les estimations de Walter Pengue, elle atteignait 150 millions de
litres en 2003, contre 13,9 millions en 1997.

Lors d’une étude de l’impact du soja Roundup Ready sur les mauvaises
herbes, Delma Faccini, de l’université nationale de Rosario, a
découvert que plusieurs variétés d’herbes résistantes au glyphosate,
peu répandues jusque-là, avaient proliféré. Par ailleurs, des agronomes
de l’agence de l’INTA à Venado Tuerto, près de Rosario, ont rapporté
que les agriculteurs étaient obligés d’utiliser de plus fortes
concentrations de glyphosate.

La troisième prédiction de Charles Benbrook – la modification de la
microbiologie du sol – est également en train de se réaliser. “La
quantité d’herbicide utilisée est si importante que le sol contient
moins de bactéries et devient inerte, ce qui entrave le processus de
décomposition”, explique l’agronome Adolfo Boy, qui milite contre la
culture des OGM. “Dans certaines exploitations, il est même nécessaire
de débarrasser la terre de la végétation morte”, ajoute-t-il. A son
avis, la niche écologique qui s’est libérée va attirer les limaces, les
escargots et les champignons.

Les Etats-Unis, eux non plus, ne sont pas épargnés. Selon le généticien
canadien Joe Cummins, des analyses conduites dans le Midwest sur
l’effet des herbicides, en particulier le glyphosate, sur les
communautés microbiennes contenues dans le sol ont révélé une
colonisation progressive des racines du soja Roundup Ready par le
champignon Fusarium.

Un autre problème auquel les agriculteurs argentins doivent faire face
est la prolifération du soja “spontané”. Celui-ci germe à partir de
graines perdues durant la récolte et résiste à des doses normales de
glyphosate. Des entreprises agrochimiques comme Syngenta en profitent
pour vendre leurs produits en présentant le soja spontané comme une
mauvaise herbe et en conseillant aux paysans d’utiliser un mélange de
paraquat et d’atrazine pour en venir à bout. D’autres entreprises, dont
Dow Agroscience, recommandent de mélanger le glyphosate à des
herbicides tels que le metsulfuron et le clopyralide [des mélanges
hautement toxiques].

Mais tous les scientifiques argentins ne sont pas convaincus que
l’usage intensif de glyphosate soit si néfaste et certains affirment
que la situation est loin d’être critique. “Il existe réellement des
problèmes de tolérance des mauvaises herbes, mais pas à une échelle
suffisante pour affecter sérieusement l’ensemble des récoltes ou
menacer l’avenir de la culture du soja”, affirme Carlos Senigalesi,
directeur de projets de recherche à l’INTA. Pour lui, les problèmes
viennent moins du soja transgénique que du fait que les agriculteurs ne
cultivent plus que du soja. “La monoculture n’est bonne ni pour les
sols ni pour la biodiversité ; le gouvernement devrait encourager les
paysans à revenir à la rotation des cultures, dit-il. Mais, chez nous,
c’est la loi du marché qui l’emporte. Les agriculteurs ne reçoivent pas
de directives. Il n’y a ni subventions, ni prix minimal. Je pense que
l’Argentine est le seul pays au monde où les autorités n’ont pas de
plan précis pour l’agriculture et s’en remettent totalement aux forces
du marché.”

Récemment, l’INTA a pourtant commencé à exprimer ses préoccupations.
Dans un rapport publié en décembre 2003, elle critique le manque de
planification du développement de l’agriculture et met en garde contre
un déclin inévitable de la production. La dégradation quantitative et
qualitative des réserves du pays en ressources naturelles peut être
irréversible si rien n’est fait pour remédier à cette situation. La
filiale argentine de Monsanto a refusé de s’exprimer sur ces
accusations, mais elle s’est dite préoccupée par la situation et
convaincue que la rotation des cultures est préférable à la
monoculture. L’entreprise commence elle-même à pâtir du manque de
contrôle des autorités : en janvier, elle a brusquement suspendu ses
ventes de semences de soja Roundup Ready en expliquant que les
agriculteurs argentins achetaient la moitié de leurs semences au marché
noir. Pour Charles Benbrook, tout cela s’ajoute à des perspectives déjà
très sombres. “L’Argentine est confrontée à de gros problèmes
agronomiques et elle n’a ni les ressources ni le savoir-faire
nécessaires pour les résoudre, explique-t-il. Elle s’est convertie aux
OGM plus rapidement et radicalement que tous les autres pays du monde.
Elle n’a pas pris les précautions qui s’imposaient pour résoudre les
problèmes de résistance des mauvaises herbes et protéger la fertilité
des sols. Au train où vont les choses, je ne pense pas que
l’agriculture puisse tenir au-delà de deux ans.” L’Argentine était
naguère l’un des plus gros fournisseurs mondiaux de denrées
alimentaires, notamment de blé et de viande de bœuf. Mais la
“sojaïsation” de l’économie, comme disent les Argentins, a mis fin à
tout cela. Quelque 150 000 petits exploitants ont perdu leurs terres,
et la production de nombreuses denrées, dont le lait, le riz, le maïs,
les pommes de terre et les lentilles, a chuté. On cite souvent
l’Argentine comme un exemple de ce qui peut arriver quand on privilégie
la production d’une seule denrée pour le marché mondial au détriment de
la sécurité alimentaire. Quand cette denrée est produite dans un
système de quasi-monoculture, reposant de surcroît sur une technologie
hasardeuse et fournie par des multinationales, la situation devient
d’autant plus risquée. Pour l’heure, peu de pays ont opté pour les OGM
: les Etats-Unis et l’Argentine représentent à eux seuls 84 % des
récoltes mondiales. Mais certains gouvernements, dont celui de la
Grande-Bretagne, semblent de plus en plus disposés à autoriser leur
culture. Ils feraient bien de regarder du côté de l’Argentine pour
avoir une idée des conséquences fâcheuses auxquelles ils s’exposent.

Sue Branford
New Scientist


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Argentina's bitter harvest
New Scientist, 17 April 2004

When genetically modified soya came on the scene it seemed like a heaven-sent
solution to Argentina's agricultural problems. Now soya is being blamed for
an environmental crisis that is threatening the country's tragile economic
recovery. Sue Branford discovers how it all went wrong

A YEAR ago, Colonia Loma Senes was just another rural backwater in the north
of Argentina. But that was before the toxic cloud arrived. "The poison got
blown onto our plots and into our houses," recalls local farmer Sandoval Filemon.
"Straight away our eyes started smarting. The children's bare legs came out
in rashes." The following morning the village awoke to a scene of desolation.
"Almost all of our crops were badly damaged. I couldn't believe my eyes," says
Sandoval's wife, Eugenia. Over the next few days and weeks chickens and pigs
died, and sows and nanny goats gave birth to dead or deformed young. Months
later banana trees were deformed and stunted and were still not bearing edible
fruit.

The villagers quickly pointed the finger at a neighbouring farm whose tenants
were growing genetically modified soya, engineered to be resistant to the
herbicide glyphosate. A month later, agronomists from the nearby National
University of Formosa visited the scene and confirmed the villagers' suspicions.
The
researchers concluded that the neighbouring farmers, like thousands of others
growing GM soya in Argentina, had been forced to take drastic action against
resistant weeds and had carelessly drenched the land - and nearby Colonia Loma
Senes - with a mixture of powerful herbicides.

The villagers took their neighbours to court and won an order banning further
spraying. The judge also found the tenants guilty of "causing considerable
harm to crops and human health". But it was a pyrrhic victory. In September, new
tenants took over the land and started spraying again. When challenged, the
farmers said that the ban did not apply to them, which was technically true.

Colonia Loma Senes is not an isolated case. Over the past eight years, GM
soya farmers have taken over a huge proportion of Argentina's arable land,
leading to regular complaints by peasant families that their crops have been harmed
by glyphosate and other herbicides.

"We really don't know how much damage is being done throughout the country,
because the authorities are not monitoring the situation properly," says Walter
Pengue, an agro-ecologist from the University of Buenos Aires who has studied
the impact of GM soya. But he predicts that such incidents will become more
common as a consequence of Argentina's rush into GM soya. And other experts are
warning of potential problems that include the emergence of
herbicide-resistant weeds and destruction of the soil's natural micro-organisms.

GM technology is not entirely to blame for Argentina's agricultural woes.
Economic problems have also played their part. But the country's experience with
GM soya holds worrying lessons for the rest of the world, particularly
developing countries such as Brazil, the world's second largest soya producer after
the US. After refusing for years to authorise GM technology, Brazil is now
rethinking its policy. Farmers in the south have been illegally planting GM soya
smuggled over from Argentina, attracted by reports of higher yields and lower
production costs. This has left the government with little option but to accept
the cultivation of GM soya as a fait accompli. Last year it reluctantly gave
temporary authorisation for the sale of GM soya on the domestic market and is
now debating the finer details of permanent approval. Argentina's experience
suggests that Brazil would do well to opt for tight controls with rigorous
environmental impact studies.

In 1997, Argentina became one of the first countries to authorise GM crops,
when Monsanto's Roundup Ready soya was introduced there and in the US. This GM
variety is resistant to glyphosate, which Monsanto sells under the trade name
Roundup. Argentina's farmers jumped at the new technology, which seemed just
what they needed to solve some of their most pressing problems. Since the late
1980s, Argentina's largest and most fertile farming region, the Pampas, had
been suffering from serious soil erosion. About half of the 5 million hectares
of the Pampas's core grain-producing region was suffering severe erosion,
according to the country's National Institute of Agricultural Technology (INTA),
and yields on these lands had fallen by at least a third. To try and alleviate
the problem, farmers were experimenting with no-tilling - a system in which
seed is sown directly on the land without ploughing or any other form of
cultivation. But with no ploughing, weeds were starting to get out of control,
and the
farmers were at a loss as to what to do.

Roundup Ready soya seemed a solution made in heaven. Farmers were able to
make the no-till system work because, instead of needing five or six applications
of various herbicides, they could spray only twice with glyphosate at key
moments in the season. What's more, the seed companies made the move into Roundup
Ready easy by supplying the seeds, machinery and pesticides in a single
convenient "technological package". The new technology was also cheap. While
farmers in the US paid a premium of at least 35 per cent to plant GM varieties,
Argentina had not at that time signed an international patent agreement so
Monsanto was able to charge only a modest fee or risk being undercut by companies
making generic copies of its technology .

Driven by the world's apparently insatiable demand for soya to feed to
cattle, Argentinian farmers stampeded into soya, one of the few profitable sectors
in a depressed economy. Desperate to join in, urban investors rented land from
impoverished smallholders and turned it over to soya. Anta, the farming group
that did the damage to Colonia Loma Senes, benefited from such schemes.

By 2002 almost half of Argentina's arable land -11.6 million hectares - was
planted with soya, almost all of it GM, compared with just 37,700 hectares of
soya in 1971. Soya moved beyond the Pampas into more environmentally fragile
areas, especially in the northern provinces of Chaco, Santiago del Estero, Salta
and Formosa. Not even Monsanto had imagined that the move into Roundup Ready
soya would be so rapid.

At first everything looked rosy. From 1997 to 2002 the area under soya
cultivation increased by 75 per cent and yields increased by 173 per cent (see
Diagram, p 43). In the early years there were also clear environmental benefits.
Soil erosion declined, thanks to the no-till method, and farmers moved from more
damaging herbicides to glyphosate, widely regarded as one of the least toxic
herbicides available.

Even when world soya prices started to decline as global supply increased,
Argentinian farmers continued to do well financially. Monsanto progressively cut
the price of Roundup and by 2001 it was selling at less than half its 1996
price. Overall, Argentina's farmers made a profit of about $5 billion by
adopting Roundup Ready soya.

Some years ago, however, a few agronomists started to sound alarm bells,
warning that the wholesale and unmonitored shift into Roundup Ready soya was
causing unforeseen problems. In a study published in 2001 by the Northwest Science
and Environmental Policy Center, a non-profit organisation in Sandpoint,
Idaho, agricultural economics consultant Charles Benbrook reported that Roundup
Ready soya growers in Argentina were using more than twice as much herbicide as
conventional soya farmers, largely because of unexpected problems with tolerant
weeds. He also found that they were applying glyphosate more frequently than
their US counterparts - 2.3 versus 1.3 applications a year. Saying that
"history shows us that excessive reliance on any single strategy of weed or insect
management will fail in the long run, in the face of ecological and genetic
responses", he advised Argentinian farmers to reduce their Roundup Ready acreage
by as much as half in order to cut glyphosate usage. If they did not, he
warned, they would run the risk of serious problems. Among his predictions were
shifts in the composition of weed species, the emergence of resistant superweeds,
and changes in soil microbiology.

The warning fell on deaf ears. Argentina's economy was in deep trouble, and
with soya now its main export earner the government was in no mood to
intervene. The area under Roundup Ready has continued to grow, and farmers hurt
by the
collapse of Argentina's currency at the end of 2001 are increasingly moving
into soya monoculture, as other crops for the domestic market have become
unprofitable. Glyphosate use continues to rise. Pengue estimates consumption
reached
150 million litres in 2003, up from just 13.9 million litres in 1997.

Initially Pengue believed that with careful rotation of crops and adequate
controls over the way the herbicide was applied, the move to glyphosate would
benefit the environment. But he is now concerned that the unmonitored use of
this one herbicide is leading to the problems predicted by Benbrook. In a study
into the impact of Roundup Ready soya on weeds, Delma Faccini of the National
University of Rosario found that several previously uncommon species of
glyphosatetolerant weed had increased in abundance. In another study, agronomists
from INTA's office in Venado Tuerto, near Rosario, found that farmers were having
to use higher concentrations of glyphosate. For now, the problem appears to
be limited to the proliferation of weeds that are naturally resistant, but some
agronomists are warning that it is only a matter of time before glyphosate
resistance is transferred to other weed species, turning them into superweeds.

The third problem that was predicted by Benbrook - changes in soil
microbiology - also appears to be happening. "Because so much herbicide is being
used,
soil bacteria are declining and the soil is becoming inert, which is inhibiting
the usual process of decomposition," says agronomist Adolfo Boy from the
Grupo de Reflexion Rural, a group of agronomists opposed to GM farming. "In some
farms the dead vegetation even has to be brushed off the land." He also
believes that slugs, snails and fungi are moving into the newly available
ecological
niche.

Similar problems are occurring to some extent in the US. According to Joe
Cummins, a geneticist from the University of Western Ontario in Canada, studies
of the impact of herbicides, particularly glyphosate, on soil microbial
communities have revealed increasing colonisation of the roots of Roundup Ready
soya
with the fungus Fusarium in Midwestern fields.

Argentina's farmers are also having to deal with the proliferation of
"volunteer" soya, which sprouts from seeds dropped during harvest and which
cannot be
eradicated with normal doses of glyphosate. This has created marketing
opportunities for other agrochemical companies such as Syngenta, which has been
placing adverts with the slogan "Soya is a weed" advising farmers to use a mixture
of paraquat and atrazine to eradicate volunteer soya. Other companies,
including Dow AgroSciences, are recommending mixing glyphosate with other
herbicides, such as metsulfuron and clopyralid.

Market forces

Not all scientists in Argentina are convinced that the farmers' problems have
been caused by heavy use of glyphosate, and others say that the difficulties
are not yet critical. "We are experiencing some problems of tolerant weeds,
but they are not on a large enough scale to affect overall yields seriously or
to jeopardise the future of soya farming," says Carlos Senigalesi, director of
investigative projects at INTA. He believes it is the tendency for farmers to
grow nothing but soya, rather than the prevalence of GM strains, which is at
the root of the problem. "Monoculture is not good for the soils or for
biodiversity and the government should be encouraging farmers to return to crop
rotation," Senigalesi says. "But here everything is left to the market. Farmers
have
no proper guidance from the authorities. There are no subsidies or minimum
prices. I think we must be the only country in the world where the authorities
do not have a proper plan for agriculture but leave everything to market
forces."

For the first time however, INTA recently expressed concern. In a report
published in December it criticised "the disorderly process of agricultural
development", warning that if nothing was done, a decline in production was
inevitable and that the country's "stock of natural resources will suffer a
(possibly
irreversible) degradation both in quantity and quality". It called for changes
in farming practices in the Pampas, saying that the combination of no-till
with soya monoculture was "not a sustainable alternative to crop rotation
farming". It also warned that, in the north, soya farming "is not compatible with
the sustainability of farming".

Monsanto's Argentinian headquarters has refused to comment directly on these
accusations. But the company has expressed concern about the situation, saying
it believes that crop rotation is more sustainable than monoculture. It is
also starting to suffer from the lack of government controls. In January it
unexpectedly halted sales of Roundup Ready soya, saying that farmers were buying
about half of their seeds on the black market and depriving the company of
royalties.

To Benbrook, this adds up to a very worrying outlook. "Argentina faces big
agronomic problems that it has neither the resources nor the expertise to
solve," he says. "The country has adopted GM technology more rapidly and more
radically than any other country in the world. It didn't take proper safeguards to
manage resistance and to protect the fertility of its soils. Based on the
current use of Roundup Ready, I don't think its agriculture is sustainable for
more than another couple of years."

Argentina used to be one of the world's major suppliers of food, particularly
wheat and beef. But the "soyarisation" of the economy, as the Argentinians
call it, has changed that.

About 150,000 small farmers have been driven off the land. Production of many
staples, including milk, rice, maize, potatoes and lentils, has fallen
sharply.

Many see Argentina's experience as a warning of what can happen when
production of a single commodity for the world market takes precedence over concern
for food security. When this commodity is produced in a system of near
monoculture, with the use of a new and relatively untested technology provided by
multinational companies, the vulnerability of the country is compounded. As yet,
few countries have opted for GM technology: the US and Argentina together
account for 84 per cent of the GM crops planted in the world. But as others,
including the UK, seem increasingly prepared to authorise the commercial growing of
GM crops, they may be well advised to look to Argentina to see how it can go
wrong.

Sue Branford is a freelance journalist specialising in Latin America

Posted by Sébastien Denys at 04:12 PM | Comments (0)

November 16, 2004

November 09, 2004

t2: Questions introductives pour actuscience

Liste des liens

Politique agricole commune A

Accords commerciaux bilatéraux de Blair-House A

Quid des farines animales ? F

Quels sont les différents pays producteurs? A

Différents acteurs F

Agriculture subventionnée F

Problèmes de la dépendance en protéagineux A


Posted by team_3_2 at 04:31 PM | Comments (0)

t3: modif notice

Voilà la notice revue et corrigée.
Attention: il nous reste à choisir un titre (y mettre l'idée de divergence)

Happy culture ? Apirupture !
Happy culture ? Are you sure?
Agri/api: un conflit moderne

Depuis les années 50, avec l'essor du commerce des pesticides, les apiculteurs constatent de temps à autre des "épidémies" de mortalité chez leurs abeilles.
(…)
Depuis le début des années 90, les apiculteurs ont constaté une de ces "épidémies" en France, puis un partout en Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Tchéquie, Canada, Danemark,... et Belgique)
Ils ont mis en cause une nouvelle génération d’insecticides, dit systémiques, utilisés en enrobage, ou plus exactement deux produits: le Gaucho (substance active : l’imidaclopride, produit par Bayer) et le Régent (substance active :le fipronil, produit par BASF) (…) à partir de la constatation d’une synchronisation temporelle (la France est le premier pays où ces produits sont distribués) et spatiale (les régions de grandes cultures sont plus touchées).
(…) La France a suspendu l’autorisation de plusieurs insecticides contenant ces molécules.
D’autres pays, dont la Belgique, décident de ne pas prendre une telle mesure et choisissent d’attendre les résultats d’une étude sur les multiples facteurs susceptibles d’affecter la survie des abeilles (produits phytosanitaires, climat, maladies, méthodes culturales). Deux décisions qui privilégient la prudence, l’une vis-à-vis des effets négatifs potentiels, l’autre vis-à-vis implications d’une décision qui ne serait pas scientifiquement étayée.
En effet, l’avis des scientifiques, sollicités à plusieurs reprises par le gouvernement français, n’a pas été l’élément déterminant la prise de décision, les rapports rendus établissant que la mortalité des abeilles ne pouvait être uniquement attribuée à l’utilisation de ces insecticides. D’où une contestation de l’efficacité des processus d’homologation par les différentes parties impliquées.
Au centre du débat, donc, les effets des produits phytosanitaires à de très faibles doses et les processus d’homologation de ces produits.
La problématique des autorisations de mise sur le marché de ces pesticides illustre l’évolution divergente des intérêts des différents acteurs : elle divise apiculteurs et agriculteurs, partisans du « bio » et firmes productrices de pesticides, spécialistes indépendants et « bayeriens », rendements nécessaires à la subsistance de chacune des parties et exigences de qualité et de sécurité…

Posted by team_3_3 at 04:25 PM | Comments (0)

T4 Notice :modifications

Titres proposés
poisson dit :"Où vais-je vivre demain?"
Fishs: c'est fichu!
Les poissons: une espèce en voie de disparition?
Quel avenir pour les poissons?

Réservoir halieutique et poissons d’élevage

Aujourd'hui, le développement de la pêche industrielle est devenue la cause principale du (.) déclin du réservoir halieutique. Ainsi, il s'en suit (.) des conséquences écologiques, (et) économiques, politiques et sociales. Pour tenter de restaurer les stocks d’espèces menacées, des quotas de pêche sont imposés, sans pourtant parvenir à enrayer le phénomène (Nature, Vol 423, 15 mai 03). L'aquaculture (.) est présentée comme une solution à cette déperdition et permettrait le repeuplement des eaux.( .)( . )(.) Mais, l’aquaculture est-elle une réelle solution? En effet, elle nécessite (.) d’importantes quantités de poissons,environ 30.000 tonnes chaque année, pêchées pour fabriquer farines et huiles avec lesquelles sont nourris les poissons carnivores élevés dans les fermes. L’aquaculture a aussi un impact (.) sur l'eutrophisation des eaux. Celle-ci est due aux rejets des produits phytosanitaires, aux déjections des poissons et à l'excès de nourriture.(.) De plus, (.) certains poissons peuvent s'échapper de leur enclos contribuant ainsi à la prolifération de parasites et de maladies mais aussi entrer en compétition avec les espèces indigènes. Enfin, des études récentes ont prouvé que les saumons d’élevages contiendraient (.) plus de polluants organiques (PCB, dioxines, etc.) que les saumons sauvages (Science, Vol

Posted by team_3_4 at 04:10 PM | Comments (0)

t1 final

Nous allons trouver une modification adéquate de la notice et un titre attirant.
Et si le temps le permet nous commencerons une finalisation complete du sujet.

Titre: Réforme sucrière: pour qui l'addition sera-t-elle la plus salée?

Le sucre est produit à partir de deux matières premières: la canne à sucre cultivée par les pays du Sud et la betterave cultivée dans les pays du Nord. L'Union Européenne garantit des taux préférentiels aux pays ACP (accords de Cotonou), tandis que la production de sucre à l'intérieur de l'Union est subventionnée et protégée par un système de quotas. En septembre 2002, le Brésil, l'Australie et la Thaïlande, qui comptent parmi les plus gros exportateurs de sucre portent plainte devant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) contre ces subventions. Ces quotas sont également remis en cause dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) suite à l'élargissement de l'Union Européenne. Un contexte qui conduit à d'importantes restructurations industrielles dans le secteur sucrier. Ces restructurations auront des conséquences importantes, non seulement au sein de l'Union mais également dans tous les autres pays producteurs. La controverse que nous allons explorer consiste à s'interroger sur l'impact qu'auront ces changements de manière globale. Au cours de nos recherches, beaucoup d'autres controverses sont apparues. Nous ne les avons pas approfondies mais il nous semble important d'au moins les citer.

Posted by team_3_1 at 04:03 PM | Comments (0)

t3: échange avec Philippe Dryon

Voilà notre échange avec Monsieur Dryon (apiculteur amateur de son état)

>Cher Monsieur Dryon,
>
>avant tout, un grand merci d'avoir accepté de répondre à nos questions.
>Nous avons regroupé celles-ci en deux parties: la première pour en savoir
>un peu plus sur vos activités et ce que vous avez pu constater en tant
>qu'apiculteur; la deuxième, pour vous poser des questions plus larges
>concernant le gaucho et d'autres pesticides.
>
>1.
>1) Pourriez-vous brièvement décrire votre "exploitation"? Combien de
>ruchers avez-vous? Est-ce un nombre important? Combien d'abeilles? Où les
>ruches sont-elles situées? Connaissez-vous la nature des plantes que vos
>abeilles butinent? Vendez-vous votre miel ou est-ce juste un passe-temps?
>Faites-vous partie d'une association d'apiculteurs? Depuis combien de
>temps élevez-vous des abeilles?
>
>2) Avez-vous constaté une variation du taux de mortalité ou un changement
>de comportement de vos abeilles ou une baisse de production du miel au
>cours des dernières années/de la dernière décennie? Connaissez-vous
>d'autres apiculteurs se plaignant de ce type de problèmes?
>
>3) Si oui, quelles sont les causes que vous (ou les autres apiculteurs)
>attribuez à ces problèmes? Sur quels arguments ces accusations sont-elles
>fondées?
>
>2. Nous étudions le lien entre ces problèmes et les pesticides à base
>d'imidaclopride ou de fipronil ainsi que les décisions prises par les
>gouvernements de différents pays en relation avec cela.
>
>1) Avez-vous entendu parler d'un lien entre Gaucho (ou d'autres
>pesticides) et problèmes des abeilles? Depuis quand? Dans quels pays?
>
>2) Pensez-vous que le principe de précaution doit etre appliqué au Gaucho
>et autres (régent, confidor, provado, etc), les études menées n'ayant
>(apparemment) pas prouvé que ces produits sont seuls responsables des
>problèmes des abeilles?
>
>3) Comment expliquez-vous que les différents pays européens aient pris des
>décisions différentes en ce qui concerne ces pesticides (suspension de
>l'AMM en France, maintien en Belgique...) Connaissez-vous l'état des
>choses dans les autres pays de l'Europe/du monde?
>
>4) Pensez-vous que les études préalables à l'autorisation de mise sur le
>marché des pesticides soient suffisantes?
>
>5) Si vous avez des remarques à nous faire, n'hésitez pas!
>
>Merci beaucoup de nous avoir accordé votre temps,
>vive les abeilles,
>
>les petites agronomes.

1.1. Je ne possède actuellement plus qu'une ruche. Il y a 3 ans, j'en
possédais cinq, ce qui est une petite taille pour un rucher de loisir en
Wallonie (les ruchers, d'après mes observations contiennent de 5 à 20
ruches). 4 ruches ont dépéri entre 2001 et 2003 (voir réponse 1.2.).
Le rucher est situé au fond de mon jardin. J'habite un village de l'Est du
Brabant wallon, à 2 km de la petite ville de Jodoigne. Donc, aux alentours
: jardins avec plantes mellifères, champs et quelques prairies. Cultures de
type Hesbaye : maïs, betteraves, céréales, pommes de terre, un peu de pois,
Š A 1,5 km, la rivière Gette et sa végétation de berge (ronces, saules, Š).
Plusieurs hectares de basses tiges (pommiers, poiriers) ont été plantés il
y a une dizaine d'années aux alentours du village mais, curieusement, je
n'ai pas constaté de réelle différence de récolte de printemps.
L'apiculture est surtout un hobby. Je vends les éventuels surplus de miel
aux connaissances et amis. J'ai aussi dans le passé organisé plusieurs
visites de mon rucher pour les écoles primaires.
Je suis apiculteur depuis 1979 et suis membre du Cercle Apicole de Jodoigne
et Environs depuis cette date (en outre, Président du Cercle de 1991 à 1998
et Vice-Président depuis 1998)

1.2. Bien sûr : le nombre de mes ruches est passé de 5 à 1 depuis 2001. Le
mécanisme de dépérissement est le suivant : au printemps, la colonie, qui a
bien passé l'hiver, peine à se développer. Il y a cependant parfois une
petite récolte de printemps (fin mai). Vers le mois de juin, je constate
que les abeilles occupent de moins en moins de cadres. Les cadres vides
sont souvent parasités par la fausse-teigne, ce qui n'arrange sûrement pas
l'état des abeilles restantes. En juillet-août, il n'y a plus d'abeilles
que sur un cadre ou deux. Pendant toute cette période, je ne constate pas
d'abeilles mortes en quantité anormale devant la ruche.
Plusieurs de mes collègues de Jodoigne ont subi des pertes mais,
semble-t-il, pas dans les mêmes proportions que moi.
A noter qu'auparavant (fin des années '90), j'avais déjà perdu l'une ou
l'autre ruche, que je retrouvais quasiment vides à la fin de l'hiver.
Plusieurs apiculteurs attribuaient le phénomène (différent de celui de ces
dernières années) au Périzin (produit anti-varroas), dont ils pensaient
qu'il rendait les reines stériles.

1.3. Le Gaucho et le Regent sont mis en cause par les revues apicoles
(notamment La Belgique Apicole), par le CARI et par les apiculteurs.
Les phénomènes que j'ai observé sur mes ruches semblent correspondre à la
description des effets que pourraient avoir le Regent et le Gaucho sur les
abeilles : déclin des colonies après semis et premières fleurs de printemps
(colza, Š), effet sur le système nerveux des abeilles et désorientation de
celles-ci incapables de rentrer au rucher, d'où absence de trace
d'abeilles mortes .
La seule hypothèse explicative alternative qui pourrait, me semble-t-il,
être opposée à cette conclusion est que mes ruches auraient subi des
essaimages répétés qui les laissent sans beaucoup d'abeilles. Cependant,
avec une surveillance régulière (le soir en rentrant du travail), je n'ai
pas observé ces essaimages supposés. Cependant, l'hypothèse devrait, me
semble-t-il, être vérifiée.

2.1. Il me semble que la littérature apicole parle des liens entre Gaucho
et problèmes des abeilles depuis 6 ou 7 ans, en particulier pour la France,
l'Italie, l'Espagne, Š

2.2. Je suis en effet partisan du principe de précaution.
- Pour sauvegarder l'activité économique des producteurs qui en vivent
(France, Italie, Espagne, Grèce, Š
- Pour sauvegarder l'abeille, " indice de l'état de santé de
l'environnement ", comme on le dit souvent.
- Pour éviter de risquer une transmission de ces pesticides à l'homme,
puisque si les abeilles sont contaminées par le pollen contenant ces
pesticides, et si elles parviennent à rentrer à la ruche, on récolte une
partie de ce pollen et l'homme le consomme
- Pour sauvegarder le passe-temps de milliers d'amateurs d'abeilles.

2.3. Il faudrait étudier la question de la coordination des politiques
européennes. Peut-être le problème a-t-il été considéré comme plus crucial
en France (où un moratoire a été décidé après beaucoup de temps d'attente,
et tout en permettant d'utiliser les graines de colza traité et déjà
vendues aux agriculteurs) du fait de l'existence de nombreux apiculteurs
professionnels ou semi-professionnels. Par ailleurs, la pression des firmes
productrices des produits mis en cause s'exerce peut-être différemment
selon les pays, et à la Commission européenne. En tous cas, il me semble
que les enjeux financiers pour ces firmes sont importants : une mise en
évidence de leur responsabilité entraînerait probablement de considérables
obligations de dédommagement des apiculteurs professionnels.

2.4. Je ne suis pas compétent pour répondre scientifiquement à la question.
Je me souviens cependant d'une intervention de M. Etienne Bruneau, du CARI,
lors d'un débat à Namur. Il parlait du caractère obsolète des études faites
il y 10 ans par le Ministère belge de la Santé et qui avaient amené à
l'autorisation des produits, ainsi que de l'autorisation récemment
reconduite automatiquement, sans nouvelle évaluation.


Bon travail. A votre disposition pour d'autres questions éventuelles. Je
lirais avec plaisir votre travail, une fois celui-ci terminé.
Cordialement.
Philippe Dryon

Philippe Dryon
Travail Emploi Formation (TEF)
Université Libre de Bruxelles
Rue de Bruxelles, 39
B.1400 Nivelles
Tél : 02/650.91.17
Fax : 02/650.91.18
site web : http://www.ulb.ac.be/project/tef

Posted by team_3_3 at 03:59 PM | Comments (0)

t2 :final: Modification de la notice

Nouveau titre : Problématiques des accords commerciaux communautaires pour l'alimentation animale

Actuellement, l'alimentation du bétail, nettement énergétique via le maïs demande un complément protéique important qui est comblé par le soja. Cette problématique est due pour certains au système de production intensive appliqué par l'Europe et remplaçant les systèmes traditionnels de production. Cette production intensive induit des conséquences indésirables en terme de santé animale et publique ainsi qu'environnementales. Après la crise de l'encéphalopathie spongiforme bovine (vache folle) l'utilisation de farines animales a été interdite comme alimentation pour le bétail par les autorités communautaires. Cela a créé une plus grande demande d'aliments protéagineux végétaux dont l'Europe en était déjà déficitaire et dépendait déjà de la production étrangère (principalement des Etats Unis). Dans le cadre du commerce mondial, l'Europe s'était engagée, avant ces problèmes, au travers de l'accord commercial de Blair-House à limiter sa production subventionnée pour les cultures protéagineuses.

Posted by team_3_2 at 03:29 PM | Comments (0)

t3: synthèse

réponses à nos questions de la séance 1

) Les produits incriminés sont l'imidaclopride (gaucho) et le fibronil (régent).
Où sont-ils utilisés?

Ce qu'on a remarqué, c'est que ces substances étaient utilisées dans à peu près 140 pays. Mais dans ces différents pays, le produit sous lequelle elles étaient conditionnées était différent.
Quoiqu'il en soit , ces insecticides sont utilisés partout dans le monde.
On a pu aussi remarquer que la hausse de mortalité des abeilles ne se cantonnait pas à l'Europe mais qu'elle survenait dans d'autres pays du monde comme: Asie du SE, Afrique, Costarica, Amerique du sud, Canada, Amerque du Nord...

depuis quand?
??? demander groupe

Sur quelles plantes?
Dans quel but?

Après de longues recherches, nous avons remarqué que les substances actives d'imidaclopride et de fipronil étaient présentes dans toutes sortes de produits. Pour la première, elles est présente dans 18 produits qui permettent de lutter contre des ravageurs (pucerons, cicadelles, les taupins, utilisés dans les cultures de tournesol, maïs, betterave et orge).La deuxième est elle présente dans 15 produits qui luttent contre le fourmis et diverses virus.Ce sont des insecticides systémiques : ils se répandent dans la plante entière par l’entremise de la sève. Il est notemment appliqué en enrobage de semences mais nous avons découvert qu'ils pouvaient être également pulverisés.

http://e-phy.agriculture.gouv.fr/wiphy/
Plus document de Laure..

Mais l'imidaclopride et le fipronil ne sont pas les seuls à être monter du doigt pour expliquer la hausse d mortalité des abeilles...
La varroa est fortement incriminée, des parasites, des virus, des champignons, de mauvaises conditions climatiques, un essaimage trop intensif, une baisse de la biodiversité des plantes butinables, enfin un épandage de pesticides et d'herbicides trop importants dans le but d'augmenter les rendement de production comme ça a été la cas au Etats-Unis.

Liens:
http://www.gauches.net/article1025.html
http://maarec.cas.psu.edu/bkCD/Pollination/Pesticides_Mortality.html
http://www.imbroglio.be/controverses_3_archives/000441.html#441


REMARQUE: un nouveau concurrent au gaucho est arrivé sur le marché.
http://www.beekeeping.com/intoxications/be_cruiser.htm
D'après les apiculteurs, c'est une molécule qui ressemble fortement à l'imidaclopride et les effets sur les abeilles ( apparement connus) ne sont pas des moins violents...."Absorbé par l'insecte, il agit sur son système nerveux. Après 15 minutes, l'insecte arrête déjà de se nourrir et meurt endéans les 1 ou 2 jours après avoir mordu ou piqué la plante traitée"

2) Où des problèmes ont-ils été constatés par les apiculteurs?
Depuis quand?

Sur quoi se sont-ils basés pour incriminer ces produits? Depuis quand?

Quels sont les enjeux pour les apicuulteurs?

3) Quel est l'avis de BAYER et de BASF (ceux qui commercialisent les produits)? Quels sont les enjeux pour eux?

4) Quelles sont les résultats des études scientifiques menées sur le sujet? Par qui ont-elles été commandées? Par qui ont-elles été réalisées?

5) Quelles décisions politiques ont-elles été prises? Par quels pays et quand (surtout en Belgique et en France)? Quels arguments jouent le plus dans la prise de décision?

Posted by team_3_3 at 10:47 AM | Comments (0)