pourt1: inauguration sucrée
Posted by Sébastien Denys on October 9, 2004 07:08 PM, in categorie(s):
Team 1: filière sucre
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Un article du Soir évoque l'avancement du dossier au niveau européen. Peux après, des agriculteurs expriment leur inquiétude lors de l'inauguration de la foire agricole de Libramont, voir "Inauguration sucrée à Libramont" JOAN CONDIJTS, EDITION DU SAMEDI 24 JUILLET 2004 Sur le site du Soir www.lesoir.be

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Le secteur sucrier se gâte
Le Soir en Ligne
La Commission européenne a adopté un projet contesté de réforme du secteur
sucrier, qui prévoit de limiter radicalement la production européenne en
diminuant le prix garanti aux agriculteurs et en réduisant les quotas à la
production et à l'exportation. Des centaines de mécontents ont manifesté à
Bruxelles.
Plusieurs centaines d'agriculteurs européens ont manifesté mercredi devant la
Commission européenne, à Bruxelles, pour protester contre la réforme du secteur
sucrier, adoptée le jour même par les commissaires. Au total, ils étaient près
de 850 dans la rue, a-t-on appris auprès de la police de Bruxelles, et tout
s'est déroulé sans incident. Les manifestants étaient venus principalement
d'Espagne, mais aussi d'Italie, du Portugal et d'Irlande, les pays qui devraient
être les plus touchés.
Le commissaire à l'Agriculture Franz Fischler a admis mercredi que "les
producteurs les moins compétitifs vont souffrir" du fait de la réforme, qui
réduira d'un tiers environ le prix garanti aux agriculteurs. "On ne peut pas
exclure qu'il y ait des fermetures", a-t-il dit. Il a néanmoins maintenu que son
projet était indispensable pour "maintenir la production européenne à un niveau
viable et concurrentiel".
Le projet de réforme, promis à de longues tractactions entre les Etats
membres, vise à "amener la production européenne à un niveau durable", a
expliqué le commissaire à l'Agriculture, Franz Fischler, soulignant que les prix
européens sont actuellement trois fois supérieurs aux cours mondiaux. La réforme
bénéficiera aux consommateurs et à l'industrie consommatrice de sucre, ainsi
qu'à certains pays en développement exportateurs de sucre, qui ont dénoncé
l'interventionnisme européen au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Elle a par contre été dénoncée avec virulence par les producteurs européens,
qui ont brandi le risque de nombreuses pertes d'emploi, et par les pays ACP
(Afrique Caraïbes Pacifique), dont les exportations bénéficient actuellement des
prix garantis européens.
Le commissaire Fischler a répondu aux premiers avec fermeté, en invitant "les
lobbies du sucre" à "être davantage conscients des faits". Plus de 17.000
emplois liés à l'industrie du sucre ont été supprimés lors de la dernière
décennie sous le régime actuel, a-t-il dit.
S'il a admis que "les producteurs les moins compétitifs vont souffrir" en
raison de la réforme et qu'"on ne peut exclure des fermetures", M. Fischler a
jugé sa réforme indispensable pour atténuer les distorsions actuelles. Il a
souligné que les agriculteurs européens seraient indemnisés pour les pertes de
revenu à hauteur de 60 pc, à partir d'un budget ad hoc de 895 millions d'euros.
A l'égard des pays ACP, "l'UE respectera pleinement ses engagements" et
maintiendra ses préférences à l'importation, a dit M. Fischler.
La Commission proposera fin 2004 des "programmes sur mesure pour les aider à
s'adapter aux nouvelles conditions des marchés" et "améliorer la compétitivité",
selon un communiqué. Concrètement, la proposition de la Commission prévoit de
baisser le prix garanti du sucre de 632 euros à 421 euros la tonne en deux
étapes sur trois ans. Celui de la betterave sucrière passerait de 43,6 euros la
tonne à 27,4 euros sur la même période. Le quota annuel de production
communautaire chuterait de 17,4 millions de tonnes actuellement à 14,6 millions
de tonnes en 2008/09, tandis que les exportations subventionnées seraient
pratiquement réduites à néant, passant de 2,4 millions de tonnes annuelles à
400.000 tonnes.
La proposition doit maintenant être discutée par les Vingt-cinq, qui
devraient l'approuver - et probablement la modifier partiellement - dans le
courant de l'année prochaine. Lire aussi.Personne n'applaudit... 15.07.2004