avril 30, 2004

T10: Power point


Présentation publique. Power Point

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T10:Rapport final

Mai 2004


Alberts Arnaud
Hoofd Catherine
Leclerc Jonathan
Lebrun Jean-François


La chasse à la baleine


1. Introduction

Après avoir lu la notice et parcouru les premiers sites proposés par les moteurs de recherche concernant la chasse à la baleine, nous nous sommes vite rendu compte que nous étions confrontés à des sujets qui nous étaient étrangers. L’expression « chasse à la baleine » , point central de notre controverse, possède en effet différentes significations suivant le protagoniste qui l’utilise. Les pays chasseurs qualifient ainsi celle qu’ils pratiquent de « pêche scientifique », certaines tribus aborigènes la nomment « pêche de subsistance » et enfin les opposants à cette chasse la dénoncent comme illégale et cruelle. Nous avons également observé que les pays pratiquant la chasse à la baleine préféraient utiliser le terme pêche à celui de chasse et ce dans un but d’adoucir cette pratique nous semble-t-il. Pour compléter notre connaissance de la controverse, nos recherches se sont orientées vers deux autres directions : un historique de cette chasse qui nous a permis de situer la chasse à la baleine dans un contexte plus précis et une étude de la commission baleinière qui nous a donné des informations sur la situation actuelle de la controverse et ses aspects juridiques. Ce sont ces deux approches sur le sujet que nous allons tout d’abord vous exposer.


2. Historique

La chasse à la baleine est pratiquée depuis environ 1500 avant JC et les chasseurs cherchaient à ramener de la viande pour subvenir à leurs besoins. Par la suite, de plus en plus de nations se sont lancées dans l’aventure de la chasse baleinière, véritable ruée vers l’huile. Il faut savoir que les produits extraits d’une baleine peuvent êtres utilisés dans des domaines aussi diverses allant des matelas d’enfants aux outils des chirurgiens en passant par les lubrifiants d’horlogerie. (La liste de tous les produits exploitables se trouve en annexe).
Lorsqu’une nouvelle population de baleines était découverte, celle-ci était rapidement exploitée et lorsque les stocks d’une région se trouvaient décimés, les chasseurs se déplaçaient vers d’autres régions. L’histoire de cette chasse a été révolutionnée en 1870 par l’invention du canon-harpon à tête explosive. Les navires baleiniers se sont considérablement développés et modernisés permettant dès lors de traquer des espèces qui étaient jusque là trop rapides pour être commercialement rentables. Le monde de la chasse à la baleine va également voir apparaître des navires-usines ( une quarantaine à l’apogée de la chasse) qui vont décimer les populations de baleines.
Au cours du 20è siècle, le nombre de baleines tuées est estimé à 1.400.000. L’apogée de la chasse se situe dans les années trente et à ce moment-là, elle est très rentable. Mais à force de surinvestir dans la flotte et de vouloir rentabiliser à tout prix toutes les expéditions en mer, le cours mondial de l’huile s’est effondré. Il s’en est donc suivi une réduction de l’effort de chasse et l’établissement de quotas du nombre maximal de captures par saison. Au début des années trente, la première convention pour la réglementation de la chasse à la baleine est créée et la quinzaine de pays qui la composent, cherchent à mettre en place une série de mesures de limitation de la chasse. Cette convention deviendra en 1946 la Commission Baleinière Internationale, créée à l’époque par 14 pays et comptant aujourd’hui 49 membres. Les objectifs que désire atteindre la commission sont les suivants :
- protéger les jeunes de toutes espèces afin de garantir l’existence de futurs reproducteurs
- établir des quotas de capture par l’intermédiaire d’un système de gestion
- créer des réserves intégrales notamment dans les zones de reproduction
- prohiber toutes prises d’animaux appartenant à une espèce en danger.

Les espèces de baleines en danger sont reprises dans la liste suivante :

•La baleine franche de l’Atlantique : gravement menacée : 300-350 individus
•La baleine franche du Pacifique : gravement menacée : < 1000 individus
•La baleine franche australe : faibles risques : environ 7000 individus
•La baleine franche boréale : faibles risques mais menacée dans certaines régions
•La baleine franche pygmée : menacée
•Le rorqual bleu : menacé
•Le rorqual commun : menacé
•Le rorqual de Bryde : menacé
•Le rorqual boréal ou de Sei
•La baleine grise : menacée
•La baleine à bosse : vulnérable
•Le petit rorqual : faibles risques
•Le petit rorqual de l’Antarctique : faibles risques
•Le cachalot : vulnérable


Il est important de remarquer que cette commission est formée de nations qui pratiquent la chasse à la baleine et que donc, dans les premières années de son existence, celle-ci avait principalement des buts économiques.
Le rôle que cette commission a joué dans l’histoire de la chasse à la baleine et ses différentes décisions vont être exposées maintenant.


3. Commission Baleinière Internationale

Tout d’abord nous avons retracé un petit historique nous éclairant sur les buts recherchés par cette commission, les explications sur sa fondation et les pays la constituants. La chasse à la baleine étant en vigueur depuis maintenant deux siècles a commencé à se développer avec l’apparition du canon lance-harpon dans la seconde partie du 19ème siècle et la motorisation des navires. Pour parvenir à gérer les ressources de cette chasse devenues rares, la commission baleinière internationale est créée à la fin de la deuxième guerre mondiale (en 1946). Des quotas de chasse sont alors répartis selon des règles précises et dans un premier temps les pays membres de la commission baleinière, au nombre de 14, instaurent la Blue Whale Unit (BWU), une unité de base calculée sur le tonnage moyen de la baleine bleue. Comme il n’y avait, dans cette restriction, aucune distinction de l’espèce ni de l’âge des grands cétacés ce système sera abandonné 25 ans plus tard en raison du danger qu’il représente pour les « stocks de baleines » et donc pour l’industrie. Au fur et à mesure des années, le comité scientifique de la CBI essaie de recommander de restreindre la chasse à certaines espèces par peur de disparition totale d’espèce. Leurs demandes ne seront que rarement écoutées par la commission pour qui ces espèces sont rentables. La chasse et les abus ne feront qu’amplifier durant la deuxième partie du 20ème siècle jusqu’à ce qu’un moratoire interdisant toute pêche à la baleine entre en vigueur en 1986 mais il ne sera pas respecté par des pays comme le Japon, la Norvège, la Russie, l’Islande et la Corée du Sud. Ce moratoire permettait à la commission de se donner comme mandat de recenser les différentes populations de baleines pour pouvoir réviser la législation concernant les captures autorisées. Les infractions à cette décision seront défendues, pour certaines, par les termes de « pêche scientifique ».


Aujourd’hui, les pays membres de la CBI sont divisés en quatre tendances :

- Les pays à tradition baleinière (Japon, Norvège, Corée,…) associés à des nations qui ont des intérêts économiques indirects dans la chasse baleinière (St-Vincent et les Grenadines, Dominique, Grenade, Sainte-Lucie,…)
- Les pays disposants d’un quota de capture à titre de chasse baleinière de subsistance (Danemark pour le Groenland, les Etats-Unis pour l’Alaska…)
- Les pays protecteurs qui ne chassent pas ou plus et soutiennent des résolutions de conservation et de protection (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Suède,...)
- Les pays surprenant par leurs votes sur certaines résolutions (Espagne, Finlande, Irlande, Suisse, Chine ,…)

Après avoir saisi le sens de cette association et suivi son développement, nous nous sommes intéressés, plus particulièrement, à la dernière commission ayant eu lieu à Berlin, en juin 2003. Ce qui en est ressorti reste assez mitigé car les accords entre les 49 pays la composant restent difficiles. Cependant, lors de cette commission, la CBI a décidé de s’occuper davantage des dangers qui pèsent sur les peuplements baleiniers indépendants de la chasse tels que la destruction des habitats, les substances chimiques polluantes, les changements climatiques, les « prises accessoires » dans les filets de pêche, les perturbations de plus en plus fréquentes dues au bruit (pollution sonore) et même les collisions avec les bateaux. Pour s’occuper de tt ça, un nouveau comité devrait être mis en place mais il n’a pas reçu les entières satisfactions de tous les pays, comme le Japon, l’Islande ou la Norvège qui trouvent que l’optique de la commission n’est plus la même en passant d’un point de vue de « gestion de chasse » à un point de vue « protection – conservation » et qu’ils ne trouveront pas leur compte. Le Japon a d’ailleurs menacé de se retirer de la commission ce qui est pris au sérieux par les pays membres sachant que ce pays a une importance majeur dans la contribution qu’il paye représentant 8% du budget de la commission (128.563 euros). Car évidemment, chaque pays qui chassent paient davantage que les autres.
De plus, lors de cette commission, la création de deux sanctuaires pour les baleines à été refusée car elle n’a pas obtenu les trois-quarts des votes nécessaires à leur adoption. Sur les 49 pays présents, 24 pays l’avaient approuvés et 17 l’ont refusés. En effet, un sanctuaire dans le Pacifique Sud avait été proposé pour la troisième fois par l’Australie et la Nouvelle-Zélande voulant contrecarrer les défenseurs d’une levée du moratoire de 1986 (le Japon, l’Islande et la Norvège). Le deuxième sanctuaire, refusé quasi selon les mêmes pourcentages, avait été proposé par le Brésil et l’Argentine. Ceci contribuerait à étendre les zones de protections baleinières restreintes à l’antarctique et l’Océan Indien.
Enfin, c’est au cours de cette réunion que les quotas de chasse de subsistance pour les communautés autochtones des Etats-Unis, du Groenland, de la Russie et de St-Vincent et des Grenadines ont été établis.
La Norvège est le seul pays membre de la CBI à toujours autoriser la chasse commerciale à la baleine. Le Japon tue jusqu’à 700 baleines par an officiellement à des fins scientifiques, mais ses adversaires l’accusent d’user de ce prétexte pour faire de la chasse commerciale. Nous avons ensuite voulu y voir plus clair afin de retirer ce qui était, pour nous, le plus proche de la vérité.

4. Pêche scientifique

Une des premières significations que nous allons discuter est celle employée par certains pays chasseurs, comme le Japon et l’Islande, qui, pour rentrer dans la légalité, pratiquent ce qu’ils appellent une “pêche scientifique”. En effet, la convention signée par les membres de la CBI en 1946 prévoit que chaque pays membre peut s’octroyer des permis de pêche scientifique. Une manière de faire avancer la science ou d’adoucir les opinions publiques ? Japon et Islande capturent alors quelques centaines de cétacés par an afin d’en examiner les entrailles. Cela leur permet de mieux comprendre leur mode de vie ainsi que leur impact sur les populations de poissons et les autres carnivores marins. Aussi, étant donné que la baleine se situe au bout de la chaîne alimentaire, sa chair présente une importante concentration en éléments chimiques lourds, et l’abatage de cétacés peut donc donner d’importantes informations sur l’état de pollution des océans.
D’autres arguments sont aussi avancés par ces deux pays et les autres pays chasseurs, comme la Norvège principalement, qui a formulé une objection au moratoire de la CBI. La chasse à la baleine a pour eux un impact économique important et son arrêt pur et simple mettrait en péril leur système économique. Elle a aussi un rôle très important à jouer dans la lutte contre la pénurie alimentaire mondiale prévue depuis quelques années. Ils se justifient aussi par le fait que c’est la chasse réalisée autrefois par les Occidentaux qui a amené les différentes espèces en voie d’extinction et que ceux-ci sacrifiaient des milliers de cétacés pour en extraire l’huile alors qu’eux récupèrent absolument tout du précieux animal. Les Japonais avancent même des arguments religieux – depuis l’ère Meiji, le Bouddhisme interdit toute consommation de mammifère à quatre pattes – et des arguments culturels – cette chasse fait partie d’une tradition qui date de centaines voire de milliers d’années. Ils accusent enfin les Etats-Unis de vouloir se créer un monopole pour la production de lubrifiant industriel, car ceux-ci ont mis au point un lubrifiant synthétique qui deviendrait le seul produit sur le marché si l’huile de baleine était interdite.

Mais d’autres sources soulignent les buts cachés de cette pêche scientifique. Tout d’abord, le Japon est accusé de tenter de relancer le commerce de la viande dans son pays, en allant même jusqu’à pratiquer des séances de dégustation gratuite en ville. Le comité scientifique de la CBI a publié en 2002 un article où il souligne que le programme du Japon n’est pas nécessaire pour la gestion des populations de baleines et que des informations plus utiles pourraient être récoltées sans tuer les animaux. Un second but serait aussi le renouvellement des delphinariums, car la mortalité y est fortement élevée et la commande de nouveaux individus est donc très importante.


5. Chasse illégale et cruelle.

Etudions maintenant la deuxième signification “chasse illégale et cruelle” et voyons quels sont les arguments des pays qui s’opposent à cette chasse comme les Etats-Unis, une majeure partie de l’Europe, l’Australie, … Tout d’abord, ils ne font pas confiance aux pays chasseurs, estimant qu’ils tentent d’obtenir des permis de chasse scientifiques avec pour but de pratiquer une chasse commerciale. Ils estiment aussi que le Japon notamment essaie de mettre des pressions diplomatiques sur leurs pays voisins afin d’obtenir plus de voix à la commission baleinière. Pour peut-être mieux dissimuler ces pressions, le Japon a notamment demandé à la CBI que les votes soient réalisés de manière secrète. Les organisations environnementales, comme le WWF et Greenpeace luttent, elles, pour préserver ces cétacés, réellement menacés d’extinction de par une pêche intensive et une faible fécondité, mais aussi par tous les effets néfastes de l’activité humaine. Cependant WWF reconnaît le besoin des populations aborigènes, indigènes ou autochtones de chasser la baleine pour assurer leur subsistance, lorsque ces peuples sont liés depuis des temps anciens à la chasse baleinière par des liens socio-culturels forts, quand les produits de la chasse sont exclusivement destinés à la consommation locale, et qu’un plan de gestion préventif, sans menace pour les populations de baleines, est mis en place pour garantir une exploitation durable. Ils s’opposent surtout à la reprise du commerce international de viande de baleine et de produits dérivés. Par ailleurs, ces animaux sont très intelligents et développent un système de communication perfectionné dont nous avons encore beaucoup à apprendre. De plus, ces organisations oeuvrent pour le maintien de la diversité biologique. Ils dénoncent enfin également l’extrême cruauté de cette chasse. La baleine ne souffrirait-elle pas autant que nous et mérite-t-elle le massacre dont elle est victime ? La mort par harpon explosif ne survient en effet qu’au terme de 10 à 20 minutes d’une sanglante agonie. On sait aussi qu’une deuxième mise à mort est prévue sur le navire, à l’aide d’un fusil de chasse ou d’un harpon électrique, mais que dans bien des cas, les animaux sont dépecés encore vivants sous la scie électrique. Nous avons aussi appris que les chasseurs tiraient en premier lieu sur les bébés afin d’attirer tout le groupe, qui vient porter secours au pauvre animal, sous le tir des harpons.
Selon le point de vue scientifique, les opposants à cette chasse avancent aussi que la chair de baleine est impropre à la consommation, étant donné sa teneur en polluants.


6. Pêche de subsistance

Enfin, intéressons-nous à la troisième définition, la pêche de subsistance. Nous avons enfin essayé d’en savoir un peu plus sur les Makah et autres autochtones à qui la chasse à la baleine a été permise. Dans nombre de cas, la CBI a attribué des quotas de chasse aborigène de subsistance, bien que cette chasse ait des traits nettement commerciaux.
En 1996, les Indiens Makah qui vivent sur la côte pacifique américaine, ont informé le gouvernement américain qu’ils allaient reprendre la chasse à la baleine grise, interrompue il y a 70 ans. Balancés entre leurs convictions “anti-chasse” et leur compréhension des aborigènes, les Etats-Unis ont essayé d’obtenir des quotas de pêche sous le couvert de “chasse aborigène de subsistance”, tout comme l’ont fait les Russes Chukchis et certains autres peuples comme les habitants de Bequia.
Alors en 1997, la tribu a été autorisée à chasser 5 baleines grises par an sur une population de plus de 20.000 spécimens, sous la responsabilité des autorités américaines qui doivent veiller à ce que cette chasse corresponde bien à la définition "aborigène de subsistance": une tradition ININTERROMPUE répondant à des besoins culturels et alimentaires. Depuis, juristes et ONGs mettent en oeuvre toutes les procédures possibles pour faire de cette chasse un acte illégal. Alors, pour mieux faire passer la pilule, les USA avaient proposé en 1997, de prendre ce quota sur celui des Russes Chukchis qui disposent de 120 baleines grises en chasse aborigène. La proposition a été refusée par la commission à Shimonoseki. En effet, la tradition des Makah avait été arrêtée dans les années 20, lorsque la pêche à la baleine commerciale a décimé les populations globales de baleine. Les Indiens Makah ont chassé la baleine pendant plus de 1500 ans et leurs droits de chasse sont confirmés par un traité passé en 1855 avec le gouvernement américain. On a relevé contre eux que leur dernière chasse à la baleine remonte à 70 ans, mais c'est le délai qui s'est avéré nécessaire pour que la population revienne à son niveau initial après quelques courtes décennies de surexploitation par des baleiniers de la tribu des Anglo-Saxons qui avaient envahi le territoire Makah.
Une étude récente (fin 2001) effectuée par le NMFS (National Marine Fisheries Service) démontre que la chasse faite par les Makah n’a aucun effet sur la population de baleine grise, n’endommage pas l’habitat, ne menace pas d’autres espèces et que la viande ne présente aucun danger pour la consommation humaine. Donc en 1998, ils ont repris la chasse et n’ont réussi à tuer qu’un seul animal depuis (fin 2001). Cet événement a soulevé bien des controverses au sein des environnementalistes. En effet, les Makah espèrent, avec leur action, relancer la pêche à la baleine.
Mais les Japonais ont récemment réussi à repousser la demande des quotas alloués depuis des décennies aux Eskimos d’Alaska et aux Chukchis de Russie.


7. Conclusion

Au terme de toutes ces recherches, il nous est difficile d’établir un bilan précis. En effet, l’ampleur de ce sujet étant telle, avec le temps qui nous était imparti, nous avons uniquement pu nous faire une idée globale de cette controverse et investiguer les points qui nous sont apparus comme primordiaux. Par exemple, en ce qui concerne la Commission Baleinière, nous nous sommes focalisés sur la dernière réunion mais les précédentes auraient certainement pu nous apporter de nouvelles informations ainsi que des débats intéressants entre les différents partis.
Cette controverse comporte énormément d’enjeux économiques et politiques. Différents niveaux s’y côtoient : les scientifiques doivent tenter de se faire comprendre par des politiciens et leur point de vue est souvent négligé.
Notre idée de ce qu’est une controverse a également évolué au fil des séances. Nous savions au départ que c’était un débat d’idées entre des intervenants aux points de vue opposés mais nous nous sommes rendu compte que des connaissances préalables sont avant tout nécessaires et que, même si au départ notre avis sur la question est tranché, il ne faut pas négliger que chaque solution apportée peut soulever de nouveaux problèmes. Nous avons également noté une difficulté dans l’exécution des recherches : les documents trouvés sont rarement impartiaux et il faut arriver à faire la part des choses avant d’en retirer des informations. De plus, il y a ce qu’on pourrait appeler une pollution d’Internet : la plupart des sites sont créés par des opposants à la chasse à la baleine et il est très difficile de parvenir à trouver des arguments avancés par les pays prônant cette même chasse.
Quoi qu’il en soit, cette année des milliers de baleines seront tuées. En effet, sous le couvert de pêche scientifique, le Japon possède actuellement des permis pour chasser 700 baleines, l'Islande en possède pour chasser une cinquantaine de baleines et la Norvège en chasse 700 mais sans aucune permission. Enfin, l’Islande compte quant à elle reprendre la chasse commerciale à la baleine en 2006.

8. Annexe

Les produits des baleines

Pour la " vraie " baleine:
· - huile de baleine :
· - surtout pour éclairage : lampes et bougies. Substitut : le pétrole découvert en 1859.
· - apprêter les tissus
· - corroyer les cuirs
· - lubrifiants : horlogerie, armement, …
· - savonnerie, crème de beauté, cosmétiques, glycérine,…
· - fanons :
· - buscs de corset
· - panaches de casques et plumets (inaltérables à la pluie)
· - cotes de mailles légères et tressées
· - armatures de robes, de bonnets, de chapeaux, d'éventails, de crinolines, de parapluies, de baguettes de fusils, …
· - manches de fouet, de couteaux,…
· - cravaches
· - cannes
· - instruments de chirurgiens
· - raclures :
· - matelas d'enfants
· - fleurs artificielles
· - fausses aigrettes
· - rembourrage de harnais
· - os de grande taille :
· - porches des églises (pour la décoration)
· - poutres et solives
· - clôtures de jardin
· - os de l'oreille pulvérisée :
· - poudre de tiburon (contre les hémorragies, les coliques néphrétiques et autres affections)

Pour le cachalot (en plus) : - l'huile était de meilleure qualité et en plus grande quantité.
· - l'ambre gris : calcul ou concrétion dans l'intestin de certains cachalots qui apparaît sous forme d'un paquet graisseux (poids maxi trouvé : 420kg) : utilisé en parfumerie.
· - le blanc de baleine (ou spermaceti, ou cétine), matière solide et nacrée qui provient des vastes cavités du crâne (utilisé en médecine pour, lors des opérations, en faire des bougies qui ne fondent qu'à 45°, des pommades, réalisation de fausses perles …). Dans l'animal vivant, c'est un liquide gras.
· - l'ivoire des dents, au nombre de 52 qui donnait matière à un artisanat très riche.


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avril 29, 2004

t6 : powerpoint

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t8:fichier de la présentation

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t8:la notice finale

Biopharming (Meristem Therapeuthics) et la lipase gastrique
De nombreux essais en plein champ de plantes transgéniques (maïs, soja, riz ou tabac) produisant des molécules à usage pharmaceutique ou industriel (hormones de croissance, coagulants sanguins, molécules contraceptives, enzymes ou vaccins) sont réalisés depuis 1991 aux Etats-Unis. D'ici 2010, les surfaces consacrées à cette technologie, le biofarming, pourraient représenter 10% de la surface cultivée de maïs aux Etats-Unis. Ceci sans compter les plantes modifiées pour produire des matières premières à usage industriel (biocarburants, bio-plastiques, huiles.) En France, la société Meristem Therapeuthics développe une variété de maïs modifiée pour produire de la lipase gastrique, protéine destinée au traitement (non curatif) des personnes atteintes de mucoviscidose, la maladie génétique grave la plus fréquente de l’enfance. Cette protéine est actuellement obtenue de l’extrait du pancréas porcin. Le 11 août 2001, plusieurs champs d’essais de ce maïs sont détruits en France par un groupe appelé Les limes à grains. Cette intervention provoque une importante levée de bouclier. Il faut "refuser l'obscurantisme" est-il écrit dans le Monde du 16 août 2001, par A.Catala, directeur général du Groupe Limagrain, producteur de variétés végétales et commerçant des semences destinées aux agriculteurs. Ou encore, dans un article du Monde du 25 août 2001, que les opposants aux OGM s’en prennent à une parcelle d’OGM médicaux montre qu’ "il n'y a plus de limites !" Lorsqu’en septembre 2003, un nouvel essai de Meristem est détruit, les familles des malades et l’Etat français expriment leur sentiment de révolte, peut-on lire dans le Figaro du 3 septembre 2003. Pourtant, le 12 novembre 2002, le ministère de l'Agriculture américain avait révélé la contamination de soja destiné à la consommation humaine par du maïs génétiquement modifié par la firme ProdiGene en vue de produire un vaccin contre une maladie porcine. Ce cas illustre la difficulté de confiner les cultures transgéniques, qu’elles soient ou non développées à visée thérapeutique. Cet argument est repris dans un rapport publié par les Amis de la Terre des Landes, OGM médicaux en plein champ : faux espoirs et vrais dangers, rapport nourri par l’expérience américaine en matière de biofarming, dans lequel ils ont précisé que : « Les Amis de la Terre ne se sont JAMAIS opposés aux manipulations génétiques lorsqu'elles étaient effectuées dans des milieux confinés, contrôlables et contrôlés. »

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t8:le texte final

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INTRODUCTION

Le titre de notre controverse s'intitule ; la lipase gastrique et le biopharming.
Par définition le biopharming est une application biotechnologique qui consiste à manipuler génétiquement des plants pour produire des protéines et des molécules à usage pharmaceutique (les hormones, les enzymes, les anticorps, etc.)

INTRODUCTION

Le titre de notre controverse s'intitule ; la lipase gastrique et le biopharming.
Par définition le biopharming est une application biotechnologique qui consiste à manipuler génétiquement des plants pour produire des protéines et des molécules à usage pharmaceutique (les hormones, les enzymes, les anticorps, etc.)

Lipase gastrique

La lipase gastrique est une protéine utilisée dans le traitement de l'insuffisance pancréatique exocrine (IPE), c'est-à-dire l'impossibilité pour le pancréas de faire passer dans le système digestif les enzymes nécessaires à l'assimilation de la nourriture. L'absence de lipase empêche le système digestif de métaboliser les lipides contenus dans l'alimentation, et entraîne une stéatorrhée, c'est-à-dire un excès de graisses dans les selles. L'IPE affecte principalement les patients atteints de mucoviscidose ou de pathologies du pancréas (pancréatite chronique, ablation du pancréas, un cancer du pancréas). .
Une entreprise en France, Meristem Thérapeuthics, développe une variété de maïs modifiée pour produire cette protéine. Cette technologie n'est rien d'autre que le biopharming. Pour débuter notre recherche, nous avons visité le site de Meristem . .


Meristem1

Meristem est un leader mondial dans la production de protéine thérapeutique issue du végétal. On apprend que la protéine est toujours en essai clinique. On lit évidemment tous les bienfaits de la lipase gastrique développée par Meristem. On apprend également qu'il existe une autre méthode pour isoler cette protéine (extrait pancréatique de porc) mais la méthode de Meristem est moins coûteuse, plus efficace, ce qui permettra un traitement moins lourd pour les patients. Meristem met très bien en avant la "nécessité" de cette protéine pour les malades. Ils donnent un peu l'impression de pouvoir "sauver" les malades atteints de mucoviscidose. En réalité on n'avance pas vers la guérison de la maladie et on se rend vite compte que leur intérêt est d'attirer des investisseurs, car l'enjeu économique est très grand. La commercialisation de la lipase rapporterait des millions à l'entreprise, car la production sera bien supérieure à celle de l'extrait pancréatique et beaucoup moins coûteuse. Mais on connaît les risques de dissémination des OGM, alors pourquoi favorise t-on cette méthode plutôt que la production en laboratoire ? Est-ce que prendre ses risques en vaut la peine? Pour Méristem clairement oui!
A ce stade de la controverse, on se pose des questions. Est-ce que les malades ont vraiment besoin de ce nouveau produit? Qu'en est t'il des autres méthodes de production de lipase? Pour répondre à cette question on visite des sites pour s'informer sur
la maladie. .


Mucoviscidose2

Importance
Chaque année en France, plus de 200 enfants naissent atteints de mucoviscidose. On compte environ 5 000 patients atteints par la maladie, dont un tiers d'adultes. Aujourd'hui, deux millions de personnes, soit une sur trente, sont sans le savoir porteuses du gène responsable de la maladie et sont donc susceptibles de la transmettre à leurs enfants. Si l'espérance de vie à la naissance est passée de quelques années en 1970 à plus de 35 ans aujourd'hui, on ne sait pas encore guérir la mucoviscidose. .
Le mode de transmission .
La mucoviscidose est une maladie génétique, ce qui signifie qu'elle est due à la présence d'un gène modifié. Le gène sain est responsable de la production d'une protéine (CFTR) qui participe à la constitution du mucus. Pour un couple porteur du gène de la mucoviscidose, la probabilité d'avoir un enfant atteint à chaque conception est de 1 sur 4.
Les principaux symptômes .
Dans la mucoviscidose, la protéine ne fait plus correctement son travail, ce qui provoque une déshydratation et un épaississement du mucus qui tapisse les bronches et les canaux du pancréas. Visqueux, d'où le nom de mucoviscidose, le mucus ne peut plus drainer les poussières et les bactéries, ce qui obstrue les bronches et favorise les infections. Petit à petit, les lésions broncho-pulmonaires irréversibles détruisent les poumons. Les anomalies du mucus sont aussi responsables de dysfonctionnements au niveau du pancréas (mauvaise digestion des graisses notamment) et parfois du foie. .
Les traitements actuels .
Tout petit, l'enfant doit apprendre à se battre pour respirer. Les traitements de la mucoviscidose restent quotidiens, lourds et contraignants. En période normale, ils durent entre une heure et deux heures (séances quotidiennes de kinésithérapie, aérosols, prise de nombreux médicaments). En période de surinfection, ils peuvent atteindre cinq à six heures (cures à domicile ou hospitalisations). .
La destruction progressive des poumons conduit à l'insuffisance respiratoire chronique qui est la principale cause de décès des patients atteints de mucoviscidose. Une transplantation pulmonaire peut être envisagée mais, malheureusement, les donneurs sont peu nombreux, le délai moyen d'attente est d'environ deux ans et les rejets encore trop fréquents.
Découvertes scientifiques et progrès médicaux, les vrais espoirs .
Les chercheurs ont mis au point des antibiotiques de plus en plus efficaces et variés afin de lutter contre l'infection pulmonaire. L'utilisation par voie orale d'enzymes pancréatiques permet de diminuer fortement les troubles digestifs des patients. Ce traitement des symptômes de la maladie a augmenté l'espérance et la qualité de vie des patients.
Mais il reste à guérir la maladie. Afin de concentrer ses efforts sur des projets ciblé il existe quelques axes de recherche prioritaires : La lutte contre l'infection et l'inflammation, l’approche pharmacologique et la thérapie génique.
On apprend que le problème principal des malades n'est pas l'absence de lipase, mais les troubles respiratoires. Il existe également d'autres traitements pour soigner la mucoviscidose. La thérapie génique par exemple qui pourrait soigner les malades. .


Impact économique(financement)

La question que se pose le malade et que nous nous sommes également posés est la suivante:
Si le projet de Méristem n’apporte pas une solution définitive à sa guérison ; quel est alors son impact économique notamment sur le budget du malade?
Dans le site de Méristem, la production de lipase gastrique par maïs transgénique est présentée comme une nouvelle solution thérapeutique plus efficace, plus sûre et économiquement plus compétitive. En effet le pharming mobilise des investissements limités avec des coûts de production pouvant être diminués d’un facteur 10 voir 100. Cela se traduit alors par des médicaments moins chers pour le malade et par ricochet des charges moins onéreuses pour la sécurité sociale et donc l’état3. .
Cependant ce discours qui semble rassurant cache mal une certaine propagande(publicité) pour attirer les investisseurs et se positionner par rapports à des concurrents comme Prodigène (U.S.A.), Sembiosys (Canada), planon (Allemagne)…
En effet des intérêts économique colossaux sont en jeu car le marché potentiel des médicaments produits dans les plantes estimé à plus de 200milliards d’euros en 2010.


Législation4

Etant donné que les risques liés au biopharming sont réels, il serait intéressant de se poser la question sur l’existence d’une éventuelle loi qui réglemente tout cela. Notre exploration nous a conduit dans différents sites mais nous n’avons trouvé nulle part l’existence d’une loi spécifique au biopharming. Cependant, au niveau européen une réglementation existe mais qui porte en général sur les OGM. Cette réglementation relative à la dissémination d’OGM a pour origine la directive 90/220 CEE du 23 avril 1990.Il s’agit d’une directive horizontale dont le but est d’harmoniser les procédures d’évaluation et d’autorisation relative à la dissémination d’OGM. Cette réglementation a pour objectif la protection de l’environnement et de la santé publique.
L'EU vient d'adopter une réglementation qui oblige à étiqueter tous les produits contenants une quantité supérieure ou égale à 0,9g d'OGM.
Par ailleurs les ministres des finances des pays EU devaient se réunir ce lundi 26/04/04 pour décider de l'introduction d'un maïs transgénique: Le B11.La France est réticente à un tel projet car estime t-elle, les études menées sur ce maïs et concernant la sécurité et la santé publique sont insuffisantes.
Si la décision est approuvée, on demande alors aux consommateurs d'être vigilant.

Impact social5

Face à cet espoir que promet la lipase gastrique vis-à-vis de la maladie, on a de la part des associations de malades et des détracteurs, un avis assez mitigé. Sur le site de l'association vaincre la mucoviscidose, on peut lire que « L'association VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE entend bien ne négliger aucune nouvelle piste thérapeutique pour lutter contre la maladie » Et elle s'indigne même des arrachages de plantes de mais transgénique produits par Meristem Therapeuthics en août 2003. Mais en même temps, cette lipase gastrique est un médicament qui n'est capable que de lutter contre les troubles digestifs et non de guérir de la maladie. Bien Sûre, c'est un pas important mais il faut également penser que les malades en ont assez des traitements lourds. (Par exemple ils doivent prendre 10-15 gélules par jour.) Et il faut peut-être plus se concentrer dans les recherches qui s'attaquent directement à la maladie. Dans les associations des détracteurs, on a d’abord visité le site de terre sacrée où ils expliquent les raisons pour lesquels ils arrachent des champs d'OGM mais qu'ils ne sont pas à but thérapeutique. On est alors allé sur les amis de la terre (site contre les OGM) où il y a un dossier qui parle sur les OGM médicaux en plein champ. On peut lire que: « Les Amis de la Terre ne se sont JAMAIS opposés aux manipulations génétiques lorsqu'elles étaient effectuées dans des milieux confinés, contrôlables et contrôlés ». Ils nous expliquent pourquoi les OGM thérapeutiques sont dangereux:

1-Non maîtrise des techniques .
Où on nous donne des exemples comme le soja Monsanto (qui est une entreprise américaine)
Cette affaire a été révélée par la presse belge durant l'été 2001. Des scientifiques belges ont fait une découverte incroyable: le soja transgénique que Monsanto commercialisait aux 4 coins de la planète, à l'époque depuis 5 ans, contient des fragments d'ADN inconnus!! Dans cette étude, les scientifiques ont repéré "un segment de 534 paires de bases pour lesquelles, aucune séquence homologue n'a pu être détectée" (1) Ce fragment n'appartient ni au gène introduit, ni à la plante d'origine! Comment ce matériel génétique est-il arrivé là?

2 - Le milieu ouvert est incontrôlable .
-interactions entre environnement et gènes

3- Impact sur la faune sauvage .


Recherche

La production de médicament à partir des plantes est encore en stade expérimentale et donc la
recherche à un poids important. Il y a différentes recherches qui sont dirigés sur la production de lipase gastrique. On a plusieurs entreprises(surtout américaines), comme Monsanto, Prodigene, Ventria Bioesciences, qui tentent de produire un maximum de lipase sur un minimum de terrain en trouvant d'autres plantes productrices, d'autres organismes pour accroître la production. On a par exemple des transformations génétiques des chloroplastes qui sont des organismes présents à plus de 10 000 copies par cellules végétales, ce qui augmente le rendement. L'université de Central Florida a ainsi obtenu des rendements de protéine d'intérêt entre 10 et 50% des protéines totales. La société Chloragen est positionnée sur cet axe. Outre le rendement important, cette technique présente l'avantage de limiter la dispersion des OGM. par le pollen, la transmission des chloroplastes étant uniquement maternelle.6
On essaye également d'utiliser la lipase du chien au lieu du porc. A priori une plus grande efficacité du produit pour des quantités absorbées moins importantes. Et, de plus, cette lipase spécifique a été sélectionnée en raison de sa résistance naturelle à la digestion par les acides de l'estomac, et de son activité enzymatique qui demeure élevée après le transit stomacal.
Il y a aussi des recherches qui essayent de ne pas utiliser des plantes alimentaires mais des plantes comme le lin.


Conclusion

D’un côté Meristem et ses coopératives essaient de convaincre l’état que ses expériences sont plus efficaces, à point et plus sûres que jamais, d’un autre côté les opposants des OGM ont les arguments assez solides contre les expériences en plein champ, mais pour les malades ça ne change pas grand chose, en effet, ils cherchent toujours leurs vrais espoirs dans les recherches sur la thérapie génique.



Sources principales

1 : http://www.meristem-therapeutics.com/
2 : http://www.vaincrelamuco.org/index.php
http://forum.aceboard.net/index.php?login=5796
http://www.sosmucoviscidose.asso.fr/
3 : www.gazettelabo.tm.fr/2002breves/0304/pharming.htm
4 : http://www.senat.fr/rap/r02-301/r02-3011.pdf
5 : http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=277&var_recherche=ma%EFs+ogm
http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/ogm_therapeutiq_numerote_1.pdf
http://www.infogm.org/breve.php3?id_breve=183
http://netmc.9online.fr/VersusOGM/PDF/TDversusOGM.pdf
6 : http://www.gazettelabo.tm.fr/2002breves/0304/pharming.htm

Posted by team8 at 12:17 AM | Comments (0)

avril 28, 2004

T7 : notice finale

Modification finale de la notice

Le 18 janvier 2003, Emile Frison, directeur de l'INIBAP, publie un article où il met en scène la disparition de la banane sous les coups d'une maladie fongique. Sa solution : l'"immuniser" contre ce champignon ou tout aurte maladie par modification génétique (çàd ajouter au génome de la banane, le gène de résistance au champignon). Depuis le milieu des années '80, la conservation et le transfert international des ressources génétiques de la banane du genre musa constituent l'activité principale de l'INIBAP. Les enjeux sont de taille. La banane est la quatrième source d'alimentation mondiale (ça dépend des comparaisons), mais sa culture est affectée par les maladies. Le projet de l'INIBAP est aussi (mais surtout ?) de bénificier aux marchés de la banane dessert Cavendish, produit d'exportation.
Le rapport du Consortium International pour l'amélioration de la banane rend compte de plusieurs aspects : toutes les solutions proposées peuvent être classées dans deux groupes. Soit nous pouvons sélectionner les bananes naturellement résistantes ou résistantes par croisement, soit nous pouvons les modifier génétiquement. Ces deux solutions rassemblent les propositions de l'INIBAP, certes (dont fait partie Emile Frison), mais aussi celles d'une multitude de sociétés toutes liées à ce consortium.
Une des règes pour arriver à joindre ce consortium, est que chaque découverte devra être rendue accessible aux petits exploitants au travers d'une licence sans royalties.
Des solutions ont déjà été trouvées, puisque la FHIA (une sous-organisation de l'INIBAP) est d'ores et déjà munie des bananes résistantes capables de remplacer la Cavendish ou la Plantain. Qui dit banane résistante, dit pas de pesticides ni de fongicides (donc la différence avec une banane "bio" disparaîtra), et qui dit libre accès aux petits exploitants, dit non seulement sécurité alimentaire locale, mais aussi commerce équitable.
A première vue, toutes les sources consultées sont liées de près ou de loin à ce consortium pour l'amélioration de la banane, dont les actions sont régies par un bon sens général.

Posted by team7 at 08:20 PM | Comments (0)

t6 : texte final !

voici le texte final concluant nos recherches

La controverse

L'interdiction de l'atrazine pose le problème de son remplacement, de sa toxicité, de son impact sur l'écosystème et le développement durable.

Elle fut homologuée en 1959.
Depuis 1990, les restrictions d’usages se sont multipliées jusqu’à son interdiction en 2003. Cette mesure est la conséquence des inquiétudes sur l’effet de l’atrazine à long terme sur la santé et de sa présence parfois massive dans les eaux voisines de lieux d’épandage.


Comment avons nous voulu aborder cette controverse?

- hermaphrodisme des grenouilles :
On s'est tout d'abord orientée sur l'effet de l'atrazine sur les grenouilles. Cependant, cela ne nous permettait pas de pousser très loin notre recherche. C'est pourquoi nous avons pris d'autres directions.

- conséquences sur l'homme

- conséquences sur l'écosystème

- enjeux politiques, économiques, environnementaux,…

- alternatives à l'atrazine

- réglementation et mesures prises par le gouvernement (CIBE,...)

- tests toxicologiques effectués et résultats


A propos de l'atrazine...

L'atrazine est un herbicide couramment utilisé, de 1960 à 2003, pour maîtriser les mauvaises herbes dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général.


Naissance de la controverse : étude des grenouilles
Suite à la publication des recherches de Tyrones Hayes (étude sur l'hermaphrodisme constaté chez des grenouilles élevées en eau contenant de l'atrazine), la réévaluation de l'atrazine est remise en question et la controverse prend forme.
Dans la nature (à proximité des nappes phréatiques bordant les exploitations agricoles), on a constaté une pénurie de grenouilles et donc une extinction de cette espèce.
Cela a eu comme conséquence la réévaluation de l'atrazine au niveau mondial.

Nos recherches:

Après avoir consulté le site suivant http://agora.qc.ca/, on remarque que l'atrazine est potentiellement responsable d'effets sur la santé (dérèglement hormonal, cancer,...).
De plus, les capacités des études sont limitées par le faible nombre de sujets exposés et par la difficulté de modéliser l’ensemble des facteurs d’exposition en laboratoire.
Des études à court terme réalisées en 1960 concluent qu’à certaines doses l’atrazine devient toxique.
Il est donc normal que cet herbicide ait fait l’objet de contrôle lors de la surveillance des eaux afin que des taux maximums ne soient pas dépassés.
Voilà sûrement la raison pour laquelle l’EPA (Environmental Protection Agency) a classé l’atrazine dans le groupe III : substance peut-être cancérigène pour l’homme.

Cependant, en 1998, le Centre International de Recherches sur le Cancer a classé l’atrazine comme non cancérigène si son utilisation est réglementaire et à des concentrations diluées.

On observe déjà une première contradiction à ce stade !


Expérience de 1960

Cette expérience a été réalisée pour l’homologation de la commercialisation de l’atrazine.

La dose dite létale de l'atrazine (dose nécessaire pour tuer 50 % d'un lot de rats témoins) est de 3080 mg/kg.
Elle est comparable au sel de cuisine (3750 mg/kg).
L'aspirine est 2,56 fois plus toxique, la caféine 13 fois et la nicotine 61 fois plus toxique !

Cependant ces résultats sont difficiles à sortir du laboratoire en raison de leurs utilisations très différentes. On peut aussi remarquer les différentes informations fournies au niveau de cette toxicité : une boîte d’aspirine contient une notice où les effets secondaires sont mentionnés. On distingue également sur les paquets de cigarettes des messages prévenant des dangers du tabac, il y a aussi les campagnes antitabagiques.

A ce moment, ça nous semblait étonnant que 2 expériences aboutissent à ce point à des conclusions différentes.
Nous n’avons pas réussi à trouver les protocoles de ces expériences, il est donc difficile de les comparer étant donné que l’expérience faite sur les grenouilles se base sur des effets à long terme tandis que l’autre est se base sur le court terme.

Nous avons été prudentes et nous avons essayé de voir plus loin que les résultats car l’interprétation peut être reprise par les différents acteurs de la controverse selon ses enjeux!


Enjeux des différents acteurs :

Selon le point de vue que l’on adopte, on peut avoir une vision différente du problème :
VOIR TRANSPARENT AVEC LE SCHEMA GENERAL

- Enjeux environnementaux:

Une influence sur l’écosystème peut avoir des conséquences à très long terme et il faut envisager le désherbage en vue du développement durable.

- Enjeux économiques:

D’un côté, il y a un surcoût du au remplacement et de l’autre, les agriculteurs dépassent les quotas de production et jettent le surplus. L’agriculture intensive n’est pas la bonne solution et l’emploi des pesticides pourrait être diminué!

- Enjeux sociaux:

Dans nos pays, comme nous venons de le dire, le rendement est supérieur à notre consommation. Ce n’est donc pas ce point qui pose problème.
Il y a par contre, un manque d’information de la population sur son exposition à l’atrazine (exemple 1 : lors de nos recherches, nous avons découvert que l’eau de piscine contenait des concentrations d’atrazine très importantes, exemple 2 : souvenons nous de la façon dont la crise de la dioxine avait été gérée).

- Enjeux politiques:

Selon nous, il devrait y avoir un organisme mondial neutre qui fixerait le taux d’interdiction des pesticides (car l’atrazine est fortement utilisée dans les pays en voie de développement).
Les politiciens ont le devoir de prendre des décisions, de les mettre en pratique rapidement et surtout de les faire respecter (l’atrazine a pu être écoulée pendant 6 mois après son interdiction !).

- Enjeux sociaux :

Grâce aux nouvelles technologies de l’information (Internet) et à des groupes de citoyens soucieux de ces problèmes, il devient facile de s’informer. Libres à eux d’utiliser les pressions nécessaires pour sensibiliser la population.


Le point de vue des agriculteurs :

Les agriculteurs défendent l’atrazine pour des raisons financières (sans atrazine, le désherbage devrait entraîner un surcoût de 22 à 30 euros par hectare) en ce qui concerne l’agriculture intensive.
Ils utilisent principalement l’argument du test DL50 c-à-d la dose nécessaire pour tuer 50% d’un lot de rats (Voir 2ème expérience)

Ils évitent soigneusement de parler des effets à long terme de l'atrazine.
Ils ont un autre argument qui semble plus percutant : l'atrazine est aussi utilisé pour détruire les algues des piscines. Les doses utilisées sont jusqu'à 50000 fois la dose acceptable. Pourquoi ?


On pourrait aussi continuer notre analyse :

- du point de vue de la politique qui devrait envisager le respect du développement durable;
- du point de vue de l’économiste, l’alternative qui sera trouvée en respect avec la politique du développement durable engrangera énormément d’argent.


Exposition à l'atrazine

Les taux d'atrazine acceptables (pour considérer l'eau comme potable) est de 0,1 µg/l pour l'UE ce qui est 20 fois plus sévère que le taux fixé par l'OMS. Qu'est ce qui les a décidé à choisir ces taux si différents ?
L'atrazine s'accumule dans l'eau par le lessivage des terrains agricoles. En fonction des conditions du milieu, elle est dégradée (naturellement) au bout de 12 semaines à 2 ans.
Les eaux de consommation sont traitées au charbon actif, utilisé pour éliminer tous les pesticides en général. Il est à noter que l'atrazine ne fait pas partie des quatre pesticides nécessitant un traitement particulier d’après la CIBE (Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux).
Des études sur plusieurs milliers d’échantillons d’aliments ont montré qu’il n’y avait pas de trace d’atrazine. Il ne s’agit donc pas d’une source de contamination.

Lors de la surveillance de l’air, il n’a pas été détecté de présence d’atrazine étant donné sa faible volatilité (à l’exception de mesure faite juste après un épandage).


Les alternatives à l’atrazine :

- L’utilisation d’autres désherbants : il existe des herbicides moins polluant à quantité égale. Cependant ils sont moins efficaces, il faut donc en utiliser davantage à la pollution devient équivalente.

Cependant aucunes des nouvelles matières actives homologuées n'est aussi polyvalente que l'atrazine. De plus, il existe une douzaine d’herbicides contenant de l’atrazine dont on ne parle plus et qui ne font sujet d’aucune controverse.

- L’utilisation d’OGM : ne connaissant pas encore les répercutions sur l’écosystème, ce n’est pas une solution envisageable actuellement.
Ce sujet pourrait à lui seul faire l’objet de nombreuses controverses.

- Le désherbage manuel : ce n’est pas réalisable pour une agriculture intensive.


Questions sans réponses

Aujourd’hui beaucoup de questions sont restées sans réponses après nos recherches.

La controverse se base sur deux expériences dont les protocoles ne sont pas rendus public, alors comment pouvons nous tirer des conclusions sans connaître ce que les scientifiques recherchaient réellement ?

On pourrait se poser aussi des questions sur l’objectivité des scientifiques. Ceux qui travaillent dans des laboratoires privés peuvent être sujet à des pressions multiples.

L’atrazine a été interdite d’achat mais un délai de 6 mois d’utilisation a été toléré, pourquoi ?
En sachant que l’atrazine est nocive, pourquoi ne pas l’interdire séance tenante.

L’atrazine fait partie de la composition de beaucoup d’autres herbicides qui ne sont inclus dans aucune controverse. Pourquoi ?

Elle est également utilisée dans les piscines comme désinfectant à des concentrations très élevées. Pourquoi n’en parle-t-on pas ?


Conclusions

Avant d’entreprendre nos recherches, nous avions peu entendu parler de cette controverse. Ces séminaires nous ont donc appris à être plus critique face à des informations mises à notre disposition.
Notre opinion au sujet de cette controverse a évolué au cours des séminaires.
Si nous avions la possibilité de continuer nos recherches, nous les orienterons de la façon suivante : recherche sur l’utilisation de l’atrazine dans les piscines, sur les autres pesticides et sur les nouvelles alternatives.
On s’est rendu compte que notre controverse interagit avec d’autres.


Modification de la notice

Les modifications apportées sont écrites en gras.

L’interdiction de l’atrazine pose le problème de son remplacement

L’atrazine est un herbicide utilisé régulièrement en agriculture depuis plus de quarante ans. En 1960, des études sur ses effets à court terme concluaient qu'ils ne représentaient pas un risque réel. Le 16 avril 2002, la revue Proceedings of the National Academy of Sciences publie les résultats de recherches menées par l’équipe de Tyrones Hayes à Berkeley : des effets d’hermaphrodisme sont constatés sur des grenouilles mâles ayant été élevées dans de l’eau contenant de l’atrazine. Cet article fait couler beaucoup d’encre. D’une part, Hayes a travaillé pour Syngenta, l’une des principales sociétés produisant l’atrazine. D’autre part, cette étude survient au moment où l’autorisation de commercialisation de l’atrazine est réévaluée par l’EPA (Environmental Protection Agency), aux Etats-Unis, ainsi que par le Comité phytosanitaire permanent de l’Union Européenne [voir : Dalton R. Nature 416. 665 (2002)]. En janvier 2003, le nouveau Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l’Union Européenne (reprenant les compétences du défunt Comité phytosanitaire permanent) a interdit la commercialisation de ce produit [voir le communiqué de presse de Syngenta]. Il a cependant autorisé son utilisation jusqu'à épuisement des stocks. Le principal impact de l'atrazine ne concerne pas directement notre santé mais l'équilibre de l'écosystème (grenouilles  insectes  maladies,...).
Aux problèmes environnementaux causés par l’utilisation de l’atrazine, est liée la question des possibilités de son remplacement.


Sources

Généralité sur l’atrazine : http://www.ccme.ca/sourcetotap/atrazine.fr.html
Test en 1960 : http://www.google.fr/search?q=cache:HduWnwDhmZcJ:www.hc-sc.gc.ca/hecssesc/eau/pdf/ep/atrazine.pdf+atrazine%2Btest%2B1960&hl=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8
Homologation : http://www.hc-sc.gc.ca/pmra-arla/francais/pdf/pacr/pacr2003-13-f.pdf
Remplacement : http://ja.web-agri.fr/moteur/570/570p36.asp
Traitement des eaux : http://environnement.wallonie.be/de/eso/atlas/#3.2a
Dosage : http://www.ile-de-france.chambagri.fr/actu/presse/presse.asp

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T7 : Contenu final

Voici le texte final de notre présentation

Download file

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avril 26, 2004

T9

version avant peaufinement du rapport

une fois encore la mise en page a disparu...

En vue du respect des engagement inscrits dans le Protocole de Kyoto et dans le cadre des efforts de réduction des gaz à effet de serre, l’union européenne (La Directive 2001/77/CE du Parlement européen) s’est engagée à augmenter sa production d’électricité à partir de sources d'énergie renouvelables (SER) à 22% à l’horizon 2010 (contre 13.9 % en 1997).
La Belgique doit, quant à elle, réduire ses émissions de 7,5 % par rapport au niveau de 1990. La Région wallonne s’est engagée à assumer ce même taux de réduction.

Pour atteindre ces objectifs, différents moyens sont possibles :
‡ réduction individuelle et/ou utilisation rationnelle de l’énergie ;
‡ utilisation d’énergies du type renouvelable représentant un gain au niveau de l’émission des gaz à effet de serre. Dans ce cadre, il y a notamment pour la génération d’électricité, l’utilisation de la biomasse, l’utilisation de l’énergie solaire,l’utilisation de l’énergie éolienne, l’utilisation de l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne,…

Le projet de Plan Wallon pour la Maîtrise Durable de l’Energie traduit ces objectifs par filière. La contribution de l’énergie éolienne s’élève à 1,5%. Selon les estimations réalisées dans le cadre du Plan Wallon pour la Maîtrise de l'Energie, 1,6 % de la consommation en 2010 représente 200 MW de puissance installée, soit 370 GWh ou encore 133 éoliennes de 1,5MW.
Il a été décidé que le développement de ces éoliennes se ferait en partenariat avec la Société Molignée S.A (MESA). Si la région originellement considérée couvrait 270 km2, après avoir procédé à un affinage du territoire par superposition de contraintes, l’Agence Wallonne du Paysage + Environnement (AWP+E) a défini des zones potentielles qui ne représentent que 8% de ce territoire. Suite à diverses études, notamment météorologiques, il a été décidé que dix bouquets d’éoliennes allant de 1 à 11 unités seraient installés dans les zones finalement retenues.
C’est ce projet qui a été présenté aux habitants des communes concernées.

Suite à cette présentation, plusieurs associations de riverains se sont formées afin de s’élever contre l’implantation d’éoliennes dans leur région rapidement suivie par la création début 2003 du réseau Molignéole à l'initiative de ces mêmes comités d'opposition qui ont trouvé opportun d'unir leurs efforts pour mettre en garde les 40 000 habitants concernés par le projet MESA. Dès sa création, le réseau Molignéole a d’ailleurs bénéficié du soutien de l'ASSOCIATION DE DEFENSE DES SITES ET DES VALLEES DU NAMUROIS asbl (ADSVN).

C’est à ce stade de l’exploration de la controverse, en visitant le site web de Molignéole (www.moligneole.be) et en consultant les rapports de l’ADSVN que nous avons pris conscience de l’importance mais aussi de l’ambiguïté du mot environnement utilisé comme argument favorable à leur cause par 2 partis ayant des objectifs pourtant si différents. En effet, ceux que l’on appellera pro-paysagers parlent d’environnement pour défendre leur patrimoine paysager tandis que ceux que l’on appellera pro-éoliens en parlent pour justifier l’installation d’éoliennes en tant que productrices d’énergie verte.

Nous constatons aussi que les militants du réseau Molignéole et de l’ADSVN composés de riverains mais aussi de nombreux écologistes ne rejettent pas les arguments de la région Wallone lorsqu’elle parle d’utiliser davantage les énergies renouvelables et encore moins le protocole de Kyoto auxquels ils sont favorables. Ils estiment simplement que si l'énergie éolienne est nécessaire, elle ne peut s'implanter de manière irréfléchie, non organisée et non écologique, c'est-à-dire sans respect de la qualité et du cadre de vie de la population prise au sens large, qu'elle soit riveraine ou de passage. Pour appuyer cela, ils vont faire référence à diverses conventions, lois adoptées par la Belgique. C’est à ce moment en consultant ces textes de lois que nous remarquons que le constat fait sur le mot « environnement » s’applique également au terme « développement durable », les 2 partis l’utilisent à des fins différentes:

‡Extrait du protocole de Kyoto, article 2 .1.a.iv

…Chacune des parties s’engagent de façon à promouvoir le développement durable à:
-(…)
- Recherche, promotion, mise en valeur et utilisation accrue de sources d'énergie renouvelables, de technologies de piégeage du dioxyde de carbone et de technologies écologiquement rationnelles et innovantes;

‡ Convention de Florence adoptée par la Comité des Ministres du Conseil de l’Europe le 19 juillet 2000 :

« Les Etats membres du Conseil de l’Europe, signataires de la présente Convention, Soucieux de parvenir à un développement durable fondé sur un équilibre harmonieux entre les besoins sociaux, l'économie et l'environnement; Notant que le paysage participe de manière importante à l’intérêt général, sur les plans culturel, écologique, environnemental et social, et qu’il constitue une ressource favorable à l’activité économique , dont une protection, une gestion et un aménagement appropriés peuvent contribuer à la création d’emplois ;

‡ Code Wallon d’aménagement du territoire :CWATUP
Article 1er du CWATUP :

« Le territoire de la Région wallonne est un patrimoine commun de ses habitants. La Région et les autres autorités publiques, chacune dans le cadre de ses compétences et en coordination avec la Région, sont gestionnaires et garantes de l’aménagement du territoire. Elles rencontrent de manière durable les besoins sociaux, économiques, patrimoniaux et environnementaux de la collectivité par la gestion qualitative du cadre de vie, par l’utilisation parcimonieuse du sol et de ses ressources et par la conservation et le développement du patrimoine culturel, naturel et paysager . »


Il peut être intéressant d’introduire à ce niveau la définition d’une énergie renouvelable : « énergie produite à partir d’une source qui se régénère au moins au même rythme que celui à laquelle on l’utilise » Energie renouvelable ne veut donc pas dire non polluantes et ne s’inscrit donc pas nécessairement dans une politique de développement durable ! Il est également important de noter que La notion d'énergie éolienne est à distinguer de celle de l'équipement éolien. Ce n'est pas parce que l'énergie éolienne est non polluante que sa production l'est également. L'écologie doit intégrer dans une même préoccupation la qualité de l'air et la protection de l'environnement. On peut voir sur le tableau ci-dessous que le bilan des émissions de CO2 pour les différentes sources d’énergies. Ajouter le tableau.

Nous remarquons que les différents intervenants sont pour la plupart bien qu’avec des avis divergents des écolos. Le divorce entre l'écologie politicienne et l'écologie de terrain, par rapport aux éoliennes, est tout à fait caractéristique de la différence entre la théorie et la pratique.

Revenons aux projets de l’ADSVN, le projet MESA ayant à plusieurs égards une dimension dépassant le cadre purement local de l'implantation,
il a été décidé que cette sensibilisation se réaliserait à plusieurs niveaux :

‡ Vis-à-vis de la population Wallonne et plus particulièrement de celle concernée par le projet:

A la base différentes craintes avaient été émises, notamment du point de vue du bruit, de la baisse de la valeur immobilière, voire même la perte d’oiseaux… Suite à différentes études, ces peurs ont vite été dissipées.
- Une éolienne émet deux sortes de bruits : du bruit mécanique et du bruit aérodynamique. Les avancées en la matière ont été telles que à des vitesses du vent de 4 à 7 m/s ou plus, les sons en provenance de feuilles, arbres, etc. masqueront graduellement tout bruit potentiel engendré par une éolienne. A des vitesses de vent de 8 m/s ou plus, il semble même absurde de discuter les émissions sonores d'une éolienne moderne.

- L’impact sur l’immobilier local serait négatif durant la période précédent la réalisation du projet jusqu’environ 6 mois après sa mise en exploitation. On observe que la valeur de l’immobilier local reprend son cours normal après cette période de creux.

- Selon les informations de l’AVES, société ornithologique, le taux de mortalité dû aux éoliennes de la dernière génération varie de 0 à 2 oiseaux par éolienne par an, selon la façon et l’endroit où elles sont placées. Une étude élaborée par le Ministère danois de l'environnement et de l'énergie a démontré que, en réalité, les lignes à haute tension constituent un danger bien plus important que les éoliennes en elles-mêmes.

Certaines personnes pensent parfois que l’installation d’éoliennes sur des sites industrielles où les paysages sont déjà « atteints » constitueraient une solution mais il n’en est rien. il est nécessaire d’éviter dans la mesure du possible les constructions générant des turbulences susceptibles de freiner ou de dévier le vent. Les zones industrielles présentent donc souvent des caractéristiques intrinsèques entrant en contradiction avec les conditions de faisabilité d’un parc éolien.

Suite à l’annonce du projet de parcs éoliens dans leur région, MESA a reçu 1.245 lettres émanant de la population. L’ensemble des courriers a fait l’objet d’une étude approfondie et a abouti à la révision du projet initial de 10 bouquets de 1 à 10 éoliennes, le nombre d’éoliennes a été porté à 61 puis à 39 et finalement à 32 suite à une étude d’incidence sur l’environnement.
Il faut remarquer aussi qu’une cartographie de zones exclues pour des raisons de protection des paysages majeurs est en préparation dans le cadre de la Conférence permanente de développement territorial, à la demande du Gouvernement.

‡ Vis-à-vis des pouvoirs locaux, provinciaux et régionaux.

Les différents arguments développés par l’ADSVN sont ici des plus pertinents, ils utilisent en effet différentes conventions ratifiées par la Belgique et la région Wallonne annonçant par là aux dirigeants qu’il est important de tenir compte des engagements suivants Kyoto mais pas à n’importe quel prix et certainement pas en délaissant notamment le CWATUP et la convention de Florence.(cfr introduction)

‡ Vis-à-vis d’Associations de protection de l’environnement

Nous parlerons dans ce point davantage des associations contre les éoliennes et cherchant des alternatives pour les remplacer.

En effet on constate que les éoliennes ne sont qu’une partie du volet prôné par la région wallonne en vue de satisfaire aux exigences de Kyoto ; en effet différentes sources d’énergies renouvelables existent, sont utilisées et constituent donc autant d’alternatives à l’énergie éolienne.
‡Le bois : une énergie renouvelable
Le bois est une vraie source d'énergie renouvelable, puisque qu'elle est produite chez nous et qu'elle entre dans le cycle naturel de vie et de mort de la végétation. Le bois n'émet que de faibles quantités de rejets soufrés (50 à 100 fois moins que le charbon et le mazout). Par ailleurs, si une nouvelle plantation remplace l'arbre coupé, le CO2 produit par le bois brûlé sera "avalé" par le jeune arbre qui pousse.

L'objectif de la politique de l'énergie est d'atteindre une production de chaleur de 5.550 GWh pour l'année 2010 à partir du bois.

‡ Le soleil, ressource inépuisable pour chauffer l'eau
En Belgique une surface horizontale d'un mètre carré reçoit, par an, une quantité d'énergie solaire d'environ 1000 kWh - soit l'équivalent de 100 litres de fuel.
La technologie la plus répandue pour utiliser cette énergie inépuisable et propre est le chauffe-eau solaire pour la production d'eau chaude sanitaire.

‡ La biométhanisation à partir de biomasse
A partir de matières organiques humides, on peut produire du méthane qui peut alors servir de combustible. Ce processus s'appelle la fermentation anaérobie (dégradation bactérienne en absence d'oxygène).
Ainsi, avec du fumier, du lisier, des déchets de plantes ou encore des déchets provenant de l'industrie agroalimentaire, on peut produire du méthane (CH4) dans un digesteur. La technologie est connue, fiable et peut être rentable. Certaines décharges de Wallonie sont d'ailleurs déjà exploitées pour récupérer cette énergie.
L'objectif de la politique de l'énergie est d'atteindre une production d'électricité de 100 GWh et une production de chaleur de 225 GWh pour l'année 2010.
‡L'eau - force motrice pour produire de l'électricité
La Wallonie est équipée actuellement d'une quarantaine de centrales hydroélectriques qui produisent de l'électricité à partir de la force des courants.
Les perspectives de développement résident essentiellement dans l'amélioration des sites existants et l'équipement de barrages et écluses.
L'objectif de la politique de l'énergie est d'atteindre une production d'électricité supplémentaire de 440 GWh en 2010, par rapport à l'année 2000.


Nous remarquons qu’avec leur prédiction de 370 GWh en 2010, les éoliennes ne représentent pas une part importante de la production d’énergie verte.

Une autre alternative comme nous en avons parlé tantôt est l’économie d’énergie. Dans cette perspective de nombreux efforts ont été consentis par certaines industries Wallonnes. En effet il ne faut pas perdre de vue que les industries représentent 60% de la consommation d’électricité, réaliser des économies à ce niveau et donc capital. C’est pourquoi une vingtaine d’industrie se sont engagées à réduire d’environ 10% leur consommation. D’autres économies sont possibles à l’échelle du foyer, comme l’utilisation d’éoliennes personnelles qui ne représentent cependant pas une solution des plus valables. Par exemple cette éolienne de déjà 7m20 de diamètre ne servirait qu’à diminuer le montant de la facture énergétique de son possesseur de 30 à 50 %.

L’utilisation de panneaux solaires est aussi intéressante mais il faut prendre garde car dans certaines cas son utilisation pourra conduire à l’utilisation de davantage d’hydrocarbure qu’une personne utilisant un simple boiler au gaz (du au rendement gaz‡électricité‡chauffage de l’eau beaucoup plus faible que le rendement gaz‡ chauffage de l’eau)

L’ADSVN a encore envoyé sont messages à d’autres groupes de personnes, intervention que nous nous contenterons de citer :

• dans le cadre de l’étude d’incidence vis à vis du CWEDD ;
• dans le cadre de l’enquête publique (permis unique), vis à vis de la CRAT , de la CRMSF, de la DGATLP, du fonctionnaire délégué et du gouvernement wallon;
• Vis-à-vis de la presse régionale et nationale.


Reste la conclusion, l’évolution de notre point de vue et ce que l’exploration de cette controverse nous a appris…



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t9

modif de la notice
désolé mais la partie en gras existe mais n'apparait pas ici...

Des éoliennes sur le plateau du Condroz . Installation et contestation au nom de l’environnement et du développement durable.

Actuellement , la part d’électricité provenant des sources d’énergie renouvelable est en Belgique de 1 ,1%. Dans le cadre du suivi des accords de Rio (1992) et de Kyoto(1995) , la directive européenne 2001/77/CE fixe comme objectif indicatif à ses Etats membres et notamment la Belgique de parvenir à produire d’ici 2010, 6% de leur électricité à partir de sources d’énergie renouvelable, soit une augmentation de 4,9 % par rapport à l’année 1997.La Wallonie , pour sa part , s’est fixée d’atteindre une production de 10% d’énergie verte. Pour atteindre cet objectif, le parlement Wallon a adopté au printemps 2001 un décret sur l’organisation du marché de l’électricité (organisant le mécanisme dit des « certificats verts »). Par ce système, la Région Wallonne soutient la production d’énergie verte en stimulant économiquement les fournisseurs a distribuer un certain pourcentage de l’électricité provenant de ces sources d‘énergies renouvelables. La région Wallonne promeut la diversification de ses sources d’approvisionnement en énergie renouvelable, mais également de son développement économique en utilisant ses propres ressources énergétiques générées par l’air (éolienne), la terre (biomasse) et le soleil. Dans ce cadre plusieurs champs d’éoliennes sont développés en Wallonie et notamment dans la région du Condroz. En cohérence avec les volontés internationales de diminuer les émissions de gaz à effets de serre, dans un souci général de protection de l’environnement, ces projets sont pourtant contestés au nom également de l’environnement, sonore ou paysager des riverains. Ainsi, le projet de 10 bouquets de 1 à 10 éoliennes (de 61 éoliennes) présenté par la société Molignée Energie SA (MESA) sur le plateau du Condroz est remise en cause par le réseau Molignéole ainsi que par l’Association pour la défense des sites et des vallées du Namurois (ADSVN).

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t11: Notice finale

En 1962, le livre de Rachel Carson, "The silent spring", dénonce les conséquences négatives provoquées par un usage immodére des pesticides,et notamment du DDT (dichloro-diphényl-trichloréthane) . Certains sont progressivement interdits en raison de leur écotoxicologie, comme le DDT dans les années 70. Différentes mesures sont successivement prises en vue d'une règlementation internationale. En 1987, les directives de Londres sont adoptées par le programme de nations unies pour l'environnement (PNUED). En 1989, une procédure facultative dite d'information et de consentement préalable (PIC) est établie. Pourtant en 1996, la Food and agriculture organisation (FAO), Organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, met en garde la communauté internationale. De grandes quantités de pesticides périmés sont gardées dans plusieurs pays en voie de développement (Afrique, Asie et Europe orientale) et menaçent gravement l'environnement et la santé publique en raison des mauvaises conditions d'utilisation et de stockage. Les menaces ne se limitent pas à ces pays mais concernent l'ensemble de la planète. Pointée du doigt, la communauté internationale (pays donateurs, organismes d'aide, fabricants, et gouvernements bénéficiaires) est appelée à aider ces pays à éliminer ces produits toxiques et à éviter qu'ils ne continuent à s'accumuler. Certains programmes d'élimination des stocks de pesticides sont actuellement mis sur pied (par exemple le « Africa Stockpiles Programme» pour la période 2004-2007).
L'existence des ces stocks impressionants de produits toxiques périmés impose un constat: les pays exportateurs déclassent leurs produits toxiques tandis que les pays importateurs les stockent. mais elle pose aussi l'épineux problème des précautions d'utilisation très sophistiquées que ces produits exigent, et de la spécificité des milieux où elles auront à être mise en oeuvre. L'efficacité d'une technologie à haut risque peut-elle être évaluée sans tenir compte des savoirs et des savoirs- faire que nécessite son bon usage? Sans aller jusqu'à évaluer de l'efficacité des produits commercialisés, la convention de Rotterdam, adoptée le 10 décembre 1998, prend très au sérieux ces savoirs nécessaires au bon usage des produits toxiques, en rendant la procédure PIC juridiquement contraignante. Lorsqu'en 2001, la FAO met en place un code international de conduite, concrétisé dans la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP), la polémique DDT revient au centre des débats. Cette convention sera contraignante pour les pays signataires dès que 50 pays au moins auront ratifié la convention. Cet objectif vient d'être atteint; la convention de Stockholm devra donc être appliquée à partir du 17 mai prochain.Pour le moment, l'interdiction n'est pas envisageable dans le cas du DDT puisque celui-ci est indispensable pour les populations subissant les ravages de la malaria. En effet, aucune autre alternative qui soit à la fois économique, efficace et inoffensive pour la santé et l'environnement n'a encore été trouvée. Une solution au problème serait peut-être de combiner plusieurs alternatives.

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avril 22, 2004

t6 : powerpoint

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avril 21, 2004

t11: réglementation du DDT

CIP et convention de Stockholm

http://www.pic.int/fr/DGD/DDTFr.DOC


http://www.biovert.com/presse/communiques/2004/fevrier04/mdrgf.html


http://www.pops.int/documents/convtext/convtext_fr.pdf
Les pages 28 à 31 concernent le DDT.


http://www.greenpeace.org/france_fr/multimedia/download/1/250493/0/guidePOP.pdf
Ce document (pg 5) nous présente les étapes de l'entrée en vigueur légale de la convention de Stockolm. Nous apprenons ainsi que cette convention ne sera adoptée que par les états signataires et non par tous les pays du monde (ce qui est sous-entendu dans la notice).

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avril 19, 2004

t12 - rapport final

Etude de la Forêt de Soignes au travers de deux polémiques :
- Conflit d'intérêts autour des sentiers
- La gestion de la bio-diversité

Dans ce cadre une forme d’approche inédite a été mise en place : la Plate-Forme Participative de la Forêt de Soignes.


_________________________________

Forêt de Soignes


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1. Introduction


1.1. Présentation de la Forêt de Soignes

La Forêt de Soignes est une forêt au passé très riche. Elle a traversé toutes les vicissitudes du temps. Certains sites, comme le Rouge-Cloître construit au 14e siècle, témoignent d'une activité déjà intense à cette époque. Des signes plus anciens de la présence de l'homme sont également présents.
Elle fait figure de laboratoire à plus d’un titre. Principale forêt d’agrément pour les habitants de l’agglomération bruxelloise, elle représente 60 % des espaces verts ouverts au public. Y assurer conjointement le développement des activités récréatives et éducatives et la protection de la bio-diversité constitue un véritable défi. En outre, depuis la régionalisation du pays en 1984, elle est partagée entre les trois régions aux caractéristiques humaines, politiques et législatives différentes.


Cette forêt remplit différentes fonctions :
- une fonction sociale : la forêt reçoit près de 750.000 visiteurs par an ;
- une fonction économique : il s’agit d’une des hêtraies les plus productives d’Europe ;
- une fonction écologique : on y trouve 384 espèces de plantes, 39 espèces de mammifères dont 14 chauves-souris et 132 espèces d’oiseaux.


La Forêt de Soignes recèle aussi cinq réserves naturelles. Il s'agit de zones humides -localisées dans la vallée du Vuilbeek, la vallée des Enfants Noyés, le vallon de Trois Fontaines et celui de Rouge-Cloître- ainsi que de versants calcaires situés à Trois Fontaines et au Rouge-Cloître…
Jadis, une forêt giboyeuse, aujourd’hui la grande faune se limite au renard et au chevreuil, réintroduit après son extinction. Parmi les petits mammifères, les musaraignes et les petits rongeurs comme les campagnols, les mulots et les rats constituent des proies pour les petits mordants tels que belettes et hermines et pour les rapaces comme les chouettes hulottes.


Le Sommet International de la Terre à Rio de Janeiro (1992), les conférences Ministérielles de Helsinki (1993) et de Lisbonne (1998) : autant d'appels internationaux à une gestion durable et intégrée des forêts, écosystèmes de plus en plus menacés.
Pour répondre à ce souci, l'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement) a dressé un plan de gestion pour la Forêt de Soignes. Soumis à enquête publique fin 2000, ce projet de plan a recueilli la réaction de près de 4000 personnes; témoignage indéniable de l'intérêt et de l'attachement de la population à cette forêt péri-urbaine.

Suite à cette consultation publique, le plan de gestion a été modifié. Il est apparu que la mise en place d’une gestion et d’un développement durable nécessitait une participation citoyenne. Dans ce cadre une forme d’approche inédite a été mise en place : la Plate-Forme Participative de la Forêt de Soignes.

1.2. La plate-forme participative de la Forêt de Soignes

La plate-forme est financée par l’IBGE et mise en œuvre en collaboration avec le WWF-Belgium, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) et la Fondation Roi Baudouin (FRB).

Le plan de gestion prévoit la mise en place d'une plate-forme participative, c’est-à-dire "un outil fédérateur où s’élaborent une réflexion globale sur les diverses fonctions de la forêt ainsi que des collaborations volontaires entre ses multiples acteurs (gestionnaires et utilisateurs)". La plate-forme participative devra dégager des engagements des différents acteurs pour que la forêt puisse assurer aujourd'hui et demain, et de façon simultanée et harmonieuse, ses rôles écologiques, économique, social et culturel.
Le fonctionnement d'une telle plate-forme participative repose sur une large représentativité des acteurs (gestionnaires et usagers), sur la recherche du consensus entre les différents intérêts en présence, sur une coordination dynamique et sur une structure de réseau ouvert.


Le site Internet de la plate-forme participative de la Forêt de Soignes :
http://www.soignes-zonien.net/fr/

Un autre lien :
http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=ground&menu=dev.cfm&page=dev/together_sd/plateforme_foret_Soignes.cfm

2. Conflit autour d’un sentier

Hippo-Drôles est une association de cavaliers-propriétaires orientée vers la randonnée. L’association s’engage également à militer pour la défense de nos chemins de terre (patrimoine ancestral en voie de disparition suite au remembrement - RAVeL- manque d’entretien…) (http://ibelgique.ifrance.com/hippo-droles/).


Cette association milite pour l’obtention de parcours uniquement réservés aux chevaux. La cohabitation avec les VTTistes est bien souvent problématique. Un terrain d’entente reste à dégager. En effet les vélos risquent d’effrayer les chevaux.
Mais souvent les parcours réservés aux chevaux sont aussi utilisés par les VTTistes. Dès lors les rencontres sont fréquentes, inévitables et problématiques (http://www.soignes-zonien.net/online_publications/plen24mars03_fr.pdf).


Différentes optiques ont été dégagées pour tenter de remédier à ce problème. La plate-forme participative a eu un rôle important à jouer à ce niveau.
Elle a notamment permis la concertation entre utilisateurs et l’étude des besoins spécifiques des VTTs en Forêt de Soignes, ce qui a conduit à une première conclusion: les pratiquants du VTT ne revendiquent pas l’établissement d’un circuit fermé qui leur serait exclusivement réservé. La pratique du VTT, surtout en Forêt de Soignes, implique le contact avec d’autres utilisateurs et un environnement fragile, qui doivent être respectés. Le ou les parcours pour les VTTs doivent donc s’appuyer essentiellement sur l’offre existante en relevant les problèmes de liaison pour former des boucles d’une part et offrir des tronçons plus spécifiques d’autre part. (http://www.soigneszonien.net7/fr/resultats/gt_2/synthese.htm).

En outre, la nature du revêtement des sentiers est aussi d’une grande importance.
(http://www.soignes-zonien.net/fr/resultats/gt_2/synthese.htm)


 Aspects “utilisateurs” (points débattus par le deuxième groupe de travail de la plate-forme participative)
- L’asphalte est apprécié par les cyclistes pour son confort d’utilisation mais malgré ce paramètre “confort”, les utilisateurs préfèrent maintenir un confort moindre mais une ambiance forestière véritable au cœur de la Forêt de Soignes.

- Mieux prendre en compte les aspects perméabilité/ruissellement dans le choix du revêtement mais également lors de la pose de celui-ci. Ceci permettrait d’éviter les dégradations et les dangers liés à l’érosion des chemins (création de ravines, etc). Les revêtements drainants sont à favoriser.
- Tenir compte des expériences « pilotes » réalisées pour les revêtements de pistes cavalières (sable gris drainant en lieu et place du sable traditionnel). Ce qui permet de limiter l’accès de ces sentiers uniquement aux chevaux car le sable décourage les cyclistes.
- Un autre aspect est aussi à prendre en considéreation, c’est l’entretien de ces divers réseaux.
- Une idée qui pourrait être creusée consisterait à impliquer les groupes d’utilisateur dans l’entretien de leur chemin. Pour exemples, cela se fait en Région Wallonne pour l’entretien des chemins de grande randonnée (GR) où certains groupes de personnes sont responsable d’un kilométrage de tronçons.
Il ne faut cependant pas tout uniformiser !

Certaines sections pavées, bien que présentant un profil en V, sont bien stabilisées et, par ailleurs, présentent un certain charme. Il conviendrait de les maintenir. Dans le même ordre d’idées, il serait intéressant de maintenir les drèves et les chemins de grande valeur et beauté (éléments du patrimoine) telle les Drèves du Moulin et des Brûlés. Un classement peut-il être envisagé ?

Le projet Ravel prévoit la gestion des chemins en Belgique : depuis 1996, le Ministère Wallon de l’Equipement et des Transports a mis en place un vaste projet de « Réseau Autonome de Voies Lentes » appelé RAVeL. Ce plan prévoit l’aménagement de plusieurs sentiers goudronnés en Belgique et notamment en Forêt de Soignes.

Mais tous ne s’accordent pas sur l’asphaltage des sentiers pédestres.
PIRATVEL est un site où l’on peut obtenir un autre point de vue sur cette uniformisation des sentiers.

« Mais faites-nous une fleur, si vous prenez le Ravel, prenez-le avec vous et gardez-le surtout… », tel est l’optique de ce site Internet !

Nous pouvons y lire :

Le ravel en Belgique, est devenu un non-sens, en effet sous le couvert d'une volonté de faire découvrir la nature; le ravel massacre sans retenue les derniers chemins et sentiers à granulosité fine pour les remplacer, par des routes bétonnées, malgré les plaintes des riverains et amoureux de la nature. D'ici peu de temps, la Belgique qui possède déjà le plus dense réseau routier et autoroutier d'Europe, n'aura plus pour horizon que la grisaille du béton. Je ne comprends pas, comment ces soi disant amoureux du patrimoine ancestral de la Belgique( chemins et sentiers), peuvent allier nature et béton.
Toutes les revendications qui ont été jusqu'à présent émises à l'encontre de la "ravelisation" n'ont absolument pas été entendues et retenues.

Bientôt, nous n'aurons plus la possibilité de promener dans la nature via les sentiers ou lignes de chemins de fer désaffectées, sans risquer de fouler un béton hideux et sans poésie.

Pourquoi, ne tient-on jamais compte des désirs des citoyens?

Certains membres du ravel, eux-mêmes, avouent n'emprunter le réseau Ravel qu'à vélo et le moins souvent possible, blasé par la monotonie du béton.

Pourquoi dès lors continuent-ils à bétonner sans cesse les seuls chemins qu'il nous reste ?

Ne peut-on pas imaginer l'entretien pur et simple de ces chemins et de garder ainsi un patrimoine naturel intact ?


Plus de renseignements :
http://ibelgique.ifrance.com/soignes/piratvel/piratvel2.html

Il est donc maintenant évident qu’il faut être attentif à la nature des revêtements aussi bien pour l’aspect du paysage, que pour le confort d’utilisation des sentiers. Mais il semblerait que la nature du revêtement ait aussi un impact sur la nature de la bio-diversité aux alentours des sentiers. Il faut également tenir compte de facteurs comme le trafic et l’intensité de celui-ci. Dès lors, les bouleversements au niveau du biotope sont importants.

Par exemple, l’incidence du bruit causée par le au trafic autoroutier (asphaltes) : la diminution drastique de plusieurs espèces d’oiseaux forestiers nous a amené à examiner l’hypothèse d’une possible perturbation due au bruit résultant de l’intensité du trafic routier (phénomène mis en évidence par des recherches néerlandaises).
Une relation linéaire entre l’intensité du bruit et la densité d’oiseaux nicheurs a d’ailleurs été mise en évidence. Elle indiquent que cette forme de pollution réduit la surface et la qualité des habitats exploitables par l’avifaune.
http://www.aves.be/surveillancebrux.htm


Le revêtement à lui seul peut être une source de nombreuses influences insoupçonnées sur l’environnement direct des sentiers

 Aspects “écologique” (points débattus par le deuxième groupe de travail de la plate-forme participative)


L’idéal serait de promouvoir les revêtements en pavés et les chemins forestiers en terre battue (favorables à la flore forestière) et d’éviter l’utilisation de la dolomie, du sable, de l’asphalte (impact défavorable).

Une étude financée par l’IBGE a été menée conjointement par le Centre d’Information de la Forêt de Soignes (CIFS) et la VUB (Sandrine Gadefroid et Nico Koedam). Cette étude a notamment pris en compte l’impact sur l’écologie de la forêt et plus précisément les impacts sur la flore. Les substrats analysés sont le sable, la dolomie, les pavés, l’asphalte et un témoin. Différents paramètres ont été analysés à savoir le pH, l’azote, le nombre d’espèces forestières, le nombre d’espèces liées à une perturbation, les espèces rudérales, la compaction du sol,… (Procès-verbal de la réunion plénière du 24 mars 2003 : http://www.soignes-zonien.net/français/).

Cela met en évidence les multiples combinaisons de surfaces disponibles ainsi que les multiples facteurs à prendre en considération avant d’imposer tel ou tel type de revêtement.

3. La biodiversité en Forêt de Soignes

Le problème des chemins a mis en lumière une nouvelle problématique bien plus large : la gestion de la bio-diversité. Cette problématique fait d’ailleurs l’objet du quatrième groupe de travail de la plate-forme participative, celui-ci est toujours en cours actuellement.
(http://www.soignes-zonien.net/fr/travaux/index.htm)


3.1. Etat du biotope

Dans un premier temps, nous nous sommes intéressés à l’état actuel des effectifs. Et nous avons trouvé que :

- La forêt n’abrite plus que deux grands mammifères sauvages : le renard (réapparu dans les années 50) et le chevreuil.

Hélas, les chiens errants ou non tenus en laisse constituent un danger important pour le renard et les jeunes renards sont particulièrement touchés par les voitures à l’époque où ils recherchent un domaine vital.
De graves menaces pèsent également sur les chevreuils en raison de la dégradation croissante de la forêt, due à la pression récréative mais surtout au grand nombre de chiens en liberté dans le bois.

- La Forêt de Soignes est d’une richesse exceptionnelle en chauves-souris, qui constituent le groupe de mammifères globalement le plus menacé d’Europe. L'étonnante richesse de la forêt en chiroptères a d'ailleurs justifié que la massif soit proposé au niveau européen comme zone de protection spéciale (voir Natura 2000).

- On dénombre une centaine d'espèces d'oiseaux en Forêt de Soignes.

Les études démontrent malheureusement une nette diminution de certains passereaux insectivores tels que le pouillot siffleur, le pipit des arbres ou le rouge-queue à front blanc. Des espèces communes voire très communes telles que la fauvette à tête noire, le troglodyte mignon, la mésange charbonnière et le rouge-gorge familier présentent également de fortes diminutions. Une seule espèce de passereaux insectivores présente une augmentation. Il s’agit du pouillot véloce. En ce qui concerne les causes de leur disparition, toute une série de facteurs sont envisageable : la pollution, y compris sonore, l’abondance et la qualité des aliments, notamment les insectes et les graines, l’impact des chiens non tenus en laisse, la sur-fréquentation du milieu,…

- Il existe également un nombre important d’espèces d’amphibiens et de reptiles indigènes de la Région de Bruxelles-Capitale.

Ceux-ci sont menacés à cause de la gestion inadaptée des milieux, de la fréquentation trop intensive hors sentiers par les piétons et VTTs, du trafic routier, de la pollution des eaux, des lâchers intempestifs d’animaux exotiques ou domestiques (tortues, grenouilles, serpents, canards) et des ré-empoissonnements systématiques ou exagérés.

Nous constatons qu’à plus d’un titre, la cohabitation entre le biotope naturel de la forêt et l’activité de l’homme n’est pas toujours aisée.

Sites exploités :
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1585
http://www.aves.be
http://www.foret-de-soignes.be/
http://mrw.wallonie.be/dgrne/pedd/foret/c3f_fdtm.htm
http://ibelgique.ifrance.com/soignes/SOIGNES/


3.2. Evolution de ce biotope

La Forêt de Soignes abrite ou a abrité pas moins de 46 espèces de mammifères! Selon les responsables d'une étude scientifique récente, "7 espèces de mammifères ont disparu du massif. Il s'agit de l'ours brun (disparu vers 1000), du loup (disparu vers 1810), du muscardin (un rongeur) (disparu depuis 1842). Le sanglier et le cerf étaient encore présents au tournant du XIXe et du XXe siècle. Les derniers à disparaître, il y a une dizaine d'années, sont le blaireau et le lièvre".
Sur les 39 espèces de mammifères encore présentes, on trouve par exemple 14 espèces de chauves-souris. Il s'agit là d'un beau record puisque la Belgique toute entière en compte 18!
Une espèce introduite, que les scientifiques qualifient d'"exotique", est aussi présente en Forêt de Soignes. Elle est bien connue des promeneurs puisqu'il s'agit du tamias ou écureuil de Corée.

Cette diversité ne doit pas cacher le fait que les effectifs ont diminué de manière importante. Première cause, le trafic routier. En effet, la forêt est sillonnée de routes très nombreuses et très fréquentées. Les animaux paient là un lourd tribut.
Mais ce n'est pas la seule cause et des études sont encore nécessaires. Certains scientifiques épinglent la présence de trop nombreux chiens en liberté ou en semi-liberté, qui dérangent la faune. Sans oublier l'impact très probable des promeneurs qui s'écartent des chemins.

Pour plus d’information sur la Forêt de Soignes :
http://www.foret-de-soignes.be/


3.3. Disposition visant à protéger le biotope :

Nous avons dès lors recherché quelles sont les dispositions prises par les autorités pour protéger ce biotope. Il nous semblait aussi important de faire cette recherche en n’oubliant pas les aspects économiques et sociaux de ces dispositions.


Tout d’abord, il faut savoir que la Forêt de Soignes est implantée sur trois régions aux caractéristiques humaines, politiques et législatives différentes. Il en résulte que les règles régissant la gestion de la forêt varient quelque peu. Les lois et codes forestiers des régions flamande et wallonne sont conçus pour répondre à des situations beaucoup plus larges que dans le cas de la Région de Bruxelles Capitale. Celle-ci a, par exemple, été beaucoup plus tolérante en matière d'accessibilité en dehors des chemins ou pour les chiens.


a) Divergence entre régions :

La Région flamande a opté dès 1983 pour une gestion forestière multifonctionnelle, marquée par des objectifs écologiques. Ainsi, les gestionnaires flamands ont choisi de privilégier la diversification de la structure des peuplements, au détriment de la hêtraie homogène omniprésente, et de préserver les valeurs naturelles.
Toute intervention sylvicole a été arrêtée sur une petite portion de la Forêt de Soignes. L'objectif était d'y privilégier le développement naturel de la forêt et d'augmenter la biodiversité. En 1995, cette zone a été agrandie et officiellement décrétée "réserve forestière". Actuellement, la Forêt de Soignes compte deux réserves de ce type dans sa partie flamande pour une superficie totale d'environ 125 ha. Elle sont surtout formées de hêtres et de chênes. Leur évolution est suivie par les scientifiques.

En Région de Bruxelles-Capitale, un projet de plan de gestion a été préparé depuis 1999, puis soumis à consultation publique à la fin de l'année 2000. Il a été adopté par le Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale dans le courant de 2002. Il contient un très grand nombre de mesures répondant à des objectifs à la fois écologiques, sociaux, paysagers et dans une moindre mesure économiques. Son objectif est de répondre aux principes du développement durable.

La gestion de la partie wallonne de la Forêt de Soignes se caractérise quant à elle par une très forte tradition forestière qui se traduit par le souci de conserver au milieu forestier une fonction économique tout en intégrant les fonctions écologique et sociale. Les axes principaux du plan de gestion sont avant tout une régénération accélérée de la hêtraie, considérée comme surannée, et une diversification des essences. À terme, le hêtre qui représente plus de 70% aujourd'hui ne devrait plus s'étendre que sur 40 à 60% de la partie wallonne.

Les autres gestionnaires du massif développent des modes de gestion propres à leurs objectifs d'accueil du public ou de développement de leur patrimoine spécifique (Domaine de la Donation Royale (avec l'Arboretum de Tervuren), Domaine du château de La Hulpe, ...)

Dans ce cadre, la plate-forme participative a d’ailleurs travaillé sur une harmonisation des législations des trois régions.

Pour plus de renseignements :
http://www.foret-de-soignes.be/
http://www.soignes-zonien.net/fr/resultats/gt_3/index.htm


b) Natura 2000 :

Toutefois les trois régions participent à un même effort législatif en matière de protection de la nature et de développement du patrimoine biologique. Elles ont toutes les trois proposé la forêt comme espace Natura 2000.

Natura 2000, réseau européen de sites protégés, est constitué de la combinaison des sites désignés en application de la Directive “Oiseaux” et dénommés “Zones de Protection Spéciale (ZPS)” et des sites désignés en application de la Directive "Habitats" et dénommés “Zones Spéciales de Conservation (ZSC)”.

La loi n'a cependant rien prévu pour contrer les pertes financières du propriétaire ou de l'occupant dont l'activité (culture, extraction, construction...) a dû être modifiée voire arrêtée sous prétexte qu'elle menace un site Natura 2000. Pour elle, il s'agit d'une servitude légale d'utilité publique qui ne nécessite pas d'indemnisation. Pour atténuer ce qui peut passer pour une injustice aux yeux des personnes lésées, le législateur a prévu une exemption du précompte immobilier et des droits de succession sur les biens immobiliers (arbres compris) érigés en sites Natura 2000.
De plus, la quasi-absence de scientifiques dans les commissions de conservation ne donne pas toutes les garanties d'un travail réellement scientifique. Et enfin, le budget consacré à la mise en oeuvre du réseau Natura 2000 reste bien trop faible pour permettre d'atteindre rapidement les objectifs fixés.
Néanmoins, du point de vue de la conservation de la nature et du développement durable, Natura 2000 est un pas en avant formidable, ne fût-ce que par les superficies concernées.


Pour plus d’informations sur Natura 2000:
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1374
http://dossiers.lesoir.be/laviedunet/Misonet/A_03E2B4.asp
http://www.aves.be/natura2000.html
http://natura2000.wallonie.be


c) La labélisation FSC :

Depuis quelques années, la gestion forestière s'est enrichie d'un autre concept: celui de la certification de la gestion durable et responsable des forêts (certification FSC, ou PEFC). Il s'agit de privilégier le commerce du bois issu de forêts dont la gestion répond à des critères de durabilité et prend en compte des aspects sociaux et écologiques.

Depuis novembre 2003 la Forêt de Soignes bénéficie de la certification FSC (Forest Stewardship Council).
Mais quels sont les avantages d’une telle certification ? Elle est garante d’une meilleure planification et d’un meilleur suivi des pratiques de gestion, relève Didier Gosuin. Par ailleurs, le bois produit en Forêt de Soignes se voit aussi attribuer le logo FSC. Ce qui signifie que le produit de la vente de ce bois s’avérera économiquement avantageux à long terme, la demande en bois labellisé ne cessant d’augmenter.

Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale, indépendante, non gouvernementale et à but non lucratif. Actuellement, il est le seul label de certification forestière qui bénéficie du soutien de toutes les organisations environnementales.

Depuis toujours, nous devons veiller à faire le moins de dégâts possibles, souligne un bucheron de BXL. Bien sûr, le métier a évolué. Aujourd’hui, nous devons porter une tenue réglementaire, un casque. L’huile de la tronçonneuse doit aussi être biologique.
Les techniques d’abattage doivent respecter l’environnement. La débardeuse doit suivre certains tracés. Elle ne peut employer son grappin pour déplacer l’arbre abattu mais doit utiliser un câble. Les pneus de l’engin doivent être légèrement dégonflés pour ne pas former des ornières et causer des dommages irrémédiables au sol, énumère l’ingénieur forestier.


Le label FSC, pourtant très strict, ne semble pas affecter trop durement l’exploitation de la Forêt de Soignes, celle-ci reste donc d’actualité moyennant un certain nombre de contraintes (imposées par la labellisation) pour garantir une conservation optimale du milieu.

Plus d’informations sur cette labellisation :
http://www.regions.be/Regions/Bruxelles/page_4769_170356.shtml
http://www.fscoax.org/principal.htm
http://sfms.com/fscf.htm


Nous le voyons donc, depuis l’année 2000, une série de dispositions a été prise pour protéger le biotope de la Forêt de Soignes, parfois même en négligeant les propriétaires privés. Cette politique s’inscrit dans une volonté de gestion selon des critères de développement durable.



4. Conclusion

Au travers des deux points soulevés (chemins et bio-diversité), nous avons pu constater l’engagement de la plate-forme participative comme organe de concertation.
La plate-forme semble faire l’unanimité au sein des associations et autres acteurs (économiques, sociaux,…) soucieux du devenir de la forêt.
Cela s’observe sur le Web : un nombre important de sites de particuliers date des années 2000 – 2001 c’est-à-dire avant la mise en place de la plate-forme. La multitude de ces sites traduit le besoin des particuliers de s’exprimer sur de nombreux problèmes soulevés par le nouveau plan de gestion.
Actuellement, nous ne trouvons plus de sites isolés contestant la gestion de la Forêt de Soignes. De plus, les associations de protection de l’environnement (habituellement virulentes renvoient systématiquement vers la plate-forme, ce qui démontre bien l’efficacité de cette initiative innovante.

Cependant, la plate-forme ne fournit pas toutes les solutions et reste un organe de consultation. Il reste encore beaucoup à faire dans de multiples domaines.


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avril 15, 2004

t12 - rapport 2

Nouvelles lignes directrices : les voiries et la biodiversité.

Forêt de Soignes


1. Intro


1.1. Présentation de la forêt de soigne


La Forêt de Soignes est une forêt au passé très riche. Elle a traversé toutes les vicissitudes du temps. Certains sites, comme le Rouge-Cloître construit au 14ème siècle, témoignent d'une activité déjà intense en forêt de Soignes à cette époque. Des signes plus anciens de la présence de l'homme sont également présents.
Elle fait figure de laboratoire à plus d’un titre. Principale forêt d’agrément pour les habitants de l’agglomération bruxelloise, elle représente 60 % des espaces verts ouverts au public. Y assurer conjointement le développement des activités récréatives et éducatives et la protection de la biodiversité constitue un véritable défi. En outre, depuis la régionalisation du pays en 1984, elle est partagée entre les trois régions aux caractéristiques humaines, politiques et législatives différentes.


Cette forêt remplit différentes fonctions :
• une fonction sociale : la forêt reçoit près de 750.000 visiteurs par an;
• une fonction économique : il s’agit d’une des hêtraies les plus productives d’Europe;
• une fonction écologique : on y trouve 384 espèces de plantes, 39 espèces de mammifères dont 14 chauves-souris et 132 espèces d’oiseaux.


La forêt de Soignes recèle aussi cinq réserves naturelles.
Il s'agit de zones humides -localisées dans la vallée du Vuilbeek, la vallée des Enfants Noyés, le vallon de Trois Fontaines et celui de Rouge-Cloître- ainsi que de versants calcaires situés à Trois Fontaines et au Rouge-Cloître…
Jadis, une forêt giboyeuse, aujourd’hui la grande faune se limite au renard et au chevreuil, réintroduit après son extinction. Parmi les petits mammifères, les musaraignes et les petits rongeurs comme les campagnols, les mulots et les rats constituent des proies pour les petits mordants tels que belettes et hermines et pour les rapaces comme les chouettes hulottes.


Suite à quelques recherches nous avons rapidement pris connaissance de l’existence d’une structure permettant à tout les acteurs de la forêt de s’exprimer : la plateforme participative.

1.2. La Plate-forme participative de la Forêt de Soignes

Le Sommet International de la Terre à Rio de Janeiro (1992), les conférences Ministérielles de Helsinki (1993) et de Lisbonne (1998) : autant d'appels internationaux à une gestion durable et intégrée des forêts, écosystèmes de plus en plus menacés.
Pour répondre à ce souci, l'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion del'Environnement) a dressé un plan de gestion pour la Forêt de Soignes. Soumis à enquête publique fin 2000, ce projet de plan a recueilli la réaction de près de 4000 personnes; témoignage indéniable de l'intérêt et de l'attachement de la population à cette forêt périurbaine.

Le projet est financé par l’IBGE et mis en œuvre en collaboration avec le WWF-Belgium, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) et la Fondation Roi Baudouin (FRB).

Le plan de gestion prévoit la mise en place d'une plate-forme participative, c’est à dire "un outil fédérateur où se mettent sur pied une réflexion globale sur les diverses fonctions de la forêt ainsi que des collaborations volontaires entre ses multiples acteurs (gestionnaires et utilisateurs)". La plate-forme participative devra dégager des engagements des différents acteurs pour que la forêt puisse assurer aujourd'hui et demain, et de façon simultanée et harmonieuse, ses rôles écologique, économique, social et culturel.
Le fonctionnement d'une telle plate-forme participative repose sur une large représentativité des acteurs (gestionnaires et usagers), sur la recherche du consensus entre les différents intérêts en présence, sur une coordination dynamique et sur une structure de réseau ouvert.


Le site Internet de la plate-forme participative de la forêt de soigne :
http://www.soignes-zonien.net/fr/

D’autres liens liés :
http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=ground&menu=dev.cfm&page=dev/together_sd/plateforme_foret_Soignes.cfm

2. Conflit autour d’un sentier


a) Hippo-Drôles (association équestre)

Hippo-Drôles est une association de cavaliers-propriétaires orientée vers la randonnée. L’association s’engage également à militer pour la défense de nos chemins de terre (patrimoine ancestral en voie de disparition du aux remembrement - RAVeL- manque d’entretien…).http://ibelgique.ifrance.com/hippo-droles/


Cette association milite pour l’obtention de parcours uniquement réservés aux chevaux. La cohabitation avec les VTTiste est bien souvent problématique. Un terrain d’entente reste à dégager. En effet les vélos risque d’effrayer les chevaux.
Mais bien souvent les parcours réservés aux chevaux sont aussi très appréciés par les VTTistes. Dès lors les rencontres sont fréquentes, inévitables et problématiques.
http://www.soignes-zonien.net/online_publications/plen24mars03_fr.pdf


Différentes optiques ont été dégagées pour tenter de remédier à ce problème. La plat-forme participative à eu un rôle important à jouer à ce niveau.
Elle a notamment permit la concertation entre utilisateurs et l’étude des besoins spécifiques des VTTs en Forêt de Soignes, ce qui a conduit à une première conclusion: les pratiquants du VTT ne revendiquent pas l’établissement d’un circuit fermé qui leur serait exclusivement réservé. La pratique du VTT, surtout en Forêt de Soignes, implique le contact avec d’autres utilisateurs et un environnement fragile qui doivent être respectés. Le ou les parcours pour les VTTs doivent donc s’appuyer essentiellement sur l’offre existante en relevant les problèmes de liaison pour former des boucles d’une part et offrir des tronçons plus spécifiques d’autre part. (www.soigneszonien.net\fr\resultats\gt_2\synthese.htm).

D’autre part la nature du revêtement des sentier est aussi d’une grande importance.
(http://www.soignes-zonien.net\fr\resultats\gt_2\synthese.htm)


 Aspects “utilisateurs”
- L’asphalte est appréciée par les cyclistes pour son confort d’utilisation mais malgré ce paramètre “confort”, les utilisateurs préfèrent maintenir un confort moindre mais une ambiance forestière véritable au cœur de la Forêt de Soignes.

- Mieux prendre en compte les aspects perméabilité/ruissellement dans le choix du revêtement mais également lors de la pose de celui-ci. Ceci permettrait d’éviter les dégradations et les dangers liés à l’érosion des chemins (création de ravines, etc). Les revêtements drainants sont à favoriser.
- Tenir compte des expériences “pilotes” réalisées pour les revêtements de pistes cavalières (sable gris drainant en lieu et place du sable traditionnel. Ce qui permet de limiter l’accès de ces sentier uniquement aux chevaux car le sable décourage les cyclistes.
- Un autre aspect est aussi a prendre en considération, c’est l’entretient des ces divers réseaux :

- Une idée qui pourrait être creusée consisterait à impliquer les groupes d’utilisateurs dans l’entretien de leur chemin. Pour exemple, cela se fait en Région Wallonne pour l’entretien des chemins de grande randonnée (GR) où certains groupes de personnes sont responsables d’un kilométrage de tronçons.

Il ne faut cependant pas tout uniformiser !!!

Certaines sections pavées, bien que présentant un profil en V, sont bien stabilisées et présentent un certain charme par ailleurs. Il conviendrait de les maintenir. Dans ce même ordre d’idées, maintenir les drèves et chemins d’une grande valeur et beauté (éléments du patrimoine ) telle les Drèves du Moulin (Boitsfort) et des Brûlés. Un classement peut-il être envisagé?


Le Ravel vient directement s’inscrire dans cette optique : depuis 1996,le Ministère Wallon (BE) de l'Equipement et des Transports a mis en place un vaste projet de réseau de " Réseau Autonome de voies lentes" appelé RAVeL. Ce plan prévois l’aménagement de plusieurs sentiers goudronnés en Belgique et notamment en forêt de Soignes.
Mais tous ne s’accordent pas sur l’asphaltage des sentier pédestres.

PIRATVEL est un site où l’on peut obtenir un autre point de vue sur cette uniformisation des sentiers en voie asphaltées.

« Mais faîtes nous une fleur si vous prenez le Ravel, prenez le avec vous et gardez le surtout.... » Tel est l’optique de ce site internet !

Nous pouvons y lire :
Le ravel en Belgique, est devenu un non sens, en effet sous le couvert d'une volonté de faire découvrir la nature; le ravel massacre sans retenue les derniers chemins et sentiers à granulosité fine pour les remplacer, par des routes bétonnées, malgré les plaintes des riverains et amoureux de la nature. D'ici peu de temps, la Belgique qui possède déjà le plus dense réseau routier et autoroutier d'Europe, n'aura plus pour horizon que la grisaille du béton. Je ne comprend pas, comment ces soi disant amoureux du patrimoine ancestral de la Belgique( chemins et sentiers), peuvent allier nature et béton.
Toutes les revendications qui ont été jusqu'à présent émises à l'encontre de la "ravelisation" n'ont absolument pas été entendues et retenues.
Bientôt, nous n’aurons plus la possibilité de promener dans la nature via les sentiers ou lignes de chemins de fer désaffectées, sans risquer de fouler un béton hideux et sans poésie.
Pourquoi, ne tient on jamais compte des désirs des citoyens?
Certains membres du ravel, eux mêmes, avouent n'emprunter le réseau Ravel qu'à vélo et le moins souvent possible, blasé par la monotonie du béton.
Pourquoi dès lors continuent ils à bétonner sans cesse les seuls chemins qu'il nous reste.
Plus de renseignement :
http://ibelgique.ifrance.com/soignes/piratvel/piratvel2.html


Il donc maintenant évidant qu’il faut être attentif à la nature des revêtements aussi bien pour l’aspect du paysage, que sur le confort d’utilisation des sentiers. Mais, il semblerait qu’elle ait aussi un impacte sur la nature et la diversité du biotope au alentours des sentiers. Ainsi additionnées a d’autre facteurs comme la nature du trafic et l’intensité de celui-ci , provoqueraient d’importants bouleversements au niveau du biotope.

Prenons par exemple l’incidence du trafic sur des réseaux en asphaltes :

- Incidence du bruit dû au trafic autoroutier
La diminution drastique de plusieurs oiseaux forestiers nous a amenés à examiner l'hypothèse d'une possible perturbation due au bruit résultant de l'intensité du trafic routier (phénomène mis en évidence par des recherches néerlandaises). L'étude de la répartition des cantons le long de trois transects en forêt de Soignes a été réalisée en 1996.
- Une relation linéaire entre l'intensité du bruit et la densité d'oiseaux nicheurs a été mise en évidence, indiquant que cette forme de pollution réduit la surface et la qualité des habitats exploitables par l'avifaune. Le bruit engendré par le trafic autoroutier influence-t-il la répartition des oiseaux nicheurs ? http://www.aves.be/surveillancebrux.htm#haut.


Le revêtement à lui seul peut être source de bien influences insoupçonnées sur l’environnement direct des sentiers.
 Aspects “écologiques”
Promouvoir les revêtements en pavés et les chemins forestiers en terre battue (favorables à la flore forestière). Eviter l’utilisation de la dolomie, du sable, de l’asphalte (impact défavorable).

Une étude financée par l’IBGE a été menée conjointement par le Centre d’Information de la Forêt de Soignes (CIFS) et la VUB (Sandine Godefroid et Nico Koedam). Les substrats analysés sont le sable, la dolomie, les pavés, l’asphalte et un témoin. Différents paramètres ont été analysés à savoir le PH, l’azote, le nombre d’espèces forestières, le nombre d’espèces liées à une perturbation les espèces rudérales, la compaction.( Procès-verbal de la réunion plénière du 24 mars 2003 www.soignes-zonien.net\fr\index.html). L’étude a notamment pris en compte l’impact sur l’écologie de la forêt et plus précisément les impacts sur la flore, l’acidité, la richesse en azote et la compaction du sol…

Cela met en évidence les multiples combinaisons de surfaces disponible ainsi que les multiples facteurs à prendre en considérations avant d’imposer tel où tel types de revêtements.

3. La biodiversité en Forêt de Soignes


Nous avons ensuite essayé de savoir ce qu’il en était de la biodiversité de la forêt.

3.1. Etat du biotope

Dans un premier temps, nous nous sommes intéressés à l’état actuel des effectifs. Et nous avons trouvé que :

- La forêt n’abrite plus que deux grands mammifères sauvages : le renard (réapparu dans les années 50) et le chevreuil.

Hélas, les chiens errants ou non tenus en laisse constituent un danger important pour le renard et les jeunes renards sont particulièrement touchés par les voitures à l’époque où ils recherchent un domaine vital.
De graves menaces pèsent également sur les chevreuils en raison de la dégradation croissante de la forêt, due à la pression récréative mais surtout au grand nombre de chiens courant en liberté dans le bois.

- La Forêt de Soignes est d’une richesse exceptionnelle en chauves-souris, qui constituent le groupe de mammifères globalement le plus menacé d’Europe. L'étonnante richesse de la forêt en chiroptères a d'ailleurs justifié que la massif soit proposé au niveau européen comme zone de protection spéciale (voir Natura 2000).

- On dénombre une centaine d'espèces d'oiseaux en Forêt de Soignes.

Les études démontrent malheureusement une nette diminution de certains passereaux insectivores tels que le pouillot siffleur, le pipit des arbres ou le rouge-queue à front blanc. Des espèces communes voire très communes telles que la fauvette à tête noire, le troglodyte mignon, la mésange charbonnière et le rouge-gorge familier présentent également de fortes diminutions. Une seule espèce de passereaux insectivores présente une augmentation claire. Il s’agit du pouillot véloce. En ce qui concerne les causes de leur disparition, toute une série de facteurs sont envisageables : la pollution, y compris sonore, l’abondance et la qualité des aliments, notamment les insectes et les graines, l’impact des chiens non tenus en laisse, la surfréquentation du milieu,…

- Il existe également un nombre important d’espèces d’amphibiens et de reptiles indigènes de la Région de Bruxelles-Capitale.

Ceux-ci sont menacées a cause de la gestion inadaptée des milieux, de la fréquentation trop intensive hors sentiers par les piétons et VTT, du trafic routier, de la pollution des eaux, des lâchers intempestifs d’animaux exotiques ou domestiques (tortues, grenouilles, serpents, canards) et des ré-empoissonnements systématiques ou exagérés.

Nous constatons qu’à plus d’un titre, la cohabitation entre le biotope naturel de la forêt et l’activité de l’homme n’est pas toujours aisée.

Sites exploités :
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1585
http://www.aves.be
http://www.foret-de-soignes.be/
http://mrw.wallonie.be/dgrne/pedd/foret/c3f_fdtm.htm
http://ibelgique.ifrance.com/soignes/SOIGNES/


3.2. Evolution de ce biotope

La Forêt de Soignes abrite ou a abrité pas moins de 46 espèces de mammifères! Selon les responsables d'une étude scientifique récente, "7 espèces de mammifères ont disparu du massif. Il s'agit de l'ours brun (disparu vers 1000), du loup (disparu vers 1810), du muscardin (un rongeur) (disparu depuis 1842). Le sanglier et le cerf étaient encore présents au tournant du XIXe et du XXe siècle. Les derniers disparus, il y a une dizaine d'années, sont le blaireau et le lièvre".
Sur les 39 espèces de mammifères encore présentes, on trouve par exemple 14 espèces de chauves-souris. Il s'agit là d'un beau record puisque la Belgique toute entière en compte 18!
Une espèce introduite, que les scientifiques qualifient d'"exotique", est aussi présente en Forêt de Soignes. Elle est bien connues des promeneurs puisqu'il s'agit du tamias ou écureuil de Corée.

Cette diversité ne doit pas cacher le fait que les effectifs ont diminué de manière importante. Première cause, le trafic routier. En effet, la forêt est sillonnée de routes très nombreuses et très fréquentées. Les animaux paient là un lourd tribut.
Mais ce n'est pas la seule cause et des études sont encore nécessaires. Certains scientifiques épinglent la présence de très (trop?) nombreux chiens en liberté ou en semi-liberté, qui dérangent la faune. Sans oublier l'impact très probable des promeneurs qui s'écartent des chemins.

Pour plus d’information sur la Forêt de Soignes :
http://www.foret-de-soignes.be/


3.3. Disposition visant à protéger le biotope :

Nous avons dès lors rechercher quel sont les dispositions prises par les autorités pour protéger ce biotope. Il nous semblait aussi important de faire cette recherche en n’oubliant pas les côtés économiques et sociaux de ces dispositions.


Tout d’abord, il faut savoir que la forêt de soigne est la forêt de Soignes est implantée sur trois régions aux caractéristiques humaines, politiques et législatives différentes. Il en résulte que les règles régissant la gestion de la forêt varient quelque peu. Les lois et codes forestiers des régions flamande et wallonne sont conçus pour répondre à des situations beaucoup plus larges que dans le cas de la Région de Bruxelles Capitale. Celle-ci a, par exemple, été beaucoup plus tolérante en matière d'accessibilité en dehors des chemins ou pour les chiens.


a) Divergence entre régions :

La Région flamande a opté dès 1983 pour une gestion forestière multifonctionelle, marquée par des objectifs écologiques. Ainsi, les gestionnaires flamands ont choisi de privilégier la diversification de la structure des peuplements, au détriment de la hêtraie homogène omniprésente, et de préserver les valeurs naturelles.
Toute intervention sylvicole a été arrêtée sur une petite portion de la Forêt de Soignes. L'objectif était d'y privilégier le développement naturel de la forêt et d'augmenter la biodiversité. En 1995, cette zone a été agrandie et officiellement décrétée "réserve forestière". Actuellement, la Forêt de Soignes compte deux réserves de ce type dans sa partie flamande pour une superficie totale d'environ 125 ha. Elle sont surtout formées de hêtres et de chênes. Leur évolution est suivie par les scientifiques.

En Région de Bruxelles-Capitale, un projet de plan de gestion a été préparé depuis 1999, puis soumis à consultation publique à la fin de l'année 2000. Il a été adopté par le Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale dans le courant de 2002. Il contient un très grand nombre de mesures répondant à des objectifs à la fois écologiques, sociaux, paysagers et dans une moindre mesure économiques. Son objectif est de répondre aux principes du développement durable.

La gestion de la partie wallonne de la Forêt de Soignes se caractérise quant à elle par une très forte tradition forestière qui se traduit par le souci de conserver au milieu forestier une fonction économique tout en intégrant les fonctions écologique et sociale. Les axes principaux du plan de gestion sont avant tout une régénération accélérée de la hêtraie, considérée comme surannée, et une diversification des essences. À terme, le hêtre qui représente plus de 70% aujourd'hui ne devrait plus s'étendre que sur 40 à 60% de la partie wallonne.

Les autres gestionnaires du massif développent des modes de gestion propres à leurs objectifs d'accueil du public ou de développement de leur patrimoine spécifique (Domaine de la Donation Royale (avec l'Arboretum de Tervuren), Domaine du château de La Hulpe, ...)

Pour plus de renseignement :
http://www.foret-de-soignes.be/

b) Natura 2000 :

Toutefois les trois régions participent à un même effort législatif en matière de protection de la nature et de développement du patrimoine biologique. Elles ont toutes les trois proposé la forêt comme espace Natura 2000.

Natura 2000, réseau européen de sites protégés, est constitué de la combinaison des sites désignés en application de la Directive “Oiseaux” et dénommés “Zones de Protection Spéciale (ZPS)” et des sites désignés en application de la Directive "Habitats" et dénommés “Zones Spéciales de Conservation (ZSC)”.

La loi n'a cependant rien prévu pour contrer les pertes financières du propriétaire ou de l'occupant dont l'activité (culture, extraction, construction...) a dû être modifiée voire arrêtée au motif qu'elle menace un site Natura 2000. Pour elle, il s'agit d'une servitude légale d'utilité publique qui ne nécessite pas d'indemnisation. Pour atténuer ce qui peut passer pour une injustice aux yeux des personnes lésées, le législateur a prévu une exemption du précompte immobilier et des droits de succession sur les biens immobiliers (arbres compris) érigés en sites Natura 2000.
De plus, la quasi-absence de scientifiques dans les commissions de conservation ne donne pas toutes les garanties d'un travail réellement scientifique. Et enfin, le budget consacré à la mise en oeuvre du réseau Natura 2000 reste bien trop faible pour permettre d'atteindre rapidement les objectifs fixés.
Néanmoins, du point de vue de la conservation de la nature et du développement durable, Natura 2000 est un pas en avant formidable, ne fût-ce que par les superficies concernées.


Pour plus d’information sur Natura 2000:
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1374
http://dossiers.lesoir.be/laviedunet/Misonet/A_03E2B4.asp
http://www.aves.be/natura2000.html
http://natura2000.wallonie.be

c) La labélisation FSC :

Depuis quelques années, la gestion forestière s'est enrichie d'un autre concept: celui de la certification de la gestion durable et responsable des forêts (certification FSC, ou PEFC). Il s'agit de privilégier le commerce du bois issu de forêts dont la gestion répond à des critères de durabilité et prend en compte des aspects sociaux et écologiques.

Depuis novembre 2003 le forêt de Soignes bénéficie de la certification FSC (Forest Stewardship Council).
Mais quels sont les avantages d’une telle certification ? Elle est garante d’une meilleure planification et d’un meilleur suivi des pratiques de gestion, relève Didier Gosuin. Par ailleurs, le bois produit en forêt de Soignes se voit aussi attribuer le logo FSC. Ce qui signifie que le produit de la vente de ce bois s’avérera économiquement avantageux à long terme, la demande en bois labellisé ne cessant d’augmenter.

Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale, indépendante, non gouvernementale et à but non lucratif. Actuellement, il est le seul label de certification forestière qui bénéficie du soutien de toutes les organisations environnementales.

Depuis toujours, nous devons veiller à faire le moins de dégâts possible, souligne un bucheron de BXL. Bien sûr, le métier a évolué. Aujourd’hui, nous devons porter une tenue réglementaire, un casque. L’huile de la tronçonneuse doit aussi être biologique.
Les techniques d’abattage doivent respecter l’environnement. La débardeuse doit suivre certains tracés. Elle ne peut employer son grappin pour déplacer l’arbre abattu mais doit utiliser un câble. Les pneus de l’engin doivent être légèrement dégonflés pour ne pas former des ornières et causer des dommages irrémédiables au sol, énumère l’ingénieur forestier.


Le label FSC, pourtant très stricte, ne semble pas affecter trop durement l’exploitation de la Forêt de Soignes, celle ci reste donc d’actualité moyennant un certain nombre de contraintes (imposées par la labellisation) pour garantir une conservation optimale du milieu.

Plus d’information sur cette labellisation :
http://www.regions.be/Regions/Bruxelles/page_4769_170356.shtml
http://www.fscoax.org/principal.htm
http://sfms.com/fscf.htm


Nous le voyons donc, depuis l’année 2000, une série de dispositions a été prise pour protéger le biotope de la Forêt de Soignes, parfois même en négligeant les propriétaires privés. Cette politique s’inscrit dans une volonté de gestion selon des critères de développement durable.

Posted by team12 at 04:16 PM | Comments (0)

t12 Cheminement

Evolution du rapport au cours de la recherche.

1°) Recherche sur Internet :
Mots clés utilisés : « Forêt de Soignes », « développement durable », « plan de gestion de la Forêt de Soignes », « plate-forme participative ».

2°) Elaboration d’un rapport articulé autour des principaux acteurs intervenant dans la gestion de la Forêt de Soignes.

3°) Modification du premier rapport. Nouvelles lignes directrices : les voiries et la biodiversité.

4°) Nouvelle modification. Développement des deux lignes directrices autour de la plate-forme participative.

Posted by team12 at 04:13 PM | Comments (0)

avril 14, 2004

pour t12: Le Soir/Les chiens menacent les chevreuils

Les chiens menacent les chevreuils

L'IBGE entame une campagne de sensibilisation en forêt de Soignes. Qui tient en quelques recommandations d'usage. Tenir son chien à l'œil, voire en laisse. Prévenir l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement en cas d'accident. Ne pas toucher les faons.

Environnement
Les chiens menacent les chevreuils
14 avril 2004 - Le Soir

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En 1997, des bergers allemands avaient causé une véritable hécatombe, tuant 30 chevreuils au grand dam des gardes forestiers. Photo Didier Dusaer.

L'IBGE entame une campagne de sensibilisation en forêt de Soignes. Qui tient en quelques recommandations d'usage. Tenir son chien à l'œil, voire en laisse. Prévenir l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement en cas d'accident. Ne pas toucher les faons.

MARTINE DUPREZ

Le chevreuil est le dernier grand mammifère sauvage de la Région bruxelloise. Mais la survie en forêt de Soignes de ce beau cervidé est menacée. Les perturbations causées par les promeneurs, joggeurs, cyclistes, cavaliers ne sont rien à côté des chiens en liberté qui les débusquent, les poursuivent et leur infligent parfois des blessures mortelles.

Conscient de la menace, l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement (IBGE) entame actuellement une campagne de sensibilisation du public et en particulier des propriétaires de chiens, pas toujours conscients des dégâts que peut faire leur compagnon. Un avertissement sera placé sur tous les panneaux d'information qui se trouvent dans la forêt. Les chiens devront être tenus à l'œil et sous contrôle, voire en cette période particulièrement sensible (d'avril à juillet), être tenus en laisse.

Quand un chien flaire un animal sauvage, son instinct de chasseur reprend le dessus, explique Stéphane Vanwijnzenberghe, ingénieur forestier de l'IBGE. Il piste le chevreuil et essaye de l'attraper. Le chien sait où il doit attaquer. Nous constatons des blessures à l'arrière-train, à la gorge. Certains animaux sont émasculés.

Pour échapper à son poursuivant, le chevreuil affolé traverse les routes, oubliant ses stratégies de survie, et crée des accidents. Nous lançons donc aussi un appel aux conducteurs, afin qu'ils adaptent leur vitesse, poursuit l'ingénieur forestier. Il y va de leur intérêt. Les dégâts causés à la voiture resteront à leur charge. Les chevreuils étant considérés comme n'appartenant à personne, pas question de se retourner contre un éventuel propriétaire.

Actuellement, la population de chevreuils est estimée à 250 têtes pour l'ensemble de la forêt de Soignes, dont 110 sur sa partie bruxelloise (1.600 hectares). L'an dernier, nous avons déploré une dizaine de chevreuils accidentés. Huit sont morts, deux ont pu être récupérés, constate l'ingénieur forestier. Mais il s'agit là des cas qui sont connus. Peut-être y en a-t-il davantage ? Si les promeneurs découvrent un animal blessé, nous leur demandons de nous prévenir ou de contacter la police.

En 1997, deux bergers allemands, que leurs maîtres avaient laissé courir en forêt sans aucune surveillance, avaient causé une véritable hécatombe et tué une trentaine de chevreuils en quelques semaines. Ce trou est aujourd'hui comblé mais les conditions de vie font que le maintien du chevreuil n'est pas gagné, insiste Stéphane Vanwijnzenberghe. Début mai, les chevreuils vont mettre bas. La période est d'autant plus sensible.

L'IBGE rappelle aussi aux promeneurs qui trouveraient par hasard un faon qu'ils ne doivent pas le toucher mais s'en éloigner le plus rapidement possible. La mère ne l'a pas abandonné. Elle s'est simplement écartée à l'approche d'un intrus, précise l'ingénieur. Si un jeune chevreuil est manipulé par l'homme, sa mère ne le reconnaîtra plus et il n'aura aucune chance de survivre.

Quant aux propriétaires de chiens qui blesseraient ou tueraient un chevreuil, ils risquent entre 62,5 et 625 euros d'amende, sans compter le prix de l'animal. Mais la réintroduction est problématique en forêt de Soignes. Le chevreuil qui n'a pas suivi l'apprentissage de ses parents dans ce site périurbain survit difficilement.•

IBGE : 02/775.75.75.

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t12 Premier rapport

Forêt de Soignes et participation citoyenne. Combien sommes-nous ?


1. Intro

1.1. Présentation de la forêt de soigne

La Forêt de Soignes est une forêt au passé très riche. Elle a traversé toutes les vicissitudes du temps. Certains sites, comme le Rouge-Cloître construit au 14ème siècle, témoignent d'une activité déjà intense en forêt de Soignes à cette époque. Des signes plus anciens de la présence de l'homme sont également présents.
Elle fait figure de laboratoire à plus d’un titre. Principale forêt d’agrément pour les habitants de l’agglomération bruxelloise, elle représente 60 % des espaces verts ouverts au public. Y assurer conjointement le développement des activités récréatives et éducatives et la protection de la biodiversité constitue un véritable défi. En outre, depuis la régionalisation du pays en 1984, elle est partagée entre les trois régions aux caractéristiques humaines, politiques et législatives différentes.

Cette forêt remplit différentes fonctions :
• une fonction sociale : la forêt reçoit près de 750.000 visiteurs par an;
• une fonction économique : il s’agit d’une des hêtraies les plus productives d’Europe;
• une fonction écologique : on y trouve 384 espèces de plantes, 39 espèces de mammifères dont 14 chauves-souris et 132 espèces d’oiseaux.

La forêt de Soignes recèle aussi cinq réserves naturelles.
Il s'agit de zones humides -localisées dans la vallée du Vuilbeek, la vallée des Enfants Noyés, le vallon de Trois Fontaines et celui de Rouge-Cloître- ainsi que de versants calcaires situés à Trois Fontaines et au Rouge-Cloître…
Jadis, une forêt giboyeuse, aujourd’hui la grande faune se limite au renard et au chevreuil, réintroduit après son extinction. Parmi les petits mammifères, les musaraignes et les petits rongeurs comme les campagnols, les mulots et les rats constituent des proies pour les petits mordants tels que belettes et hermines et pour les rapaces comme les chouettes hulottes.


Suite à quelques recherches nous avons rapidement pris connaissance de l’existence d’une structure permettant à tout les acteurs de la forêt de s’exprimer : la plateforme participative.


1.2. La Plate-forme participative de la Forêt de Soignes

Le Sommet International de la Terre à Rio de Janeiro (1992), les conférences Ministérielles de Helsinki (1993) et de Lisbonne (1998) : autant d'appels internationaux à une gestion durable et intégrée des forêts, écosystèmes de plus en plus menacés.
Pour répondre à ce souci, l'IBGE (Institut Bruxellois pour la Gestion del'Environnement) a dressé un plan de gestion pour la Forêt de Soignes. Soumis à enquête publique fin 2000, ce projet de plan a recueilli la réaction de près de 4000 personnes; témoignage indéniable de l'intérêt et de l'attachement de la population à cette forêt périurbaine.

Le projet est financé par l’IBGE et mis en œuvre en collaboration avec le WWF-Belgium, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) et la Fondation Roi Baudouin (FRB).

Le plan de gestion prévoit la mise en place d'une plate-forme participative, c’est à dire "un outil fédérateur où se mettent sur pied une réflexion globale sur les diverses fonctions de la forêt ainsi que des collaborations volontaires entre ses multiples acteurs (gestionnaires et utilisateurs)". La plate-forme participative devra dégager des engagements des différents acteurs pour que la forêt puisse assurer aujourd'hui et demain, et de façon simultanée et harmonieuse, ses rôles écologique, économique, social et culturel.
Le fonctionnement d'une telle plate-forme participative repose sur une large représentativité des acteurs (gestionnaires et usagers), sur la recherche du consensus entre les différents intérêts en présence, sur une coordination dynamique et sur une structure de réseau ouvert.


Le site Internet de la plate-forme participative de la forêt de soigne :
http://www.soignes-zonien.net/fr/

D’autres liens liés :
http://www.wwf.be/fr/index.cfm?group=ground&menu=dev.cfm&page=dev/together_sd/plateforme_foret_Soignes.cfm

2. Les différents acteurs

Par rapport à la plateforme nous avons ciblé nos différentes recherches sur les acteurs principaux intervenant dans le débat autour de la forêt de Soignes.


2.1. Le public

a) Hippo-Drôles

Hippo-Drôles est une association de cavaliers-propriétaires orientée vers la randonnée. L’association s’engage également à militer pour la défense de nos chemins de terre (patrimoine ancestral en voie de disparition du aux remembrement - RAVeL- manque d’entretien…).

Cette association milite pour l’obtention de parcours uniquement réservés aux chevaux. La cohabitation avec les VTTiste est bien souvent problématique. Un terrain d’entente reste à dégager.
à http://www.soignes-zonien.net/online_publications/plen24mars03_fr.pdf


Plus de renseignements :
http://ibelgique.ifrance.com/hippo-droles/


b) PRIATVEL

Depuis 1996,le Ministère Wallon (BE) de l'Equipement et des Transports a mis en place un vaste projet de réseau de " Réseau Autonome de voies lentes" appelé RAVeL. Ce plan prévois l’aménagement de plusieurs sentiers goudronnés en Belgique et notamment en forêt de Soignes.


« Mais faîtes nous une fleur si vous prenez le Ravel, prenez le avec vous et gardez le surtout.... » Tel est l’optique de ce site internet !

Nous pouvons y lire :

Le ravel en Belgique, est devenu un non sens, en effet sous le couvert d'une volonté de faire découvrir la nature; le ravel massacre sans retenue les derniers chemins et sentiers à granulosité fine pour les remplacer, par des routes bétonnées, malgré les plaintes des riverains et amoureux de la nature. D'ici peu de temps, la Belgique qui possède déjà le plus dense réseau routier et autoroutier d'Europe, n'aura plus pour horizon que la grisaille du béton. Je ne comprend pas, comment ces soi disant amoureux du patrimoine ancestral de la Belgique( chemins et sentiers), peuvent allier nature et béton.
Toutes les revendications qui ont été jusqu'à présent émises à l'encontre de la "ravelisation" n'ont absolument pas été entendues et retenues.

Bientôt, nous n’aurons plus la possibilité de promener dans la nature via les sentiers ou lignes de chemins de fer désaffectées, sans risquer de fouler un béton hideux et sans poésie.
Pourquoi, ne tient on jamais compte des désirs des citoyens?

Certains membres du ravel, eux mêmes, avouent n'emprunter le réseau Ravel qu'à vélo et le moins souvent possible, blasé par la monotonie du béton.

Pourquoi dès lors continuent ils à bétonner sans cesse les seuls chemins qu'il nous reste.

Ne peut on pas imaginer l'entretien pur et simple de ces chemins et de garder ainsi un patrimoine naturel intact.

Plus de renseignement :
http://ibelgique.ifrance.com/soignes/piratvel/piratvel2.html

c) Les autres usagers de la forêt

Il existe encore d’autres usager mais tous n’ont pas….

2.2. Les exploitants forestiers

La forêt de Soignes est caractérisée par une très grande quantité de bois à l’hectare. La Flandre a très peu de forêt au détriment des zonings industriels. C’est pourquoi il mène maintenant une politique forestière écologiste radicalement différente de celle de la Wallonie.
On voit déjà s’établir ici un débat lié aux différentes régions qui gère la forêt de Soignes : la région Wallonne étant plutôt pour continuer l’exploitation forestière alors que la région flamande est en faveur de la mise en place de réserves.


Depuis novembre 2003 le forêt de Soignes bénéficie de la certification FSC (Forest Stewardship Council).
Mais quels sont les avantages d’une telle certification ? Elle est garante d’une meilleure planification et d’un meilleur suivi des pratiques de gestion, relève Didier Gosuin. Par ailleurs, le bois produit en forêt de Soignes se voit aussi attribuer le logo FSC. Ce qui signifie que le produit de la vente de ce bois s’avérera économiquement avantageux à long terme, la demande en bois labellisé ne cessant d’augmenter.

Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale, indépendante, non gouvernementale et à but non lucratif. Actuellement, il est le seul label de certification forestière qui bénéficie du soutien de toutes les organisations environnementales.

Depuis toujours, nous devons veiller à faire le moins de dégâts possible, souligne un bucheron de BXL. Bien sûr, le métier a évolué. Aujourd’hui, nous devons porter une tenue réglementaire, un casque. L’huile de la tronçonneuse doit aussi être biologique.
Les techniques d’abattage doivent respecter l’environnement. La débardeuse doit suivre certains tracés. Elle ne peut employer son grappin pour déplacer l’arbre abattu mais doit utiliser un câble. Les pneus de l’engin doivent être légèrement dégonflés pour ne pas former des ornières et causer des dommages irrémédiables au sol, énumère l’ingénieur forestier.


L’exploitation forestière reste donc d’actualité en forêt de Soignes mais devra se faire avec un nombre important de contraintes (imposées par la labellisation) pour garantir une conservation optimale du milieu.

Plus d’information sur cette labellisation :
http://www.regions.be/Regions/Bruxelles/page_4769_170356.shtml

2.3. Les associations de défense et les scientifiques


En abordant ce point nous nous sommes plus particulièrement focalisé sur la biodiversité de la forêt de Soignes. Nombre d’espèces semblent en effet concernée par l’activité humaine :


Les mammifères
La forêt abrite encore deux grands mammifères sauvages : le renard (réapparu dans les années 50) et le chevreuil. Le renard pénètre aussi dans la ville. Les chiens errants ou non tenus en laisse constituent un danger important pour le renard et les jeunes renards sont particulièrement touchés par les voitures à l’époque où ils recherchent un domaine vital. Aucun cas de renard enragé n’a été répertorié dans la Région.

Le chevreuil est le plus grand herbivore subsistant en Forêt de Soignes: sa population est estimée entre 50 à 60 individus sur la partie bruxelloise. De graves menaces pèsent également sur les chevreuils en raison de la dégradation croissante de la forêt, due à la pression récréative mais surtout au grand nombre de chiens courant en liberté dans le bois.

La Forêt de Soignes est d’une richesse exceptionnelle en chauves-souris, qui constituent le groupe de mammifères globalement le plus menacé d’Europe. L'étonnante richesse de la forêt en chiroptères a d'ailleurs justifié que la massif soit proposé au niveau européen comme zone de protection spéciale (voir Natura 2000).

Les oiseaux
On dénombre une centaine d'espèces d'oiseaux en Forêt de Soignes.
Les études démontrent malheureusement une nette diminution de certains passereaux insectivores tels que le pouillot siffleur, le pipit des arbres ou le rouge-queue à front blanc. Des espèces communes voire très communes telles que la fauvette à tête noire, le troglodyte mignon, la mésange charbonnière et le rouge-gorge familier présentent également de fortes diminutions. Une seule espèce de passereaux insectivores présente une augmentation claire. Il s’agit du pouillot véloce. En ce qui concerne les causes de leur disparition, toute une série de facteurs sont envisageables : la pollution, y compris sonore, l’abondance et la qualité des aliments, notamment les insectes et les graines, l’impact des chiens non tenus en laisse, la surfréquentation du milieu,…

Les amphibiens et les poissons
Toutes les espèces d’amphibiens et de reptiles indigènes de la Région de Bruxelles-Capitale sont menacées. Pourquoi? A cause de la gestion inadaptée des milieux, de la fréquentation trop intensive hors sentiers par les piétons et VTT, du trafic routier, de la pollution des eaux, des lâchers intempestifs d’animaux exotiques ou domestiques (tortues, grenouilles, serpents, canards) et des ré-empoissonnements systématiques ou exagérés.

Nous constatons qu’à plus d’un titre, la cohabitation entre le biotope naturel de la forêt et l’activité de l’homme n’est pas toujours aisée.

Sites exploités :
http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=1585
http://www.aves.be
http://www.foret-de-soignes.be/
http://mrw.wallonie.be/dgrne/pedd/foret/c3f_fdtm.htm


2.4. Les institutions

Nous ne pouvions pas traité ce sujet sans aborder les différents administrateurs de la forêt de Soignes.

Un code de bonne conduite

Aujourd'hui, la forêt n’a plus seulement une fonction économique et écologique. Le rôle socio-récréatif s’est fortement développé avec la société des loisirs et la mode des sports de plein air. Cette évolution est particulièrement sensible dans les forêts et bois à caractère périurbain de la Région de Bruxelles-Capitale : la surfréquentation y a en effet engendré de nombreuses et d’importantes déprédations.

Le vide juridique concernant les nouveaux usages de la forêt, l’énorme pression exercée par des utilisateurs de plus en plus nombreux et l’état de dégradation avancé qu’accusent un nombre croissant de zones forestières, ont conduit la Région à adapter le Code forestier aux réalités et exigences actuelles.

L'ordonnance de 1995 relative à la fréquentation des bois et forêts se veut un code de bonne conduite pour une utilisation conviviale et durable d’une forêt de grande qualité écologique. Pour concilier forêt des loisirs et forêt refuge naturel, le législateur a prévu un zonage. La priorité est donnée à la fonction écologique dans certaines zones alors que d'autres zones ont une fonction socio-récréative. Les zones plus particulièrement protégées sont les réserves naturelles et forestières et les zones de protections.

Les réserves naturelles

La Forêt de Soignes recèle cinq réserves naturelles : la réserve naturelle du Rouge-Cloître, la réserve naturelle des Trois-Fontaines, la réserve naturelle du Vuylbeek, la réserve naturelle des Enfants noyés et la réserve naturelle de la mare du Pinnebeek. Des réserves naturelles boisées existent aussi à Jette dans le bois du Laerbeek et le Bois du Poelbos, ainsi qu’à Uccle (réserve de Kinsendael – Kriekenput).

Les réserves naturelles jouissent d’un statut de protection particulière visant à la conservation et au renforcement de leurs valeurs naturelles. En effet, ces sites abritent une flore et une faune vulnérables ne supportant ni dérangement ni piétinement. Sanctuaires de la vie sauvage, ces espaces protégés sont partiellement clôturés et interdits à la pénétration du public. Il est interdit d’y quitter les chemins et les chiens doivent y être tenus en laisse.

Les réserves forestières

La Forêt de Soignes recèle trois réserves forestières : la réserve forestière de Rouge-Cloître, la réserve forestière de Vuylbeek et la réserve forestière des Enfants noyés. Les réserves forestières sont érigées dans un but de conservation de types forestiers de grande valeur biologique. On y pratique une gestion à objectif principalement écologique. Là aussi il est également interdit de quitter les chemins et les chiens doivent être tenus en laisse.

Les zones de protections

Il s’agit de zones jouissant d’une protection particulière : parcelles de plantations ou de régénération vulnérables, zones refuges pour la faune ou zones fragilisées, érodées en voie de recolonisation végétale. Il est interdit d’y quitter les chemins et les chiens doivent y être tenus en laisse. Le législateur a également prévu de mieux délimiter les autorisations (et les interdictions) d’accès aux chemins et hors chemins.

Posted by team12 at 12:56 PM | Comments (0)

t12 Documents généraux

Deux documents généraux regroupant des informations (Forêt de Soignes) provenant d'Internet

Document n°1 :
- Recherche scientifique en Forêt de soignes
- WWF
- Natura 2000
- CODE DU PROMENEUR EN FORET
- Qu'est-ce que : www.foret-de-soignes.be ?

Document 1


Document n°2 :
- Hippo-Drôles
- http://www.fedenatur.org/lesparcs/parcbruxel.html
- Programme de surveillance de l'état de l'environnement en Région Bruxelloise : avifaune et herpétofaune
- la certification FSC

Document 2

Posted by team12 at 12:51 PM | Comments (0)

avril 12, 2004

t6 : présentation (modification2)

Suite à ces TPs, voici le texte concluant nos recherches.

La controverse

L'interdiction de l'atrazine pose le problème de son remplacement, de sa toxicité, de son impact sur l'écosystème et le développement durable.
Elle fut homologuée en 1959. Depuis 1990, les restrictions d’usages se sont multipliées jusqu’à son interdiction en 2003. Cette mesure est la conséquence des inquiétudes sur l’effet de l’atrazine à long terme sur la santé et de sa présence parfois massive dans les eaux voisines de lieux d’épandage.

Comment avons nous voulu aborder cette controverse?

- hermaphrodisme des grenouilles:
On s'est tout d'abord orientée sur l'effet de l'atrazine sur les grenouilles. Cependant, cela ne nous permettait pas de pousser très loin notre recherche. C'est pourquoi nous avons pris d'autres directions.

- conséquences sur l'homme

- conséquences sur l'écosystème

- enjeux politiques, économiques, environnementaux,…

- alternatives à l'atrazine

- réglementation et mesures prises par le gouvernement (CIBE,...)

- tests toxicologiques effectués et résultats

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A propos de l'atrazine...

L'atrazine est un herbicide couramment utilisé de 1960 à 2003, pour maîtriser les mauvaises herbes dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général.

Naissance de la controverse

Suite à la publication des recherches de Tyrones Hayes (étude sur l'hermaphrodisme constaté chez des grenouilles élevées en eau contenant de l'atrazine), la réévaluation de l'atrazine est remise en question et la controverse prend forme.

Nos recherches:

Après avoir consulté le site suivant http://agora.qc.ca/, on remarque que l'atrazine est potentiellement responsable d'effets sur la santé (dérèglement hormonal, cancer,...). Cependant, les études actuelles ne permettent pas encore d'en être sure et de lui en faire porter une responsabilité partielle. Des conclusions ne peuvent être en raison du peu d’études déjà réalisées. De plus, les capacités des études sont limitées par le faible nombre de sujets exposés et par la difficulté de modéliser l’ensemble des facteurs d’exposition en laboratoire.
Des études à court terme réalisées en 1960 concluent qu’à certaines doses l’atrazine devient toxique. Il est donc normal que cet herbicide ait fait l’objet de contrôle lors de la surveillance des eaux afin que des taux maximums ne soient pas dépassés.
Voilà sûrement la raison pour laquelle l’EPA (environmental protection agency) a classé l’atrazine dans le GROUPE III : substance peut-être cancérigène pour l’homme.

Exposition à l'atrazine

Les taux d'atrazine acceptables (pour considérer l'eau potable) est de 0,1 µg/l pour l'UE ce qui est 20 fois plus sévère que le taux fixé par l'OMS. Qu'est ce qui les a décidé à choisir ces taux si différents ?

site consulté : http://www.ile-de-france.chambagri.fr/actu/presse/presse.asp

L'atrazine s'accumule dans l'eau par le lessivage des terrains agricoles. En fonction des conditions du milieu, elle est dégradée (naturellement) au bout de 12 semaines à 2 ans.
(voir site : http://www.google.fr/search?q=cache:HduWnwDhmZcJ:www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/eau/pdf/ep/atrazine.pdf+atrazine%2Btest%2B1960&hl=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8)

Les eaux de consommation sont traitées au charbon actif, utilisé pour éliminer tous les pesticides en général. Il est à noter que l'atrazine ne fait pas partie des quatre pesticides nécessitant un traitement particulier.

Des études sur plusieurs milliers d’échantillons d’aliments ont montré qu’il n’y avait pas de résidu d’atrazine retrouvé. Il ne s’agit donc d’une source de contamination.

Lors de la surveillance de l’air, il n’a pas été détecté de présence d’atrazine étant donné sa faible volatilité (à l’exception de mesure faite juste après un épandage).

Le points de vue des agriculteurs
Les agricultures défendent l’atrazine pour des raisons financières (sans atrazine, le désherbage devrait entraîner un surcoût de 22 à 30 euros par hectare).
Ils utilisent principalement l’argument du test DL50 c-à-d la dose nécessaire pour tuer 50% d’un lot de cobayes. Ce test montre que l’atrazine aurait une toxicité comparable à celle du sel de cuisine. Elle serait 2,5 fois moins toxique que l’aspirine, 13 fois moins que la caféine et 61 fois moins toxique que la nicotine.

Cependant ces résultats sont difficiles à sortir du laboratoire en raison de leurs utilisations très différentes. On peut aussi remarquer les différentes informations fournies au niveau de cette toxicité : une boîte d’aspirine contient un notice où les effets secondaires sont mentionnés. On distingue sur les paquets de cigarette des messages prévenant des dangers du tabac, il y a aussi les campagnes antitabagiques.

Ils évitent soigneusement de parler des effets à long terme de l'atrazine.

Ils ont un autre argument qui semble plus percutant : l'atrazine est aussi utilisé pour détruire les algues des piscines. Les doses utilisées sont jusqu'à 50000 fois la dose acceptable. Pourquoi ?

Posted by team6 at 06:41 PM | Comments (0)

avril 01, 2004

Team 09

PLan et modif notice

Des éoliennes sur le plateau du Condroz . Installation et contestation au nom de l’environnement.

Actuellement , la part d’électricité provenant des sources d’énergie renouvelable est en Belgique de 1 ,1%. Dans le cadre du suivi des accords de Rio (1992) et de Kyoto(1995) , la directive européenne 2001/77/CE fixe comme objectif indicatif à ses Etats membres et notamment la Belgique de parvenir à produire d’ici 2010, 6% de leur électricité à partir de sources d’énergie renouvelable, soit une augmentation de 4,9 % par rapport à l’année 1997.La Wallonie , pour sa part , s’est fixée d’atteindre une production de 10% d’énergie verte. Pour atteindre cet objectif, le parlement Wallon a adopté au printemps 2001 un décret sur l’organisation du marché de l’électricité organisant le mécanisme dit des « certificats verts ». Par ce système , la Région Wallonne soutient la production d’énergie verte en stimulant économiquement les fournisseurs a distribuer un certain pourcentage de l’électricité provenant de ces sources d‘énergies renouvelables. . La région Wallonne promeut la diversification de ses sources d’approvisionnement en énergie renouvelable , mais également de son développement économique en utilisant ses propres ressources énergétiques générées par l’air (éolienne), la terre (biomasse) et le soleil. Dans ce cadre plusieurs champs d’éoliennes sont développés en Wallonie . En cohérence avec les volontés internationales de diminuer les émissions de gaz à effets de serre, dans un souci général de protection de l’environnement, ces projets sont pourtant contestés au nom également de l’environnement, sonore ou paysager des riverains. Ainsi, le projet de 61 éoliennes présenté par la société Molignée Energie SA (MESA) sur le plateau du Condroz est remise en cause par l’Association pour la défense des sites et des vallées du Namurois.


PLAN :

Eoliennes Condroz :

Alternatives :
- 1.1 (+ kyoto) accord pour la diminution de la conso d’NRJ ds l’industrie wallone.
à - d’ NRJ consommée et donc plus besoin d’éolienne pour produire de l’NRJ
- 4.1 :éoliennes personnelles

Energies renouvelables :
- 1.2, 1.3,… détails sur les différents types

KYOTO :

-2.3 : Objectif et participation de la Belgique
à utilisation d’éoliennes pour diminuer l’émission de GES
-2.4 : éoliennes pas suffisant pour atteindre kyoto

Décisions gouvernementales :

- 2.5 : définition de zone d’exclusion d’installation d’éoliennes pour protection des paysages

Points de vue techniques :

-2.6 à 2.10 : infos techniques sur les éoliennes : hauteur, impact visuel, avifaune, nuisances sonores, avifaune …
-3.5 et 3.6 : infos techniques


Sphère politique régional :

-3.2 à 3.4 : MESA : réduction des implantations initiales suite aux critiques
-4.5 : différents mouvements écolos
-5.1 : Molignéole
-5.1 à 5.4 : ADSVN : arguments

Politisation des arguments :

5.5 : ADSVN différents niveaux de sensiblisation

Posted by team9 at 06:03 PM | Comments (1)

t8:schéma

tentatives d'articulations de questions et problèmes autour des malades

malade
--> intro : muco? probleme lié? ...
--> meristem : new traitement -->possibilité d'amélioration pour malade, meristem cherche a dév. un marché (attirer investiseur)
--> "priorité" : guérisson (pq dev. ogm a la place de thérapie génique?)
--> 3° alternative : prod. de lipase en labo (trop cher)
--> avantage/désavantage de chaque méthode
--> détracteur ogm contre meristem --> raison : env et santé publique
--> manifestation des malade contre détracteur
--> probleme ogm -env : effet inconnu des manipulation génique
-santé publique : contamination
--> législation pour ogm, pour biopharming?

Posted by team8 at 05:57 PM | Comments (0)

t11: schéma général de notre controverse

Nous allons ouvrir notre controverse en parlant de la situation africaine vis-à-vis de l'accumulation des pesticides dans les pays sudistes et plus particulièrment en parlant d'un projet prévoyant la "supression" de ces pesticides accumulés (Africa Stockpiles).
Ceci va nous amener à parler des relations nordistes-sudistes concernant ce problème (situation politicoéconomique,...)
En parlant de cela, nous allons nous orienter plus spécifiquement sur le problème du DDT (qui appartient à la classe des POP).
Le DDT va nous permettre de parler de diférentes choses: relation entre le DDT-malaria, DDT-environnement, DDT-réglementation, DDT-usages.

L'envoi d'un schéma plus précis se fera très bientôt!

Posted by team11 at 05:55 PM | Comments (0)

Team7: maladie des musas

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Posted by team7 at 05:44 PM | Comments (0)

t11 : modification de la notice 1

En 1962, le livre de Rachel Carson, "The silent spring", dénonce les conséquences négatives provoquées par un usage immodére des pesticides,et notamment du DDT (dichloro-diphényl-trichloréthane) . Certains sont progressivement interdits en raison de leur écotoxicologie, dont le DDT dans les années 70. Différentes mesures sont successivement prises en vue d'une règlementation internationale. En 1987, les directives de Londres sont adoptées par le programme de nations unies pour l'environnement (PNUED). En 1989, une procédure facultative dite d'information et de consentement préalable (PIC) est établie. Pourtant en 1996, la Food and agriculture organisation (FAO), Organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, met en garde la communauté internationale. De grandes quantités de pesticides périmés sont gardées dans plusieurs pays en voie de développement (Afrique, Asie et Europe orientale) et menaçent gravement l'environnement et la santé publique en raison des mauvaises conditions d'utilisation et de stockage. Pointée du doigt, la communauté internationale (pays donateurs, organismes d'aide, fabricants, et gouvernements bénéficiaires) est appelée à aider ces pays et éliminer ces produits toxiques et à éviter qu'ils ne continuent à s'accumuler. Certains programmes d'élimination de ces stocks de pesticides sont actuellement mis sur pied (par exemple le « Africa stockpiles » pour la période 2004-2007).
L'existence des ces stocks impressionants de produits toxiques périmés impose un constat: les pays exportateurs déclassent leurs produits toxiques tandis que les pays importateurs les stockent. mais elle pose aussi l'épineux problème des précautions d'utilisation très sophistiquées que ces produits exigent, et de la spécificité des milieux où elles auront à être mise en oeuvre. L'efficacité d'une technologie à haut risque peut-elle être évaluée sans tenir compte des savoirs et des savoirs- faire que nécessite son bon usage? Sans aller jusqu'à évaluer de l'efficacité des produits commercialisés, la convention de Rotterdam, adoptée le 10 décembre 1998, prend très au sérieux ces savoirs nécessaires au bon usage des produits toxiques, en rendant la procédure PIC juridiquement contraignante. Lorsqu'en 2001, la FAO met en place un code international de conduite, concrétisé dans la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP), la polémique DDT revient au centre des débats. cette convention est susceptible d'aboutir à son interdiction mondiale, dès que 50 pays au moins auront ratifié la convention. Pour le moment, cette interdiction n'est pas envisageable puisque le DDT est indispensable pour les populations subissant les ravages de la malaria. En effet, aucune autre alternative qui soit à la fois économique, efficace et inoffensive pour la santé et l'environnement n'a encore été trouvée...

Posted by team11 at 05:42 PM | Comments (1)

team10: notice 1 modifiée

notice

La chasse à la baleine. Quelle espèce en péril?

Un moratoire international empêche la chasse commerciale à la baleine. L'Islande et essentiellement le Japon pratiquent dès lors ce qu'ils appellent une pêche scientifique, dénoncée par les environnementalistes comme étant un simple prétexte pour une chasse à des fins commerciales. Des articles scientifiques tendent à prouver que le moratoire est justifié et d'autres qu'il ne l'est pas. La controverse est importante et offre de multiples entrées telles que les arguments avancés par les différents parties pratiquant ou non cette pêche. Ainsi lors de la conférence de Berlin, en juin 2003, certains participants auraient voulu faire remplacer le concept de gestion de la chasse par celui de conservation de l'espèce. L'enjeu porte sur la possible protection de pratiques traditionnelles de pêche à la baleine, telles qu'elles sont revendiquées par des peuples autochtones. En particulier le cas du peuple amérindien, les Makah a suscité beaucoup de discussions quant à leur argumentation de pêche de subsistance. Est-il possible de protéger des espèces menacées, tant animales que humaines?

Posted by team10 at 05:33 PM | Comments (1)

t10:recherche sur la commission baleinière internationale

Nous avons réalisé quelques recherches sur la CBI (commission baleinière internationale) afin de connaître la situation actuelle du conflit. Quelles sont les interdictions et les authorisations qui oeuvrent à l'heure qu'il est?

Le premier article décrit les résultats de la dernière session de la CBI, en juin 2003.


Le deuxième exprime la position du WWF sur le sujet, ses arguments, ainsi que son avis sur la dernière commission.

Le troisième est le communiqué de presse officiel de la dernière session de la CBI.

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Posted by team10 at 05:10 PM | Comments (0)

pour t8: production au champ, c'est-à-dire sans contrôle réel, de substances pharmaceutiques

Extrait de : Bulletin des BioTechnologies - Mars 2004 - n°215
http://www.inra.fr/bbt/2004/mars04/

Je n'ai pas évalué la pertinence du document !
Sébastien

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Extrait de : Bulletin des BioTechnologies - Mars 2004 - n°215
http://www.inra.fr/bbt/2004/mars04/

196. A peine le gros des difficultés des plantes transgéniques levé en
Europe, on voit se dessiner une provocation nouvelle liée à la production au
champ, c'est-à-dire sans contrôle réel, de substances pharmaceutiques.
Diversa, Dow, Epicyte, Samyang Genex, Meristem Therapeutics, Maxygen et
ProdiGene sont sur les rangs. Il y a eu 20 permis (60 hectares en 34 sites)
faisant passer les cultures du laboratoire et des serres au champ, avec 50
hectares, quand même, de maïs plantés en 2002. Riz,pommes de terre, luzernes
sont également en attente pour le proche futur.

La sécurité de la production de substances pharmaceutiques dans les plantes
est l'objet d'une revue de Charles Arntzen. RKD Peterson et al.; Trends in
Biotechnology 22 (FEB04) 64-66. La FDA se préoccupe, de son côté, du
problème et elle a édicté, l'an passé, une série de recommandations
(www.fda.gov/OHRMS/DOCKETS/98fr/02d-0324-gdl0001.pdf).

Les anticorps monoclonaux thérapeutiques sont les produits qui se
développent le plus rapidement. Il y en a déjà 12 qui sont autorisés aux
Etats-Unis. Ils sont actuellement produits dans des cultures de cellules.
Sept anticorps ou dérivés produits dans des plantes sont à un stade avancé
de développement. On prévoit que la production devrait se monter à une
dizaine de tonnes de 70 anticorps monoclonaux thérapeutiques en 2008. Cela
fait beaucoup.

La recherche sur ce type de production date maintenant de plus de 13 ans.
Les protéines exprimées sont l'antigène A de surface de Streptococcus
mutans, l'antigène de surface du virus de l'hépatite B, l'entérotoxine
thermolabile d'Escherichia coli, la protéine de capside du virus Norwalk,
l'aprotinine humaine, le collagène humain, le a-interféron et la
glycoprotéine d'enveloppe du virus rabique. Les plantes chargées de leur
production sont le tabac, la carotte, la tomate, la pomme de terre, la
luzerne, le soja et le riz.

Ce n'est pas tant le problème de l'acceptabilité par le public qui est en
cause. Le médicament justifie toutes les audaces, même chez le consommateur
ordinaire. Le problème grave est celui de possibles erreurs d'aiguillage
envoyant dans le circuit alimentaire les produits végétaux médicamenteux. On
a bien vu, il y une dizaine d'années, des grains de blé traités aux
raticides et destinés aux semences, consommés par des gens dépourvus de tout
en Irak. Les pollinisations intempestives prennent une dimension plus
importantes que les résistances aux herbicides. On a déjà eu l'alerte du
maïs de Prodigene conçu comme un vaccin oral pour les porcs qui est allé
atterrir par erreur ailleurs (voir le Bulletin de Juin 2003 §126).

Nature Biotechnology 22 (FEB04) 103 fait remarquer que ce n'est pas
fondamentalement différent du problème des pilules de la grand mère laissées
à portée des petits enfants. Malheureusement l'idée de cultiver ce que l'on
veut où on le souhaite est actuellement appliquée dans son sens le plus
libéral et cette attitude est revendiquée par l'US Biotechnology Industry
Organization (BIO)s. Il n'y a pas très longtemps on préconisait de planter
ces maïs, à une distance précise des maïs alimentaires. Comme on ne va pas
développer ces maïs pour des régions déshéritées, ils vont atterrir dans le
Corn Belt avec tous les risques de mélanges. Comme le rendement n'est
probablement pas le facteur le plus important, on pourrait quand même
utiliser des lignées de maïs différentes de celles qui sont commercialisées,
utiliser une coloration des grains

Si les politiques sont raisonnables cela signifiera, à l'avenir une
réglementation plus stricte. Il suffira, comme le développe l'article que
l'on puisse montrer qu'un pigeon a avalé un grain de maïs-médicament pour
que des amis des pigeons soulèvent la terre entière (comme dans le cas du
Monarque), et cela causera infiniment plus de dégâts pour l'industrie qu'un
code de bonne conduite vérifié dans son application.

Une compagnie a pris le parti de cultiver des orges recombinants de ce type
en Islande, où il pourrait fort bien pousser, mais est actuellement absent.
Une autre suggestion de l'article de Nature est de ne pas utiliser des
plantes alimentaires, mais des plantes comme le lin. On pourrait quand même
y ajouter le tabac (tant pis pour les chiqueurs).

Posted by Sébastien Denys at 04:34 PM | Comments (0)

t6 : présentation (modification1)

Suite à ces TPs, voici le texte concluant nos recherches.

La controverse

L'interdiction de l'atrazine pose le problème de son remplacement, de sa toxicité, de son impact sur l'écosystème et le développement durable.

Coment avons nous voulu aborder cette controverse?

- hermaphrodisme des grenouilles:
on s'est tout d'abord orientées sur l'effet de l'atrazine sur les grenouilles. Cependant, cela ne nous permettait pas de pousser très loin notre recherche. C'est pourquoi nous avons pris d'autres directions.

- conséquences sur l'homme

- conséquences sur l'écosystème

- enjeux politiques, économiques, environnementaux,..

- alternatives à l'atrazine

- réglementation et mesures prises par le gouvernement (CIBE,...)

- tests toxicologiques effectués et résultats

Download file


A propos de l'atrazine...

L'atrazine est un herbicide couramment utilisé de 1960 à 2003, pour maîtriser les mauvaises herbes dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général.

Naissance de la controverse

Suite à la publication des recherches de Tyrones Hayes (au sujet de l'hermaphrodisme constaté sur des grenouilles élevées en eau contenant de l'atrazine), la réévaluation de l'atrazine est remise en question et la controverse prend forme.

Nos recherches:

Après avoir consulté le site suivant http://agora.qc.ca/, on remarque que l'atrazine est potentiellement responsable d'effets sur la santé (dérèglement hormonal, cancer,...). Cependant, les études actuelles ne permettent pas encore d'en être sure et de lui en faire porter une responsabilité partielle.
Etant donné sa toxicité à court terme remarquée dès 1960, il est normal que l'atrazine soit l'un des élèments contrôlés lors de la surveillance des eaux afin quee les taux ne soient dépassés.

Exposition à l'atrazine

Les taux d'atrazine aceptables (pour considérer l'eau potable) est de 0,1 µg/l pour l'UE ce qui est 20 fois plus sévère que le taux fixé par l'OMS. Qu'est ce qui les a décidé à choisir ces taux si différents ?

site consulté : http://www.ile-de-france.chambagri.fr/actu/presse/presse.asp

L'atrazine s'accumule dans l'eau par le lessivage des terrains agricoles. En fonction des conditions du milieu, elle est dégradée (naturellement) au bout de 12 semaines à 2 ans.
(voir site : http://www.google.fr/search?q=cache:HduWnwDhmZcJ:www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/eau/pdf/ep/atrazine.pdf+atrazine%2Btest%2B1960&hl=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8)

Les eaux de consommation sont traitées au charbon actif, utilisé pour éliminer tous les pesticides en général. Il est à noter que l'atrazine ne fait pas partie des quatre pesticides nécessitant un traitement particulier.

Posted by team6 at 04:33 PM | Comments (0)

pour t11: démoustification

Conséquences d'une démoustification au Bt sur les insectes non cible.

Ce document ne rentre pas à priori dans le cadre des explorations que vous avez déjà faites. Mais il illustre, le genre de question qu'il est possible d'envisager: dans ce cas-ci, les effets de l'utilisation pesticide sur les insectes non cible.

Dans votre cas, les conséquences sanitaires pour l'homme d'une utilisation du DDT étant établies, les "insectes non cible" passe au second plan.

Ce document semble indiquer une autre méthode de lutte contre les moustiques.

Sébastien

-------- Original Message --------
Subject: RE: [Droitenvir] démoustication
Date: Thu, 12 Feb 2004 20:04:53 +0100
From: Gérard Masselot
Reply-To: Droitenvir@yahoogroupes.fr
To:

Bonsoir,
Une très rapide recherche (je pourrai compléter si nécessaire et
demandé, mais me laisser alors un peu de temps!) confirme des cas
d'atteintes sur des "non-target species".
Je colle in fine qq URL (toutes en anglais, mais nous sommes ici dans le
domaine scientifique, donc articles dans la langue de Shakespeare
obligatoires si l'on veut être lus... C'est comme ça, hélas!).
Pour info., je pense qu'il doit s'agir de /Bacillus thuringiensis/ var.
/israelensis, /utilisé pour la "démoustication"...
Pour réflexion, je suggère de s'interroger sur la présence de ces
charmantes bestioles aux femelles piqueuses, mais pas seulement: je
connais des cas de "démoustication" sur d'autres genres que des
moustiques (des Simulies) dans notre pays.
Or, les simulies, à l'état larvaire, prolifèrent en rivières chargées en
matières organiques. Donc, traiter au Bti est mettre un "cautère sur une
jambe de bois", ou appliquer le proverbe bien connu: "quand le sage
montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"
De fait, la bonne question est de rechercher pourquoi il y a
prolifération de ces larves aquatiques, donc remonter la rivière vers
l'amont, et on trouve très généralement par exemple une STEP en
dysfonctionnement... ou autre impact anthropique REMEDIABLE, CQFD!!!
De toutes les manières, se souvenir que les bergeronnettes sont
strictement insectivores.... et re-CQFD!
A dispo. si précisions nécessaires (je peux interroger des collègues
spécialistes de ce créneau)!
Cordialement à toutes et tous,
Dr Gérard Masselot PhD, hydrobiologiste

Quelques URL:
http://www.mindfully.org/GE/Bacillus-thuringiensis-Bt.htm

un excellent site:
http://www.inchem.org/documents/ehc/ehc/ehc217.htm
voir le § 6.2

ici (consacré au West Nile Virus):
http://dnki.net/mosquito/
il y est écrit:
"Health effect data are limited for birds. More research is needed to
assess potential health effects of Bs on the variety of birds that drink
water from treated habitats to determine exposure and toxicity. Data is
limited in regards to plants, and very little is known about toxic
effects to terrestrial, aquatic and sub-aquatic plants exposed to Bs."...
mais pas de références citées.
Ce site:
http://extoxnet.orst.edu/pips/bacillus.htm
donne des références (dont certaines à prendre avec des très grosses
pincettes, intérêts financiers probables en arrière-plan!...), et indique:
" B.t. is not toxic to birds [8,150]. The LD50 in bobwhite quail is
greater than 10,000 mg/kg. When autopsies were performed on these birds,
no pathology was attributed to B.t. Field observations of 74 bird
species did not reveal any population changes after aerial spraying of
B.t. formulation [148]."

(8) U.S. National Library of Medicine. Hazardous Substances Databank.
Bethesda, MD, 1995.10-9
(148) Abbott Laboratories. Toxicology Profile: Dipel, Bacillus
thuringiensis Insecticide. Chemical and Agricultural Products Division,
North Chicago, IL, 1982.10-149
(150) Agriculture Canada. Report of New Registration: Bacillus
thuringiensis SerotypeH14. Food Protection and Inspection Branch,
Ottawa, Canada, 1982.10-151

Un fichier en pdf là:
http://www.dec.state.ny.us/website/dfwmr/habitat/insectrisk2000.pdf

Mais j'en conteste partie des conclusions: certains insectes non-cibles
par exemple sont BIEN touchés, et ce document dit pourtant: "Bti is very
specific, killing only the larvae of mosquitos, blackflies, and a few
non-biting flies. Most other species of aquatic insects are not affected
by Bti."..

Pour résumer, il existe très peu d'études environnementales sur les
effets d'organismes génétiquement modifiés (et le Bti en fait partie),
et les quelques unes disponibles sont souvent contradictoires....

-----Original Message-----
*From:* pierre.vuilleumier [mailto:pierre.vuilleumier@wanadoo.fr]
*Sent:* Thursday, February 12, 2004 6:49 PM
*To:* droit de l'environnement
*Subject:* [Droitenvir] démoustication

-Bonjour
aprés une démoustication au bacille de thuringe, on trouve régulièrement
des bergeronnettes mortes...
avez vous des info ?
Merci

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*Liens Yahoo! Groupes *

Posted by Sébastien Denys at 04:32 PM | Comments (0)

pour t10: chasse aux phoques

Un dossier publié il y a quelques jours dans Le Soir évoque une problématique liée à votre controverse mais qui n'en fait pas directement partie. S'y retrouve les mêmes éléments: interdiction de la chasse, chasse des peuples indigènes, chasse "scientifique".

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Posted by Sébastien Denys at 04:17 PM | Comments (0)