février 26, 2004

t8: second

Divers sites consultés


Divers sites consultés

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/ogm_therapeutiq_numerote_1.pdf

http://www.ogm.org/pages/showogm.php?cat=05&ogmid=5

http://ogm.agriculture.gouv.fr/experimentations/essais_implantes/fip2002/FIP_000207_Meristem_Mollans_Ouveze.pdf

Posted by team8 at 06:00 PM | Comments (2)

t7 : fonds commun relatives aux bananes

GROUPE INTERGOUVERNEMENTAL SUR LA BANANE
ET LES FRUITS TROPICAUX

Le site

I. INTRODUCTION

1. En sa qualité d'organisme international de produits (OIP) désigné pour les bananes, le Groupe a mis en œvre et supervisé le Projet d'amélioration de la banane qui s'est achevé à la fin de 1998. La section II du présent document contient une évaluation globale de ce projet.

2. A sa dernière session, le Groupe a approuvé quatre propositions de projet. Les vues du Fonds commun pour les produits de base sur ces projets figurent dans la section III, et un remaniement des éléments clés des propositions est fourni à l'appendice A.

3. En outre, un nouveau projet visant la relance de la production bananière en Guinée a été soumis à l'examen du Groupe en tant qu'appendice B. Il pourrait servir à d'autres membres comme exemple de projet appuyé par le Fonds commun sous l'égide du secteur privé.

4. Depuis la dernière session du Groupe, le Fonds commun a révisé ses directives relatives aux projets. Les changements sont résumés à la section IV du présent document.
II. LE PROJET D'AMÉLIORATION DE LA BANANE
ÉVALUATION GLOBALE DU PROJET

5. Le Groupe se souviendra que les deux objectifs clés du projet étaient les suivants:

1. créer et évaluer une gamme de variétés de bananes améliorées ayant des bonnes perspectives d'exportation, plus productives et présentant une résistance durable aux maladies grâce à des techniques d'amélioration génétique classiques ou nouvelles; et
2. mettre au point des pratiques plus efficaces et intégrées de gestion des maladies, notamment en ce qui concerne la cercosporiose noire.

6. La plupart des sous-projets du Projet d'amélioration de la banane entraient dans deux catégories, à savoir la sélection et la biotechnologie. Nombre d'entre eux étaient à long terme et de nature stratégique et visaient en premier lieu l'acquisition de connaissances théoriques et pratiques. De l'avis du Groupe, l'utilisation de ces connaissances constituera un apport précieux aux secteurs tant de la production que de l'exportation de bananes et de plantains. Leur application future donnera lieu à d'importants résultats pour les producteurs et les exportateurs mais un investissement ultérieur dans la recherche-développement sera nécessaire.

7. Il existe un grand nombre de domaines où les résultats du programme auront très probablement des effets directs à court terme sur l'industrie, y compris l'utilisation de certains clones de cercosporiose noire au Brésil, et l'indexation des souches de Fusarium dans un lieu donné lorsqu'on prévoit d'établir de nouvelles bananeraies. La collection de référence permettra d'identifier rapidement les souches responsables de la fusariose du bananier.

8. Presque tous les projets réalisés dans le cadre du Projet d'amélioration de la banane ont contribué aux futurs efforts de recherche sur ce fruit. L'efficacité du Projet aurait été renforcée si le secteur privé avait fourni un financement, comme envisagé au début du programme.

9. Réalisations du Projet d'amélioration de la banane:

* Création d'une panoplie moléculaire pour isoler et manipuler des éléments génétiques afin d'améliorer encore le matériel génétique de Musa.
* Identification de sources de résistance aux virus du bunchy top et de la mosaïque du bananier.
* Identification de gènes permettant de contrôler la maturation du fruit.
* Collecte de matériel végétal au Viet Nam et en Inde pour favoriser l'identification de matériel génétique nouveau.
* Accélération des programmes de sélection auprès de l'Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuaria (EMBRAPA), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Département des productions fruitières et horticoles (CIRAD-FLHOR) et de la Fundación Hondureña de Investigación Agrícola (FHIA).
* Elaboration de méthodes de lutte contre le virus de la mosaïque en tirets dans le matériel génétique de Musa.
* Identification de sources de résistance de clones aux nématodes et mise au point de méthodes appropriées de dépistage pour ces derniers.
* Création d'un outil de diagnostic spécifique pour Fusarium oxysporium permettant de détecter une nouvelle race de cet agent pathogène.

10. Le Projet d'amélioration de la banane a donné naissance à un "consortium biotechnologique"1. Il a démontré que la transformation in vitro peut être utilisée dans la modification génétique, et a affiné les techniques par bombardement de particules, la transformation par agrobacterium et les technologies de régénération. Le "consortium" envisage de publier des manuels relatifs à la production in vitro de Musa.

11. Un consortium similaire a été créé pour la recherche sur les nématodes2.

12. Les essais menés sur plusieurs tétraploïdes et diploïdes de banane vis-à-vis de certaines maladies devraient beaucoup contribuer à la formulation de nouvelles stratégies de lutte dans les plantations d'Amérique du Sud. Certains clones évalués dans le cadre du Projet d'amélioration de la banane ont également montré une grande résistance au nématode Radopholus similis.

13. La collection de matériel génétique provenant du Viet Nam et du Kérala (Inde), résultat direct de l'appui financier du Projet d'amélioration de la banane, revêt une grande importance car elle contient des matériels encore inconnus dans d'autres pays et qui pourraient être très utiles dans d'autres programmes de recherche sur l'amélioration génétique de la banane. Il faut encore étudier les caractéristiques de ces matériels et appuyer les nouvelles collectes et les études correspondantes en vue d'obtenir des clones améliorés.

14. La mosaïque en tirets du bananier est une maladie grave qui est devenue une véritable épidémie en Afrique, mais qui touche aussi plusieurs tétraploïdes mis au point récemment par la FHIA et résistants à la cercosporiose noire. Il est donc important de lutter contre ce virus pour éviter la propagation de la maladie aux pays d'Amérique latine touchés récemment et qui utilisent ce matériel. Au cours de la dernière phase du Projet d'amélioration de la banane, l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) a beaucoup contribué à la mise au point de méthodes thérapeutiques visant l'assainissement de matériel génétique amélioré de Musa contaminé par le virus.

15. Dans le cas de la cercosporiose noire, bien qu'il n'ait pas été possible de mettre au point une gamme de variétés améliorées durables et résistantes aux maladies, les résultats obtenus contribuent à mieux faire comprendre les mécanismes de résistance/tolérance du matériel génétique, ainsi que le comportement des champignons résistant après des traitements répétés de fongicides.

16. Les résultats du Projet sont dans l'ensemble extrêmement prometteurs, mais c'est la prise en charge par les agriculteurs eux-mêmes des différents outils et variétés qui sera le vrai banc d'essai de son efficacité. A l'appendice A figure une proposition de projet visant à faire profiter les agriculteurs de certains des résultats obtenus. Le Projet d'amélioration de la banane n'a certes pas produit de nouveau cultivar résistant aux maladies pour remplacer la banane Cavendish mais, à longue échéance, plusieurs variétés pourraient naître du travail accompli.

17. Grâce à PROMUSA, au Réseau international pour l'amélioration des bananes et des plantains (INIBAP), à la Banque mondiale et à ses efforts visant à créer un organisme de recherche permanente ("Biobanana"») financé par les secteurs public et privé, et aux fonds affectés par les institutions nationales de recherche, les études entreprises dans le cadre du Projet d'amélioration de la banane sont assurées d'un suivi. Le résultat le plus intéressant obtenu par le Projet est peut-être la possibilité d'associer différentes formes de résistance dans une ou plusieurs plantes transgéniques, conjuguée à une réduction notable des pulvérisations de produits chimiques. Tout droit de propriété intellectuelle au titre de la recherche financée par le Projet revient aux membres du Groupe par l'intermédiaire de la Banque mondiale, du Fonds commun pour les produits de base et de la FAO.
III. PROJETS APPROUVÉS PAR LE GROUPE
À SA DERNIÈRE SESSION

18. A sa dernière session, le Groupe a approuvé les quatre projets suivants à soumettre au Fonds commun pour les produits de base: Programme mondial pour l'amélioration de Musa (PROMUSA), Nouvelles perspectives commerciales et possibilités de commercialisation de la banane en Afrique de l'Est, Appui à l'amélioration des productions de bananiers et plantains visant les marchés d'exportation d'Amérique centrale et des Caraïbes et Projet d'introduction et de distribution de variétés de bananes et plantains résistant aux maladies au Nicaragua. Le Fonds commun pour les produits de base a informé les promoteurs de ces projets et le secrétariat que, pour de multiples raisons, ces projets ne remplissent pas les conditions nécessaires pour être financés par lui. Cependant, le Fonds commun a souligné qu'il pourrait prendre en considération un projet qui associe des éléments communs aux quatre projets, comme indiqué à l'appendice A. La proposition de projet présentée à l'appendice A devra sans doute comprendre des accords de prêt et de financement de contrepartie, qui devront être conçus séparément pour chaque pays.
IV. PLAN D'ACTION QUINQUENNAL
DU FONDS COMMUN POUR LES PRODUITS DE BASE

19. Le Fonds commun a approuvé récemment un plan d'action quinquennal dont plusieurs aspects concernent l'évaluation de projets. Ce plan, qui est une réorientation, modifie les directives antérieures. Dorénavant, l'examen de projets par les organes directeurs du Fonds commun devra se conformer aux directives suivantes:

* Les projets devront viser en premier lieu les groupes les plus pauvres de la population, les petits exploitants et les petites et moyennes entreprises. Les pays les moins avancés (PMA) feront l'objet d'une attention particulière;
* En ce qui concerne les produits de base, ceux intéressant les PMA bénéficieront d'une attention spéciale;
* Les organismes internationaux de produits sont invités à inclure dans leurs projets de nouveaux produits intéressant les PMA et/ou qui ont un potentiel de développement;
* Le Fonds commun continuera à concentrer son attention sur les petits et moyens projets;
* Les principaux critères de sélection des projets comprendront la qualité, l'impact, le ciblage des bénéficiaires et les possibilités d'encadrement. Les objectifs qualitatifs et quantitatifs seront clairement définis. On tiendra dûment compte de la rentabilité économique, de la participation du secteur privé et des considérations environnementales;
* Toutes les propositions de projet devront comprendre un cadre logique;
* L'accent portera sur la diffusion des résultats des projets;
* Les subventions seront accordées en priorité aux projets visant des produits intéressant les PMA, aux groupes les plus pauvres d'autres pays en développement et/ou aux projets financés par des prêts;
* La part de projets financés par des prêts s'accroîtra progressivement et devrait atteindre 50 pour cent en 2002. Les organismes internationaux de produits sont invités à soumettre davantage de projets susceptibles d'être financés par des prêts, à savoir des projets qui pourront assurer le recouvrement des prêts.

V. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

20. Le Groupe souhaitera peut-être exprimer son avis sur les réalisations du Projet d'amélioration de la banane et proposer des mesures de suivi conformément à sa stratégie. Parmi les domaines de suivi, le Groupe pourrait encourager le renforcement des réseaux afin de diffuser les résultats du projet auprès des institutions nationales, des services de vulgarisation et des associations d'agriculteurs. En outre, le Groupe pourrait aussi faire des observations sur les effets possibles des directives du Fonds commun pour les produits de base données au paragraphe 19 sur les efforts d'amélioration de la banane.

21. Tout en maintenant sa stratégie3 de développement des produits, le Groupe souhaitera peut-être appuyer en priorité d'autres projets à soumettre pour financement au Fonds commun (y compris ceux figurant aux appendices A et B) compte tenu des directives énumérées au paragraphe 19.
Appendice A
Proposition de projet: Evaluation et diffusion de matériel génétique amélioré de Musa avec la participation des producteurs

Le projet vise en premier lieu l'introduction de cultivars existants de Musa résistant aux ravageurs/maladies (y compris ceux qui ont été renforcés par la recherche du Projet d'amélioration de la banane) et qui répondent aux exigences locales. L'objectif est de permettre aux petits exploitants des pays producteurs de bananes et de plantains de remplacer les cultivars existants, hautement vulnérables aux cercosporioses, à la fusariose du bananier et aux nématodes, par des variétés qui se sont avérées plus résistantes. Cet objectif sera réalisé grâce à une évaluation, en collaboration avec les agriculteurs, d'hybrides améliorés produits par les programmes de sélection de Musa (dont un grand nombre sont liés au Projet d'amélioration de la banane) dans des projets pilotes de pays désignés.

Il est proposé de lancer des projets pilotes de démonstration dans certains pays d'Amérique latine et des Caraïbes et d'Afrique de l'Est et centrale. Parmi les pays choisis pourraient figurer le Nicaragua, Haïti et le Honduras pour l'Amérique latine, l'Ouganda, l'Ethiopie et la République démocratique du Congo pour l'Afrique. Quatre des six pays sont des PMA. Ces pays ont déjà identifié comme activité prioritaire l'introduction et l'évaluation de variétés améliorées de bananes, et le projet s'associerait dès lors à des initiatives en cours dans chaque pays. Tous ces pays ont des problèmes de sécurité alimentaire et les bananes/plantains joueront un rôle crucial à cet égard au profit des petits exploitants et des groupes les plus pauvres de la population. En évaluant les variétés de bananes, il faudra tenir compte des besoins et des contraintes des différents pays et il faudra donc que chaque projet pilote soit géré séparément par un agent d'exécution distinct.

Dans chaque pays, les variétés à évaluer seront choisies sur la base de la demande nationale et régionale tant des consommateurs que du marché. Dans tous les cas, l'objectif consistera à identifier les variétés améliorées résistant aux ravageurs/maladies qui ont des perspectives commerciales prometteuses aussi bien pour le marché intérieur que pour l'exportation. Ces variétés identifiées au cours des travaux d'évaluation seront multipliées et distribuées à grande échelle dans les zones qui en ont besoin. Cette multiplication pourra se réaliser soit in vitro, soit dans des pépinières sur le terrain.

Le projet comprendra les éléments suivants:

* Instauration d'un flux régulier, coordonné et sans danger, de matériel génétique amélioré et local tiré de sources nationales et internationales (programmes de sélection/stations nationales de recherche agricole) vers les zones de production par le biais de centres nationaux/régionaux de multiplication.
* Evaluation en conditions de terrain de certains hybrides/cultivars introduits afin d'identifier les variétés qui non seulement présentent une forte résistance/tolérance aux maladies, mais donnent aussi de hauts rendements, répondent favorablement aux exigences locales et satisfont les besoins locaux de consommation et de commercialisation.
* Création de structures de multiplication sous forme de pépinières de terrain et/ou de laboratoires de cultures tissulaires.
* Fourniture d'assistance technique et de formation aux chercheurs, techniciens et agriculteurs nationaux en matière de multiplication et d'évaluation de nouveau matériel génétique de Musa.
* Possibilité d'assistance technique, le cas échéant, en matière de gestion après récolte.

Mise en œvre du projet

Les composantes du projet (projets pilotes) se dérouleront dans différents pays et pourraient être exécutées par différents organismes.
Coûts

Le coût total du projet devrait avoisiner le million de dollars E.-U. La répartition du financement entre subventions et prêts se fera une fois que le document de projet aura été entièrement rédigé et lorsque les disponibilités de cofinancement par d'autres sources que le Fonds commun pour les produits de base seront connues.
Appendice B
Description du projet

Le marché de Conakry, capitale de la Guinée, est insuffisamment ravitaillé en bananes. En outre, il existe dans les pays voisins des débouchés possibles pour ce produit. Le projet intégral propose donc de créer trois unités de base de production-commercialisation de 25 hectares chacune, outre 50 petites exploitations couvrant chacune deux hectares au maximum. La structure centrale de production-commercialisation est la Société d'importation, transformation et exportation de la banane (SITEB), compagnie privée qui recevrait un soutien financier et technique et dispenserait, à son tour, une aide technique et de gestion ainsi qu'une formation aux petits exploitants. La Guinée ayant été jadis un important producteur de bananes, les petits agriculteurs sont prêts à consacrer à nouveau leurs terres à la production de bananes. L'amélioration du transport, la qualité de l'entreposage après récolte et la commercialisation des fruits sont autant d'éléments importants du projet. La Guinée fait partie des pays en développement les moins avancés. Ce projet vise les groupes les plus pauvres de la société.

Le projet coûterait l'équivalent de 4,04 millions de dollars E.-U. Le Fonds commun pour les produits de base devra affecter à son financement un montant de 2,5 millions de dollars E.-U., grâce à une combinaison de prêts et de subventions, tandis que la SITEB mobilisera 1,5 million de dollars E.-U. Les fonds alloués par le Fonds commun serviront essentiellement à financer l'investissement dans les plantations de base et les petites exploitations, y compris les services de formation et de transfert de technologie, alors que ceux mobilisés par la SITEB couvriront les coûts de fonctionnement, y compris le service de la dette.
Mise en œvre du projet

La SITEB deviendra vraisemblablement l'agent d'exécution du projet, à moins qu'un organisme plus approprié ne soit désigné.

1 Laboratoire d'amélioration des cultures tropicales de l'Université de Louvain, Centre de biotechnologie moléculaire de l'Université de technologie du Queensland, Centre de recherche coopérative sur la pathologie des plantes tropicales de l'Université du Queensland, Institut Boyce Thompson de recherche sur les plantes de l'Université Cornell, Université de science et de technologie de Hong Kong et Université de Hawaï.

2 Parmi les membres figurent le Centre de recherches régionales sur bananiers et plantains, Cameroun (CRBP), la FHIA et l'IRTA/CITA (Espagne).

3 Document CCP:BA 97/11 approuvé par le Groupe à sa quinzième session.

Posted by team7 at 05:55 PM | Comments (1)

t9: situation et nouvelles interrogations

Compte rendu de la situation. Nouvelles interrogations sur la problématique

Google a recherché éolienne kyoto wallonie dans les pages en langue français.

1 - 10 résultats, sur un total d'environ 249. Recherche effectuée en 0.18 secondes.

http://www.greenpeace.org/belgium_fr/press/release?press_id=389040

Bruxelles, le 20 janvier 2004 - Plus de six ans après la signature du Protocole de Kyoto, la Belgique n'est toujours pas parvenue à répartir ses premiers engagements entre l'Etat fédéral et les Régions ; une répartition pourtant promise pour 2003 dans l'accord gouvernemental.
A politique inchangée (ou plutôt, en l'absence de celle-ci), la Belgique dépassera son objectif de Kyoto de 22,9% en 20102

Energie éolienne
Le vent: une source d'énergie propre et renouvelable.

Les énergies renouvelables représentent la seule possibilité de développement énergétique soutenable, ce constat est unanime. En effet, par leur diversité elles offrent des solutions adaptées aux exigences environnementales, aux différents besoins des populations et ce de manière spécifique à chaque situation économique ou géographique. Le vent a toujours connu de multiples usages, du moulin à farine à la pompe à eau... L'énergie éolienne n'entraîne ni production de déchets, ni rejets polluants dans l'environnement. Les côtes européennes présentent de forts potentiels éoliens.


Notre point de vue :


Greenpeace est en faveur des éoliennes…
On sait que les pro-paysager sont contre les éoliennes seulement pour l’impact négatif sur le paysage, on se demande alors s’il y a des impacts négatifs sur l’environnement en comparaison avec les autres sources d’énergies…

Résumé de la situation :

il y a différents intervenants ds cette controverse :
-écolos au sein desquels il y a déjà des divergences à savoir : « quiproquo environnement »
- le point de vue des industriels.

Les exigences de kyoto : comment y arriver ?
- fabrication d’énergies vertes : éoliennes ou existe en-t-il d’autres ???
- diminuer la consommation d’NRJ

obligations suite à une directive européenne post kyoto !!!cfr notice

Posted by team9 at 05:45 PM | Comments (1)

t7 : proteger l'environnement, c'est important ;+)

protection de l'environement

Les cultures industrielles destinées à l'exportation peuvent entraîner des dégradations importantes pour l'environnement (altération de la qualité des eaux, baisse de la fertilité des sols, utilisation importante de pesticides...). Il est donc indispensable de mettre en place une agriculture bananière plus respectueuse de l'environnement, basée sur des systèmes de culture durables qui puissent concilier la nécessaire rentabilité économique et la vitale préservation du milieu. C'est une des priorités que le CIRAD s'est fixées.

Posted by team7 at 05:10 PM | Comments (2)

t11: danger des pesticides

Dangers:disparition des ennemis naturels de certains parasites, ...

Dangers:disparition des ennemis naturels de certains parasites, une plus grande résistance de ces derniers, la destruction d’insectes pollinisateurs, de poissons et d’oiseaux, la contamination de la nourriture, de l’eau et des sols.
Paradoxe: malgré la mise en avant de tous ces dangers, le marché mondial des pesticides ne cesse de croître parce que l'Afrique est de plus en plus demandeuse. Une partie des pesticides envoyés sont interdits ou très réglementés dans les pays riches (USA, Europe...).
L'Europe exporte donc aussi mais on ne sait pas en quelle quantité parce que ce n'est pas inscrit dans les registres douaniers.


http://www.unesco.org/courier/1998_08/fr/planete/txt3.htm
Site de l'unesco: organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture.


Un marché en expansion
Trop et mal utilisés, les pesticides ne font pas que tuer les hommes. Ils hypothèquent aussi leur avenir. Toujours selon D. Pimentel, leur usage sans discrimination «provoque des pertes dans l’environnement d’une valeur de 100 milliards de dollars par an», dont huit rien qu’aux Etats-Unis. Il entraîne, entre autres, la disparition des ennemis naturels de certains parasites, une plus grande résistance de ces derniers, la destruction d’insectes pollinisateurs, de poissons et d’oiseaux, la contamination de la nourriture, de l’eau et des sols.
Pendant ce temps, le commerce prospère. Le marché mondial des pesticides ne cesse de croître depuis dix ans. Estimé à 30 milliards de dollars en 1996, «il est dominé par dix grands groupes, qui contrôlent 80% du marché», explique Barbara Dinham, de l’ONG londonnienne The Pesticides Trust. L’Europe et les Etats-Unis, puis le Japon, sont les principaux exportateurs, suivis de pays du Sud comme l’Inde, la Chine, le Mexique, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Brésil et la Colombie. Les marchés à croissance forte sont l’Amérique latine et l’Asie. L’Afrique en est de plus en plus demandeuse pour ses cultures d’exportation.
Or ce commerce se nourrit en partie d’échanges de produits interdits ou strictement réglementés dans les pays industrialisés. La Fondation pour l’avancement de la science et de l’éducation (Fase), une ONG américaine, précise qu’environ 14,4 tonnes de pesticides dont l’usage est interdit aux Etats-Unis ont quotidiennement quitté ce pays en 1995 et 1996. L’Europe n’est pas en reste, mais il est «malheureusement impossible de quantifier ses exportations car elles ne sont pas détaillées dans les registres douaniers», explique B. Dinham.

Posted by team11 at 05:06 PM | Comments (1)

t6 : nappes phréatiques

Site consulté : http://res2.agr.gc.ca/publications/hw/06c_f.htm

L'ancienne pratique de la monoculture (culture unique), particulièrement du maïs et de la pomme de terre, semble être responsable des principaux cas de contamination d'eau souterraine observés en Ontario et au Québec. L'atrazine est l'herbicide que l'on décèle le plus souvent dans l'eau souterraine, aux côtés de la simazine, de la métribuzine, de la cyanazine, du métolachlore, du dicamba, du 2,4-D et du mécoprop. Dans de rares cas, les concentrations dépassaient les recommandations sur la qualité de l'eau. Les nouvelles restrictions imposées à l'épandage d'atrazine devraient contribuer à réduire les concentrations de cet herbicide dans les eaux souterraines. Parmi les insecticides décelés dans l'eau souterraine, le carbaryl et le carbofurane ont suscité les plus graves préoccupations, du fait que leurs concentrations approchaient parfois de la limite de sécurité relative à l'eau potable.

Plusieurs études réalisées en Ontario entre 1979 et 1992 ont révélé des pesticides dans 10 à 37 % des puits (voir le tableau 6-1). Les métabolites du chlortal-diméthyl (DCPA) et l'atrazine étaient les pesticides les plus couramment décelés. Dans une analyse des eaux souterraines réalisée en 1992, des pesticides ont été détectés dans 12 % des puits. Les concentrations dépassaient la recommandation canadienne sur l'eau potable dans seulement six puits (0,3 %).

Une analyse provinciale réalisée au Québec entre 1984 et 1991 a révélé que des pesticides étaient présents dans 24 % des 245 puits analysés. Dans une analyse menée dans la région de l'île d'Orléans, 31 % des puits échantillonnés contenaient de l'aldicarbe et de l'atrazine, mais à des concentrations inférieures aux recommandations

Posted by team6 at 05:06 PM | Comments (0)

t7 : le bananier est menacé

le bananier et la cercoporiose

Le bananier est menacé
Outre les rafales de vents, les tempêtes, les cyclones, le bananier a de redoutables ennemis : des virus, des bactéries, des nématodes, des insectes (charançons) et des champignons ! Ces derniers attaquent les feuilles et peuvent provoquer de graves maladies comme les cercosporioses. C'est dans le bulbe du bananier que pond la femelle du charançon noir. Ses larves y creusent des galeries et font des dégâts considérables.
Quand aux racines, elles sont attaquées par des vers microscopiques, les nématodes. Les fruits, eux, sont la cible de petits insectes, les Thrips. La vie du bananier n'est pas de tout repos !

Posted by team7 at 04:59 PM | Comments (0)

t7 : une nourriture de base

La banane est le quatrième aliment mondial

Aujourd'hui, 700 millions de personnes souffrent de malnutrition. Nourrir la planète reste un des défis des années 2000.

Les pays en voie de développement sont, bien évidemment, les plus menacés par
ce fléau.

Or le bananier et le bananier plantain contribuent à la sécurité alimentaire des populations des pays défavorisés.

Ils constituent une ressource alimentaire importante pour plus de 400 millions d'habitants des pays tropicaux.

Ces fruits sont vitaux pour les millions de paysans qui les produisent, les consomment ou les vendent sur les marchés locaux. Et leur exportation représente pour nombre de pays en voie de développement une source précieuse de revenus.L'une des plus importantes cultures vivrières du monde.

Après le riz, le blé et le maïs, la banane est l'une des plus importantes cultures vivrières du monde ; 90 % de la production est consommée sur place, notamment dans les pays les plus pauvres d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Dans certaines régions, la banane est même la principale denrée cultivée et la purée de banane y est souvent le premier aliment solide donné aux nourrissons.

Cependant, la consommation par habitant varie selon les pays : de 2 kg par habitant et par an en Chine à 50 kg par habitant et par an en Océanie, et même 250 kg par habitant et par an en Afrique de l'Est (Ouganda, Burundi, Rwanda), notamment sous forme de plat cuit ou de bière.

Posted by team7 at 04:54 PM | Comments (0)

t6 : EPA - CPP

L'EPA est l'Environnement Protection Agency : http://www.epa.gov
Le CPP est le Comité Phytosanitaire Permanent :
Ils ont légiféré sur l'utilisation de l'atrazine.

L’atrazine a donc été considérée par l’Environmental Protection Agency
(EPA) des États-Unis, comme un produit chimique de priorité A pour ce qui est de la contamination potentielle des eaux souterraines et elle se classe au premier rang des 83 pesticides risquant de contaminer les eaux souterraines inclus dans le plan de priorité établi par Agriculture Canada.
L’atrazine a donc été incluse dans le Groupe III : substance peut-être cancérogène pour les humains.

En 1985, 85 % des échantillons d’eau ambiante recueillis dans un secteur du Sud-Ouest de l’Ontario se sont révélés contaminés par des traces d’atrazine.

L’atrazine est le contaminant qu’on a retrouvé le plus fréquemment au cours d’une enquête réalisée en 1986 et en 1987 portant respectivement sur 103 et
76 puits de ferme de l’Ontario.

La majeure partie de l’apport quotidien total d’atrazine proviendrait de l’eau contaminée. Des enquêtes extensives portant sur des aliments n’ont permis de déceler aucun résidu; on juge donc que l’apport à partir de cette source est négligeable. En raison de sa faible volatilité, il est peu probable que l’on retrouve de l’atrazine dans l’air, sauf immédiatement après son épandage sur des cultures.

On retrouve souvent l’atrazine en présence de la déséthylatrazine, son métabolite, et parfois avec d’autres métabolites N-désalkylés. La déséthylatrazine, bien que sa toxicité aiguë ne soit pas aussi élevée que celle du composé parental, entraînait tout aussi efficacement des déséquilibres hormonaux qui se traduisaient par des changements des taux d’enzyme et des sites de fixation de la testostérone dans les testicules des petits rats mâles après l’ingestion de ce composé par les femelles gravides et par les petits, par l’intermédiaire du lait.

Posted by team6 at 04:40 PM | Comments (0)

t11: Pesticides périmés dans les PVD: 100 000 tonnes...

Les stocks de pesticides correspondent à des restes de pesticides livrés dans le cadre de programme d'assistance extérieure. Ces stocks ne cessent de grossir parce que les pays pauvres n'ont pas les moyens de les éliminer sans que l'environnement n'en souffre

Mise en garde contre les risques que représentent ces stocks: fuites à cause des contenants qui se détériorent, infiltration dans le sol...

Enumération des raisons propables de l'accumulation des stocks


http://www.fao.org/nouvelle/1996/960607-F.HTM

La FAO est la Food and Agriculture Organization (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)


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Pesticides périmés dans les pays en développement: 100 000 tonnes de pesticides menacent la santé et l'environnement


Pesticides en Afrique (PDF)

Opérations d'enlèvement des pesticides

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Egalement dans l'actualité:

Communiqués de presse de la FAO
Archives de l'actualité
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De grandes quantités de pesticides non utilisés représentent une menace grave pour l'environnement et la santé publique dans les pays en développement, d'après une étude de la FAO publiée au début du mois de juin 1996.

La FAO estime que les pays en développement détiennent des stocks de plus de 100 000 tonnes de pesticides périmés, dont 20 000 tonnes dans les pays africains (voir carte). Certains de ces produits chimiques sont si toxiques que quelques grammes suffiraient à empoisonner des milliers de personnes ou à contaminer des zones étendues. Le DDT, la dieldrine et le HCH (hexachlorocyclohexane) figurent parmi ces substances hautement toxiques et à forte rémanence. L'essentiel de ces stocks correspond à des restes de pesticides livrés dans le cadre de programmes d'assistance extérieure. Faute de moyens d'élimination sans danger pour l'environnement, les stocks ne cessent de grossir. La FAO lance donc un appel en faveur d'un effort concerté de la communauté mondiale pour éliminer ces déchets dangereux et éviter qu'ils ne recommencent à s'accumuler.

"Les stocks de pesticides périmés sont de véritables bombes à retardement", a déclaré Niek van der Graaff, Chef du Service FAO de la protection des plantes. "Les fuites, les infiltrations et divers accidents liés aux pesticides sont extrêmement fréquents et répandus. Les conditions d'entreposage sont rarement conformes aux normes internationales. De nombreux contenants de pesticides se détériorent, laissant échapper leur contenu qui va contaminer les nappes phréatiques et l'environnement. La plupart des entrepôts sont situés en plein coeur des agglomérations urbaines ou à proximité de zones d'habitation."

En Afrique et au Proche Orient, les effets possibles de ces pesticides périmés sur l'environnement suscitent de vives inquiétudes. Certains stocks ont plus de 30 ans et sont conservés au mépris des mesures de sécurité. Aucun pays n'est à l'abri du danger. D'après la FAO, il faut agir de toute urgence, pour éviter des catastrophes et des dommages irréversibles.

Au fil des années, toutes sortes de pesticides ont été importées par les pays en développement, sous forme de dons des organismes d'aide au développement ou des gouvernements. "En Afrique, le total connu des importations de pesticides s'élève à 672 millions de dollars pour 1993-94. Or 40 pour cent au moins de ce total, soit l'équivalent de 269 millions de dollars, n'ont probablement pas été utilisés", indique le rapport. Les données disponibles pour d'autres régions montrent que le problème ne se limite pas à l'Afrique mais qu'il se pose également en Europe de l'Est, en Asie et en Amérique latine.

D'après la FAO, l'accumulation des stocks de pesticides inutilisés tient notamment aux raisons suivantes:

mesures d'interdiction qui frappent des pesticides encore en stock;
entreposage prolongé de produits à durée de conservation limitée;
difficulté de prévoir les infestations de ravageurs, comme les acridiens;
dons excessifs (inappropriés, intempestifs et non coordonnés);
arrivée tardive des dons (après la campagne agricole);
insuffisances des moyens d'entreposage;
manque de formation du personnel à la gestion des stocks.

Documents disponibles

La FAO a publié plusieurs ouvrages fournissant des conseils sur les moyens de prévenir les accumulations de pesticides périmés et sur la gestion et l'élimination des stocks superflus. Quelques titres:

Un rapport de la première consultation: Prevention and disposal of obsolete and unwanted pesticide stocks in Africa and the Near East
Un manuel sur les méthodes d'entreposage sans danger: Pesticide storage and stock control manual
Un ensemble de directives provisoires: Prevention of accumulation of obsolete pesticide stocks

Pour de plus amples renseignements, s'adresser à Alemayehu.Wodageneh@fao.org


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Suggestions: Webmaster@fao.org

© FAO,1996

Posted by team11 at 04:39 PM | Comments (0)

t6 : NB

L'atrazine a une forte capacité de transfert vers les eaux --> pollution

Coût dérisoire

Posted by team6 at 04:37 PM | Comments (0)

t7 : La base du problème by Emile Frison

L'article qui explique tout (ou presque) ...

Un Consortium International S’apprête a Séquencer le Génome du Bananier
Une initiative qui devrait bénéficier à tous les petits producteurs de bananes et réduire les applications de pesticides dans les plantations commerciales

Washington D.C., USA, 19 juillet 2001 — Des scientifiques de 11 pays ont annoncé aujourd’hui la création d’un consortium international en vue de séquencer le génome du bananier dans un délai de cinq ans. Les chercheurs d’instituts publics, universités et organismes à but non lucratif pourront se servir des données génétiques ainsi obtenues pour mettre à la disposition des producteurs des pays en développement des variétés de bananiers capables de résister au champignon de la « cercosporiose noire » ainsi qu’à d’autres maladies et ravageurs. La banane est la base de l’alimentation de près d’un demi-milliard d’habitants de la planète, mais sa culture est de plus en plus affectée par les maladies. Le séquençage du génome bénéficiera également aux consommateurs de bananes dessert Cavendish, l’une des cultures dépendant le plus des pesticides dans le monde.

« Autrefois, les paysans sélectionnaient des souches de bananiers qui étaient sans graines, donc stériles, et ils les cultivaient par reproduction végétative, » explique le coordonnateur du Consortium, Emile Frison, directeur du Réseau international pour l’amélioration de la banane et de la banane plantain (INIBAP, basé à Montpellier), qui est un programme de l’Institut international pour les ressources phytogénétiques (IPGRI, un centre Future Harvest ayant son siège à Rome). «Sur le plan de l’évolution, les bananiers cultivés n’ont donc pratiquement pas bougé pendant des milliers d’années, de sorte qu’il leur manque la diversité génétique nécessaire pour lutter contre les maladies. Un effort concerté est indispensable de la part de la communauté scientifique internationale pour tirer parti de la diversité existant chez les bananiers qui poussent et se reproduisent encore à l’état sauvage. »

Cette initiative collective a été lancée lors d’une rencontre organisée du 17 au 19 juillet à Washington DC (États-Unis) en présence de représentants d’institutions de recherche d’Allemagne, d’Australie, de Belgique, du Brésil, des États-Unis, de France, d’Inde, du Mexique, de République tchèque, du Royaume-Uni et de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), un autre centre Future Harvest basé au Nigeria. Le Centre de coopération internationale en recherché agronomique pour le développement (CIRAD) apporte une expertise française au nouveau « Consortium international sur la génomique du bananier ». « Nous ferons appel à la génomique pour accéder aux trésors cachés de la biologie de la banane et de la banane plantain, » déclare Pierre Lagoda du CIRAD. « Cependant, le déchiffrage du génome du bananier est une tâche colossale qui nécessitera une étroite collaboration. Le Consortium s’appuiera sur les expertises combinées de différents laboratoires du monde entier. »

« Le bananier sera la première espèce végétale exclusivement tropicale à être séquencée, » note Emile Frison. « La banane n’est pas juste un fruit consommé occasionnellement, mais un aliment de base que beaucoup de familles africaines mangent à chaque repas. Nous avons là une chance de développer une culture qui ne décevra pas leurs attentes et qui pourra les aider à s’extirper de la famine et de la pauvreté. »

Réduire les applications de pesticides

La culture de la banane et de la banane plantain se pratique dans 120 pays. Les plantains — l’un des six grands groupes de bananes à cuire — sont de longues bananes vertes qu’on trouve principalement en Afrique de l’Ouest et en Amérique latine. Sur 95 millions de tonnes de bananes produites annuellement, approximativement un tiers est cultivé en Amérique latine, un tiers en Afrique et le tiers restant en Asie. Environ 85 % de la production mondiale sont autoconsommés ou vendus sur les marchés locaux, et ces bananes sont cultivées la plupart du temps sans pesticides, ce qui les expose tout particulièrement aux maladies. Tandis que les 15 % destinés à l’exportation reçoivent de fortes doses de produits chimiques.

A elles deux, la banane et la banane plantain se classent au quatrième rang parmi les cultures vivrières des régions en développement, après le riz, le blé et le maïs. Dans certaines parties de l’Afrique, elles fournissent plus du quart de la ration calorique. A l’état mûr, la plupart des types de bananes ne sont pas sucrés comme les bananes dessert Cavendish communément importées en Europe et en Amérique du Nord : aliments féculents comme la pomme de terre, on les cuit pour les manger. Les variétés de bananiers, regroupées sous le nom scientifique de Musa, sont riches en vitamines A, C et B6 et ont une teneur élevée en calcium, potassium et phosphore, ce qui en fait une source de nutrition essentielle pour les pays en développement.

Les bananes sont menacées par la diffusion rapide d’un champignon appelé « cercosporiose noire » qui sévit depuis une trentaine d’années dans les plantations. Cet agent pathogène, présent aujourd’hui dans pratiquement toutes les régions bananières du monde, provoque des baisses de rendement de l’ordre de 30 à 50 %. Les autres maladies et ravageurs qui affectent cette culture sont un champignon vivant dans le sol, des vers parasitaires, des charançons et des virus tels que le virus de la mosaïque en tirets qui se dissimule à l’intérieur même du génome du bananier.

Les producteurs commerciaux, qui ont les moyens d’appliquer massivement des fongicides chimiques, pulvérisent leurs cultures jusqu’à 50 fois par an —soit à peu près une fois par semaine, ce qui revient à environ 10 fois plus que la fréquence moyenne des applications dans l’agriculture intensive des pays industrialisés. Les intrants chimiques représentent 27 % des coûts de production des bananes exportées. Or, les produits employés pour lutter contre les parasites des bananiers nuisent à la fois à la santé des travailleurs des plantations et à l’environnement.

« Si nous parvenons à mettre au point des variétés de bananiers résistantes, il devrait être possible de se passer complètement à la fois des fongicides et des pesticides, » souligne Emile Frison. « En outre, il est indispensable de fournir des souches résistantes aux petits producteurs, qui n’ont, de toutes les manières, pas les moyens d’acheter ces produits chimiques. Quand la cercosporiose noire frappe, ils en sont réduits à regarder leurs plants mourir. C’est alors la famine qui les guette. »

Dévoiler les secrets de l’évolution des plantes

Après le riz et Arabidopsis, le bananier sera la troisième plante séquencée. Comptant seulement 11 chromosomes et un total de 500 à 600 millions paires de bases, le génome du bananier est l’un des plus petits parmi les espèces végétales et les chercheurs espèrent donc parvenir rapidement à des résultats.

« Les bananiers ont des caractéristiques uniques qui fourniront aux chercheurs un modèle des plus utiles pour élucider des questions fondamentales ayant de vastes applications potentielles pour l’agriculture, » note Emile Frison. Il fait ressortir plusieurs domaines d’intérêt scientifique :

* Grâce au séquençage, les chercheurs seront en mesure de comparer le génome des bananiers sauvages à reproduction sexuée avec celui des bananiers cultivés à reproduction asexuée. Cela devrait apporter des éclaircissements importants sur le mode et la vitesse d’évolution du génome des plantes.
* Les bananiers sont originaires d’Asie, mais il y a plusieurs milliers d’années, les humains les ont introduits en Afrique. Les bananiers sauvages qui sont demeurés en Asie ont continué de coévoluer avec leurs parasites, tandis que ceux transplantés en Afrique se sont trouvés séparés de la plupart de leurs parasites. En comparant le génome des variétés sauvages asiatiques avec celui des cultivars africains, on aura une perspective entièrement nouvelle au sujet des effets des agents pathogènes sur l’évolution du génome.
* La plupart des cellules de la plupart des organismes ont deux jeux de chromosomes (l’un hérité de la mère, l’autre du père). En laboratoire, on peut produire des bananiers avec tout nombre de jeux de chromosomes allant de un à six. Une fois que le génome du bananier sera connu, les chercheurs pourront étudier les effets de multiples jeux de chromosomes sur les fonctions de base de la plante, par exemple sur la façon dont celle-ci utilise et stocke le carbone.
* Le bananier est la seule espèce végétale connue chez laquelle un virus (le virus de la mosaïque en tirets) s’installe par fragments dans l’ADN même de la plante, pour en ressurgir en période de stress, se reconstituer et provoquer la maladie. Le séquençage du génome du bananier devrait permettre de comprendre comment ce virus parvient à frapper la plante lorsqu’elle est le plus vulnérable. Cela pourrait fournir un puissant outil pour faire des transformations génétiques ciblées.

La collaboration Nord-Sud, clé du succès

Pendant la rencontre de cette semaine, les membres du Consortium, venus de pays développés aussi bien que de pays en développement, ont discuté de la répartition du génome du bananier entre les différents laboratoires, des méthodes de séquençage qui seront utilisées et des modalités de financement du projet. (Voir en annexe la liste des membres du Consortium).

« Nous avons instauré dès le départ une collaboration Nord-Sud. » précise Emile Frison. « Et nous bénéficierons du fait que tous les acteurs se mettent d’accord d’entrée de jeu sur la façon de procéder. »

Avant la création du Consortium, ses membres, notamment les gouvernements d’Australie, de Belgique, des États-Unis, de France, d’Inde et du Mexique, avaient déjà engagé approximativement 1,2 million de dollars dans la recherche sur la génomique du bananier. A la suite de la rencontre de juillet, ce montant doit être porté à au moins 2 millions de dollars et 10 chercheurs supplémentaires travailleront à plein temps sur le projet. Cependant, pour que le Consortium puisse atteindre ses objectifs, il faudra 4 à 5 millions de dollars par an.

« En créant un consortium public à but non lucratif qui rassemble les expertises existantes dans les domaines de la génomique et de la biologie végétale, nous espérons pouvoir traiter ultérieurement en position de force avec le secteur privé, » dit Emile Frison. « Nous entendons garantir que tous les résultats — notamment les variétés de bananiers résistantes aux maladies — seront mis à la disposition des petits producteurs sans royalties, même s’ils ont des applications commerciales. »

***

Le Réseau international pour l’amélioration de la banane et de la banane plantain (INIBAP)(www.inibap.org) est un programme de l’Institut international pour les ressources phytogénétiques (IPGRI) (www.cgiar.org/ipgri), centre Future Harvest. Créé en 1985, l’INIBAP a pour mission d’accroître durablement la productivité des bananiers et bananiers plantain cultivés sur de petites exploitations pour la consommation locale et pour les marchés d’exportation. Travaillant en réseau, l’INIBAP a un siège de dimension modeste à Montpellier (France) et des bureaux dans les quatre grandes régions productrices de bananes.

Future Harvest (www.futureharvest.org) est une organisation à but non lucratif qui développe la sensibilisation et le soutien à la recherche dans les domaines de l'alimentation et de l'environnement, pour un monde avec moins de pauvreté, des hommes en meilleure santé, des enfants bien nourris, et un environnement de meilleure qualité. Future Harvest soutient la recherche, encourage les partenariats, et parraine des projets diffusant les résultats de la recherche aux communautés rurales, aux agriculteurs et aux familles en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Future Harvest est une initiative des 16 centres de recherche sur l'alimentation et l'environnement financés par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (www.cgiar.org).

Posted by team7 at 04:32 PM | Comments (1)

t6doc : étude en milieu naturel

L’équipe de recherche du CSL a entrepris d'évaluer l’état de santé des populations naturelles de Grenouilles léopards exposées aux contaminants d’origine agricole

Le principal objectif de cette étude de terrain, amorcée en 2001, était la comparaison du niveau d'infection parasitaire des grenouilles de milieux agricoles, où se pratique la culture intensive du maïs, avec celui des grenouilles de milieux de référence. Comme on le sait, la culture du maïs requiert l'utilisation de quantités importantes de pesticides, notamment d’herbicides comme l'atrazine.

À chacun des sites, des échantillons d’eau ont été prélevés à divers moments de la saison estivale afin de suivre l’évolution des pesticides. Les concentrations de pesticides subissent d'importantes variations dans les eaux de surface au cours de l’année. Les valeurs maximales sont généralement observées en juin et en juillet après de fortes précipitations. Cette période correspond au développement larvaire de la Grenouille léopard, au cours duquel il lui est impossible d'éviter l'exposition aux substances toxiques présentes dans le milieu aquatique.

Les échantillonnages de Grenouilles léopards ont eu lieu en juillet, lorsque les jeunes de l’année émergent des étangs de reproduction, et en septembre, lorsque s’achève leur première saison de croissance.

Après avoir été mesurées et pesées, les grenouilles capturées ont été examinées pour des anomalies, des pathologies ou des malformations et ont subi un examen parasitologique complet. Des échantillons tissulaires ont également été prélevés pour procéder à des essais immunologiques.

On sait que certains parasites (trématodes) qui se logent sous la peau et dans les muscles des jeunes grenouilles peuvent interférer avec le développement normal des membres et causer des malformations du squelette. D’autres facteurs, telle la contamination du milieu aquatique, sont aussi susceptibles d’entraîner des anomalies de développement. L’exposition aux substances toxiques pourraient notamment affaiblir le système immunitaire des grenouilles, les rendant ainsi plus vulnérables aux parasites tératogènes.

Les travaux en cours au CSL permettront d’obtenir des informations sur le niveau d’infection parasitaire chez la Grenouille léopard et de comparer les résultats provenant de milieux agricoles et de milieux de référence.

Posted by team6 at 04:30 PM | Comments (0)

t6doc : étude en labo

Description des études réalisées

En laboratoire

En vue d’évaluer l’effet combiné des pesticides agricoles et des parasites, des têtards de Grenouille léopard ont été élevés en captivité jusqu’à leur métamorphose en jeunes grenouilles. Celles-ci ont alors été exposées pendant 21 jours à un mélange de pesticides contenant de l’atrazine, de la métribuzine, de l’aldicarbe, de la dieldrine, de l’endosulfan et du lindane. Certains de ces insecticides ou herbicides sont actuellement utilisés en agriculture, alors que d’autres persistent à l’état de traces dans l’environnement aquatique, même si leur usage a été interdit depuis de nombreuses années. L’un des principaux constituants du mélange, l’atrazine, est un herbicide utilisé dans la culture du maïs depuis le milieu des années 1950.

Après avoir été exposées aux pesticides, les grenouilles ont été soumises à un test d’infection par un nématode parasite, Rhabdias ranae. Pour ce faire, les grenouilles étaient placées dans une chambre d’infection où elles étaient exposées à des larves infectieuses du parasite placées sur un papier filtre. Certains aspects de la réponse immunitaire des grenouilles ont également été évalués avant et après l’expérience d’infection.

schemagre.jpg

Cycle de vie de Rhabdias ranae (Ordre des Rhabditidés). Le cycle comprend une phase parasitaire endogène chez la grenouille et un stade libre dans le sol d’où proviennent les larves infectieuses. Lorsqu’elles entrent en contact avec une grenouille, les larves infectieuses pénètrent la peau (1) puis migrent dans les poumons (2) où elles se fixent et se transforment en adultes hermaphrodites (3). Elles pondent alors des œufs qui remontent la trachée, entrent dans le tube digestif (4) et éclosent dans le gros intestin avant d’être évacués dans les fèces(5). Dans le sol, les larves se transforment en adultes mâles et femelles qui s’accouplent (6). Les larves ovovivipares qui s’échappent de femelles en dégénérescence sont infectieuses (7).

Principaux résultats

Les résultats de cette étude montrent que les pesticides n’affectent pas l’efficacité de pénétration du parasite par la peau de la grenouille. Cependant, chez les grenouilles exposées aux concentrations les plus élevées de pesticides, les parasites parviennent à s’établir plus rapidement dans les poumons et en plus grand nombre. Cela suggère une accélération de la migration de Rhabdias ranae à l’intérieur de la grenouille ainsi qu’une maturation plus rapide, ce qui pourrait augmenter la virulence de ce parasite. Ces changements s’accompagnent d’une suppression de certaines composantes de la réponse immunitaire, et ceci, chez les animaux qui ont été soumis à des concentrations de pesticides équivalentes à celles mesurées au cours de l’été dans de nombreux affluents du Saint-Laurent.

Des effets sur la santé des grenouilles peuvent survenir à la suite d’un accroissement de la charge parasitaire. Des études ont révélé qu'une augmentation du nombre de nématodes dans les poumons de crapauds peut causer un retard de croissance et gêner les activités physiques intenses qui nécessitent un apport continu d'oxygène vers les muscles. Une déficience de la capacité respiratoire pourrait être critique pour les jeunes Grenouilles léopards au moment où elles entreprennent leur migration saisonnière vers les sites d'hibernation. Un grand nombre de nématodes dans les poumons pourrait aussi compromettre la survie des grenouilles durant leur premier hiver.

Posted by team6 at 04:12 PM | Comments (1)

Thèmes et notices

Thèmes et notices proposés aux étudiants
Nouvelles notices (11) et celles déjà explorées par les étudiants ayant participés à ce séminaire lors du premier semestre (5).

1. L'interdiction de l'atrazine pose le problème de son remplacement
2. "The Farm Scale Evaluation" (FSEs) anglais
3. La chasse à la baleine. Quelle est l'espèce en péril?
4. Conservation des ressources phytogénétiques (INIBAP). Entre banane et banane
5. Biopharming (Merestem therapeuthics) et la lipase gastrique
6. Des éoliennes sur le plateau du Condroz. Installation et contestation au nom de l'environnement
7. Certification en vue d'une "Gestion durable des forêts". Critères identiques pour tous?
8. Forêt de Soignes et participation citoyenne. Combien sommes-nous?
9. Peticides et usages des pesticides. Dangerosité sudiste et dangerosité nordiste?
10. Filière sucrière segmentarisée
11. Le maïs ensilage pris dans les fils des réformes de la Politique Agricole Commune
...

Cette liste est non exhaustive, il vous est possible de l’enrichir de sujets de votre choix.

I. Nouvelles notices (11)

1. L’interdiction de l’atrazine pose le problème de son remplacement
L’atrazine est un herbicide utilisé régulièrement en agriculture depuis plus de quarante ans. Le 16 avril 2002, la revue Proceedings of the National Academy of Sciences publie les résultats de recherches menées par l’équipe de Tyrones Hayes à Berkeley : des effets d’hermaphrodisme sont constatés sur des grenouilles mâles ayant été élevées dans de l’eau contenant de l’atrazine. Cet article fait couler beaucoup d’encre. D’une part, Hayes a travaillé pour Syngenta, l’une des principales sociétés produisant l’atrazine. D’autre part, cette étude survient au moment où l’autorisation de commercialisation de l’atrazine est ré-évaluée par l’EPA (Environmental Protection Agency), aux Etats-Unis, ainsi que par le Comité phytosanitaire permanent de l’Union Européenne [voir : Dalton R. Nature 416. 665 (2002)]. Aujourd’hui, le nouveau Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l’Union Européenne (reprenant les compétences du défunt Comité phytosanitaire permanent) vient d’interdire la commercialisation de ce produit [voir le communiqué de presse de Syngenta]. Aux problèmes environnementaux causés par l’utilisation de l’atrazine, est liée la question des possibilités de son remplacement.

2. « The Farm-Scale Evaluations » (FSEs) anglais
Le 16 octobre 2003, la Royal Society a publié les résultats du programme de recherche mené pendant trois ans en Grande-Bretagne, les Farm-Scale Evaluations (FSEs). Cette étude - portant sur des plants de maïs, de colza et de betterave sucrière - compare les effets produits sur la biodiversité par la culture de variétés conventionnelles traitées par herbicides, et par celle de variétés génétiquement modifiées afin d’être rendues tolérantes aux herbicides. Les résultats étaient particulièrement attendus en raison du caractère inédit de l’expérimentation - échelle, durée, conditions de réalisation, choix méthodologiques [voir Journal of Applied Ecology, février 2003] - et de l’initiative politique qui lui a donné lieu. Ils indiquent une diminution de la biodiversité végétale et des invertébrés dans le cas des betteraves et du colza. Lorsque mises en oeuvre, les FSEs ont été mises en cause par les détracteurs des OGM. Après l’annonce des résultats, ce sont cette fois leurs partisans qui interrogent publiquement les protocoles utilisés, la pertinence de la question abordée et l’interprétation à donner aux résultats [voir Nature Biotechnology. December 2003. Volume 21. Number 12. ou encore New Scientist. 2003. October 25.] Sont au coeur des débats, les protocoles de mise en culture, le concept de mitigation et les mesures de suivi proposés pour une mise en culture. En ce début d’année 2004, Le Conseil de Biosécurité a pourtant utilisé les résultats des FSEs pour justifier l’avis négatif émis par la Belgique pour la commercialisation du colza de Bayer.

3. La chasse à la baleine. Quelle est l’espèce en péril ?
Un moratoire international empêche la chasse commerciale à la baleine (whales hunting). L’Islande et le Japon pratiquent dès lors ce qu’ils appellent une pêche scientifique, dénoncée par les environnementalistes. Des articles scientifiques tendent à prouver que le moratoire est justifié et d’autres qu’il ne l’est pas. La controverse est importante et offre de multiples entrées. Ainsi, lors de la Conférence de Berlin, en juin 2003, certains participants auraient voulu faire remplacer le concept d’interdiction de la pêche par celui de conservation de l’espèce. L’enjeu porte sur la possible protection de pratiques traditionnelles de pêche à la baleine, telles qu’elles sont revendiquées par des peuples autochtones. En particulier le cas du peuple amérindien, les Makah, a suscité beaucoup de discussions. Est-il possible de protéger des espèces menacées, tant animales que humaines ?

4. Conservation des ressources phytogénétiques (INIBAP). Entre banane et banane
Le 18 janvier 2003, Emile Frison, directeur de l’INIBAP, publie dans le New Scientist un article où il met en scène la disparition de la banane sous les coups d’une maladie fongique, la cercosporiose noire ou Black Sigatoka. La solution : l’« immuniser » contre ce champignon ou tout autre maladie ou ravageur, par modification génétique. Depuis le milieu des années 80, la conservation et le transfert international des ressources génétiques des bananes du genre musa constituent l’activité principale de l'International Network for the Improvement of Banana and Plantain (INIBAP). En 1985, ce réseau établit, à la K.U. de Leuven, le centre de transit de la plus importante collection mondiale de matériel génétique de la banane Musa. Les enjeux sont de taille. La banane est la quatrième source d’alimentation mondiale, mais sa culture est affectée par les maladies et divers ravageurs. Le projet de l’INIBAB, doit aussi bénéficier aux marchés de la banane dessert Cavendish, produit d’exportation. Pourtant de nombreuses critiques sont adressées au CGIAR, le Consultative Group on International Agricultural Research , qui coordonne la recherche agricole internationale à des fins de développement, et dans lequel l’INIBAP est partie prenante : par exemple, l’orientation des programmes de recherche en faveur des biotechnologies. Voir à ce sujet Plate-Forme Souveraineté Alimentaire (PFSA), avis de 1997 (1997 AO1F) et 2001 (2001 1A12F) du Conseil Fédéral de Développement Durable (CFDD). Précisément divers problèmes liés au projet de l’INIBAP sont soulevés : les conséquences de l’usage des biotechnologies agricoles pour les populations des pays du Sud, les conditions de prélèvement des ressources génétiques auprès des populations indigènes (biopirateries), ainsi que la répartition des bénéfices issus des collections formées au sein de l’INIBAP.

5. Biopharming (Meristem Therapeuthics) et la lipase gastrique
De nombreux essais en plein champ de plantes transgéniques (maïs, soja, riz ou tabac) produisant des molécules à usage pharmaceutique ou industriel (hormones de croissance, coagulants sanguins, molécules contraceptives, enzymes ou vaccins) sont réalisés depuis 1991 aux Etats-Unis. D'ici 2010, les surfaces consacrées à cette technologie, le biofarming, pourraient représenter 10% de la surface cultivée de maïs aux Etats-Unis. Ceci sans compter les plantes modifiées pour produire des matières premières à usage industriel (biocarburants, bio-plastiques, huiles.) En France, la société Meristem Therapeuthics développe une variété de maïs modifiée pour produire de la lipase gastrique, protéine destinée au traitement des personnes atteintes de mucoviscidose. Le 11 août 2001, plusieurs champs d’essais de ce maïs sont détruits en France par un groupe appelé Les limes à grains. Cette intervention provoque une importante levée de bouclier. Il faut "refuser l'obscurantisme" est-il écrit dans le Monde du 16 août 2001. Ou encore, dans un article du Monde du 25 août 2001, que les opposants aux OGM s’en prennent à une parcelle d’OGM médicaux montre qu’ "il n'y a plus de limites !" Lorsqu’en septembre 2003, un nouvel essai de Meristem est détruit, les familles des malades et l’Etat français expriment leur sentiment de révolte, peut-on lire dans le Figaro du 3 septembre 2003. Pourtant, le 12 novembre 2002, le ministère de l'Agriculture américain avait révélé la contamination de soja destiné à la consommation humaine par du maïs génétiquement modifié par la firme ProdiGene en vue de produire un vaccin contre une maladie porcine. Ce cas illustre la difficulté de confiner les cultures transgéniques, qu’elles soient ou non développées à visée thérapeutique. Cet argument est repris dans un rapport publié par les Amis de la Terre des Landes, OGM médicaux en plein champ : faux espoirs et vrais dangers, rapport nourri par l’expérience américaine en matière de biofarming.

6. Des éoliennes sur le plateau du Condroz . Installation et contestation au nom de l’environnement
Actuellement, la part d'électricité provenant de sources d'énergie renouvelable est, en Belgique, de 1,1%. Dans le cadre du suivi des accords de Rio (1992) et de Kyoto (1995) , la directive européenne 2001/77/CE fixe comme objectif indicatif à ses Etats membres de parvenir à produire d’ici 2010, 6% de leur 'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable. La Wallonie, pour sa part, s’est fixée d’atteindre une production de 10% d’énergie verte. Pour atteindre cet objectif, le Parlement Wallon a adopté au printemps 2001 un décret sur l’organisation du marché de l’électricité organisant le mécanisme dit des « certificats verts ». Par ce système, la Région Wallonne soutient la production d’électricité verte en stimulant économiquement les fournisseurs à distribuer un certain pourcentage de l'électricité provenant de ces sources d'énergie renouvelable. La Région Wallonne promeut ainsi la diversification de ses sources d’approvisionnement, mais également de son développement économique, en utilisant ses propres ressources énergétiques, générées par l’air (éolienne), la terre (biomasse) et le soleil. Dans ce cadre, plusieurs projets de champs d’éoliennes sont développés en Wallonie. En cohérence avec les volontés internationales de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, dans un souci général de protection de l’environnement, ces projets sont pourtant contestés au nom également de l’environnement, sonore ou paysager des riverains. Ainsi, le projet de 61 éoliennes présenté par la société Molignée Energie SA (MESA) sur le plateau du Condroz (Dinant-Florenne) est remis en cause par l’Association pour la défense des sites et des vallées du Namurois (ADSVN).

7. Certifications en vue d’une « Gestion durable des forêts ». Critères identiques pour tous ?
En 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), Conférence dite de Rio, une déclaration de principes sur la gestion, la conservation et le développement durable des forêts fût adoptée par les divers délégués des pays participants (les dits « Principes forestiers » et le chapitre 11 du Programme d’Action 21 « Lutte contre la déforestation »). La mise à mal des forêts y est reconnue. Leur rôle important comme écosystème y est souligné. Leur nécessaire gestion durable est dès lors soutenue. Ce concept de développement durable affirme que le développement économique et social doit passer obligatoirement et de manière concrète par la protection de l’environnement. Diverses actions s’en suivirent. Notamment, divers systèmes de certification accordée aux bois produits et exploités dans des conditions de gestion durable des forêts. Ainsi, un grand nombre de filières de certification se sont développées, indépendamment les unes des autres, selon les sensibilités, les intérêts ou les traditions de leurs promoteurs. En ce qui nous concerne, deux systèmes de certification se disputent la forêt wallonne. Ce sont le FSC (Forest Stewardship Council), seul certification forestière reconnue par les ONG, et le PEFC (Pan European Forest Certification). Différents problèmes sont posés par cette multiplication des éco-certifications : les principes sous-jacents inspirant ces modes de certification, leurs effets concrètement produits sur le développement durable, confusion des consommateurs, difficulté de choix pour les responsables d’entreprise, risque de discrédit de l’éco-certification en général, les sphères nationales ou internationales des intérêts défendus dans ces chartes respectives. Une reconnaissance mutuelle des différents labels est dès lors envisagée. Mais elle passe par un accord sur les conditions minimales offertes par cette certification forestière en vue d’assurer la gestion et le développement durable de nos forêts, d’ici et d’ailleurs. Une analyse comparative semble indispensable.

8. Forêt de Soignes et participation citoyenne. Combien sommes-nous ?
La Forêt de Soignes est une futaie régulière de hêtre (forêt cathédrale) qui comprend cinq réserves naturelles. On y trouve 384 espèces de plantes, 39 espèces de mammifères et 134 espèces d’oiseaux. Elle est depuis longtemps une importante exploitation forestière, mais outre cette fonction économique, elle remplit également une fonction écologique et une fonction sociale. Ces dernières années, ses aspects récréatifs, paysagers et environnementaux tendent à être davantage valorisés. La forêt est progressivement intégrée à un tissu urbain et routier de plus en plus dense qui provoque des conflits de « voisinages ». Elle constitue un lieu privilégié d’observation des attentes contradictoires investies dans la forêt (loisir, éducation, gestion du milieu ou des exploitations, biodiversité). Comment permette la cohabitation entre les différents utilisateurs de la forêt : les promeneurs, les cyclistes, les écosystèmes, les cavaliers, les naturalistes, les riverains et les exploitants forestiers ? Depuis 2002, un large débat est mené dans le cadre de l’élaboration du Plan gestion de la Forêt de Soignes, proposé par l’Institut bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE), avec notamment la mise en place d’une "Plate-forme participative de la Forêt de Soignes". Cet organe de concertation est mis en oeuvre en collaboration avec le WWF-Belgium, la Fondation pour les Générations Futures (FGF) et la Fondation Roi Baudoin (FRB). Ce projet vise à aider le gestionnaire forestier à mettre en place une politique où chacune des parties concernées peut se retrouver. L’expérience porte tant sur les possibles modes de gestion durable de la forêt de Soignes, et tant sur les possibles modes de participation des acteurs qui s’y intéressent volontairement.

9. Pesticides et usages des pesticides. Dangerosité sudiste et dangerosité nordiste ?
En 1962, le livre de Rachel Carson, «The Silent Spring», dénonce les conséquences négative provoquées par un usage immodéré des pesticides. Certains sont progressivement interdits en raison de leur écotoxicologie, dont le DDT (dichloro-diphényl-trichloréthane) dans les années ’70. Différentes mesures sont successivement prises en vue d’une réglementation internationale. En 1987, les Directives de Londres sont adoptées par le Programme des Nation Unies pour l’Environnement (PNUED). En 1989, une procédure facultative dite d’Information et de consentement préalable (PIC) est établie. Pourtant en 1996, la Food and Agriculture Organization (FAO), Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, met en garde la communauté internationale. De grandes quantités de pesticides périmés sont gardées dans plusieurs pays en voie de développement (Afrique, Asie et Europe orientale) et menacent gravement l’environnement et la santé publique. Pointée du doigt, la communauté internationale (pays donateurs, organismes d’aide, fabricants, et gouvernements bénéficiaires) est appelée à aider ces pays à éliminer ces produits toxiques et à éviter qu’ils ne continuent de s’accumuler. L’existence de ces stocks impressionnants de produits toxiques périmés impose un constat : les pays exportateurs déclassent leurs produits toxiques alors que les pays importateurs les stockent. Mais elle pose aussi l’épineux problème des précautions d’utilisation très sophistiquées que ces produits exigent, et de la spécificité des milieux où elles auront à être mises en oeuvre. L’efficacité d’une technologie à haut risque peut-elle être évaluée sans tenir compte des savoirs et savoirs-faire que nécessite son bon usage? Sans aller jusqu’à évaluer de l’efficacité des produits commercialisés, la Convention de Rotterdam, adoptée le 10 septembre 1998, prend très au sérieux ces savoirs nécessaires au bon usage des produits toxiques, en rendant la procédure PIC juridiquement contraignante. Lorsqu’en 2001, la FAO met en place un Code international de conduite, concrétisé dans la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP), le polémique DDT revient au centre des débats. Cette convention est susceptible d’aboutir à son interdiction mondiale, dès que 50 pays au moins auront ratifié la convention.

10. Filière sucrière segmentarisée
Le sucre est produit par plus de 150 pays différents. Sa filière internationale est fortement segmentarisée. Par exemple, la production de sucre est subventionnée et protégée par un système de quotas au sein de l’Union Européenne. Il est aujourd’hui remis en cause par la future réforme de la Politique Agricole commune (PAC) mise en oeuvre suite à l’élargissement de l’Union Européenne. Mais en septembre 2002, le Brésil, l’Australie et la Thaïlande portent plainte devant l’ Organisation mondiale du commerce (OMC) contre ces subventions accordées aux planteurs européens. Un autre exemple est le régime préférentiel accordé aux pays ACP (pays issus d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) en vertu des accords de Cotonou. Dernier cas, la coexistence de deux matières premières, la canne à sucre pour deux tiers de la production et la betterave pour le tiers restant, pour produire le même produit final, le sucre, entraîne comme corollaire la concurrence entre pays en développement et les économies industrialisées. La production belge subirait-elle cette concurrence, ou ou tout autre impact de la segmentarisation? En effet, en Belgique, d’importante restructurations industrielle ont lieu. En septembre 2003, de trois groupes sucriers familiaux Cosucra – Groupe Warcoing, Groupe Sucrier et Couplet annoncent leur fusion dans une nouvelle société Iscal Sugar. Peu de temps après, le groupe annonce la fermeture de la sucrerie de Frasnes (70 emplois). Quelques semaines plus tard, le leader incontesté du marché, la Raffinerie tirlemontoise engage une restructuration qui touche 130 emplois et annonce la fermeture d’une sucrerie à Genappe.

11. Le maïs ensilage pris dans les fils des réformes de la Politique Agricole commune
Le maïs ensilage est perçu et utilisé comme l’aliment idéal pour l’élevage intensif. Pourtant, il présente aussi de nombreux inconvénients. Le remplacement des pâturages herbacés par des champs de maïs laisse le sol nu en hiver et nécessite plus d’intrants et d’eau. Et, aliment presque exclusivement énergétique, le maïs ensilage nécessite de donner au bétail un complément de protéines : le soja. Or le volet oléagineux de l'accord commercial de Blair-House interdit à l’Europe de produire plus de 63 % des ses besoins en huiles végétales et plus 22 % de ses besoins en protéines végétales. De plus, la prime européenne accordée aux agriculteurs pour la culture de maïs fourrager est bien plus intéressante que celle donnée pour celle de l’herbe. Les prochaines réformes de la Politique agricole commune (PAC) risque encore de modifier la donne. Aux aides directes liées à la production actuelle de l’agriculteur, devrait se substituer une aide annuelle en fonction de sa production antérieure, indépendamment de sa culture présente, de son rendement ou de la taille de son exploitation. Le maïs ensilage nourrira-t-il encore aussi bien ?

II. Notices déjà travaillées lors de précédents séminaires (5)

12. Lâchers de mâles stériles (trypanosomiase)
Les trypanosomiases (affections parasitaires) animales et humaines causent des dommages considérables en Afrique, soit d’un point de vue économique via des réductions de la productivité du bétail (cause principale du sous-développement économique de ces régions), soit du point de vue de la mortalité humaine via la maladie du sommeil.
Suite à une lutte acharnée dans les années ’50, elle semblait avoir été éradiquée mais elle à ressurgi par diminution de la vigilance et apparition de souches résistantes aux méthodes utilisées en 1980. Vu la nécessité de trouver de nouvelles méthodes de lutte, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) appuie le développement de la technique de lâchers de glossines (mouches tsé-tsé) mâles stériles pour enrayer la multiplication de cet insecte, vecteur de la maladie du sommeil. Malgré les inconvénients de cette technique, dont le coût considérable de sa mise en œuvre, elle continue à être présentée comme une solution d'avenir. Il semble aujourd’hui évident que la complexité de cette maladie a été grandement sous-estimée (notamment dû à l’existence de plusieurs souches différentes) ; on préfère donc désormais des interventions plus limitées dans l'espace et une combinaison de plusieurs stratégies intervenant à divers niveaux (lutte anti-vectorielle, surveillance médicale, parasite) sera ainsi indispensable pour espérer un jour mettre fin à ce fléau.

13. Les macro-travaux hydrauliques/Water transfer
On a beaucoup décrit les dégâts qui peuvent être associés aux grands barrages, mais aujourd’hui, c’est la possibilité de transférer de l’eau, entre fleuves ou entre nappes aquifères, qui est en question (voir The new Scientist vol 178 issue 2398 - 07 June 2003, page 30). De tels méga-travaux sont en projet en Chine, en Afrique, en Australie, ou en Inde, mais également en Europe. On suggère ici d’explorer deux cas, l’un belge, la transhennuyère entre deux nappes aquifères (voir texte de Pierre Cornut : ‘Gestion politique de la surexploitation d’une ressource naturelle internationale : le cas de la nappe aquifère de Tournai’ 2000) et le Plan hydrologique espagnol (The Spanish National Hydrological Plan) discuté à la Commission européenne. Dans le cadre de ce dernier projet, un premier transfert d’eau a déjà été réalisé, entre Tage (Tagus) et Segura. Les conséquences écologiques, sociales et économiques sont décrites comme négatives, même par quelqu’un comme Asit Biswas, un consultant international en affaires hydrauliques, qui a soutenu d’autres plans de cette ampleur. Pourtant, de nouveaux projets (dont le transfert de l’Ebre (Ebro) vers Barcelone) sont en discussion à la Commission européenne, appelée à co-financer ces projets, et notamment à la DG Environnement (direction Catherine Day). En effet, il y a infraction potentielle à une série de directives européennes. L’un des principaux opposants est Pedro Arrojo-Agudo, un économiste environnementaliste de l’Université de Saragossa.
Dans ces 2 cas, en pratique fort différents, les controverses sont fort similaires :
Au nom d’une solidarité patriotique, la générosité de certaines régions est sollicitée. A aucun moment les régions en crise n’envisagent de revoir à la baisse leurs consommations ; c’est ce que dénoncent les régions fournisseuses.

14. Fièvre aphteuse : gestion de crise
Lors de l'épizootie de fièvre aphteuse, qui a touché principalement la Grande-Bretagne en 2001, la technique de contrôle de l’épidémie a consisté à abattre tout troupeau où un cas positif aurait été détecté, mais aussi à abattre préventivement tous les troupeaux présents dans un rayon de 3 km d'une exploitation infectée. Alors que l'opinion publique s'est émue de ces abattages massifs, le 12 septembre 2002, revenant sur une décision de 1981, l’UE s’est prononcé en faveur d’une procédure de vaccination d’urgence en cas de crise de fièvre aphteuse. (voir par exemple, dépêche de l’AFP du 13/09/2002). Alors que des syndicats maintiennent une position en faveur de l’abattage et que d’autres s’interrogent sur les raisons de ce revirement et le critiquent, dans d’autres contextes, la fièvre aphteuse ne présente pourtant pas plus de risque qu’un rhume…...

15. Diabrotica virgifera
Selon l’EPPO (European and Mediterranean Plant Protection Organisation), la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera ou Western Corn Rootworm) s’est introduite dès 1990 en Europe, à partir de la Serbie, et semble se propager à partir d’aéroports. Ce ravageur risque de s’établir en Europe dans toutes les cultures de maïs. Même si un nouveau maïs transgénique est efficace contre l’insecte, la FAO (Food and Agriculture Organisation) a préféré opter, le 16 juillet 2003, pour un programme de Gestion Intégré des Ravageurs des plantes (IPM en Anglais) dont sept pays d’Europe centrale et orientale vont être bénéficiaires. Ce programme prévoit l’utilisation de prédateurs naturels et de pièges à phéromones. Par contre l’EPPO préconise l’emploi du maïs Bt qui, selon des études qu’elle a réalisées, n’affecte en rien les organismes non cible de l’écosystème. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de solution miracle, d’autant plus qu’aucune ne se préoccupe de l’avis des agriculteurs. Quelque soit la solution, sera-t-elle bénéfique aux agriculteurs ou aux multinationales ?

16. Les abeilles et le gaucho
Le 18 septembre 2003, le "Comité Scientifique et Technique" de la Direction Générale de l’Alimentation française (DGAI) a rendu son rapport final sur l’Imidaclopride, un insecticide (et non pas herbicide) systémique utilisé en enrobage de semences et commercialisé par Bayer sous le nom de Gaucho. Ce rapport, salué avec enthousiasme par l’Union Nationale de l’Apiculture Française, intervient à un moment opportun pour soutenir diverses instructions pénales mettant en cause la légitimité du "Comité d'homologation des produits antiparasitaires à usage agricole" en France. En effet, dans son "Complément Web" numéro 347, La Recherche mettait déjà en avant certains des disfonctionnements du processus d’homologation des produits systémiques.

Posted by Nathalie Trussart at 01:57 PM | Comments (0)

pour t7: ressources génétiques et partage des bénéfices

Communiqué de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de ce jour. Un rapport sur les expériences de "partage des bénéfices" dans les cas de brevetage de ressources génétiques traditionnelles.
[FL]

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Press Release PR/2004/373


Kuala Lumpur, Geneva, Nairobi February 10, 2004

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STUDY TAKES CRITICAL LOOK AT BENEFIT SHARING OF GENETIC RESOURCES
AND TRADITIONAL KNOWLEDGE

/WIPO and UNEP Launch Voluntary “Access and Benefit Sharing” Case
Studies from Africa and Asia at the Convention on Biological Diversity/

A joint study commissioned by the World Intellectual Property
Organization (WIPO) and the United Nations Environment Programme (UNEP),
and presented at an international meeting on the world’s wildlife,
highlights the complexities of how best to recompense countries,
communities and indigenous peoples for the knowledge and genetic
resources they nurture and hold, and the practicalities of ensuring that
benefits from access and use of these resources are shared equitably

The study features two examples relating to a ‘wonder’ medicine, derived
from an Indian plant with apparent fatigue-busting properties, and a
gene from a wild, West African rice which is being used in the
multi-billion dollar biotech industry, which demonstrate the potential
benefits and pitfalls of current benefit sharing agreements.

The study highlights the shortcomings of a number of existing voluntary
agreements and suggests ways that these may be improved to ensure that
the real custodians of genetic resources and traditional knowledge on
which promising, agricultural discoveries are based have a share in the
derived benefits.

WIPO and UNEP commissioned the independent study by Professor Anil K.
Gupta, an internationally renowned expert on benefit sharing in relation
to genetic resources and traditional knowledge. Profesor Gupta holds the
Kasturbhai Lalbhai Chair of Entrepreneurship at the Indian Institute of
Management in Vastrapur, Ahmedabad. Professor Gupta is the founder of
the Honeybee Network of community-based grassroots innovators – which
has documented more than 10,000 traditional practices using genetic and
biological resources and other know-how (Honey Bee Database of
Grassroots Innovations at http://www.sristi.org/honeybee.html).

Many top selling drugs, such as penicillin, cyclosporine and the
anti-cancer drug Taxol, have been derived from nature; and traditional
medical knowledge can point the way to new drug development. Future
drugs, industrial products and genes for improved crops are being sought
from plants and animals, particularly in the genetically rich developing
world.

A so-called 'access and benefit sharing' system aims to promote
scientific and technological breakthroughs from plant and animal
sources, while at the same time recognizing the contributions and rights
of those who cultivate and preserve these resources, or have come to
understand their uses. Developing an equitable international system for
access and benefit-sharing is is one of the key issues to be addressed
at the Conference of the Parties to the Convention on Biological
Diversity taking place in Kuala Lumpur, Malaysia.

In Germany, annual retail sales of over-the-counter herbal drugs was
estimated to be around US $ 3.5 billion. Total annual sales in Germany,
Italy, the United Kingdom, the Netherlands and Spain are estimated to be
about US $ 7 billion, according to some industry estimates from the 1990s.

Establishing effective and fair rules, in which companies and local
communities share in these profits and other non-monetary benefits that
arise from the use of the biological resources, will not only help fight
poverty in developing countries but will also create sustainable
development on a broader base. It should also generate incentives for
local people to conserve their biodiversity and reduce the threat of
over-exploitation.

Intellectual property has been a much debated but vital element in the
mix of legal tools that create effective benefit-sharing (patents and
similar intellectual property rights can support the development of new
products and processes that create benefits from genetic resources) but
have been criticized as a form of misappropriating benefits, in the
absence of appropriate benefit-sharing arrangements. The use of
indigenous and other traditional knowledge to guide research and to
create new products has also fuelled concerns that traditional knowledge
should itself be protected through appropriate intellectual property
rights that respect the collective interests and cultural values of
traditional communities. The study suggests that there is scope for
intellectual property rights to be used more effectively to generate and
share more equitably both monetary and non-monetary benefits.

Klaus Toepfer, UNEP’s Executive Director, said: "The natural world has
been and will increasingly be a veritable treasure trove of new and
novel compounds and products. However, the rate at which species are
disappearing means that many promising cures, as well as health and
industrial products, are also probably being lost at an alarming rate".

"Overcoming poverty is one of the central goals of the United Nations
family as a whole, and is enshrined in the Millennium Development Goals.
Ensuring that those with valuable genetic resources and knowledge are
fairly and adequately recompensed is a double win. The incomes will help
not only fight poverty but will give local communities economic
incentives to conserve their important wildlife and habitats," he added.

Kamil Idris, WIPO Director General, said "The judicious and effective
use of the intellectual property system has a vital role in achieving
the goals of equitable access and benefit-sharing. The patent system,
for example, recognizes innovations based on genetic resources and
provides a framework for investment in the development of valuable new
products and processes. It therefore offers potential to yield the
desired benefits from access to genetic resources. Making sure these
benefits are shared equitably with the custodians of genetic resources
and traditional knowledge is a key challenge."

"These studies highlight the need, when genetic resources are first
accessed, for a clear understanding of intellectual property issues.
Agreement on how intellectual property derived from access is used and
how the benefits are shared is an important part of the exercise of
prior informed consent, and an important practical way of ensuring that
access and benefit-sharing is fruitful, equitable and mutually
agreeable, and becomes a true partnership between custodian and user of
the genetic resource," he added.

Recently nations adopted the Bonn Guidelines on access and benefit
sharing. These voluntary rules outline the roles and responsibilities of
companies and scientists carrying out ‘bio-prospecting’, alongside those
for countries and communities who hold the knowledge and genetic
resources of interest.

The key issue in Kuala Lumpur is whether voluntary agreements between
corporations, countries and communities are the way forward or whether
they need strengthening by an international, legally-binding treaty.


The WIPO/UNEP Case Studies


Mali

The case study relating to a wild rice gene from Mali which was found to
be resistant to bacterial rice blight, one of the most damaging rice
diseases, shows how voluntary benefit-sharing agreements need to be
improved to ensure that the custodians of traditional knowledge are
better rewarded.


Background

The genetic code from the wild rice was sequenced, cloned and patented
in 1995. Between the original access to the Malian genetic resource and
the patent application a chain of innovation and value-addition took
place which literally spans the globe: A rice specimen was originally
accessed in Mali and transferred to a rice research program in India,
where its resistance to bacterial rice blight was identified. The blight
resistant specimen was transferred to the International Rice Research
Institute (IRRI) in the Philippines, which determined that the
resistance was coded by a single locus called Xa21.

The Filipino experts bred the resistance into cultivated rice varieties
by conventional plant breeding methods. One such variety was then
acquired by the University of California at Davis, where gene Xa21 was
mapped, sequenced and cloned. After a patent application was filed and
granted for the cloned gene, a Genetic Resource Recognition Fund (GRRF)
was established at UC Davis to share with the stakeholders in Mali and
other developing countries the benefits arising from the commercial
utilization of the patented gene.

The plant, from which the disease-resistance gene was found is called
Oryza longistaminata. Many Malian farmers consider it a weed, but for
the displaced peoples of the Bela community it is one of their staple
foods and its stalks are used for many purposes, including in ritual
dancing to the accompaniment of a drum beat.


Benefit-Sharing Arrangements

The benefit-sharing arrangements established in this case have been
debated extensively, and this study highlights the need for these
arrangements to go beyond simple financial returns, and to take account
of community needs and capacities, and developmental priorities.

The GRRF was designed primarily to fund agricultural fellowships to the
University from Mali and other developing countries where the wild rice
is found to boost the research capacities of the countries concerned. So
far, however, the Trust has received no funds. The study questions the
appropriateness of these benefit-sharing arrangements suggesting that
offering PhD fellowships, the central benefit on offer, may be of little
or no value to the Bela community because there may not be people
“qualified to avail themselves of PhD fellowships at the University of
California Davis.” The report notes that even if there were suitable
candidates from the Bela people for such fellowships, there are no
requirements in the existing voluntary arrangements for them to return
with their new-found expertise to Mali or their local community. Under
such arrangements, fellowships may even contribute to ‘brain drain’ of
talented Africans to developed countries.

The study also questions why the blight resistant gene and the
associated “know-how”is not being made available to the Institute of
Economic Research in Mali, given the university’s current work with
Chinese scientists to transfer the gene into Chinese rice varieties. It
further raises concerns that the Bela people have no formal recognition
as primary conservators and holders of detailed knowledge of this
disease resistant variety of wild rice.

The report urges developed-world universities and institutions to
re-double their efforts to devise improved voluntary agreements between
themselves and developing countries so that the benefits of genetic
resources are more appropriately and fairly shared.


India

The case study relating to a herbal medicine called Jeevani and touted
as a wonder food and drink supplement in international exercise and
fitness circles, demonstrates the need to strengthen international
benefit-sharing and licensing arrangements.


Background

Jeevani, a herbal medicine derived from the leaves of the Arogypaacha
plant, is now on commercial sale in countries like India and the United
States. It is claimed to have anti-fatigue, anti-stress and numerous
other benefits. The medicine was stumbled upon in 1987 by a team of
researchers from the All India Coordinated Research Project and
subsequently developed, tested and licensed to companies by the Tropical
Botanic Garden Research Institute in Kerala.

The All India team, on an expedition to the Western Ghats to look for
promising new plant species, found that their guides from the local Kani
tribe appeared alert and energetic long after the scientists were
feeling weak and tired. The guides had been munching on the berries of
an unknown plant.

Eventually the guides, who stressed that the plant concerned was part of
a time-honored tribal secret, disclosed the source of the berries.
Studies eventually led to the isolation of promising, medicinal
compounds, one of which was patented in 1996 from the leaves.


Benefit Sharing Arrangements

The benefit-sharing arrangements in this case highlighted the potential
value of an active role by local authorities in partnership with
community leaders.

In order to share the benefits of their work with the tribal people who
knew of the plant’s benefits and who have helped maintain wild
populations, the Kerala Kani Samudaya Kshema Trust was set up in the
late 1980s. The trust is funded by some of the profits from licensing
the herbal medicine to companies. It has numerous objectives, including
community welfare and development projects for the Kani in Kerala, such
as the setting up of a telephone booth in a remote area, insurance
schemes for pregnant women and another covering accidental death.

There is also the development of a register documenting the tribe’s
knowledge of plants and animals and developing ways to help the local
communities conserve their biological resources.

The case of Jeevani underscores the complexities of attempting to
establish a voluntary access and benefit sharing agreement and
highlights some of the pitfalls associated with such schemes.

While the establishment of the special Kani trust fund, which to date
has had several thousand dollars of funding, has been widely applauded,
further efforts could have been made to make the process more inclusive.
A great deal of tribal medicinal knowledge is held by people called
Plathis, an informal association of healers, who did not directly
participate in the development of the agreements, but whose involvement
from the outset could have ensured wider involvement from all sectors of
the Kani communities.

The patents filed on the medicines covered just India. The study notes
that Jeevani products are being sold outside that country with a least
one company in the United States falling outside the licensing and
benefit-sharing agreement.

"The scope of benefits to be shared would have been wider if
international patent applications have been filed under the Patent
Cooperation Treaty (PCT) administered by WIPO to protect the formulation
in countries other than India,"” notes the report. The PCT mechanism
offers a rapid and cost-effective route to obtain patent protection in
more than 120 countries around the world.

One of the biggest problems has been the shortage of leaves from which
to process the Jeevani products. Tests indicate that varieties found
wild in forests yield the best compounds.

One company making and selling Jeevani, the Arya Vaidya Pharmacy of
India, has proposed to pay the Kani cash for cultivating the plants
alongside a buy-back agreement to purchase the leaves in order to boost
supplies. However, officials from the local state Forest Department
concerned that harvesting the plant for commercial uses could damage
forest areas have banned cultivation and harvesting for commercial
purposes.

The report says: “ If the Forest Department had been involved from the
beginning, perhaps their attitude might have been different”.


Notes to Editors

The full report can be found in advance draft form at
http://www.wipo.int/tk/en/unep/index.html

For More Information Please Contact

At UNEP: Eric Falt, Spokesperson/Director of UNEP’s Division of
Communications and Public Information, on Tel: 254 20 623292, Mobile:
254 (0) 733 682656, E-mail: eric.falt@unep.org
or Nick Nuttall, UNEP Head of Media, on Tel:
254 20 623084, Mobile: 254 (0) 733 632755, E-mail: nick.nuttall@unep.org

At WIPO: The Media Relations and Public Affairs Section. Tel: +41 22 338
8161 or 338 95 47; E-mail: publicinf@wipo.int .


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Posted by Sébastien Denys at 01:29 PM | Comments (0)

pour t7: mise en place du "biological resource Centre"

Sur le site:
http://www.presscentre.org/archive/20031205/103312/
et :
http://www.presscentre.org/archive/20031205/103295/

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Sciences de la vie et biotechnologie
(2003-12-05)

Communiqué de presse du Conseil des Ministres

Sur proposition de Mme Fientje Moerman, Ministre de l'Economie, de
l'Energie, du Commerce extérieur et de la Politique scientifique, le Conseil
des Ministres a approuvé la mise en oeuvre d'un " Biological resource Centre
" (BRC) belge par la consolidation et la mise en réseau des initiatives
concernant la biodiversité et l'information y afférente.

Il s'agit de prolonger une série d'actions (*), financées par l'Etat
fédéral, dans le cadre des programmes de recherche du Service public de
programmation (SPP) Politique scientifique. Ces actions concernent :

- les collections coordonnées belges de micro-organismes, BCCM ;
- le noeud belge du réseau européen en biologie moléculaire (European
Molecular Biology Network, EMB-net) : Belgian EMB-net Node ou BEN ;
- le noeud belge du Global Biodiversity Information Facility, BeBIF ;
- la plate-forme belge en biodiversité, BBPF.

Ces actions, qui emploient au total 57 personnes, se poursuivront dans les
limites de l'enveloppe budgétaire attribuée aux programmes de recherche du
SPP Politique scientifique. La coordination de ces activités permettra
d'acquérir le label " Biological Resource Centre " (BRC), développé au
niveau de l'OCDE.

Un BRC est une infrastructure importante de soutien à la
recherche-développement dans deux domaines à haute valeur économique : les
sciences de la vie et la biotechnologie.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a chargé la Ministre de l'Economie,
de proposer aux Communautés et Régions la conclusion d'un accord de
coopération (**) en vue d'une mise en Suvre homogène de ces actions.


(*) approuvée par le Conseil des Ministres du 28 mars 2003.
(**) conformément à l'article 92bis, §1, de la loi spéciale des réformes
institutionnelles du 8 août 1980.


Cabinet de la Ministre de l'Economie, de l'Energie, du Commerce extérieur et
de la Politique scientifique
Rue Bréderode 9
1000 Bruxelles
Mme Cathy Buggenhout
Tél. : 02/213.09.17
Fax : 02/213.09.22
cathy.buggenhout@kab.moerman.fed.be


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Institut international des ressources phytogénétiques
(2003-12-05)

Communiqué de presse du Conseil des Ministres

Sur proposition de M. Louis Michel, Ministre des Affaires étrangères et de
Mme Sabine Laruelle, Ministre de l'Agriculture, le Conseil des Ministres a
approuvé un projet de loi portant assentiment à la Convention portant
création de l'Institut international des ressources phytogénétiques (*).

Le GCRAI (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) a
créé, le 9 octobre 1991, à Rome, un Institut international des ressources
phytogénétiques, "IPGRl" (International Plant Genetic Resources Institute)
dans le cadre de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (le FAO).
L'objectif principal de la convention est la promotion des activités pour Ie
développement et Ie renforcement des ressources phytogénétiques dans Ie
monde entier.
L'IPGRl a pour objectif de promouvoir, d'encourager, de soutenir et de
lancer des activités visant à améliorer la conservation et l'utilisation
durable des ressources phytogénétiques à l'échelle mondiale, en s'attachant
tout particulièrement aux besoins des pays en développement.
L'IPGRI respecte les principes suivants :
- la conservation des ressources génétiques n'est pas une fin en soi, mais
une étape nécessaire à l'amélioration durable de la condition humaine et à
Ia préservation de l'environnement ;
- la conservation et l'utilisation judicieuse des ressources génétiques
requièrent la participation d'un grand nombre de personnes. L'IPGRI
travaille avec des partenaires de tous les secteurs de la société, au niveau
local, national, régional et international ;
- reconnaissant que les pays ont des droits souverains sur leurs ressources
génétiques, l'IPGRI s'efforce de promouvoir la disponibilité des ressources
génétiques et un accès à celles-ci qui soit comparable avec les dispositions
des accords et traités internationaux, tels que la Convention sur la
diversité biologique.
Les activités de l'IPGRl comportent entre autres :
- élaborer un programme de recherche afin de préserver et de développer la
base scientifique et technologique, ainsi que l'expertise professionnelle
qui sont nécessaires pour promouvoir la science de Ia conservation et de
I'utilisation durable des ressources phytogénétiques ;
- développer la notion de réseaux de ressources génétiques des cultures afin
de coordonner l'ensemble des activités relatives aux ressources génétiques
du pool génétique d'une culture donnée, de promouvoir une étroite
coopération entre tous les participants au réseau, conservateurs comme
utilisateurs, et un partage des responsabilités en matière de conservation,
d'étude et d'utilisation d'un pool génétique donné ;
- assurer ou prévoir les modalités de l'aide aux programmes nationaux
relatifs aux ressources phytogénétiques ;
- encourager la coopération, la mise en commun d'expériences et la
planification conjointe de toutes les activités relatives aux ressources
phytogénétiques.
Dans Ie cadre du support beIge à Ia recherche agronomique internationale
pour Ie développement, la coopération beIge finance depuis 1974 des
recherches sur les ressources phytogénétiques via Ie IBPGR (International
Board on Plant Genetic Resources) et depuis 1991 via son successeur l'IPGRI.
Ainsi, la collection mondiale de banque génétique de bananes est conservée
et étudiée au Laboratoire d'horticulture tropicale de la Faculté d'agronomie
et de biologie appliquée de la KUL (Katholieke Universiteit Leuven).

La coopération beIge apporte à ces activités une contribution financière
annuelle considérable.


(*) afférentes aux plantes.

Cabinet du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères
Rue des Petits Carmes, 15
1000 Bruxelles
Mme Hakima Darhmouch
Tél. : 02/501.80.70
Fax : 02/501.89.62
hakima.darhmouch@diplobel.fed.be

Posted by Sébastien Denys at 01:26 PM | Comments (0)

pour t8: stratégie industrielle

TITLE: 'Pharming' idea could benefit area
SOURCE: St. Joseph News-Press, USA, by Susan Mires
DATE: Feb 21, 2004

TITLE: Diversa collaborator Syngenta increases 'biopharming' investment
SOURCE: San Diego, USA, by Jennifer McEntee
http://www.sddt.com/News/article.cfm?SourceCode=20040218tbd
DATE: Feb 18, 2004

------------------------------- GENET-news -------------------------------

TITLE: 'Pharming' idea could benefit area
SOURCE: St. Joseph News-Press, USA, by Susan Mires
DATE: Feb 21, 2004

--------------------- archive: www.genet-info.org/ --------------------


'Pharming' idea could benefit area

MARYVILLE, Mo. — Recently retired as a biotechnology executive, Mel Booth is
planning his next move in the industry.

His vision includes a multi-million dollar investment in a pharmaceutical
facility that would involve local farmers, new high-tech jobs and his alma
mater, Northwest Missouri State University.

“I think we have a great opportunity,” Mr. Booth said. “I don’t know how the
business plan will unfold, but I have committed to being a part of it.”

The proposed merger of Northwest into the University of Missouri system will
play a critical role in whether the plan develops.

“It made it a lot more compelling and made me willing to devote more time to
it,” Mr. Booth said.

Researchers and administrators from the University of Missouri met with Mr.
Booth Friday in Maryville. During a public forum, experts talked about
opportunities in biotechnology. Bill Horan, a farmer from Rockwell City, Iowa,
has been growing pharmaceutical crops for four years. The genetically
engineered corn is shipped to France, where it is processed into medication for
cystic fibrosis patients.

This type of “pharming” is the future for the health- care industry, believes
Mr. Booth, former president of Human Genome Sciences and of MedImmune, one of
the world’s 10 largest biotech companies.

“The next step is, in fact, the plant side,” he said. “This is precisely the
geographic area for it to happen.”

Mr. Booth has talked with a group of investors about the potential project. He
said the business plan will drive potential investment, but Mr. Booth, a native
of Bethany, Mo., said Northwest Missouri could see tremendous growth.

“We have an opportunity to grow the crops and process them. How far you take the
processing remains to be seen,” he said.

The merger with the University of Missouri is essential to provide the research
necessary to support the production and processing of biotech crops, said
Northwest President Dr. Dean Hubbard.

“We need to be a part of that family at the table,” Dr. Hubbard said.

Friday’s meeting answered many questions about the potential investment, Dr.
Hubbard said. It’s unclear when the process will move forward.

“We don’t know all the steps, but within two weeks we’ll know,” he said.

Pharmaceutical crops can create high returns for farmers, said Mark Drabenstott,
director of the Center for the Study of Rural America at the Federal Reserve
Bank in Kansas City.

“It also has the potential to create high-skill, high-wage jobs in places where
they are so desperately needed,” he said.

Mr. Booth said he doesn’t want to be at the “bleeding edge” of the new
technology. He believes producers like Mr. Horan have made the process feasible
on a larger scale. It will be key for private and public sectors to work
together, he said.

Dr. Hubbard sees huge economic benefits from the project. A pharmaceutical
factory could bring $100 million in investment and hundreds of high-paying jobs
to Nodaway County, he said. Farmers can grow pharmaceutical crops 14 times
cheaper than the drugs can be manufactured in a laboratory, Mr. Horan said.

“The margin is incredible,” he said. “What portion goes to the farmer, no one
knows.”

Mr. Booth believes biotechnology could revitalize both family farms and rural
communities in Northwest Missouri, but noted the project is still in the
planning stages.

“We’ve got a lot of work to do,” he said.


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GENET-news mailing list
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------------------------------- GENET-news -------------------------------

TITLE: Diversa collaborator Syngenta increases 'biopharming' investment
SOURCE: San Diego, USA, by Jennifer McEntee
http://www.sddt.com/News/article.cfm?SourceCode=20040218tbd
DATE: Feb 18, 2004

--------------------- archive: www.genet-info.org/ --------------------


Diversa collaborator Syngenta increases 'biopharming' investment

When Syngenta AG, the world's largest agrochemicals company, said last week it
intended to boost its investment in plant-derived drug research, its San Diego
collaborator recognized the potential for a positive impact on its own
business. Executives for Diversa Corp. (Nasdaq: DVSA) said Friday that
Syngenta's (NYSE: SYT) increased 2004 investment in "biopharming" -- to an
estimated $30 million, from a reported $12 million in 2002 -- was in line with
their expectations. Diversa has a number of research programs with
Switzerland-based Syngenta, including a joint venture to develop animal feed
additives and formulations, and a discovery program focused on altering genes
in crops. In fact, Syngenta is Diversa's almost exclusive partner for
agriculture-related research, according to Diversa Chief Financial Officer
Karin Eastham. Diversa similarly has chemical research collaborations with Dow
Chemical Co. (NYSE: DOW) and DuPont. Syngenta has an ownership stake in
Diversa, estimated at about 18 percent. Eastham said Diversa doesn't discuss
all of its work with Syngenta, but that the collaboration runs far and wide.
Under a seven-year, $118 million deal that began in 2003, Syngenta and Diversa
have combined their biopharma research activities in genomics and selected
antibody generation. That relationship prompted Syngenta's decision last year
to relocate its plant genomics programs, including its work with the rice
genome, from the Torrey Mesa Research Institute in La Jolla to Syngenta
Biotechnology Inc. in North Carolina. About 77 Torrey Mesa Research Institute
employees were transferred to Diversa, Eastham said. Biopharming falls under
the still murky category of genetic modification. Syngenta has taken the
position that human and animal genes in plant biotechnology could open up new
medical paths, but has stressed that none of its genetically modified crops so
far use human or animal genetic material. Syngenta spokespeople couldn't
specify Friday how the company's increased spending on plant-based drug
research might impact Diversa, but said the existing arrangement with Diversa
has so far been advantageous. "We view this as a long-term commitment to a
relationship that's already producing some good results," Syngenta spokeswoman
Sarah Hull said Friday. Diversa reported last week 2003 revenues of $49
million, up from $31.7 million in 2002. "The increase in revenues was primarily
due to additional research funding from the company's most recent research
collaboration with Syngenta," according to a statement issued by Diversa.
Diversa reported in January that it received milestone payments of $1.7 million
as part of its Syngenta joint venture, called Zymetrics. The payments were
reportedly triggered by Diversa's delivery of several product candidates for
feed and food processing applications, and the regulatory approval of
Zymetrics' Quantum Phytase animal feed enzyme in Mexico. Quantum, designed to
improve how chickens and pigs absorb nutrients from their food, is awaiting a
potential marketing approval from the U.S. Food and Drug Administration.

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Posted by Sébastien Denys at 01:22 PM | Comments (0)

pour t8: procès contre test de biopharming

Lawsuit Challenges Open-Air Testing of Genetically Engineered 'Biopharm
Crops'

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Date Posted: 11/13/2003
Subject: Lawsuit Challenges Open-Air Testing of Biopharm Crops
Posted By: blilliston@iatp.org
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Lawsuit Challenges Open-Air Testing of Genetically Engineered 'Biopharm
Crops'
USDA not adequately protecting the food supply or the environment
November 12th, 2003
Contact Info:
Paul Achitoff, Earthjustice (808) 599-2436
Craig Culp, Center for Food Safety (202) 547-9359 x18
Larry Bohlen, FOE (202) 783-7400 x251
Cha Smith, KAHEA (808) 524-8220
Skip Spitzer, PANNA (831) 423-8670
Print-Friendly Version
Honolulu, HI-- Attorneys with Earthjustice and the Center for Food Safety
filed suit in federal district court in Honolulu today asking the court to
order the U.S. Department of Agriculture (USDA) to assess the environmental
and public health risks of, and better regulate, the open-air testing of
biopharmaceutical test crops in Hawai`i and throughout the United States.
The attorneys represent a coalition that includes Friends of the Earth,
KAHEA, Pesticide Action Network North America, and Center for Food Safety.
USDA has authorized corporations such as Monsanto, DuPont, ProdiGene, and
Dow to conduct hundreds of field tests of biopharm crops genetically
engineered to produce pharmaceuticals, industrial chemicals, and other
medical and industrial products, including a blood clotting agent, a blood
thinner, various blood proteins, experimental animal vaccines, industrial
enzymes, antibodies, and a potent abortion-inducing compound once
considered for use as an AIDS drug. Well over 4,000 field tests of
genetically engineered crops have been conducted in Hawai`i, more than
anywhere else in the world, including more than two dozen tests of biopharm
crops.
None of these biopharm crops has been approved for human or animal
consumption, or even for general release into the environment. Despite 12
years of open-air field testing, not a single plant-produced biopharm drug
has been approved by the FDA. Yet USDA allows these tests to be conducted
in open fields, conceals the trials¹ locations from the public, and in most
cases refuses to disclose the substances being grown. Moreover, the tests
typically use food crops like corn and soybeans, dramatically increasing
the risk of contaminating the food or livestock feed supply with powerful,
biologically active chemicals.
Farmers are kept in the dark about biopharm experiments taking place in
their vicinity, and other members of the public are unaware that
experimental drugs and chemicals could contaminate their food. Yet neither
USDA nor any other government agency has prepared an Environmental Impact
Statement or assessed the risk to endangered species. USDA¹s regulation of
field-testing is inadequate to assure that biopharm crops do not
contaminate soil or food supplies, harm humans or wildlife, or cross-breed
with wild or other farmed plants. This lack of oversight violates the
National Environmental Policy Act and the Endangered Species Act.
³The shroud of secrecy surrounding biopharming is unacceptable,² said Paul
Achitoff of Earthjustice. ³Members of the public have the right to know
about these potentially harmful substances being grown in their backyards.²
Biopharm testing in Hawai`i carries risks above and beyond those of testing
elsewhere. Hawai`i has over 300 endangered species ‹ more than a third of
all U.S. endangered species and more per square mile than anywhere else on
earth ‹ and about 97 percent of all native species in Hawai`i are found
nowhere else. Open-air biopharm field trials risk catastrophic impacts to
these species.
Hawai`i also hosts a large seed corn industry, valued at $35 million
annually and using about 3,000 acres, that ships seed all over the world.
Corn is the most popular biopharm crop, and corn also disperses pollen over
a wide area, where it may pass its genetic material to seed corn. Last year
the U.S. Environmental Protection Agency fined Dow AgroSciences and Pioneer
Hi-Bred International for increasing the risk of cross-breeding by failing
to comply with permits to test non-biopharm genetically engineered corn on
Kaua`i and Moloka`i.
³Open-air testing of genetically engineered plants in vulnerable ecosystems
presents unacceptable risks to Hawai`i¹s fragile biodiversity,² said Cha
Smith, Executive Director of KAHEA. ³Pollen from plants that are engineered
to produce powerful chemicals will assuredly be carried by trade winds and
eaten by insects and birds. There is no way to prevent the spread of
genetic material to native plants and animals.²
A 2002 study by the National Academy of Sciences found the environmental
impacts of biopharm agriculture cannot be predicted, and that the novel
compounds being produced by these plants may contaminate human and animal
food supplies.
³Despite the Starlink corn fiasco, regulation of biotech crops remains way
behind the science,² said Skip Spitzer, Program Coordinator at Pesticide
Action Network North America. StarLink is a transgenic corn variety that
was approved only for animal feed but found its way into the human food
supply, prompting hundreds of product recalls.
Other scientific reviews indicate that, despite USDA¹s existing regulatory
program, growing such crops could:
(a) Spread new and unwanted compounds into the air, water, soil, foods and
beverages that could threaten public health;
(b) Pose occupational safety hazards, since chemicals from biopharm crops
may cause harm to humans through inhalation, unintended ingestion and skin
contact; and
(c) Persist in the environment and bioaccumulate in wildlife, plants, and
soil microorganisms leading to both acute and chronic toxicity and major
ecological disruption.
USDA regulates biopharm agriculture under the Plant Protection Act, which
authorizes the agency to publish regulations ³to prevent the introduction
of plant pests into the United States or the dissemination of plant pests
within the United States.² Under those regulations, genetically engineered
pharmaceutical-producing plant varieties are regulated as potential plant
pests. Permits for biopharm field tests are issued by USDA¹s Animal and
Plant Health Inspection Service (APHIS).
³Until the USDA develops a system to contain these biopharm Œplant pests,¹
the utmost caution should be taken,² said Joseph Mendelson, legal director
for Center for Food Safety. ³The existing regulatory system merely assumes
that growing these crops is harmless, even in places where they can
contaminate the environment and get into the food supply.²
The lawsuit filed today asks the court to require USDA to develop an
Environmental Impact Statement, to consult with the Fish and Wildlife
Service as required by the Endangered Species Act, to fully consider the
effects of growing biopharm crops on listed species, and to develop
regulations that adequately protect public health and the environment.
Mistakes on Record
There have already been potentially dangerous slip-ups. Last fall, for
example, USDA had to quarantine and destroy 500,000 bushels of soybeans in
Nebraska meant for human consumption that had been contaminated with corn
genetically engineered to produce a pig vaccine. At about the same time,
USDA ordered that 155 acres of corn in Iowa be pulled and burned because of
potential contamination from biopharm crops. The grower in both instances,
ProdiGene, is conducting open-air field tests in Hawai`i.
³Given the USDA¹s failure to adequately assess health and environmental
impacts and its careless handling of genetically engineered pollution last
year, there¹s no way the government can claim biopharming is safe,² said
Larry Bohlen of Friends of the Earth. ³Researchers should focus instead on
developing fermentation production systems that are containable,
controllable and, unlike plant biopharming, are a proven means to produce
pharmaceuticals.²
Secretive Testing
In July 2003, Earthjustice, on behalf of Center for Food Safety, filed a
suit in First Circuit Court, State of Hawai`i, against the Hawai`i
Department of Agriculture seeking public access to state records regarding
biopharm field tests in Hawai`i that may contain important information
about the kind of substances being produced, how and where these substances
are being released, and what the responsible authorities are doing to
control them. The agency has refused to release any information, in
violation of the state open records law. See Center for Food Safety v.
Department of Agriculture, Civ. No. 03-1-1509 (2003).
Websites:
www.centerforfoodsafety.org
www.earthjustice.org/regional/honolulu
www.foe.org
www.kahea.org
www.panna.org

Posted by Sébastien Denys at 01:15 PM | Comments (0)

pour t8: Meristem au Colorado

Meristem looks for new test field for GE pharma crop
Meristem Therapeutics réveille le Colorado en voulant y tester du mais à lipase...

Meristem Therapeutics réveille le Colorado en voulant y tester du mais à lipase...


Farm News from Cropchoice
An alternative news service for American farmers
http://www.cropchoice.com

2/19/2004
CSU professor urges cautious approach with bio-pharm crops
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Editor's note: Links to other CropChoice news and commentary from this
week and last follow this piece. -- RS

(Thursday, Feb. 19, 2004 -- CropChoice news) -- Patrick Byrne commentary
in BioScience News & Advocate, 02/17/04: In my home state of Colorado, the
ongoing battles over agricultural biotechnology seemed to be calming down
about a year ago. Attempts to require labeling of genetically modified
(GM) food had lost steam, and a policy adopted by Boulder County promoted
the co-existence of GM and organic crops. One could begin to look forward
to an era of continuing compromise and mutual respect between the opposing
camps.

The relative peace was shattered in spring of 2003 by a request from
Meristem Therapeutics, a French company, to grow a plot of corn that
produces lipase, an enzyme used in the treatment of cystic fibrosis
patients. This was the first field trial proposed for Colorado involving a
“bio-pharm” or “plant-made pharmaceutical” (PMP) crop. Immediately after
the Meristem application became public knowledge, the protests began:
demonstrations at the state capitol, op-ed pieces in newspapers, and
worried letters to state officials.

What was notable in this round of the biotech battles was that it was not
just the usual suspects (Friends of the Earth, the organic foods lobby,
etc.) who were voicing concern. This time family farmers, nutritionists,
the grocery industry, and the “person in the street” expressed
apprehension, if not downright alarm, at the prospect of medicines in
their cornflakes.

Meristem’s application to grow the trial was tentatively approved by the
U.S. Department of Agriculture and was forwarded to the state Department
of Agriculture for concurrence. The state had a mere 30 days to evaluate
the application and respond to USDA.

To make a long story short, the state convened a technical advisory panel,
which raised a series of concerns and questions of Meristem and the
contracted farmers. After the concerns were deemed to be adequately
addressed, the state issued its concurrence with USDA, and the company was
issued its permit. However, by the time the permit was granted, optimal
planting dates for corn had passed, and Meristem decided not to plant the
crop.

The attention on bio-pharm crops, however, has not abated. State
government, university think tanks, entrepreneurs, farmers’ groups, and
environmental organizations are all studying the issue and discussing
their next moves. At the national level, USDA has announced its intentions
to review the way it regulates field release of GM organisms. About the
same time, the National Research Council released a report questioning the
adequacy of any single gene containment strategy, instead calling for
redundant levels of containment.

All this ferment adds up to a clear message, at least in the Colorado
context: Now is not the time to forge ahead with PMP field trials. There
is too much public anxiety about producing pharmaceuticals in food crops,
too many policy reviews underway, too many questions about gene
containment. A misstep now (a la Starlink) could derail the infant
industry for years.

In the interests of long-term benefit to medical patients and rural
economies, it’s time to slow down, carefully analyze risks and benefits,
explain bio-pharming to the public, and consider alternative PMP
strategies in non-food crops like algae or tobacco. Proceeding with
caution now will pay ample dividends in the future.


Patrick Byrne, Associate Professor Department of Soil & Crop Sciences,
Colorado State University

Source: http://www.bioscinews.com/files/news-detail.asp?newsID=6269

Other CropChoice news and headlines

-------------------------------- GENET-news -------------------------------

TITLE: Second Colo. site viewed for French firm's 'biopharm'
SOURCE: Fort Morgan Times, USA, by K. C. Mason
http://www.fortmorgantimes.com/Stories/0,1413,164%257E8305%
257E1903768,00.html
DATE: Jan 20, 2004

------------------- archive: http://www.genet-info.org/ -------------------


Second Colo. site viewed for French firm's 'biopharm'

DENVER -- A French company that extracts disease-treating drugs from
genetically modified corn is looking at a second potential Colorado
location for planting an experimental crop, state lawmakers and
agricultural officials have confirmed.

Nobody knows, however, whether Meristem Therapeutics of France will
choose either Colorado site for its first attempt to establish a
"biopharm" in the United States. One is a cornfield in eastern Colorado's
Phillips County and the other is a greenhouse near Rifle in the northwest
corner of the state.

"The last information from Meristem is that they haven't made a
decision," said John Cevette, the executive director of Greeley-based
Colorado Corn, a statewide association of corn growers. "We are doing
everything we can to encourage them to come to Colorado."

Cevette said Meristem officials were in Colorado last month to look at
the Rifle facility and to meet with officials from the Governor's Office
of Economic Development and researchers from both Colorado State
University and the University of Colorado medical school.

"We very much want Meristem to come to Colorado," Cevette said. "It would
be a huge economic boon for us if they do."

Rep. Ray Rose, R-Montrose, while a supporter of biopharming, said Monday
that he is considering whether to introduce a bill in this year's
Colorado Legislature that would give the State Department of Agriculture
rule-making authority to regulate biopharming. He has requested that such
a bill be drafted.

But two eastern Colorado lawmakers who joined Rose and Cevette on a tour
of Meristem's operations in France last September said they don't believe
any legislative action is required.

"It's totally unnecessary because currently the Colorado Department of
Agriculture and the U.S. Department of Agriculture have processes that
dovetail," Senate Majority Leader Mark Hillman, R-Burlington, said. "I
don't think we need to duplicate the USDA's process or unnecessarily
complicate the process."

Rep. Diane Hoppe, R-Sterling, who chairs the House Committee on
Agriculture, Livestock and Natural Resources, agreed with Hillman.

"The Department of Agriculture in Colorado has ability now to look at
these applications on a case-by-case basis," she said. "If another
company comes along with another project, the department already has the
rule-making authority to put the protocols into place."

The Colorado DOA last year issued a one-year permit for Meristem to plant
up to 30 acres of modified corn near Holyoke, but it was obtained too
late for spring planting. A DOA official said a crop still could be
planted this spring under the same permit.

Hillman said he believes the Phillips County project is still viable.

"They still have permission to grow a test plot this year, and I believe
they plan to do that, but whether the location's been changed, I don't
know," he said. Hillman does not believe Meristem would have to choose
between the two potential sites.

"It's not either-or," he said. "Once they get the Colorado, the fact that
they may have a couple hundred miles between where they develop their
seed and where they grow their corn isn't a real big obstacle."

Rose said the Rifle businessman contacted him after hearing the lawmaker
talk about Meristem in a radio interview. Rose said the man had an empty,
completely enclosed, 14-acre greenhouse that had been used for
hydroponically grown tomatoes.

"I put him in touch with John Cevette at Colorado Corn who took it to
Meristem," Rose said.

Rose, Hillman and Hoppe all returned from France convinced that
biopharming could be safety conducted in Colorado.

"I saw a good, solid scientific platform," Rose said. "It could be a
tremendous benefit to our agricultural community as well as to mankind
for the medications that will be produced from this industry."

Cevette said Meristem is developing the seed to produce the protein
lipase. Once the corn is grown, the lipase is extracted and made into a
drug used to treat cystic fibrosis.

"Lipase is extracted from the kernel, purified and manufactured," Cevette
said. "The plant isn't making a drug. It's just making a protein that is
extracted and can be made into a pharmaceutical."

Cevette said the two Colorado sites were not competing with each other
for Meristem's business.

"It's not a competition," he said. "It could be the best of all words
with the Rifle plant used for research and the eastern plains used for
production."


--


GENET
European NGO Network on Genetic Engineering

Hartmut MEYER (Mr)
Kleine Wiese 6
D - 38116 Braunschweig
Germany

P: +49-531-5168746
F: +49-531-5168747
M: +49-162-1054755
E: coordination(*)genet-info.org
W:

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GENET-news mailing list
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Posted by Sébastien Denys at 01:12 PM | Comments (0)

pour t11: pesticides périmés au Mali

L’Afrique doit démanteler 50.000 tonnes de bombes toxiques.
Le Mali, premier pays concerné par un vaste chantier d’élimination
de pesticides périmés.


www.lesoir.be 12/02/04

L’Afrique doit démanteler 50.000 tonnes de bombes toxiques

Environnement Le Mali, premier pays concerné par un vaste chantier d’élimination de pesticides périmés

CHRISTOPHE SCHOUNE,

envoyé spécial

NANGUILA (MALI)

Grandes ouvertes, les portes du hangar laissent s’échapper une odeur intenable.
Entassés pêle-mêle, des milliers d’emballages de pesticides périmés diffusent,
dans la chaleur plombée de cet après-midi de février, un liquide mortifère dont
les murs sont imbibés. Éponge gorgée, le seuil du bâtiment contamine déjà le sol.
Je ne bois pas l’eau du puits. Certains magasiniers, avant moi, ont eu des
problèmes de santé à cause de cela, concède Sory Keita, responsable du « magasin
» de Naguila, à 150 kilomètres au sud de Bamako, la capitale du Mali. Le gardien
du bâtiment met un masque pour rentrer dans le bâtiment. Moi, je ne porte rien,
c’est Dieu qui me sauvegarde !
Bombe à retardement pour l’environnement, les produits toxiques stockés «
provisoirement » à Nanguila depuis 2001 constituent une menace directe pour le
fleuve Niger, situé à moins de trois kilomètres, dans la pente du village.
Espoir ? Ils devraient être évacués dans les trois prochaines années grâce à un
ambitieux programme de dépollution initié par une série d’organisations
interétatiques et non gouvernementales (www.africastockpiles.org).
Le Mali, en raison de l’importance de ses stocks de pesticides périmés, est
jugé prioritaire parmi les quinze pays concernés par la phase 1 du programme :
Nous en sommes toujours au stade de l’inventaire, détaille Lassina Traoré,
responsable du volet malien. Notre pays est le premier pays en termes de volume,
de surface et de concentration. Pour l’heure, nous dénombrons 92 sites de
stockage pollués. Cinq sont hautement contaminés. A Gao et à Kidal, on a
retrouvé de la dieldrine dans le lait de chèvre, à proximité d’un site
d’entreposage. C’est un pesticide que l’on utilisait il y a vingt-cinq ans
Utilisés à l’époque dans l’agriculture, la plupart de ces produits, comme le
DDT, sont aujourd’hui interdits en raison de leur haute nocivité pour la santé
humaine et l’environnement. Le mauvais système de contrôle des importations,
d’entreposage et de gestion n’a fait qu’accroître l’accumulation de stocks
obsolètes depuis plusieurs décennies. Une situation qui, aujourd’hui, prévaut
encore avec des produits « autorisés » en raison de la faiblesse des moyens
consacrés à ce problème. Le manque d’expertise dans la gestion des pesticides
par les agriculteurs, le déficit des contrôles douaniers, la surévaluation des
besoins, l’usage inapproprié de certains produits et la corruption ne font
qu’aggraver la situation.
Coordonné par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), l’inventaire d’élimination pointe déjà 50.000 tonnes de
pesticides périmés en Afrique. Une bonne part d’entre eux contiennent des
polluants chimiques organiques persistants – parmi les plus nocifs pour la vie
sur Terre.
Le programme d’élimination de cette montagne de pesticides s’étendra sur une
quinzaine d’années et coûtera près de 250 millions de dollars. La première
phase, qui s’étend de 2004 à 2007, est estimée à 70 millions de dollars, dont 48
millions sont déjà assurés, notamment par la Banque mondiale et le GEF, le Fonds
pour l’environnement mondial, poursuit Lassina Traoré. L’Afrique n’a pas les
moyens de procéder à leur élimination. Si bien que les pesticides sont incinérés
en Europe, soit aux Pays-Bas, soit en Allemagne. Shell a promis de payer une
partie de la facture d’incinération.
Pour le WWF, qui coordonne le volet sensibilisation du programme ASP, la
situation de l’Afrique est l’occasion de rappeler dans un nouveau rapport (www.
panda.org/campaign/detox), l’urgence de bannir certaines substances encore
commercialisées. Trop souvent, constate Thomas Schultz, porte-parole du WWF
international, les pays africains représentent un terrain favorable pour évacuer
des produits dont on ne veut plus chez nous
C’est aussi cette situation que veut bannir à l’avenir ce programme « Africa
stockpiles » : un quart du budget sera consacré à la mise en place de mesures
visant à ne pas devoir répéter indéfiniment ce genre d’opérations. L’éligibilité
des pays au programme impose en ce sens d’avoir ratifié ou d’adhérer aux
conventions réglementant le commerce et les mouvements de ces substances.
A Nanguila, on connaît le prix du risque chimique. Localisé à 500 mètres du «
magasin », le village de brousse étouffe dans la pestilence dégagée par des
produits conditionnés de manière aléatoire. Une partie des habitants, dont les
maisons étaient exposées aux vents dominants, a dû déménager, explique Youssef
Diallo, le chef du village. Nous ne demandons qu’une chose, c’est que ces
produits soient enlevés au plus vite. Ces poisons tuent et dévorent déjà le
bâtiment

Grandes ouvertes, les portes du hangar laissent s’échapper une odeur intenable.
Entassés pêle-mêle, des milliers d’emballages de pesticides périmés diffusent,
dans la chaleur plombée de cet après-midi de février, un liquide mortifère dont
les murs sont imbibés. Éponge gorgée, le seuil du bâtiment contamine déjà le sol.
Je ne bois pas l’eau du puits. Certains magasiniers, avant moi, ont eu des
problèmes de santé à cause de cela, concède Sory Keita, responsable du « magasin
» de Naguila, à 150 kilomètres au sud de Bamako, la capitale du Mali. Le gardien
du bâtiment met un masque pour rentrer dans le bâtiment. Moi, je ne porte rien,
c’est Dieu qui me sauvegarde !
Bombe à retardement pour l’environnement, les produits toxiques stockés «
provisoirement » à Nanguila depuis 2001 constituent une menace directe pour le
fleuve Niger, situé à moins de trois kilomètres, dans la pente du village.
Espoir ? Ils devraient être évacués dans les trois prochaines années grâce à un
ambitieux programme de dépollution initié par une série d’organisations
interétatiques et non gouvernementales (www.africastockpiles.org).
Le Mali, en raison de l’importance de ses stocks de pesticides périmés, est
jugé prioritaire parmi les quinze pays concernés par la phase 1 du programme :
Nous en sommes toujours au stade de l’inventaire, détaille Lassina Traoré,
responsable du volet malien. Notre pays est le premier pays en termes de volume,
de surface et de concentration. Pour l’heure, nous dénombrons 92 sites de
stockage pollués. Cinq sont hautement contaminés. A Gao et à Kidal, on a
retrouvé de la dieldrine dans le lait de chèvre, à proximité d’un site
d’entreposage. C’est un pesticide que l’on utilisait il y a vingt-cinq ans
Utilisés à l’époque dans l’agriculture, la plupart de ces produits, comme le
DDT, sont aujourd’hui interdits en raison de leur haute nocivité pour la santé
humaine et l’environnement. Le mauvais système de contrôle des importations,
d’entreposage et de gestion n’a fait qu’accroître l’accumulation de stocks
obsolètes depuis plusieurs décennies. Une situation qui, aujourd’hui, prévaut
encore avec des produits « autorisés » en raison de la faiblesse des moyens
consacrés à ce problème. Le manque d’expertise dans la gestion des pesticides
par les agriculteurs, le déficit des contrôles douaniers, la surévaluation des
besoins, l’usage inapproprié de certains produits et la corruption ne font
qu’aggraver la situation.
Coordonné par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), l’inventaire d’élimination pointe déjà 50.000 tonnes de
pesticides périmés en Afrique. Une bonne part d’entre eux contiennent des
polluants chimiques organiques persistants – parmi les plus nocifs pour la vie
sur Terre.
Le programme d’élimination de cette montagne de pesticides s’étendra sur une
quinzaine d’années et coûtera près de 250 millions de dollars. La première
phase, qui s’étend de 2004 à 2007, est estimée à 70 millions de dollars, dont 48
millions sont déjà assurés, notamment par la Banque mondiale et le GEF, le Fonds
pour l’environnement mondial, poursuit Lassina Traoré. L’Afrique n’a pas les
moyens de procéder à leur élimination. Si bien que les pesticides sont incinérés
en Europe, soit aux Pays-Bas, soit en Allemagne. Shell a promis de payer une
partie de la facture d’incinération.
Pour le WWF, qui coordonne le volet sensibilisation du programme ASP, la
situation de l’Afrique est l’occasion de rappeler dans un nouveau rapport (www.
panda.org/campaign/detox), l’urgence de bannir certaines substances encore
commercialisées. Trop souvent, constate Thomas Schultz, porte-parole du WWF
international, les pays africains représentent un terrain favorable pour évacuer
des produits dont on ne veut plus chez nous
C’est aussi cette situation que veut bannir à l’avenir ce programme « Africa
stockpiles » : un quart du budget sera consacré à la mise en place de mesures
visant à ne pas devoir répéter indéfiniment ce genre d’opérations. L’éligibilité
des pays au programme impose en ce sens d’avoir ratifié ou d’adhérer aux
conventions réglementant le commerce et les mouvements de ces substances.
A Nanguila, on connaît le prix du risque chimique. Localisé à 500 mètres du «
magasin », le village de brousse étouffe dans la pestilence dégagée par des
produits conditionnés de manière aléatoire. Une partie des habitants, dont les
maisons étaient exposées aux vents dominants, a dû déménager, explique Youssef
Diallo, le chef du village. Nous ne demandons qu’une chose, c’est que ces
produits soient enlevés au plus vite. Ces poisons tuent et dévorent déjà le
bâtiment

Grandes ouvertes, les portes du hangar laissent s’échapper une odeur intenable.
Entassés pêle-mêle, des milliers d’emballages de pesticides périmés diffusent,
dans la chaleur plombée de cet après-midi de février, un liquide mortifère dont
les murs sont imbibés. Éponge gorgée, le seuil du bâtiment contamine déjà le sol.
Je ne bois pas l’eau du puits. Certains magasiniers, avant moi, ont eu des
problèmes de santé à cause de cela, concède Sory Keita, responsable du « magasin
» de Naguila, à 150 kilomètres au sud de Bamako, la capitale du Mali. Le gardien
du bâtiment met un masque pour rentrer dans le bâtiment. Moi, je ne porte rien,
c’est Dieu qui me sauvegarde !
Bombe à retardement pour l’environnement, les produits toxiques stockés «
provisoirement » à Nanguila depuis 2001 constituent une menace directe pour le
fleuve Niger, situé à moins de trois kilomètres, dans la pente du village.
Espoir ? Ils devraient être évacués dans les trois prochaines années grâce à un
ambitieux programme de dépollution initié par une série d’organisations
interétatiques et non gouvernementales (www.africastockpiles.org).
Le Mali, en raison de l’importance de ses stocks de pesticides périmés, est
jugé prioritaire parmi les quinze pays concernés par la phase 1 du programme :
Nous en sommes toujours au stade de l’inventaire, détaille Lassina Traoré,
responsable du volet malien. Notre pays est le premier pays en termes de volume,
de surface et de concentration. Pour l’heure, nous dénombrons 92 sites de
stockage pollués. Cinq sont hautement contaminés. A Gao et à Kidal, on a
retrouvé de la dieldrine dans le lait de chèvre, à proximité d’un site
d’entreposage. C’est un pesticide que l’on utilisait il y a vingt-cinq ans
Utilisés à l’époque dans l’agriculture, la plupart de ces produits, comme le
DDT, sont aujourd’hui interdits en raison de leur haute nocivité pour la santé
humaine et l’environnement. Le mauvais système de contrôle des importations,
d’entreposage et deimportations, d’entreposage et de gestion n’a fait
qu’accroître l’accumulation de stocks obsolètes depuis plusieurs décennies. Une
situation qui, aujourd’hui, prévaut encore avec des produits « autorisés » en
raison de la faiblesse des moyens consacrés à ce problème. Le manque d’expertise
dans la gestion des pesticides par les agriculteurs, le déficit des contrôles
douaniers, la surévaluation des besoins, l’usage inapproprié de certains
produits et la corruption ne font qu’aggraver la situation.
Coordonné par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), l’inventaire d’élimination pointe déjà 50.000 tonnes de
pesticides périmés en Afrique. Une bonne part d’entre eux contiennent des
polluants chimiques organiques persistants – parmi les plus nocifs pour la vie
sur Terre.
Le programme d’élimination de cette montagne de pesticides s’étendra sur une
quinzaine d’années et coûtera près de 250 millions de dollars. La première
phase, qui s’étend de 2004 à 2007, est estimée à 70 millions de dollars, dont 48
millions sont déjà assurés, notamment par la Banque mondiale et le GEF, le Fonds
pour l’environnement mondial, poursuit Lassina Traoré. L’Afrique n’a pas les
moyens de procéder à leur élimination. Si bien que les pesticides sont incinérés
en Europe, soit aux Pays-Bas, soit en Allemagne. Shell a promis de payer une
partie de la facture d’incinération.
Pour le WWF, qui coordonne le volet sensibilisation du programme ASP, la
situation de l’Afrique est l’occasion de rappeler dans un nouveau rapport (www.
panda.org/campaign/detox), l’urgence de bannir certaines substances encore
commercialisées. Trop souvent, constate Thomas Schultz, porte-parole du WWF
international, les pays africains représentent un terrain favorable pour évacuer
des produits dont on ne veut plus chez nous
C’est aussi cette situation que veut bannir à l’avenir ce programme « Africa
stockpiles » : un quart du budget sera consacré à la mise en place de mesures
visant à ne pas devoir répéter indéfiniment ce genre d’opérations. L’éligibilité
des pays au programme impose en ce sens d’avoir ratifié ou d’adhérer aux
conventions réglementant le commerce et les mouvements de ces substances.
A Nanguila, on connaît le prix du risque chimique. Localisé à 500 mètres du «
magasin », le village de brousse étouffe dans la pestilence dégagée par des
produits conditionnés de manière aléatoire. Une partie des habitants, dont les
maisons étaient exposées aux vents dominants, a dû déménager, explique Youssef
Diallo, le chef du village. Nous ne demandons qu’une chose, c’est que ces
produits soient enlevés au plus vite. Ces poisons tuent et dévorent déjà le
bâtiment

Grandes ouvertes, les portes du hangar laissent s’échapper une odeur intenable.
Entassés pêle-mêle, des milliers d’emballages de pesticides périmés diffusent,
dans la chaleur plombée de cet après-midi de février, un liquide mortifère dont
les murs sont imbibés. Éponge gorgée, le seuil du bâtiment contamine déjà le sol.
Je ne bois pas l’eau du puits. Certains magasiniers, avant moi, ont eu des
problèmes de santé à cause de cela, concède Sory Keita, responsable du « magasin
» de Naguila, à 150 kilomètres au sud de Bamako, la capitale du Mali. Le gardien
du bâtiment met un masque pour rentrer dans le bâtiment. Moi, je ne porte rien,
c’est Dieu qui me sauvegarde !
Bombe à retardement pour l’environnement, les produits toxiques stockés «
provisoirement » à Nanguila depuis 2001 constituent une menace directe pour le
fleuve Niger, situé à moins de trois kilomètres, dans la pente du village.
Espoir ? Ils devraient être évacués dans les trois prochaines années grâce à un
ambitieux programme de dépollution initié par une série d’organisations
interétatiques et non gouvernementales (www.africastockpiles.org).
Le Mali, en raison de l’importance de ses stocks de pesticides périmés, est
jugé prioritaire parmi les quinze pays concernés par la phase 1 du programme :
Nous en sommes toujours au stade de l’inventaire, détaille Lassina Traoré,
responsable du volet malien. Notre pays est le premier pays en termes de volume,
de surface et de concentration. Pour l’heure, nous dénombrons 92 sites de
stockage pollués. Cinq sont hautement contaminés. A Gao et à Kidal, on a
retrouvé de la dieldrine dans le lait de chèvre, à proximité d’un site
d’entreposage. C’est un pesticide que l’on utilisait il y a vingt-cinq ans
Utilisés à l’époque dans l’agriculture, la plupart de ces produits, comme le
DDT, sont aujourd’hui interdits en raison de leur haute nocivité pour la santé
humaine et l’environnement. Le mauvais système de contrôle des importations,
d’entreposage et de gestion n’a fait qu’accroître l’accumulation de stocks
obsolètes depuis plusieurs décennies. Une situation qui, aujourd’hui, prévaut
encore avec des produits « autorisés » en raison de la faiblesse des moyens
consacrés à ce problème. Le manque d’expertise dans la gestion des pesticides
par les agriculteurs, le déficit des contrôles douaniers, la surévaluation des
besoins, l’usage inapproprié de certains produits et la corruption ne font
qu’aggraver la situation.
Coordonné par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), l’inventaire d’élimination pointe déjà 50.000 tonnes de
pesticides périmés en Afrique. Une bonne part d’entre eux contiennent des
polluants chimiques organiques persistants – parmi les plus nocifs pour la vie
sur Terre.
Le programme d’élimination de cette montagne de pesticides s’étendra sur une
quinzaine d’années et coûtera près de 250 millions de dollars. La première
phase, qui s’étend de 2004 à 2007, est estimée à 70 millions de dollars, dont 48
millions sont déjà assurés, notamment par la Banque mondiale et le GEF, le Fonds
pour l’environnement mondial, poursuit Lassina Traoré. L’Afrique n’a pas les
moyens de procéder à leur élimination. Si bien que les pesticides sont incinérés
en Europe, soit aux Pays-Bas, soit en Allemagne. Shell a promis de payer une
partie de la facture d’incinération.
Pour le WWF, qui coordonne le volet sensibilisation du programme ASP, la
situation de l’Afrique est l’occasion de rappeler dans un nouveau rapport (www.
panda.org/campaign/detox), l’urgence de bannir certaines substances encore
commercialisées. Trop souvent, constate Thomas Schultz, porte-parole du WWF
international, les pays africains représentent un terrain favorable pour évacuer
des produits dont on ne veut plus chez nous
C’est aussi cette situation que veut bannir à l’avenir ce programme « Africa
stockpiles » : un quart du budget sera consacré à la mise en place de mesures
visant à ne pas devoir répéter indéfiniment ce genre d’opérations. L’éligibilité
des pays au programme impose en ce sens d’avoir ratifié ou d’adhérer aux
conventions réglementant le commerce et les mouvements de ces substances.
A Nanguila, on connaît le prix du risque chimique. Localisé à 500 mètres du «
magasin », le village de brousse étouffe dans la pestilence dégagée par des
produits conditionnés de manière aléatoire. Une partie des habitants, dont les
maisons étaient exposées aux vents dominants, a dû déménager, explique Youssef
Diallo, le chef du village. Nous ne demandons qu’une chose, c’est que ces
produits soient enlevés au plus vite. Ces poisons tuent et dévorent déjà le
bâtiment

Grandes ouvertes, les portes du hangar laissent s’échapper une odeur intenable.
Entassés pêle-mêle, des milliers d’emballages de pesticides périmés diffusent,
dans la chaleur plombée de cet après-midi de février, un liquide mortifère dont
les murs sont imbibés. Éponge gorgée, le seuil du bâtiment contamine déjà le sol.
Je ne bois pas l’eau du puits. Certains magasiniers, avant moi, ont eu des
problèmes de santé à cause de cela, concède Sory Keita, responsable du « magasin
» de Naguila, à 150 kilomètres au sud de Bamako, la capitale du Mali. Le gardien
du bâtiment met un masque pour rentrer dans le bâtiment. Moi, je ne porte rien,
c’est Dieu qui me sauvegarde !
Bombe à retardement pour l’environnement, les produits toxiques stockés «
provisoirement » à Nanguila depuis 2001 constituent une menace directe pour le
fleuve Niger, situé à moins de trois kilomètres, dans la pente du village.
Espoir ? Ils devraient être évacués dans les trois prochaines années grâce à un
ambitieux programme de dépollution initié par une série d’organisations
interétatiques et non gouvernementales (www.africastockpiles.org).
Le Mali, en raison de l’importance de ses stocks de pesticides périmés, est
jugé prioritaire parmi les quinze pays concernés par la phase 1 du programme :
Nous en sommes toujours au stade de l’inventaire, détaille Lassina Traoré,
responsable du volet malien. Notre pays est le premier pays en termes de volume,
de surface et de concentration. Pour l’heure, nous dénombrons 92 sites de
stockage pollués. Cinq sont hautement contaminés. A Gao et à Kidal, on a
retrouvé de la dieldrine dans le lait de chèvre, à proximité d’un site
d’entreposage. C’est un pesticide que l’on utilisait il y a vingt-cinq ans
Utilisés à l’époque dans l’agriculture, la plupart de ces produits, comme le
DDT, sont aujourd’hui interdits en raison de leur haute nocivité pour la santé
humaine et l’environnement. Le mauvais système de contrôle des importations,
d’entreposage et de gestion n’a fait qu’accroître l’accumulation de stocks
obsolètes depuis plusieurs décennies. Une situation qui, aujourd’hui, prévaut
encore avec des produits « autorisés » en raison de la faiblesse des moyens
consacrés à ce problème. Le manque d’expertise dans la gestion des pesticides
par les agriculteurs, le déficit des contrôles douaniers, la surévaluation des
besoins, l’usage inapproprié de certains produits et la corruption ne font
qu’aggraver la situation.
Coordonné par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), l’inventaire d’élimination pointe déjà 50.000 tonnes de
pesticides périmés en Afrique. Une bonne part d’entre eux contiennent des
polluants chimiques organiques persistants – parmi les plus nocifs pour la vie
sur Terre.
Le programme d’élimination de cette montagne de pesticides s’étendra sur une
quinzaine d’années et coûtera près de 250 millions de dollars. La première
phase, qui s’étend de 2004 à 2007, est estimée à 70 millions de dollars, dont 48
millions sont déjà assurés, notamment par la Banque mondiale et le GEF, le Fonds
pour l’environnement mondial, poursuit Lassina Traoré. L’Afrique n’a pas les
moyens de procéder à leur élimination. Si bien que les pesticides sont incinérés
en Europe, soit aux Pays-Bas, soit en Allemagne. Shell a promis de payer une
partie de la facture d’incinération.
Pour le WWF, qui coordonne le volet sensibilisation du programme ASP, la
situation de l’Afrique est l’occasion de rappeler dans un nouveau rapport (www.
panda.org/campaign/detox), l’urgence de bannir certaines substances encore
commercialisées. Trop souvent, constate Thomas Schultz, porte-parole du WWF
international, les pays africains représentent un terrain favorable pour évacuer
des produits dont on ne veut plus chez nous
C’est aussi cette situation que veut bannir à l’avenir ce programme « Africa
stockpiles » : un quart du budget sera consacré à la mise en place de mesures
visant à ne pas devoir répéter indéfiniment ce genre d’opérations. L’éligibilité
des pays au programme impose en ce sens d’avoir ratifié ou d’adhérer aux
conventions réglementant le commerce et les mouvements de ces substances.
A Nanguila, on connaît le prix du risque chimique. Localisé à 500 mètres du «
magasin », le village de brousse étouffe dans la pestilence dégagée par des
produits conditionnés de manière aléatoire. Une partie des habitants, dont les
maisons étaient exposées aux vents dominants, a dû déménager, explique Youssef
Diallo, le chef du village. Nous ne demandons qu’une chose, c’est que ces
produits soient enlevés au plus vite. Ces poisons tuent et dévorent déjà le
bâtiment

Posted by Sébastien Denys at 01:07 PM | Comments (0)

février 25, 2004

Liens Internet utiles

· Moteurs de recherche
· Encyclopédies / Dictionnaires
· description bibliographiques.
· Sommaires des revues scientifiques
· Description bibliographiques ou textes intégraux des brevets

Liens Internet utiles:

· Moteurs de recherche

http://www.google.be
http://www.scirus.com

· Encyclopédies / Dictionnaires

http://www.britannica.com/ : La Britannica : La totalité de l'encyclopédie en ligne.
http://www.webencyclo.com/home.asp : Première encyclopédie francophone en ligne : plus de 11000 articles, 450 fiches et tableaux, 6600 photos et 300 cartes. Il faut donner son e-mail pour consulter l'encyclopédie.
http://www.bartleby.com/65 : Columbia Encyclopaedia.
http://www.nupedia.com : Une encyclopédie ouverte dont le contenu s'enrichit des contributions des internautes eux-mêmes. Ce concept d'encyclopédie s'inspire du modèle des logiciels libres.
http://www.granddictionnaire.com : Le grand dictionnaire terminologique est un ouvrage de référence rassemblant un fonds terminologique d'envergure de 3 millions de termes français et anglais dans 200 domaines d'activité.
http://www.atlapedia.com/ : Atlas.

· description bibliographiques.

http://www.bib.ulb.ac.be/ : Les bibliothèques de l’ULB : Donne accès
au Web of Science: Très utile pour retrouver des articles scientifiques.
au contenu de diverses revues des groupes Elsevier et Blackwell Publishing.
http://highwire.stanford.edu/lists/largest.dtl Une liste des centres d'archives scientifiques gratuits les plus importants au monde.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/PubMed/: Base de données bibliographiques gratuite couvrant les domaines biomédicaux : Biologie, Biochimie, Médecine clinique, Santé publique, Ethique, Economie, Pharmacologie, Psychiatrie, Toxicologie, Biologie, Biochimie, Odontologie, Médecine vétérinaire, etc.
http://form.inist.fr/public/fre/conslt.htm: cette base signale des articles et monographies du fonds documentaire de l'INIST.
http://www.agrimonde.com/index.html : moteur de recherche dédié aux secteurs et technologies agroalimentaires.

· Sommaires des revues scientifiques

http://www.ingenta.com/: c'est une base de données bibliographiques, multidisciplinaire, courante, d'articles parus dans 17 000 revues depuis 1988. Cette base est utile pour le suivi et l'évaluation d'une revue, l'identification d'articles et pour les recherches bibliographiques.

· Description bibliographiques ou textes intégraux des brevets

http://mineco.fgov.be/redir_new.asp?loc=/organization_market/intellectual_property/patents/home_fr.htm et http://fr.ecodoc.mineco.fgov.be/: Office de la propriété intellectuelle belge.
http://www.inpi.fr/ : l'INPI : le pendant français.
http://european-patent-office.org/index_f.htm L'Office Européen des Brevets.

Posted by Sébastien Denys at 03:52 PM | Comments (0)

février 19, 2004

t9: recherche 1

Eoliennes: énergies vertes ???

Download file

On note tout d’abord une controverse sur le mot environnement :
- d’une part le mot environnement pris à parti des pro éoliennes, environnement correspond à « énergies vertes »
- d’autre part le mot environnement pris à parti des pro paysager, envirronnement correspond à « conservation du patrimoine paysager »
-
Après une lecture attentive du fascicule, nous nous sommes tout d’abord dirigé vers l’ association pour la défense des sites et des vallées du namurois. Leur point de vue est clairement en faveur d’une conservation du patrimoine naturel et paysager allant à l’encontre des installations d’énergies éoliennes. On note la présence de qq arguments intéressants.


Sur google :

à association pour la défense des sites et des vallées du namurois : http://www.moligneole.be/doc/Presse_140203.pdf


L’ADSVN ne conteste pas l’objectif prioritaire que représente le développement de la filière des énergies douces en vue de réduire les gaz à effet de serre (GES) et d’assurer une certaine indépendance énergétique par rapport à l’énergie fossile. Le Plan wallon pour la Maîtrise durable de l’Energie traduit cet objectif pour la filière éolienne par 3%, soit 1,5% sur mer, 1,5% sur terre. Cela représenterait pour l’horizon 2010, 200 MW de puissance installée sur terre, soit
entre 100 à 200 éoliennes selon la puissance ( 1 à 2 MW.) A cet effet, le nombre d’implantations et de projets actuellement en presque 200 éoliennes).

L’objectif des 200 MW pour 2010 sera largement dépassé, ce qui démontre qu’au delà de l’aspect écologique, cette nouvelle technologie séduit également le monde économique. Il faut rappeler que cette nouvelle industrie est en fait largement subsidiée par des fonds publics (Subvention en capital, frais d’étude pris en charge par la Région)

trois principes du Développement durable repris dans le Code
wallon d’Aménagement du Territoire (CWATUP)font cruellement
défauts :
1. Le principe de conservation et de développement du
patrimoine culturel, naturel et paysager ;
2. Le principe « territoire patrimoine commun » ;
3. Le principe d’utilisation parcimonieuse du sol ;
+ de détails sur le site

lien : Une étude financée par ECOLO
répertorie pas moins de 513 sites en Province de Namur et en
fait la promotion, sans aucune analyse paysagère.
(http://users.swing.be/compagnons-eole/fr/articles/art52.htm).
Site périmé : nouveau lien : http://users.swing.be/compagnons-eole/eolienne/articles/index.htm


Le texte, publié le 1 mai 2001, est consultable sur le serveur du Moniteur Belge.

Au départ, notre sentiment était en faveur de la construction d’éoliennes en tant qu’énergie verte mais cet article nous a ouvert les yeux sur l’impact paysager. Ceci implique une complexité sur la question de la construction de telles machines au condroz.

Recherchons un point de vue plus objectif


à éolienne recherche trop fructueuse
Google a recherché éolienne dans les pages en langue français. 1 - 10 résultats, sur un total d'environ 61,600

àéolienne kyoto
Google a recherché éolienne kyoto dans les pages en langue français. 1 - 10 résultats, sur un total d'environ 6,560

daras.wallonie.be/communiques/031223_cp_eol.htm : site du cabinet de José Daras ( plus objectif ??? pas sur)

La Wallonie remplit ses engagements énergétiques
Le Contrat d’avenir pour la Wallonie actualisé prévoit la mise en fonctionnement de 40 éoliennes en juin 2004, le Plan pour la Maîtrise durable de l’Energie, dont le Gouvernement a pris acte le 18 décembre 2004, vise une puissance installée de 200 MW à l’horizon 2010, soit entre 100 à 150 éoliennes installées.
Actuellement, la Région wallonne totalise 21.50 MW de puissance installée, avec une progression de 20.4 MW de puissance installée pour la seule année 2003, contre un total de 44.95 MW de puissance installée en Région flamande, avec une progression de seulement 10.85 MW pour l’année 2003. Autrement dit, la Région wallonne – qui vient quasi de nul part (1.1 MW en 2002) a installé 2 fois plus de MW que la Flandre en 2003 et rattrape ainsi le retard qu’elle accusait.
Le développement de l’énergie éolienne est également porteur pour l’économie et vecteur d’emploi, ce qui confirme à tous ceux qui en doutaient que l’environnement produit de la richesse . Sur ce dernier point, José Daras veut approfondir les chiffres (600 emplois créés dans le seul secteur de l’éolien) et étudier les retombées en terme d’emplois directs et surtout indirects ainsi que les flux financiers dans le secteur de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables (E-SER)

Vincent Georis, porte-parole (0474/ 98 48 69)

Remarque : aucune mentions de l’impact sur le paysage et l’environnement
Cfr souligné en rouge ds le texte : grosse différence sur le nombre d’éoliennes, qui a tendance à minimiser (pro éoliens) à maximiser (pro paysager).

àmesa :
Google a recherché mesa dans les pages en langue français. 1 - 10 résultats, sur un total d'environ 48,900.

à mesa molignée énergie sa :
Google a recherché mesa molignée énergie sa dans les pages en langue français.
1 - 10 résultats, sur un total d'environ 39

http://www.mesa.be/html/body_23_12_2002.html

peut-être à rechercher : L’Agence Wallonne du Paysage + Environnement (AWP+E)

www.mesa.be
accès à un rapport final sur : Étude d’incidences sur l’environnement
Implantation par la société
MESA d’un projet éolien sur le
territoire des communes de
Mettet, Anhée, Fosses-la-Ville
et Profondeville

Pas le temps d’approfondir l’article…

Le quiproquo environnement est intéressant, à développer….

Posted by team9 at 06:01 PM | Comments (0)

t8: premiere analyse

détracteurs et partisans

sur google :

-->On visite le site de meristem-therapeutics, entreprise qui crée la lipase gastrique


http://www.meristem-therapeutics.com/fr/10-072003.htm

MERISTEM® THERAPEUTICS annonce que l’Agence Européenne pour l’Evaluation des Médicaments(EMEA),
a transmis une opinion positive à la Commission Européenne pour la désignation de la lipase gastrique en tant que médicament orphelin. Cet avis concerne l’utilisation de la lipase dans le traitement de la mucoviscidose en Europe. MERISTEM® THERAPEUTICS produit cette protéine dans les grains de maïs par Génie Végétal. La lipase gastrique est actuellement en essai clinique.

«Cette évaluation positive de l’EMEA est la reconnaissance de l’utilité thérapeutique de notre lipase gastrique. Nous sommes actuellement en étude clinique de phase II et pensons que cette opinion positive sera de nature à accélérer le développement de cette molécule», a déclaré Bertrand Merot, Président du Directoire de MERISTEM® THERAPEUTICS.


A propos de l’étude clinique en cours de la lipase gastrique

Les premiers essais cliniques menés chez le sujet sain et chez des patients adultes atteints de mucoviscidose ont montré que la lipase gastrique était bien tolérée et permettait d’améliorer l’absorption des lipides en association avec les extraits pancréatiques prescrits à fortes doses. Il faut maintenant confirmer son efficacité sur un plus grand nombre de patients. L’étude clinique de Phase II en cours aura pour objectif de préciser à quelle dose la lipase peut être utilisée en substitution aux extraits pancréatiques classiques. Il s’agit d’un principe actif pharmaceutique, attendu par la communauté médicale, car il pourrait apporter une nouvelle solution thérapeutique plus efficace et plus sûre aux problèmes de digestion et d’absorption intestinale. Cette étude sera menée en collaboration avec des centres spécialisés dans le suivi thérapeutique des patients adultes et adolescents atteints de mucoviscidose


La mucoviscidose est la maladie génétique de l’enfance la plus fréquente dans les pays occidentaux.
C’est une maladie génétique qui affecte la qualité du mucus. Son épaississement anormal empêche son écoulement ce qui entraîne une dégradation irréversible des poumons et des troubles digestifs permanents. Au niveau du tube digestif, foie et pancréas sont également atteints, les enzymes ne peuvent accomplir la digestion des graisses.


a propos de MERISTEM® THERAPEUTICS

MERISTEM® THERAPEUTICS, entreprise de biotechnologie indépendante développant le concept unique de Génie Végétal®, fait produire par les plantes des protéines recombinantes, notamment des anticorps, pour la fabrication de nouveaux médicaments. Le Génie Végétal® permet la production de protéines actives, économiquement plus compétitives, tout en assurant une sécurité biologique optimale. L'équipe de MERISTEM® THERAPEUTICS a été la première à mettre en place une unité industrielle d'extraction-purification de protéines thérapeutiques à partir de plantes. Son projet le plus avancé, la lipase gastrique, destinée à lutter contre les troubles digestifs liés à la mucoviscidose, est actuellement en essais cliniques de Phase II. Plusieurs autres produits sont actuellement au stade des études pré-cliniques ou cliniques. Créée en 1997, MERISTEM® THERAPEUTICS compte aujourd'hui 84 collaborateurs. La société dispose également d'un bureau à Cambridge dans le Massachusetts.

---Est-ce que ces essais de plantes transgéniques en plein champ peuvent perturber l'ecosystème? Et comment?---

-->On visite le site des "limes a grains",détracteurs du projet de Meristem.


---Quels sont les arguments avancés?---


http://terresacree.org/beaucaire.htm#Communiqué

C'est parti pour la grande campagne française d'arrachage des OGM!

Terre sacrée vient en effet de se joindre à la Confédération Paysanne, Attac, Nature et Progrès etc... en neutralisant deux essais d'OGM dans le Gard. Ces parcelles ont été ensemencées à Beaucaire par la multinationale Monsanto. Il s'agit de lignées et d'hybrides de maïs transgéniques résistants à la pyrale et tolérants au glyphosate, un puissant herbicide.

Nous étions environ 150 militants agissant à visage découvert après avoir signé une feuille de présence en vue d'éventuelles poursuites. La mission, bien préparée, s'est déroulée très rapidement et dans le calme. Aucune force de l'ordre présente sur les lieux. Les OGM ont été ensuite déversés devant les grilles de la préfecture du Gard et du Conseil Régional.

Il n'y a eu aucune interpellation et une délégation de quatre militants a même été reçue par le Préfet. Il a été question de savoir pourquoi les préfectures s'opposaient systématiquement au pouvoir des maires en matière d'interdiction des OGM sur leur commune. L'interdiction des OGM dans la région a pu par ailleurs être évoquée devant un représentant du Conseil Régional.

Cette campagne 2001 (dont c'est le coup d'envoi) est une réaction aux révélations de l'Association Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). Suite à des analyses, cet organisme a en effet annoncé, le 23 juillet dernier, que 41% des semences de maïs français devaient déjà avoir subi une contamination transgénique, dûe en grande partie à la diffusion des pollens en provenance des essais en plein champ.


---Aucun arguments---


-->Site "Le Monde"--

Un article sur l'action des limes a grains a été publié dans le journal le monde.
Article non disponible!

Posted by team8 at 05:58 PM | Comments (2)

t11:bilan scéance1

Pour débuter notre recherche, nous nous sommes basés sur la présentation du sujet. Ensuite, nous avons fait des recherches sur google sur les termes qui nous paraissaient intéressants :


- Rachel Carson : “ The silent spring” édité sous le nom"carson".
- Directives de Londres, PIC edités sous le nom "réglementation"
- DDT et POP édités sous le nom "les POP"

Pour l’instant, nous ne sommes qu’au début de notre recherche et ne sommes pas encore rentrées dans la véritable controverse.

Posted by team11 at 05:55 PM | Comments (0)

t11:Réglementation

1985: Code international de conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides (lien vers ce site)
1987: Directives de Londres (lien vers un site qui en parle)
1989: Procédure d'information et de consentement préalables expliquée à l'adresse donnée ci-dessous.

http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/risquchim.htm

Posted by team11 at 05:55 PM | Comments (0)

t6: impact sur les grenouilles

Les effets de l'atrazine sur le métabolisme de la grenouille Léopard.

Pour affiner la recherche précédente, nous avons introduit les mots suivants dans GOOGLE : atrazine+grenouille.

Le premier site trouvé est un site officiel du gouvernement Québécois http://www.agr.gouv.qc.ca :

A ce moment ci de notre analyse, nous n'avons pas jugé le site intéressant car il est trop général et ne répond aux questions que l'on se pose.

Le 2me site exploré concerne les effets de l'atrazine sur le métabolisme de la grenouille Léopard (une des espèces la plus étudiées). Voici les réponses essentielles que nous y avons trouvées:

Les pesticides affectent-ils la capacité des grenouilles de se défendre contre les agents pathogènes ?
Une équipe de chercheurs du Centre Saint-Laurent (CSL) étudie actuellement cette problématique. L’espèce choisie pour cette étude, la Grenouille léopard (Rana pipiens), est le modèle amphibien adopté pour l’élaboration et la normalisation des tests de toxicité au Canada.
Dans les secteurs où les activités agricoles sont intenses, les têtards sont exposés aux pesticides transportés vers les rivières par l’eau de ruissellement et les canalisations agricoles. Les jeunes et les adultes peuvent également être exposés par contact direct avec les produits pulvérisés lorsqu’ils se dispersent dans les champs cultivés.

grenouille.jpg

Posted by team6 at 05:35 PM | Comments (0)

pour t7: New Scientist/bananas

- Going bananas, New Scientist vol 177 issue 2378 - 18 January 2003, page 26.
The world's favourite fruit could disappear forever in 10 years' time. Is there anything we can do to prevent this slip-up, asks Fred Pearce
- Rescuing the banana, New Scientist vol 177 issue 2381 - 08 February 2003, page 26
- Banana bonanza, New Scientist vol 171 issue 2300 - 21 July 2001, page 7
Poor farmers will reap the benefits of our favourite fruit's genome
- Banana boon, New Scientist vol 171 issue 2308 - 15 September 2001, page 51

Magazine section: Features

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Going bananas

New Scientist vol 177 issue 2378 - 18 January 2003, page 26


The world's favourite fruit could disappear forever in 10 years' time. Is there anything we can do to prevent this slip-up, asks Fred Pearce


PITY the banana. Despite its unmistakably phallic appearance, it hasn't had sex for thousands of years. The world's sexiest fruit is a sterile, seedless mutant - and therein lies a problem. The banana is genetically old and decrepit. It has been at an evolutionary standstill ever since it was first propagated in the jungles of South-East Asia at the end of the last ice age. And that is why some scientists believe the world's most popular fruit could be doomed. It lacks the genetic diversity to fight off pests and diseases that are invading the banana plantations of Central America and the smallholdings of Africa and Asia alike.

The banana needs a pick-me-up fast. But science has so far let it down. For decades plant breeders have all but ignored it, because developing new varieties without the help of sexual reproduction is expensive and time-consuming. As a result, most people in the developed world eat just one variety, the Cavendish. And in much of Africa, where the banana is a staple crop, yields have been in decline for half a century. The banana business has reached crisis point. It could disappear within 10 years, says Emile Frison, the head of a worldwide network of banana researchers.

In some ways, the banana today resembles the potato before blight brought famine to Ireland a century and a half ago. But it holds a lesson for other crops, too, says Frison, top banana at the International Network for the Improvement of Banana and Plantain (INIBAP) in Montpellier, France. Frison, a Belgian plant pathologist, has been professionally obsessed with bananas for more than a decade - and eats them at home most days, too. The state of the banana, he warns, can teach a broader lesson: the increasing standardisation of food crops round the world is threatening their ability to adapt and survive.

The banana is among the world's oldest crops. Agricultural scientists believe that the first edible banana was unzipped around 10,000 years ago in South-East Asia. Normally the wild banana, a giant jungle herb called Musa acuminata, contains a mass of hard seeds that make the fruit virtually inedible. But now and then, hunter-gatherers must have discovered rare mutant plants that produced seedless, edible fruits. Geneticists now know that the vast majority of these soft-fruited plants resulted from genetic accidents that gave their cells three copies of each chromosome instead of the usual two. This imbalance prevents seeds and pollen from developing normally, rendering the mutant plants sterile. The dark lines within the flesh of an edible banana are all that remains of these vestigial seeds.

The first Stone Age plant breeders cultivated these sterile freaks by replanting cuttings from their stems. And the descendants of those original cuttings are the bananas we still eat today. Without sexual reproduction to throw the genetic dice anew every generation, each variety of modern bananas - yellow, red and green, from big starchy ones to small sweet ones - has come down almost unchanged from a separate sterile forest mutant. Each is a virtual clone, almost devoid of genetic diversity. And that uniformity makes it ripe for disease like no other crop on Earth.

Traditional varieties of sexually reproducing crops have always had a much broader genetic base, and the genes will recombine in new arrangements in each generation. This gives them much greater flexibility in evolving responses to disease - and far more genetic resources to draw on in the face of an attack. But that advantage is fading fast, as growers increasingly plant the same few, high-yielding varieties. Plant breeders work feverishly to maintain resistance in these standardised crops. Should these efforts falter, yields of even the most productive crop could swiftly crash. "When some pest or disease comes along, severe epidemics can occur," says Geoff Hawtin, director of the Rome-based International Plant Genetic Resources Institute.

The banana is an excellent case in point. Until the 1950s, one variety, the Gros Michel, dominated the world's commercial banana business. Found by French botanists in Asia in the 1820s, the Gros Michel was by all accounts a fine banana, richer and sweeter than today's standard banana and without the latter's bitter aftertaste when green. But it was vulnerable to a soil fungus that produced a wilt known as Panama disease. "Once the fungus gets into the soil it remains there for many years. There is nothing farmers can do. Even chemical spraying won't get rid of it," says Rodomiro Ortiz, director of the International Institute for Tropical Agriculture in Ibadan, Nigeria. So plantation owners played a running game, abandoning infested fields and moving to "clean" land - until they ran out of clean land in the 1950s and had to abandon the Gros Michel.

Its successor, and still the reigning commercial king, is the Cavendish banana, a 19th-century British discovery from southern China. The Cavendish is resistant to Panama disease and, as a result, it literally saved the international banana industry. During the 1960s, it replaced the Gros Michel on supermarket shelves. If you buy a banana today, it is almost certainly a Cavendish. But even so, it is a minority in the world's banana crop.

Some 85 per cent of the world's bananas are grown by tropical smallholders, as a starchy staple rather than a sweet dessert. They grow dozens of varieties, for frying, boiling, chipping, steaming and mashing, for making banana ketchup and banana flour, brewing banana beer and distilling banana gin. Banana leaves and plant fibre are widely used for thatching, in textiles, handicrafts, cosmetics, dyes and even for umbrellas and table covers.

Half a billion people in Asia and Africa depend on bananas. In Uganda, bananas are grown on a third of all cultivated land and per capita consumption is 50 times that in Britain. Bananas provide the largest source of calories and are eaten daily. One kind of banana, the matooke, is served at almost every meal, and throughout the East African Highland region its name is synonymous with food. Three-quarters of all Uganda's farmers grow some bananas, and the plant is even grown on roadside verges and backyards throughout the capital, Kampala, and other cities. It is an ever-present source of food.

But the day of reckoning may be coming for the Cavendish and its indigenous kin. Another fungal disease, black Sigatoka, has become a global epidemic since its first appearance in Fiji in 1963. Left to itself, black Sigatoka - which causes brown wounds on leaves and premature fruit ripening - cuts fruit yields by 50 to 70 per cent and reduces the productive lifetime of banana plants from 30 years to as little as 2 or 3.

Commercial growers keep Sigatoka at bay by a massive chemical assault. Forty sprayings of fungicide a year is typical, making the Cavendish the most heavily sprayed major food crop in the world. Fungicides now make up a quarter of production costs, and the social costs may be even higher. Women working in Costa Rican packing plants suffer double the average rate of leukaemia and birth defects. A study by the UN's Pan-African Health Organization found that a fifth of the country's male banana workers are sterile, allegedly as a result of exposure to dibromochloropropane - now banned - and other fungicides. But despite the fungicides, diseases such as black Sigatoka are getting more and more difficult to control. "As soon as you bring in a new fungicide, they develop resistance," says Frison. "One thing we can be sure of is that the Sigatoka won't lose in this battle."

Poor farmers, who cannot afford chemicals, have it even worse. They can do little more than watch their plants die. When the fungus reached Uganda in 1980, yields dropped by 40 per cent in a year. The banana's genetic uniformity allowed black Sigatoka and a host of other plant diseases to thrive, and the poor soils exacerbated the problem. The regions most reliant on the banana are now facing the African equivalent of the Irish potato famine, says Frison. Much the same is happening in the Brazilian Amazon, where black Sigatoka arrived five years ago and people sometimes go hungry as a result. "Most of the banana fields in Amazonia have already been destroyed by the disease," says Luadir Gasparotto, Brazil's leading banana pathologist with the government research agency EMBRAPA. Production is likely to fall by 70 per cent as the disease spreads, he predicts.

And now comes what could be the coup de grâce. Panama disease is making a comeback. Unlike the old Panama disease, this new form - known as race 4 - attacks the Cavendish with particular virulence. So far it has reached South Africa, Australia and much of Asia. Unlike black Sigatoka, which attacks leaves, race 4 is a soil-borne fungus, so chemical fungicides cannot control it, says Frison. It is only a matter of time before race 4 makes it to the commercial plantations of the Western hemisphere, a study for the UN Food and Agriculture Organization warned last year. And when it arrives, it will do to Cavendish what its predecessor did to Gros Michel. Game over. "The only option will be to find a new variety," says Frison.

But how? Almost all edible varieties are susceptible to the diseases, so growers cannot simply change to a different banana. With most crops, such a threat would unleash an army of breeders, scouring the world for resistant relatives whose traits they can breed into commercial varieties. Not so with the banana. Because all edible varieties are sterile, bringing in new genetic traits to help cope with pests and diseases is nearly impossible.

Nearly, but not totally. Very rarely, a sterile banana will experience a genetic accident that allows an almost normal seed to develop, giving breeders a tiny window for improvement. Breeders at the Honduran Foundation of Agricultural Research have tried to exploit this to create disease-resistant varieties. Every day for a year, workers laboriously hand-pollinated 10 hectares of commercial bananas - 30,000 plants - with pollen from wild fertile Asian bananas. The resulting fruit, some 400 tonnes, had to be peeled and sieved in search of any seeds. "I'll let you guess how many seeds they collected," says Frison. "About 15. And of those, only four or five germinated." Further backcrossing with wild bananas yielded a new seedless banana resistant to both black Sigatoka and Panama disease.

Force feeding

Neither Western supermarket consumers nor peasant growers like the new hybrid. Some accuse it of tasting more like an apple than a banana. But there has been some interest. The biggest take-up is in Cuba, where black Sigatoka wiped out banana plantations just as the country lost its economic umbilical cord with Russia. Having no money for fungicides, it switched virtually all its national production to the new Honduran varieties. Its domestic consumers eat them, or nothing.

Not surprisingly, the majority of plant breeders have till now turned their backs on the banana and got to work on easier plants. "We are behind other crops in research by 50 to 100 years," says Frison. And commercial banana companies are now washing their hands of the whole breeding effort, preferring to fund a search for new fungicides instead. "We supported a breeding programme for 40 years, but it wasn't able to develop an alternative to Cavendish. It was very expensive and we got nothing back," says Ronald Romero, head of research at Chiquita, one of the Big Three companies that dominate the international banana trade.

Could genetic modification come to the banana's rescue? Maybe. Last year, a global consortium of scientists led by Frison announced plans to sequence the banana genome within five years. It would be the first edible fruit to be sequenced. Well, almost edible. The group will actually be sequencing inedible wild bananas from east Asia because many of these are resistant to black Sigatoka. If they can pinpoint the genes that help these wild varieties to resist black Sigatoka, the protective genes could be introduced into laboratory tissue cultures of cells from edible varieties. These could then be propagated into new, resistant plants and passed on to farmers.

It sounds promising, but the big banana companies have, until now, refused to get involved in GM research for fear of alienating their customers. "Biotechnology is extremely expensive and there are serious questions about consumer acceptance," says David McLaughlin, Chiquita's senior director for environmental affairs. With scant funding from the companies, the banana genome researchers are focusing on the other end of the spectrum. "Work on the banana genome will be concentrated on finding ways to improve the varieties on which Africans depend for their survival, rather than the one you and I buy off supermarket shelves," says Frison. Some researchers, though, have yet to be convinced that sequencing the banana genome will make much difference to poor smallholders any time soon. Even if they can identify the crucial genes, they will be a long way from developing new varieties that smallholders will find suitable and affordable.

Still, bananas might represent one of the strongest cases for using GM technology. "Greens say genetically manipulating crops narrows the genetic base. Sometimes it does. But in the case of the banana we are broadening it," says Ortiz. And bananas' sterility means that newly inserted genes run very little risk of spreading to wild relatives or other species. At least one African nation, Uganda, is establishing its own lab for research on GM bananas.

The study of the banana genome offers another treat for evolutionary geneticists. The genome of sterile varieties has not changed since their accidental birth thousands of years ago, so comparing this to modern wild bananas - which have continued to evolve through sexual mixing - yields a rare look at how genomes change over time. "You will be able to see what happens in genome evolution," says Frison. "I know of no other species where you can do that."

But whatever biotechnology's academic interest, Frison sees it as the only hope for the banana. Without it, he says, banana production worldwide will head into a tailspin. We may even see the extinction of the banana as both a lifesaver for hungry and impoverished Africans and as the most popular product on the world's supermarket shelves.
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Magazine section: Letters


Rescuing the banana

New Scientist vol 177 issue 2381 - 08 February 2003, page 26


You were right to report that the banana - a basic staple food for hundreds of millions of poor people in the tropics - is under threat from virulent pests and diseases (18 January, p 26). But the problem is not insurmountable.

In the past 10 years, some improved varieties suitable for large-scale production have been made available. The real obstacle to beating the many diseases that threaten the banana is that worldwide only five scientists are working to breed improved bananas - a meagre research effort decidedly out of proportion to the scale of the problem.

This is alarmingly little investment, given the banana's global significance. It must be increased if the world's most popular fruit is not to decline still further.

Emile Frison
Montpellier, France
Director, International Network for the Improvement of Banana and Plantain


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Poor farmers will reap the benefits of our favourite fruit's genome

Magazine section: This Week


Banana bonanza

New Scientist vol 171 issue 2300 - 21 July 2001, page 7


Poor farmers will reap the benefits of our favourite fruit's genome


WHAT's yellow, bent and is about to spill all its secrets? Yes, the humble banana will be the first edible fruit to have its genetic code unravelled.

The first plant genome to be sequenced was the mustard cress Arabidopsis thaliana. Rice was next, but the companies that sequenced it have been criticised for not making the data freely available (New Scientist, 3 February, p 6).

Now bananas—genus Musa—are go. A global consortium of publicly funded institutes met in Washington DC this week to finalise details. They plan to have the job done within five years, and will post all the gene sequences on the Web as soon as they're available.

The Global Musa Genomics Consortium will focus on discoveries that will benefit the smallholders who grow 85 per cent of the world's bananas, mostly for their own consumption. "One rule of joining the consortium is that any invention developed through the project and protected [by patent] will be made available to smallholders through a royalty-free licence," says Emile Frison, director of the International Network for the Improvement of Banana and Plantain, the French charity that is the driving force behind the genome effort.

The sequence could be of great value to breeders and scientists, who have struggled to overcome the banana's weird characteristics. For example, the classic Cavendish variety exported to Western countries—which is thought to have originated as a natural hybrid thousands of years ago—has three sets of chromosomes instead of two and so cannot reproduce sexually.

"Half the world's edible bananas, including the Cavendish, are entirely sterile, and you can't breed them at all," says Frison. Instead, they are propagated by taking the plantlets that appear at the base of old banana plants each year.

Because they have been in evolutionary limbo for thousands of years, the edible varieties are particularly vulnerable to pests and disease. "Banana is one of the most heavily sprayed crops in the world," says Frison. In Costa Rica, for example, they spray bananas roughly once a week, compared with four or five times a year for most other crops.

This is why, instead of sequencing one of the edible varieties, the consortium will sequence a wild banana from east Asia. This should contain useful genes that could be added to edible varieties. For instance, a gene that protects against the black Sigatoka fungus, which ravages plantations, would be priceless.

But because interbreeding is impossible, genetic modification is the only way to insert such genes into most commercial varieties. "This is one of the few crops where you could say there's a strong justification for using GM," Frison says.

The consortium already has funding of $2 million per year, but needs a further annual $4 million. It hopes to raise this through bodies such as the US National Science Foundation and the European Union.

"The establishment of a public research initiative is welcome," says Antonio Hill of the development charity Oxfam. But the British-based charity says the researchers should examine beforehand the socio-economic impacts of new varieties to ensure they don't end up damaging the livelihoods of the very people they're trying to help.

Frison says they won't be seeking genes that would make bananas straight. "It would take all the fun out of bananas," he says. "They'd be so boring."

Andy Coghlan
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Magazine section: Letters


Banana boon

New Scientist vol 171 issue 2308 - 15 September 2001, page 51


As coordinators of the world's first project to sequence the genome of the banana (21 July, p 7), we'd like to reassure correspondents such as David Jones (4 August, p 50) who fear that genetic modification programmes will replace non-GM programmes to breed better bananas. Information from the sequencing project will speed up all efforts to improve the banana, whether conventional, GM or otherwise. Once researchers have identified a gene which helps to protect bananas against disease, for example, they can screen large numbers of conventionally bred varieties while they are still plantlets to see if they too have the gene.

We agree wholeheartedly with Jones that successes have already been scored by conventional breeding programmes such as those at the Honduran Foundation of Agricultural Research, which we have sponsored and supported. Conventional breeding can deliver the goods, but it's a slow process and has been underfunded for decades. We'll continue to back it, but it would be folly not to make use of new advances in plant genomics.

Hundreds of millions of people depend on bananas for food and income. It is precisely because bananas have been neglected by conventional research for so long that the effort to sequence the banana genome will be so valuable, for conventional breeders and genetic engineers alike.

Emile Frison
Montpellier, France
International Network for the Improvement of Banana and Plantain

Posted by Nathalie Trussart at 05:33 PM | Comments (0)

t10:Intro

... si nous ne sommes pas
assez intelligents
pour sauver les baleines,
nous ne le serons pas non plus
pour nous sauver nous-mêmes! ...
P.H. Fontaine

Notre recherche s’est orientée dans deux directions principales :
- les différentes conférences de la CBI (commission baleinière internationale)
- la chasse à la baleine d’une manière générale

Les premières recherches sur la conférence de Berlin en juin 2003 (citée dans l’introduction du sujet) ont abouti notamment à l’article suivant :

Réunion de la C.B.I. à Berlin
La Commission Baleinière Internationale (C.B.I. - I.W.C. en anglais) a tenu sa réunion 2003 à Berlin à la mi-juin. Une résolution dite “Initiative de Berlin” a été votée et adoptée par 25 pour et 20 contre. Elle vise à faire de la C.B.I. un organisme gérant principalement la conservation des mammifères marins et non plus leur chasse. Deux demandes du Japon en vue de pouvoir chasser commercialement des rorquals tropicaux ou des petits rorquals ont été rejetées. Malheureusement, une demande de chasse annuelle (N.D.L.R.: prétendument) scientifique de 250 baleines par l’Islande a été introduite et acceptée dans ce cadre. Les quatre journées se sont terminées sur des échecs : pas de schéma révisé de la chasse à la baleine, pas de code de bonne conduite pour cette même chasse (incluant calcul des quotas et, très important, traçabilité) ; finalement, le Japon et ses pays “amis” (N.D.L.R.: ou achetés, comme vous préférez) ont refusé la création de trois sanctuaires pour les baleines. D'après Terre Sacrée des 16 & 19/06/03

Adresse : http://users.swing.be/baleine_libre/actu/archives/avr03-jui03/avr03-jui03.html

On repère bien le sujet de la controverse, l’abus de langage dans l’expression “pêche scientifique” utilisée par des pays tels le Japon et l’Islande.
Nous avons cependant remarqué que certains termes nécessitaient des explications plus approfondies . Nous avons alors ciblé nos recherches sur la chasse à la baleine pour aboutir au site de Greenpeace France. Celui-ci nous a présenté différents articles dont les liens sont renseignés ci-dessous. Certains articles nous renvoient sur les controverses introduites dans différentes conférence ainsi que sur une introduction plus générale sur la chasse à la baleine et son histoire. Il ne faut cependant pas négliger en lisant ces articles, que Greenpeace a déjà un avis tranché sur la question. Il faudra ensuite faire des recherches sur les argumentations des pays prônant la “pêche scientifique”.


http://www.greenpeace.fr/campagnes/cdp/peche/P000801bis.php3
http://users.swing.be/baleine_libre/actu/archives/avr03-jui03/avr03-jui03.html
http://www.greenpeace.fr/campagnes/oceans/baleine.php3

Posted by Serge Gutwirth at 05:32 PM | Comments (1)

t11:carson

Rachel Carson est biologiste et océanographe.
Dans son livre "Le printemps silencieux" (1962), elle met en évidence les dégâts causés par les insecticides comme le DDT. Quelques insectes sont devenus invulnérables contre ces toxiques tandis que leurs ennemis naturels (i.e. des oiseaux) sont tué par ses pesticides. Elle invente la notion de « biocide ».
Le DDT n’est pas seulement utilisé dans l’agriculture, mais aussi dans l’armée américaine pour débarasser les soldats des animaux sur la peau !
The Silent Spring » va susciter une controverse forte et aussi une nouvelle problématique politique, à savoir l’évaluation de la technologie

http://www.stoessel.ch/hei/hdp/rachel_carson.htm


Rachel Carson (1907 – 1964)
L’irruption de l’écologie dans l’ordre public
Depuis la 2e moitié du 19e siècle, la révolution industrielle avec les chemins de fer et la sidérurgie industrielle fait le tour de l’Europe. L’extension mondiale de cette révolution date de la 2e moitié du 20e siècle.

Par cette extension s’explique l’apparition de l’écologie politique. La pollution est un phénomène visible. La croissance démographique est un autre signe de la révolution industrielle. L’écologie politique fait une irruption forte aux Etas-Unis dans les années ’60 et ’70, notamment avec le débat sur les essais nucléaires.

La science écologique est la base de l’irruption de l’environnement dans la politique. L’écologie est peu à peu institutionnalisée.

Rachel Carson
Rachel Carson est biologiste et océanographe. Elle travaille à l’administration des forêts et des eaux aux Etas-Unis. Elle utilise une approche synthétique et holistique qui ne prévaut pas dans la plupart des sciences analytiques. Des importants tributaires de l’écologie scientifique sont les sciences botaniques et les sciences de la terre. Des gens comme Leroy, Vladimir Vernatzki et Christiaan Smuts influencent Carson beaucoup.

Filiation biologique
Karl von Linné : “l’économie de la nature” ; les être naturels tendent à des fins communes et ont des fonctions réciproques (1749). Il fait une classification générale des plantes par rapport aux organes sexuels. C’est un premier œuvre de l’écologie.

Alexander von Humboldt, naturaliste et voyageur, Essai sur la géographie des plantes (1805), Kosmos (1845). Relation des plantes et animaux avec leur environnement.

Lamarck, théoricien du transformisme, nie que les espèces ne peuvent pas changer.

Charles Darwin, On the Origin of the Species (1859), lutte pour la vie des différentes espèces entre elles et avec leur environnement.

Le biologiste allemand Karl Möbius invente le mot « biocénose ». Ultérieurement, « biocénose » sera remplacée par « écosystème ».

Charles Elton, Animal Ecology (1927), notions de « chaînes alimentaires » et de « niche écologique ».

Filiation des sciences de la terre
James Hutton, fondateur de la géologie scientifique, A Theory of the Earth (1795). Le Vivant est une des forces géologiques expliquant la configuration de la Terre.

Eduard Süss sur la genèse des Alpes. Il forge le concept de « biosphère ».

Vladimir Ivanovitch Vernadski, un minéralogue russe, publie La biosphère (1929).

Filiation philosophique
Henri Bergson, L’évolution créatrice (1907) présente une vision globale du Vivant.

L’homme politique et philosophe sud-africain Jan Christiaan Smuts publie Holism and Evolution (1926). Concept grec du « holisme » : approche globale du Vivant

Des accidents moteurs
Des accidents des naufrages pétroliers en Europe et les essaies nucléaires des années ’50 et ’60 aux Etas-Unis lancent la discussion politique de l’écologie. Les essais nucléaires sont arrêtés sur terre et interdit pour ceux dans l’atmosphère, pour éviter le retombée radioactive.

Le printemps silencieux (1962)
Dans cet ouvrage, Rachel Carson thématise les dégâts causé par les insecticides (DDT et d’autres). Quelques insectes sont devenus invulnérables contre ces toxiques tandis que leurs ennemis naturels (i.e. des oiseaux) sont tué par ses pesticides. Elle invente la notion de « biocide ».

Déjà pour son 2e ouvrage, The Sea Around Us (1951), elle a reçu le « National Book Award ».

Rachel Carson est alertée par la disparition des oiseaux dans quelques forêts. Elle tient les pesticides responsables. Le DDT n’est pas seulement utilisé dans l’agriculture, mais aussi dans l’armée américaine pour débarasser les soldats des animaux sur la peau ! Elle est aussi alertée par les naturalistes et d’autres organismes de conservation de nature. Les ravageurs ciblés par le DDT n’auront plus d’ennemis naturels.

« The Silent Spring » va susciter une controverse forte et aussi une nouvelle problématique politique, à savoir l’évaluation de la technologie. Elle écrit que chaque plante, chaque animal et chaque homme (par la chaîne trophique) contient des pesticides. Carson utilise un language très violent et clair, attaquant les entreprises chimiques.

La contre-attaque de l’industrie chimique
L’Académie national des sciences, une institution privée, lance une commission de contrôle des ravageurs. L’étude est payé par l’industrie chimique, les associations écologiques et l’Etat. Il y a que quelques scientifiques indépendants (universitaires, fonctionnaires, etc.) dans la commission, i.e. l’ex-chef de Rachel Carson (Baldwin).

Après l’apparition de Silent Spring, l’industrie multiplie ses dépenses du marketing pour faire de la propagande.

Les idées fortes de Rachel Carson dans Silent Spring
1) Approche holistique devant le Vivant. Les écosystèmes sont reliés entre eux.

2) Condamnation des scientifiques qui parlent de la domination de la nature par l’homme.

3) Création du mot « biocide », suscité par les pesticides (= bombe atomique)

4) Risques incalculables des pesticides pour l’humanité

5) Elle n’est point contre l’utilisation des pesticides en général, mais contres quelques pesticides particuliers qui sont durables. Elle se prononce aussi pour l’utilisation des ennemis naturels.

Exemplarité épistémologique et politique de cette controverse
Problématique de l’idée de la causalité et sa preuve. Rachel Carson se base sur des corrélations statistiques. C’est l’approche probabilistique et épidémologiques. Le positivisme est en difficulté vis-à-vis ce nouveau approche

Problématique de l’indépendance des scientifiques
Il y a des liens entre les scientifiques et l’industrie. L’environnement économique influence directement et fortement les scientifiques.

Problème de l’évaluation des choix technologiques
L’innovation scientifique n’est pas forcément un progrès. Il y a des différents chemins pour atteindre le même but. Alors, il faut évaluer les technologies – si possible déjà en avance. Les conséquences sur le niveau politique de ce débat sont des comités présidentiels et parlementaires.

Problème de l’éthique politique
« Le principe responsabilité » (Hans Jonas, 1979) est dans la postérité de Rachel Carson. Jonas montre que la responsabilité est beaucoup plus vaste que les pensées politiques laissent croire à cause de la technologie avancée. L’action prudente dans le choix des technologies est insert dans la déclaration de la conférence de Rio de 1992 : le principe de précaution. On est rappelé à la vertu de la prudence chez Aristote et Thomas d’Aquin. Cette vertu a été abandonnée avec la pensée d’Adam Smith, qui est le proclameur du progrès et de la croissance. L’équité et la justice intergénérationelle est en centre de cette (ancienne) nouvelle pensée, incluant l’environnement dans la politique.


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t6: 1re démarche

L'atrazine est un herbicide principalement utilisé pour maîtriser les mauvaises herbes graminoïdes et à feuilles larges dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général.

1re démarche:

Dans GOOGLE, nous avons recherché le mot clé ATRAZINE. Pour nous faciliter la tâche, on a sélectionné les pages francophones.
Résultat: 5760 sites.
Le premier site était:

http://www.ccme.ca/sourcetotap/atrazine.fr.html

Nous y avons trouvé les informations suivantes:

Qu'est-ce que l'atrazine?
L'atrazine est un herbicide principalement utilisé pour maîtriser les mauvaises herbes graminoïdes et à feuilles larges dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général. Elle a déjà servi comme algicide dans les étangs ornementaux et les aquariums. Elle a été introduite pour la première fois au Canada en 1960 et a beaucoup été utilisée pendant plusieurs d'années. À cause de préoccupations relatives à l'environnement, son utilisation est maintenant réduite de moitié par rapport à celle de 1983.

Comment l'atrazine pénètre-t-elle dans l'eau?
L'atrazine peut pénétrer dans le milieu aquatique avec les eaux de ruissellement provenant des champs traités ou à la suite d'un débordement ou d'un déversement accidentel pendant la production, l'emballage, le stockage et l'élimination des déchets. Dans les régions où cette substance est utilisée de façon intensive, les nappes d'eau souterraines ainsi que les plans d’eau de surface tels les lacs, les ruisseaux, les rivières et les fleuves sont gravement et continuellement contaminés. L'atrazine (ou ses métabolites) est l'un des pesticides les plus fréquemment décelés dans les eaux de surface et l'eau des puits, et des cas de contamination ont été signalés presque partout au Canada.

De quelle façon l'atrazine nuit-elle à la santé humaine?
L'atrazine peut avoir des effets sur la santé des personnes exposées à des concentrations supérieures à celles recommandées. Une exposition à des concentrations élevées d’atrazine dans l’eau potable peut provoquer des nausées et des étourdissements. Des études menées chez des humains ont mis quelque peu en évidence une association entre l’atrazine et les risques accrus de cancer des ovaires ou de lymphomes. Toutefois, l’information recueillie ne permet pas de conclure que l’atrazine en est la cause. Des études chez des rats à qui on avait administré de l’atrazine ont montré une augmentation des tumeurs des glandes mammaires et de l’utérus de même que de leucémie et de lymphomes. D’après les études faites sur des rats, l’atrazine serait possiblement cancérigène pour l’être humain. Des études menées chez les animaux montrent également que l’atrazine peut induire des déséquilibres hormonaux.

De quelle façon l’atrazine nuit-elle au milieu aquatique?
L’atrazine est toxique pour les poissons et les invertébrés d’eau douce et plus particulièrement pour les plantes aquatiques.

Quelles sont les recommandations concernant l'atrazine?
Pour l'atrazine et ses métabolites, le taux est fixé provisoirement à 5 microgrammes par litre d'eau potable la concentration maximale acceptable.

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t11: les POP

Risques dus à une exposition, même minime, à certains POP:cancer, dégâts dans le système nerveux central...
Accumulation de pesticides et de produits chimiques toxiques, obsolètes et indésirables, surtout dans les pays en voie de développement et risques encourus par cette accumulation(infiltration dans le sol...)
Liste de 12 POP parmi lesquels le DDT, les dioxines, le PCB...
Les POP sont des polluants organiques persistants; ils circulent par effet sauterelle (qu'est-ce que c'est?) et peuvent s'accumuler dans l'organisme vivant (dans le tissu adipeux).
Les POP sont, soit utilisés comme pesticides, consommés dans l’industrie, ou générés comme sous-produits au cours de différents processus industriels.
Brève description des 12 POP.
L'interdiction de certains composés chimiques est progressive, elle se fait au fur et à mesure des découvertes scientifiques.
Il existe des alternatives à la plupart des POP mais leur coût est élevé.
Les solutions face aux produits chimiques dangereux doivent être adaptées aux propriétés et à l’utilisation spécifiques de chaque substance, ainsi qu’aux conditions climatiques et socio-économiques de chaque pays.
Evolution dans le temps des directives et des traités politiques

http://www.chem.unep.ch/pops/POPs_Inc/press_releases/infokitf.html#communique

DOSSIER DE PRESSE
MONTREAL 1998

PREMIERE SESSION DU COMITE INTERGOUVERNEMENTAL DE NEGOCIATION SUR POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS
du 29 juin au 3 juillet 1998 – Montréal, Canada


Table des matières

Communiqué de presse: début des discussions sur le traité
Que sont les "polluants organiques persistants" (POP)?
Réponse de la communauté internationale
Première étape: Améliorer la coordination
Deuxième étape: Réglementer le commerce international
Troisième étape: Réduire les rejets et les émissions
Principes de base pour un traité sur les POP
Négociations: Glossaire des sigles et des termes spécifiques
Les protagonistes
Le déroulement de l’action (réunions, documents, fonctionnement)
Les questions de fonds

Réalisé par PNUE-Substances chimiques avec le concours du
Bureau d’information pour les conventions du PNUE


PROGRAMME DES NATIONS

UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT

Uniquement destiné aux médias;
il ne s’agit pas d’un document officiel.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Démarrage des discussions consacrées au traité sur les
polluants organiques persistant (POP)

Montréal, 29 juin 1998 – Les représentants de plus de 100 gouvernements se réunissent ici, pendant la semaine du 29 juin, pour la première série des discussions portant sur un accord international destiné à réduire les émissions et les rejets dans l’environnement de polluants organiques persistants tels que le DDT et les PCB (biphényles polychlorés).

"Outre le fait qu’ils entraînent la mort ou la maladie par contact direct, de nombreux produits chimiques et pesticides extrêmement toxiques persistent pendant des années dans l’environnement où ils sont cause de dommages pour la santé et pour la nature," déclare Klaus Töpfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, lequel parraine les négociations. "Ces substances franchissent aisément les frontières internationales pour atteindre les régions les plus reculées, ce qui en fait un problème mondial, requérant une solution globale."

L’accumulation des preuves scientifiques montre qu’une exposition à des doses tout à fait minimes de certains POP – lesquels figurent parmi les substances les plus toxiques jamais créées – peut provoquer le cancer, endommager les systèmes nerveux central et périphérique, altérer le système immunitaire, perturber le fonctionnement de l’appareil reproducteur, et interférer dans le développement normal du nourrisson et de l’enfant.

Une autre préoccupation à l’origine de ces négociations réside dans la constitution de stocks grandissants de pesticides et de produits chimiques toxiques, obsolètes et indésirables, particulièrement dans les pays en développement. Dans des décharges, des tonneaux de substances toxiques datant des années cinquante, soixante, et soixante-dix, et qui sont maintenant détériorés, laissent s’infiltrer dans le sol des substances chimiques qui empoisonnent les ressources en eau, la faune et la flore sauvage, et les habitants. Une grande quantité de biens d’infrastructure et d’équipement, notamment, les transformateurs et les condensateurs électriques qui arrivent au terme de leur vie utile, peuvent laisser s’échapper des produits chimiques dangereux comme les PCB.

Les discussions de Montréal vont être consacrées à une liste de 12 POP: aldrine, chlordane, DDT, dieldrine, dioxines, endrine, furanes, heptachlore, hexachlorobenzène, mirex, PCB (biphényles polychlorés), et toxaphène; les critères scientifiques permettant d’identifier d’autres POP susceptibles d’être ajoutés ultérieurement à la liste vont être également formulés.

La seconde session des discussions a été provisoirement fixée du 8 au 12 février 1999; et les négociations devraient aboutir d’ici à l’an 2000.

A l’attention des journalistes: Une documentation, et notamment des documents officiels, sont à disposition sur Internet à l’adresse http://irptc.unep.ch/pops/. Pour de plus amples informations ou pour obtenir une interview, veuillez contacter Michael Williams: téléphone (+41-22) 917 8242, télécopie (+41-22) 797 3464, courrier électronique mwilliams@unep.ch


PROGRAMME DES NATIONS

POUR L’ENVIRONNEMENT

Que sont les POP?

Juin 1998 – De tous les polluants rejetés dans l’environnement chaque année du fait des activités de l’homme, les polluants organiques persistants, ou POP, sont parmi les plus dangereux. Ils sont extrêmement toxiques, et présentent une quantité d’effets nocifs, et parfois la mort, la maladie, et des malformations congénitales chez l’homme et chez l’animal. Ils provoquent notamment des cancers, des allergies et une hypersensibilité, endommagent les systèmes nerveux central et périphérique, et causent des dysfonctionnements de l’appareil reproducteur et du système immunitaire. Certains POP sont également considérés comme des perturbateurs endocriniens, qui, en altérant le système hormonal sont susceptibles d’endommager les fonctions reproductrices et immunitaires des individus exposés, ainsi que leur progéniture, en plus des effets cités plus haut.

Ces composés chimiques très stables peuvent persister pendant des années, voire des décennies, avant de se décomposer. Ils circulent dans le monde entier selon un processus connu sous le nom d’"effet sauterelle". Les POP rejetés à un endroit du monde peuvent, par un phénomène (souvent saisonnier) d’une succession d’évaporation et de dépôt, être transportés dans l’atmosphère jusque vers des régions très éloignées de leur source originale.

En outre, les POP se concentrent dans les organismes vivants selon un autre processus que l’on nomme la bioaccumulation. Bien qu’ils ne soient pas solubles dans l’eau, les POP sont facilement absorbés par les tissus adipeux, où leurs concentrations peuvent être jusqu’à 70 000 fois supérieures à leurs valeurs dans le milieu ambiant. Les poissons, les rapaces, les mammifères, et les êtres humains se trouvent en haut de la chaîne alimentaire et absorbent donc les plus fortes concentrations. Quand ils voyagent, les POP voyagent avec eux. En conséquence, on peut trouver des POP chez des personnes et des animaux vivant dans des régions comme l’Arctique, à des milliers de kilomètres de toute source importante.

Les POP sont, soit utilisés comme pesticides, consommés dans l’industrie, ou générés comme sous-produits au cours de différents processus industriels. Les 12 POP pour lesquels il est reconnu qu’il faut agir au plus vite sont les suivants:

* Aldrine – Il s’agit d’un pesticide que l’on répand au sol pour tuer les termites, les sauterelles, les vers racinaires du maïs, ainsi que d’autres insectes nuisibles, l’aldrine peut également tuer des oiseaux, des poissons, et des êtres humains. Lors d’un incident, on pense que du riz traité avec de l’aldrine a causé la mort de centaines d’oiseaux aquatiques du littoral, ainsi que des passereaux sur la côte du Golf du Texas aprèss que ceux-ci aient soit mangé des animaux qui avaient ingéré ce riz, soit consommé eux-mêmes ce riz. Chez l’homme, la dose létale pour un adulte de sexe masculin est estimée à environ cinq grammes. L’homme est essentiellement exposé à l’aldrine à travers les produits laitiers et la viande. Des études indiennes montrent que la consommation moyenne journalière d’aldrine, et de son sous-produit la dieldrine (voir plus bas) est d’environ 19 microgrammes par personne. L’utilisation de l’aldrine a été interdite ou sévèrement réglementée dans de nombreux pays.

* Biphényles polychlorés (PCB) – Ces composés sont utilisés dans l’industrie comme liquides échangeurs de chaleur, dans les transformateurs et les condensateurs, comme additifs dans les peintures, dans les papiers autocopiants, et dans les plastiques. Parmi les 209 différents types de PCB, 13 montrent une toxicité semblable à celle des dioxines. Leur persistance dans l’environnement correspond à leur degré de chloration, et leurs demi-vies peuvent aller de 10 jours à un an et demi. Les PCB sont toxiques pour les poissons, ils les tuent à hautes doses et provoquent des avortements à doses inférieures. Des recherches ont lié la présence de PCB avec des problèmes de reproduction et une disparition du système immunitaire chez différents animaux sauvages, comme les phoques et les visons.

Quantités de personnes ont été exposées aux PCB du fait de la contamination des aliments. La consommation d’huile de riz contaminée au Japon en 1968, et à Taiwan en 1979, a entraîné une pigmentation des ongles et des membranes muqueuses ainsi qu’un gonflement des paupières, accompagnés de fatigue, de nausées, et de vomissements. Du fait de la persistance des PCB dans le corps de leurs mères, les enfants nés jusqu’à 7 ans après l’accident de Taïwan ont présenté des retards de croissance et des problèmes de comportement. De même, les enfants nés de mères qui mangeaient une grande quantité de poissons contaminés du Lac Michigan ont présenté une mauvaise mémoire à court terme. Les PCB sont également immunodépresseurs et sont classifiés parmi les agents probablement cancérogènes pour l’homme.

* Chlordane – Utilisé de manière intensive contre les termites et comme insecticide à large spectre sur quantité de produits agricoles, le chlordane demeure longtemps dans le sol et l’on sait qu’il a une demi-vie d’un an après son épandage. La dose létale du chlordane pour les poissons et les oiseaux varie selon les espèces, mais des tests ont montré qu’il pouvait tuer des colverts, des cailles, et des crevettes roses. Le chlordane peut affecter le système immunitaire de l’homme et il fait partie des substances répertoriées comme vraisemblablement cancérogènes pour l’homme. On pense que l’homme y est principalement exposé par voie aérienne, et la présence de chlordane a été décelée dans l’air à l’intérieur d’habitations aux Etats Unis et au Japon. Le chlordane est soit interdit soit sévèrement réglementé dans des douzaines de pays.

* DDT – Sans doute celui qui souffre de la pire réputation parmi les POP, le DDT a largement été utilisé durant la seconde guerre mondiale pour protéger les soldats et les civils contre la malaria, le typhus, et d’autres maladies propagées par les insectes. Après la guerre, le DDT a continué à être utilisé contre des maladies, et il a été épandu sur différentes cultures, notamment le coton. Le DDT continue a être utilisé contre les moustiques dans de nombreux pays, afin de lutter contre la malaria. Sa stabilité, sa rémanence (jusqu’à 50% peut rester dans le sol 10 à15 ans après son épandage), et le fait qu’il ait été si largement répandu signifient que l’on peut trouver des résidus de DDT partout; on en a même trouvé dans l’Arctique.

L’effet toxique du DDT sans doute le plus connu est l’amincissement de la coquille des oeufs des oiseaux, des oiseaux de proie, particulièrement. Son impact sur les populations d’oiseaux a conduit à son interdiction dans de nombreux pays dans les années soixante-dix. Trente-quatre pays ont interdit le DDT, et trente-quatre autres ont sévèrement réglementé son usage. Malgré cela, sa présence a été décelée dans des aliments du monde entier. Bien que les quantités résiduelles décelées chez les animaux domestiques aient régulièrement baissé au cours des deux dernières décennies, le DDT contenu dans les aliments demeure la principale source de contamination pour la population. Chez l’homme, les effets aigus à court terme du DDT sont limités, mais une exposition à long terme a pu être associée avec des problèmes de santé chroniques. On a trouvé du DDT dans du lait maternel, ce qui a suscité de vives inquiétudes concernant la santé des nourrissons.

* Dieldrine – Principalement utilisé contre les termites et les ravageurs du textile, la dieldrine a également été utilisée pour lutter contre les maladies propagées par les insectes et contre les insectes en milieu agricole. Sa demi-vie dans le sol est d’une durée approximative de cinq ans. Le pesticide aldrine se transforme rapidement en dieldrine, c’est pourquoi les concentrations de dieldrine dans l’environnement sont supérieures à ce que sa seule utilisation semble indiquer. La dieldrine est extrêmement toxique pour les poissons et les autres animaux aquatiques, particulièrement les grenouilles, dont les embryons peuvent présenter des déformations de la colonne vertébrale après avoir été soumis à des doses minimes. Des résidus de dieldrine ont été décelés dans l’air, l’eau, les sols, chez les poissons, les oiseaux, et les mammifères, et notamment chez l’homme. Les aliments représentent la première source de contamination de la population. Par exemple, la dieldrine est le second des pesticides les plus communément rencontrés dans une étude américaine portant sur du lait pasteurisé.

* Dioxines – Ces substances chimiques sont produites involontairement, suite à une combustion incomplète, et au cours de la fabrication de pesticides et d’autres substances chlorées. Elles sont émises essentiellement lors de l’incinération de déchets hospitaliers, municipaux, et dangereux, ainsi que par les véhicules automobiles, la combustion de la tourbe, du charbon, et du bois. Il existe 75 différentes sortes de dioxines, parmi lesquelles sept sont considérées comme préoccupantes. ‘La présence d’un type de dioxine a été décelée dans le sol 10 à 12 ans après une première contamination. Les dioxines ont été associées à nombre d’effets nocifs chez l’homme, notamment à des perturbations immunitaires et enzymatiques, ainsi qu’à la chloracné, et sont répertoriées parmi les substances provoquant vraisemblablement des cancers chez l’homme. Les animaux de laboratoire auxquels sont données des dioxines souffrent de nombreux effets, et d’une augmentation des malformations congénitales et de mortalité périnatale, notamment. Des poissons soumis à ces substances meurent peu après leur exposition. Les aliments (particulièrement d’origine animale) sont la principale source de contamination chez l’homme.

* Endrine – Cet insecticide est pulvérisé sur les feuilles des cultures de coton et de céréales. Elle est également utilisée pour lutter contre les rongeurs comme les souris et les campagnols. Les animaux peuvent métaboliser l’endrine, elle ne s’accumule donc pas dans leurs tissus adipeux de manière aussi importante que le font structurellement des substances chimiques similaires. Elle possède une longue demi-vie cependant, puisqu’elle persiste dans le sol pendant plus de 12 ans. De plus, l’endrine est extrêmement toxique pour les poissons. En contact avec une haute dose d’endrine dans l’eau, les oeufs de vairons éclosent prématurément et meurent au cours du neuvième jour suivant leur contamination. La voie de contamination essentielle chez l’homme se trouve dans les aliments, bien que les quantités ingérées habituellement semblent en deçà des limites considérées sans danger par les autorités mondiales en matière de santé publique.

* Furanes – Ces composés sont produits involontairement essentiellement de la même manière que sont élaborés les dioxines, mais aussi lors de la fabrication des PCB (voir plus loin). Une autre similarité réside dans le fait qu’ils ont également été décelés dans les émissions des incinérateurs de déchets et celles des automobiles. Les furanes présentent une structure semblable à celle des dioxines et partagent nombre de leurs effets toxiques. Il en existent 135 types différents, et leur toxicité varie. Les furanes persistent dans l’environnement pendant de longues périodes, et ils sont répertoriés parmi les substances probablement cancérogènes pour l’homme. Les aliments, ceux d’origine animale particulièrement, constituent la principale source de contamination chez l’homme. Des furanes ont également été décelés chez des nourrissons allaités.

* Heptachlore – Essentiellement utilisé pour tuer les insectes rampants et les termites, l’heptachlore a également été largement utilisé pour tuer les insectes qui s’attaquent au coton, les sauterelles, les parasites d’autres cultures, ainsi que les moustiques porteurs de la malaria. On pense qu’ils est responsable du déclin de nombreuses populations d’oiseaux sauvages, l’oie canadienne et la crécerelle américaine dans le bassin de la Columbia aux Etats Unis, notamment. Ces oies sont mortes après avoir mangé des graines traitées avec des doses d’heptachlore inférieures à celles recommandées par le fabricant, ce qui tend à montrer que même une utilisation responsable peut être mortelle pour la faune sauvage. Des tests en laboratoire ont montré que des doses importantes d’heptachlore étaient fatales aux visons, aux rats, et aux lapins, alors que des doses plus faibles entraînaient des changements dans leur comportement et diminuaient leurs capacités de reproduction. L’heptachlore est répertorié parmi les substances probablement cancérogènes chez l’homme, et deux douzaines de pays ont, soit interdit, soit sévèrement réglementé son utilisation. Les aliments constituent la principale source de contamination chez l’homme, et des résidus d’heptachlore ont été décelés dans le sang de bovins américains et australiens.

* Hexachlorobenzène (HCB) – Introduit initialement en 1945 pour le traitement de semences, l’hexachlorobenzène est un antifongique agissant sur les champignons qui affectent les récoltes. Il a été largement utilisé contre la carie du blé. Il constitue également un sous-produit généré au cours de la fabrication de certaines substances chimiques industrielles et se trouve à titre d’impureté dans plusieurs formulations de pesticides. Lorsque des habitants de l’est de la Turquie ont consommé les semences traitées entre 1954 et 1959, ils ont présenté différents symptômes, lésions cutanées photosensibles, coliques, et asthénie, notamment; plusieurs milliers ont souffert d’un trouble métabolique, la porphyrinurie, et 14% sont morts. Les mères ont transmis l’HCB à leurs bébés à travers le placenta et par le lait maternel. A hautes doses, l’HCB est mortel pour certains animaux et, à des doses plus faibles, il entraîne des problèmes de reproduction. La présence d’HCB a été décelée dans toutes sortes d’aliments. Une étude portant sur de la viande espagnole a trouvé de l’HCB dans la totalité des échantillons. En Inde, on estime que la consommation journalière moyenne d’HCB s’élève à 0.13 microgrammes par kilo de poids corporel.

* Mirex – Cet insecticide est essentiellement utilisé pour lutter contre la fourmi de feu, ainsi que contre d’autres sortes de fourmis et de termites. Il a également été utilisé comme agent ignifuge dans les plastiques, le caoutchouc, et les matériaux électriques. Une exposition directe au mirex ne semble pas entraîner de dommages chez l’homme, mais les études portant sur des animaux de laboratoire ont conduit à le classer parmi les produits probablement cancérogènes chez l’homme. Des études ont montré la toxicité du mirex pour plusieurs espèces végétales ainsi que pour les poissons et les crustacés. Il est considéré comme l’un des pesticides les plus stables et persistants, et sa demi-vie est supérieure à 10 ans. Le principal vecteur d’exposition chez l’homme réside dans les aliments, particulièrement la viande, le poisson et le gibier.

* Toxaphène – Cet insecticide est utilisé pour le coton, les céréales, les fruits, les noix, et les légumes. Il a également été utilisé contre les tiques et les mites chez le bétail. Le toxaphène était le pesticide le plus répandu aux Etats Unis en 1975. Plus de 50% du toxaphène peut persister dans le sol jusqu’à 12 ans. Chez l’homme, la principale source d’exposition est vraisemblablement d’origine alimentaire. Bien que la toxicité du toxaphème par exposition directe ne soit pas élevée chez l’homme, il a été répertorié comme agent probablement cancérogène pour l’homme à cause de ses effets sur des animaux de laboratoire. Il est extrêmement toxique pour les poissons; la truite arc-en-ciel exposée au toxaphène lors d’une expérience de 90 jours a présenté une réduction de 46% de son poids, la viabilité de ses oeufs a été réduite, et une exposition à long terme à la concentration de 0.5 microgrammes par litre d’eau a réduit la viabilité de ses oeufs à zéro. Trente-sept pays ont interdit le toxaphène, et 11 autres ont sévèrement réglementé son utilisation.


PROGRAMME DES NATIONS

UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT

Réponse de la communauté internationale

Juin 1998 – Voici maintenant plus de trente ans, le "Printemps silencieux" de Rachel Carson a souligné les dangers que faisaient courir le DDT et d’autres pesticides en évoquant l’image hallucinante d’un printemps sans oiseaux. En attirant l’attention des médias, cet ouvrage a conduit plusieurs pays à prendre des mesures d’interdiction ou à sévèrement réglementer l’utilisation du DDT au début des années soixante-dix. Les gouvernements ont également progressivement interdit, ou strictement réglementé, l’utilisation d’autres composés chimiques, en réaction à l’accumulation des preuves scientifiques concernant leur toxicité chez l’homme et chez l’animal.

Depuis lors, de nombreux pays ont adopté une législation propre à réglementer la production et l’utilisation des substances chimiques dangereuses. Cependant, puisque les POP circulent autour de la Terre, aucun pays ne peut, à lui seul, en préserver ses citoyens ou son environnement. Une action unifiée de la communauté internationale est essentielle.

Heureusement, il existe des alternatives à la plupart des POP. Le problème réside dans leur coût élevé, le manque de sensibilisation du public, ainsi que dans l’absence d’infrastructures et de technologies appropriées qui, souvent, dissuadent de les adopter. C’est pourquoi, afin de diminuer le besoin d’utiliser les POP, la communauté internationale va devoir recourir à tous les outils à sa disposition, et notamment à l’éducation, à des mesures initiatives, à la réglementation, et, à l’interdiction si cela s’avère nécessaire.

Les solutions doivent être adaptées aux propriétés et à l’utilisation spécifiques de chaque substance, ainsi qu’aux conditions climatiques et socio-économiques de chaque pays. Mais il faut agir rapidement: la persistance des ces produits chimiques dans l’eau et le sol ainsi que leur accumulation dans les organismes vivants signifient que chaque année qui passe sans qu’une solution ait été trouvée econduit à des décennies de contamination supplémentaires.

Première étape: Améliorer la coordination

Avant 1992, l’action internationale touchant aux produits chimiques a consisté notamment à élaborer les outils propres à évaluer les dangers encourus ainsi qu’à réaliser des évaluations internationales sur les produits chimiques d’intérêt prioritaire. Le Programme de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) relatif aux produits chimiques; ainsi que par le Programme international sur la sécurité des substances chimiques du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation internationale du travail (OIT); et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont largement oeuvré dans ce sens.

Puis en 1992, les gouvernements réunis lors du Sommet de la Terre de Rio ont adopté le programme d’"Action 21", dont le chapitre 19 est consacré à la gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques toxiques et notamment à la prévention du trafic international illégal de produits toxiques et dangereux. Ce chapitre appelle à la création d’un Forum intergouvernemental sur la sécurité chimique (FISC) afin d’encourager la coordination des travaux réalisés à l’échelon international et portant sur les produits chimiques. Depuis sa création en 1994, le FISC a orienté les politiques et les stratégies visant à harmoniser les méthodes d’analyse des risques et la classification des produits chimiques ainsi qu’à l’intensification des échanges d’informations, la réduction des risques, la création des moyens nécessaires à la gestion des substances chimiques, etc...

Dans le même temps, il était créé un Programme interorganisation de gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques (IOMC) en vue d’encourager la coordination entre les organisations internationales engagées dans la mise en oeuvre du chapitre 19 d’Action 21. Les participants à l’IOMC sont notamment, à l’heure actuelle, le PNUE, l’OIT, la FAO, l’OMS, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’Institut des Nations Unies pour la recherche et la formation (UNITAR), ainsi que l’OCDE.

Deuxième étape: Réglementer le commerce international

Les premiers pas en direction d’une réglementation du commerce international des produits chimiques dangereux ont été effectués par le Code international de conduite pour la distribution et l’utilisation des pesticides (tel qu’il a été amendé en 1989) de la FAO et par les Directives de Londres applicables à l’échange de renseignements sur les produits chimiques qui font l’objet du commerce international du PNUE (modifiées en 1989). Ensemble, ces instruments ont conduit à la création de la Procédure de consentement préalable (PIC) en connaissance de cause, procédure volontaire administrée conjointement par la FAO et le PNUE.

La procédure du PIC est un moyen de connaître officiellement les décisions des pays importateurs quant à leur volonté de recevoir ou non de tels produits chimiques à l’avenir. Elle a pour objet de promouvoir le partage des responsabilités entre pays exportateurs et pays importateurs en ce qui concerne la protection de la santé et de l’environnement contre les effets néfastes de certains produits chimiques dangereux faisant l’objet d’échanges internationaux. La procédure volontaire du PIC concerne 22 pesticides et cinq substances chimiques industrielles – parmi lesquelles figurent sept des douze POP.

Le dispositif volontaire du PIC a bien fonctionné, et 154 pays ont participé à cette procédure. Au milieu des années quatre-vingt-dix, cependant, les gouvernements ont constaté la nécessité d’un traité juridiquement contraignant afin de régir le commerce de ces produits chimiques dangereux. Les négociations portant sur ce traité ont commencé en 1996 et, au terme de cinq sessions, 95 pays se sont mis d’accord, en mars 1998, sur le projet du texte d’une Convention sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause dans le cas de certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet du commerce international. Ce traité sera adopté et ouvert pour signature à l’occasion d’une Conférence diplomatique de haut niveau, à Rotterdam, les 10 et 11 septembre.
Troisième étape: Réduire les rejets et les émissions

En mai 1995, le Conseil d’administration du PNUE a appelé à une évaluation internationale des 12 POP identifiés (Décision 18/32). En réponse, le Programme interorganisations de gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques a effectué un résumé de la littérature scientifique concernant les POP et a réuni l’information disponible sur leurs propriétés chimiques, leur toxicité, leur dispersion dans l’environnement, et sur leurs autres propriétés pertinentes.

Au mois de novembre suivant, une très importante réunion qui s’est tenue à Washington DC – la Conférence intergouvernementale sur la protection de l’environnement marin contre les effets des activités terrestres – a appelé à des discussions sur un traité juridiquement contraignant afin de réduire ou d’éliminer la décharge, la fabrication, et l’utilisation de ces 12 POP. La Déclaration de Washington stipule qu’un tel traité doit tenir compte des circonstances nationales particulières de chacun des pays qui est susceptible d’avoir besoin d’aide pour réduire ou éliminer les POP.

Le Forum intergouvernemental sur la sécurité chimique a abouti, en juin 1996, à la conclusion que l’on disposait de preuves suffisantes de la nécessité de mesures internationales – et notamment d’un instrument planétaire juridiquement contraignant– pour réduire les risques que présentent les POP pour la santé et l’environnement. Ces recommandations ont été transmises au Conseil d’administration du PNUE et à l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS.

En février 1997, le Conseil d’administration du PNUE a répondu à la multiplication des appels à agir en donnant mandat à un Comité intergouvernemental de négociation (CIN) de préparer un traité sur les POP (Décision 19/13C). Ses discussions, dont la première série a démarré le 29 juin à Montréal, devraient aboutir d’ici à l’an 2000.

Le Conseil d’administration a demandé au CIN de créer un groupe d’experts pour élaborer des critères scientifiquement fondés ainsi que pour définir des procédures d’identification des POP susceptibles d’être ajoutés à la liste des 12 pour une action possible dans le futur. Il est également appelé à oeuvrer au développement et à l’échange d’information; à évaluer et à surveiller des stratégies de parade; à définir les alternatives aux POP; à identifier et à dresser l’inventaire des PCB; à quantifier la capacité d’incinération ou de destruction disponible pour détruire les stocks indésirables; et à identifier les sources des émissions de dioxines et de furanes.

La décision 19/13C a recommandé au CIN de prendre dûment en compte l’élaboration récente, par la Commission économique pour l’Europe (CEE) des Nations Unies d’un protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance relatif aux POP. Le projet de texte contient des procédures détaillées visant à réduire, voire, dans certains cas, à interdire l’utilisation ou la production de 16 POP. Les pays européens devraient adopter ce protocole le 24 juin 1998 à la réunion ministérielle paneuropéenne d’Aarhus, au Danemark.

Principes de base pour un traité sur les POP

Alors qu’il est encore trop tôt pour prédire les termes qui seront contenus dans l’accord sur les POP, le travail technique décrit plus haut semble indiquer que le futur traité devra probablement identifier les différentes utilisations, sources, et alternatives, non seulement des POP mais aussi des processus qui les génèrent. Il aura probablement besoin également de déterminer les modalités de mise en oeuvre des moyens nationaux propres à gérer et à réduire les risques représentés par les POP. En outre, le Conseil d’administration du PNUE a épousé certains principes qui sont susceptibles d’être incorporés au document final, notamment:

* Chaque POP est différent. La liste initiale des 12 POP fixés comme objectifs comprend des pesticides, des substances chimiques industrielles, ainsi que des sous-produits fabriqués involontairement. Tout plan d’action devra emprunter des approches différentes pour ces différentes catégories de polluants. La promotion d’alternatives plus sûres pourrait donner de bons résultats pour les pesticides, mais ne convient pas vraiment aux dioxines et aux furanes, qui sont sous-produits involontairement par d’autres processus industriel. Réduire les rejets de ces polluants exigera des entreprises et des municipalités qu’elles adoptent, pour l’incinération de leurs déchets, des techniques plus propres et qu’elles modifient leurs procédés de fabrication existant.

* Chaque pays est différent. Le Conseil d’administration du PNUE a déclaré que tout traité devrait tenir compte des "besoins spécifiques des pays en développement et des pays aux économies en transition". Ces Etats ne peuvent souvent se permettre d’adopter les produits alternatifs puisqu’ils sont plus onéreux. Ils ne peuvent souvent s’offrir de nouvelles techniques industrielles plus propres. Ils ne disposent souvent pas des infrastructures pour diffuser les alternatives aux POP, pour propager l’information relatives à ces alternatives, ou pour assurer la surveillance et la mise en oeuvre de la réglementation s’appliquant à l’utilisation de ces POP. Tout accord juridiquement contraignant devrait donc traiter les questions du transfert de technologies et du soutien financier en faveur des nations les plus démunies.

* Il n’y a pas de solution miracle. On ne peut pas appliquer une même solution uniforme au problème des POP. Les mesures envisageables consistent notamment à encourager la diminution des rejets grâce à des technologies particulières, à adopter des objectifs nationaux, et à en interdire totalement la production et l’utilisation. Une solution pourrait être d’assurer une gestion sûre et efficace des stocks existants des POP qui ne sont plus fabriqués. L’éducation concernant l’utilisation correcte des insecticides peut contribuer à diminuer les rejets, alors qu’une observation plus stricte de la réglementation et une meilleure surveillance devraient dissuader d’en faire une utilisation abusive. Pour certains POP, des campagnes de sensibilisation du public devraient entraîner une utilisation généralisée d’alternatives plus sûres, alors que pour d’autres il faudra sans doute recourir à des mesures de réglementation ou d’interdiction. Le Conseil d’administration a reconnu que des périodes de mise en oeuvre progressive seraient nécessaires pour appliquer tout engagement résultant du traité. Il a également appelé les gouvernements à prendre des mesures volontaires en dehors de tout traité, et il a demandé aux différentes initiatives régionales et internationales concernant les POP de coordonner leurs efforts.

* La science a un rôle vital à jouer. Le Conseil d’administration considère les apports des experts scientifiques et techniques comme cruciaux. Une définition rigoureuse des risques que représentent les POP, des directives spécifiques visant à leur élimination ou (au minimum) à leur utilisation correcte et sans danger, ainsi que les recherches en cours concernant des alternatives plus sûres et des processus de fabrication plus propres joueront toutes un rôle important dans tout plan d’action international.


PROGRAMME DES NATIONS

UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT

Négociations: Glossaire des sigles et
des termes spécifiques

Ce glossaire contient la plupart des sigles et des termes spécifiques que vont probablement rencontrer les participants et les observateurs lors de cette première série de discussions à Montréal.

I) Les protagonistes

amis du (de la) Président(e) – Il s’agit de délégués choisis par la Présidence (en tenant compte du respect de l’équilibre politique entre les différents intérêts en jeu) afin d’accomplir des tâches spécifiques.
Bureau – Chargé de diriger les travaux du CIN. Ses membres sont des délégués élus par chacun des cinq groupes régionaux; il est habituellement composé du Président, des vice-présidents et du rapporteur.
Comité intergouvernemental de négociation (CIN) – Le Conseil d’administration du PNUE va mandater la création d’un CIN afin de conduire les discussions sur les POP. Tous les membres des Nations Unies ou de leurs agences spécialisées peuvent participer aux travaux du CIN en tant que parties négociatrices.
Conférence des Parties (CP) – Dans quelques années, après que l’accord sur les Pop ait été adopté et soit entré en vigueur, une CP peut être désignée comme organe suprême du traité. Toutes les Parties seront membres.
délégation nationale – Il s’agit d’au moins un fonctionnaire habilité à représenter son pays et à négocier au nom de son gouvernement.
Etats à l’économie en transition (EET) – Il s’agit des pays du Centre et de l’Est de l’Europe, ainsi que des pays qui formaient l’ancienne Union Soviétique, qui sont en transition vers une économie de marché.
Groupe des 77 et la Chine – Le G-77 a été établi en 1967 sous les auspices de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Il cherche à harmoniser les positions de ses 132 pays en développement membres, lors des négociations.
groupes régionaux – Les cinq groupes régionaux se réunissent en privé pour discuter de certaines questions et pour nommer les membres du Bureau et d’autres personnalités. Il s’agit de l’Afrique, de l’Amérique Latine et des Caraïbes (GRULAC), de l’Asie, de l’Europe de l’Est et Centrale (CEE), ainsi que de l’Europe occidentale et autres Etats (WEOG).
JUSSCANNZ – Ces pays industrialisés qui n’appartiennent pas à l’UE se réunissent en tant que groupe afin de discuter de différentes questions; il s’agit du Japon, des Etats-Unis, de la Suisse, du Canada, de l’Australie, de la Norvège, et de la Nouvelle Zélande. L’Islande, le Mexique et la Turquie peuvent également assister à ces réunions.
observateur – Les CIN permettent habituellement à des observateurs d’assister à leurs réunions. Ces observateurs sont notamment les Nations Unies et ses agences spécialisées, l’Agence internationale de l’énergie atomique, les Etats non-Parties, ainsi que d’autres organismes compétents publics ou privés.
OCDE– L’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques comprend notamment l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, la Nouvelle Zélande, la Norvège, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, la République de Corée, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et la Turquie.
organisations non gouvernementales (ONG) – De nombreuses ONG compétentes assistent aux réunions intergouvernementales en tant qu’observateurs afin d’exercer une influence réciproque sur les délégués et sur les journalistes ainsi que d’apporter des informations. Les ONG doivent être des organismes à but non-lucratif et peuvent comprendre notamment des associations écologiques, des instituts de recherche, des groupements d’industriels et d’hommes d’affaires, et des représentants de villes et d’autorités locales.
Partie – Un Etat (ou une organisation d’intégration économique régionale, comme l’UE) qui accepte d’être lié par un traité, et pour lequel ce traité est en vigueur.
Président(e) – Les participants élisent un(e) Président(e) parmi les délégués. Le(La) Président(e) est chargé(e) de faciliter les progrès permettant d’aboutir à un accord et il(elle) poursuit habituellement sa tâche jusqu’à l’aboutissement des négociations.
Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) – Installé à Nairobi, le PNUE facilite et conduit les évaluations, élabore des directives, et à part cela, promeut le fonctionnement des dispositifs intergouvernementaux.
Secrétariat – Le Directeur exécutif et le personnel du PNUE sont au service du CIN, pour ce qui concerne notamment la préparation des documents et l’organisation des réunions. Au sein du PNUE, la division du PNUE responsable des substances chimiques, qui est basée à Genève, coordonne l’organisation du CIN des POP.
Union européenne (UE) – Les Etats membres se réunissent en tant que groupe afin de discuter de différentes questions; il s’agit de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, du Danemark, de l’Espagne, de la Finlande, de la France, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, du Luxembourg, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, du Portugal, et de la Suède.
WEOG – Le Groupe Europe occidentale et autres Etats comprend les Etats de l’Europe de l’Ouest, l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, et les Etats-Unis.
II) Le déroulement de l’action (réunions, documents, fonctionnement)

Conference Room Papers (CRP) – Catégorie de documents de séance faisant état de nouvelles propositions ou du résultat des travaux en cours et qui sont destinés à être utilisés pendant la séance.
consensus – Un accord peut être adopté par consensus lorsqu’aucune objection n’est exprimée par les délégations.
décision – Accord formel obtenu en séance plénière qui oriente les travaux du CIN.
documents – Les documents officiels de la réunion sont à la disposition de tous portent le logo des Nations Unies et du PNUE ainsi qu’un numéro de référence (par exemple, UNEP/POPS/INC.1/1). Les documents de précession sont mis à disposition avant la réunion dans les six langues officielles des Nations Unies (voir http://irptc.unep.ch/pops/). Les documents de séance sont distribués sur place, il s’agit notamment de CRP, de L docs, et de documents officieux. Des documents informels sont souvent distribués hors des salles de réunion par les observateurs.
documents officieux – Publiés de manière informelle en vue de faciliter les négociations; ils n’arborent pas de symbole officiel quoiqu’ils puissent porter un numéro d’identification ou des noms d’auteurs.
entre crochets – Pendant les négociations est mise entre crochets [..] la section d’un texte faisant encore l’objet de discussions et sur laquelle un accord n’est pas encore intervenu.

entrée en vigueur – Les accords intergouvernementaux ne sont juridiquement contraignants que lorsqu’ils ont été ratifiés par un nombre déterminé de pays. De récents traités portant sur l’environnement planétaire ont exigé de 30 à 50 ratifications avant d’entamer le compte à rebours de 90 jours pour entrer en vigueur.
groupe de travail – La Présidence peut instituer une réunion au sein de laquelle les délégués peuvent négocier avant de transmettre le texte ayant fait l’objet d’un accord à la session plénière du CIN en vue de sa considération et de son éventuelle adoption.
groupes de contact officieux – Sur instructions de la Présidence, les délégués peuvent se réunir en privé pour discuter de questions spécifiques afin de rapprocher différents points de vue, de parvenir à un compromis, et de convenir d’une proposition, présentée souvent sous forme de texte.
groupes de rédaction – En vue de faciliter les négociations, la Présidence peut créer des groupes plus restreints qui se réuniront séparément et en privé pour élaborer un texte. Les observateurs ne peuvent généralement pas y participer.
L. docs – Documents de séance dont la distribution est limitée et qui contiennent des projets de rapports ou de textes.
programme de travail – Il s’agit du programme de travail, assorti d’un échéancier, que le CIN adopte et qui guide ses travaux; le programme de travail annoté contient une explication détaillée de chacun des points figurant au programme de travail.
ratification – Après avoir signé un traité, un pays doit le ratifier, souvent avec l’accord de son parlement ou d’un autre organe législatif. L’instrument de ratification doit être déposé auprès du dépositaire, lequel est fréquemment le Secrétaire général des Nations Unies.
règles de procédure – Il s’agit des règles qui régissent l’organisation et le fonctionnement du CIN, les procédures s’appliquant notamment à la prise de décision, au vote et à la participation.
réunions et sessions – Chaque session du CIN est divisée en un certain nombre de réunions. Chaque réunion se déroule généralement de 10.00 à 13.00 heures, ou de 15.00 à 18.00 heures, ce qui fait que le matin du 29 juin aura lieu la première réunion de la première session.
séance plénière – Il s’agit d’une réunion ouverte de tout le CIN à l’occasion de laquelle sont prises toutes les décisions à caractère officiel.
signature – Le chef de l’Etat ou du gouvernement, le ministre des affaires étrangères, ou une autre personnalité habilitée indique que son pays est d’accord avec le texte d’un traité et qu’il a l’intention d’en devenir Partie en y apposant sa signature.
III) Les questions de fond

asthénie – Etat de fatigue ou de faiblesse.
bioaccumulation – Faculté que possède une substance chimique de s’accumuler dans des tissus à un taux supérieur à celui du milieu ambiant. (Voir aussi facteur de bioconcentration).
biodégradable – Se dit de toute substance qui se décompose par l’action de micro-organismes.
biodisponibilité – Proportion dans laquelle une substance absorbée par un organisme s’avère disponible pour entrer dans des interactions biologiques.
cancérigène ou cancérogène – Substance chimique, physique, ou biologique qui concourt à l’apparition d’un cancer.
coefficient de partage octanol-eau (Kow) – Ce rapport entre la concentration d’une substance chimique dans l’eau et sa concentration dans l’octanol normal, déterminée par un test effectué en laboratoire sert à mesurer le pouvoir d’accumulation d’une substance chimique dans les tissus adipeux. Une substance présentant un coefficient de partage élevé signifie un risque de bioaccumulation.
contaminant – Substance physique, chimique, biologique, ou radiologique indésirable.
critères – Paramètres quantitatifs ou qualitatifs spécifiques permettant d’identifier les substances chimiques qui doivent être classifiées dans les POP.
demi-vie – Temps nécessaire pour que la moitié d’une quantité de substances donnée se dégrade et se dissipe.
dépôt – Accumulation ou épandage d’une substance chimique à partir d’une source spécifique.
dérèglement de l’appareil de reproduction – Se dit des effets nocifs sur le système et la fonction de reproduction.
effet sauterelle – Processus par lequel les POP circulent sur toute la planète dans l’atmosphère à travers une succession d’épisodes d’évaporation et de redéposition (chute de pluie, par exemple).
émission – Rejet d’une substance dans l’atmosphère à partir d’une source soit "ponctuelle", soit "diffuse" (Une source ponctuelle présente des dimensions réduites par rapport au lieu d’observation, par exemple, des cheminées d’usines dans le lointain).
exposition – L’action ou le fait de mettre en contact ou d’être exposé à une substance.
facteur de bioconcentration (BCF) – Rapport entre la concentration d’un produit chimique dans un organisme et sa concentration dans l’environnement ou les aliments. Il indique généralement la présence d’une substance chimique à un taux plus élevé dans un organisme que dans le milieu ambiant ou dans les aliments ingérés.
génotoxique – Se dit de la propriété d’une substance chimique de modifier un code génétique (ADN).
hydrolyse – Décomposition d’une molécule par addition d’eau.
hypersensibilité – Etat de susceptibilité accrue, comparable à une réaction allergique, à un antigène avec lequel l’organisme a déjà été en contact. (Un antigène est une substance qui stimule la production d’anticorps lorsqu’il a été introduit dans le corps.)
incinérateur – Four dans lequel sont brûlés les déchets.
insecticide – Substance ou mélange de substances visant à détruire ou à repousser tout type d’insectes.
loi d’Henry – Loi selon laquelle la quantité de gaz qui peut se mélanger à une quantité de liquide donnée est proportionnelle à la pression partielle du gaz présent au-dessus du liquide à température constante.
métabolisme – Ensemble de transformations physico-chimiques qui s’accomplissent dans un organisme vivant.
mutagénique – Qui entraîne des mutations génétiques (voir aussi génotoxique).
persistance – Se dit de la faculté d’une substance chimique de demeurer stable et de ne pas se dégrader.
perturbateur du système endocrinien – Substance qui affecte le fonctionnement endocrinien (la production d’hormones), et peut ainsi causer des effets nocifs sur la santé d’un organisme ou de sa progéniture.
pesticide – Substance ou mélange de substances visant à détruire ou à repousser tout type de nuisibles, dont les champignons, les insectes, et les termites.
photolyse – Décomposition d’une substance en éléments plus simples par absorption de lumière.
polluants organiques persistants (POP) – Substances organiques (carbonées) qui persistent dans l’environnement, se bioaccumulent dans les tissus vivants, et présentent un risque pour la santé et l’environnement.
substance chimique – Substance qui ne contient pas de matière vivante. Une substance chimique peut exister par elle-même, ou dans un mélange ou une préparation; elle peut être d’origine synthétique ou naturelle.
toxicité – Faculté d’une substance chimique à être nocive pour l’homme ou l’environnement. Une réaction toxique aiguë se produit dès que le contact a lieu, alors que des effets chroniques s’observent longtemps après l’exposition.
valeurs d’échelonnage – Valeurs quantitatives spécifiques utilisées comme valeurs seuils pour l’identification des POP.
volatilité – Faculté d’une substance chimique à s’évaporer dans l’air.

Posted by team11 at 05:08 PM | Comments (0)

t7: un bon début...

Premières étapes de l'approche du sujet.

Recherche Google : Banana (4.550.000 pages)
Banane (950.000 pages)
Cercoporiose Noire Banane Emile Frison (17 pages), basée sur la recherche de l'article écrit par Emile Frison, directeur de l'International Network for the Improvement og Banana and Plantain.

http://www.futureharvest.org/news/bananafr_release.shtml
Site qui pose l'intérêt du problème : cette maladie s'introduit par modification de l'ADN du bananier. Le séquençage devient donc une étape importante pour la compréhension de l'évolution de la maladie.

"This is one of the few crops where you could say there's a strong justification for using GM," Frison says.

Posted by team7 at 05:08 PM | Comments (0)

Informations pratiques

1. Dates, horaires et local
2. Permanences
3. Equipes d'étudiants et des thèmes de controverse choisis
4. Weblog

1. Dates, horaires et local

Sept séances de travail, le jeudi, de 16h à 18h:
- février: les 12, 19 et 26
- mars: les 4, 18 et 25
- avril: le 1er
ATTENTION: pas de séance le jeudi 11 mars 2004.

Une séance de présentation publique des travaux réalisés, le jeudi 29 avril entre 10h et 14h. L'horaire sera précisé ultérieurement.

Au local UB.2.169

2. Permanences

Le jeudi de 12h à 14h (sauf le jeudi 11 mars) au local UB.2.169
Encadrement assuré par Sébastien Denys (sdenys@ulb.ac.be) et Nathalie Trussart (nathalie.trussart@ulb.ac.be). Tél. 02/650.37.81

3. Equipes d'étudiants et des thèmes de controverse choisis

Team 6: Atrazine
Sarroukh Rabia
Andersson Laurence
Berte Elodie
Gelbgras Valérie

Team 7: Bananes
Daems Nicolas
Dawance Thomas
Vanaudenhove Laurent
Vandenbosch Julien

Team 8: Biopharming
Alemdehy Mirfashid
Camara Alioune
Bahi Abdelmalek
Khan Adrien

Team 9: Eoliennes
Hyssette Mathias
Jadoul Nicolas
Clip Grégorie
Medimagh Mehdi

Team 10: Baleines
Hoofd Catherine
Alberts Arnaud
Lebrun Jean-francois
Leclerc Jonathan

Team 11: Pesticides
Duchâteau Stéphanie
Stragier Aurélie
Kindekens Virginie
Polart Christelle
Lavergne Elisabeth

4. Weblog étudiants

Le vôtre, où éditer vos parcours d’exploration: http://www.imbroglio.be/controverses_2/

Celui des étudiants du premier semestre : http://www.imbroglio.be/controverses/

Posted by Nathalie Trussart at 03:26 PM | Comments (0)