t6 : présentation (modification2)
Suite à ces TPs, voici le texte concluant nos recherches.
La controverse
L'interdiction de l'atrazine pose le problème de son remplacement, de sa toxicité, de son impact sur l'écosystème et le développement durable.
Elle fut homologuée en 1959. Depuis 1990, les restrictions d’usages se sont multipliées jusqu’à son interdiction en 2003. Cette mesure est la conséquence des inquiétudes sur l’effet de l’atrazine à long terme sur la santé et de sa présence parfois massive dans les eaux voisines de lieux d’épandage.
Comment avons nous voulu aborder cette controverse?
- hermaphrodisme des grenouilles:
On s'est tout d'abord orientée sur l'effet de l'atrazine sur les grenouilles. Cependant, cela ne nous permettait pas de pousser très loin notre recherche. C'est pourquoi nous avons pris d'autres directions.
- conséquences sur l'homme
- conséquences sur l'écosystème
- enjeux politiques, économiques, environnementaux,…
- alternatives à l'atrazine
- réglementation et mesures prises par le gouvernement (CIBE,...)
- tests toxicologiques effectués et résultats
A propos de l'atrazine...
L'atrazine est un herbicide couramment utilisé de 1960 à 2003, pour maîtriser les mauvaises herbes dans les champs de céréales et pour détruire les mauvaises herbes en général.
Naissance de la controverse
Suite à la publication des recherches de Tyrones Hayes (étude sur l'hermaphrodisme constaté chez des grenouilles élevées en eau contenant de l'atrazine), la réévaluation de l'atrazine est remise en question et la controverse prend forme.
Nos recherches:
Après avoir consulté le site suivant http://agora.qc.ca/, on remarque que l'atrazine est potentiellement responsable d'effets sur la santé (dérèglement hormonal, cancer,...). Cependant, les études actuelles ne permettent pas encore d'en être sure et de lui en faire porter une responsabilité partielle. Des conclusions ne peuvent être en raison du peu d’études déjà réalisées. De plus, les capacités des études sont limitées par le faible nombre de sujets exposés et par la difficulté de modéliser l’ensemble des facteurs d’exposition en laboratoire.
Des études à court terme réalisées en 1960 concluent qu’à certaines doses l’atrazine devient toxique. Il est donc normal que cet herbicide ait fait l’objet de contrôle lors de la surveillance des eaux afin que des taux maximums ne soient pas dépassés.
Voilà sûrement la raison pour laquelle l’EPA (environmental protection agency) a classé l’atrazine dans le GROUPE III : substance peut-être cancérigène pour l’homme.
Exposition à l'atrazine
Les taux d'atrazine acceptables (pour considérer l'eau potable) est de 0,1 µg/l pour l'UE ce qui est 20 fois plus sévère que le taux fixé par l'OMS. Qu'est ce qui les a décidé à choisir ces taux si différents ?
site consulté : http://www.ile-de-france.chambagri.fr/actu/presse/presse.asp
L'atrazine s'accumule dans l'eau par le lessivage des terrains agricoles. En fonction des conditions du milieu, elle est dégradée (naturellement) au bout de 12 semaines à 2 ans.
(voir site : http://www.google.fr/search?q=cache:HduWnwDhmZcJ:www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/eau/pdf/ep/atrazine.pdf+atrazine%2Btest%2B1960&hl=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8)
Les eaux de consommation sont traitées au charbon actif, utilisé pour éliminer tous les pesticides en général. Il est à noter que l'atrazine ne fait pas partie des quatre pesticides nécessitant un traitement particulier.
Des études sur plusieurs milliers d’échantillons d’aliments ont montré qu’il n’y avait pas de résidu d’atrazine retrouvé. Il ne s’agit donc d’une source de contamination.
Lors de la surveillance de l’air, il n’a pas été détecté de présence d’atrazine étant donné sa faible volatilité (à l’exception de mesure faite juste après un épandage).
Le points de vue des agriculteurs
Les agricultures défendent l’atrazine pour des raisons financières (sans atrazine, le désherbage devrait entraîner un surcoût de 22 à 30 euros par hectare).
Ils utilisent principalement l’argument du test DL50 c-à-d la dose nécessaire pour tuer 50% d’un lot de cobayes. Ce test montre que l’atrazine aurait une toxicité comparable à celle du sel de cuisine. Elle serait 2,5 fois moins toxique que l’aspirine, 13 fois moins que la caféine et 61 fois moins toxique que la nicotine.
Cependant ces résultats sont difficiles à sortir du laboratoire en raison de leurs utilisations très différentes. On peut aussi remarquer les différentes informations fournies au niveau de cette toxicité : une boîte d’aspirine contient un notice où les effets secondaires sont mentionnés. On distingue sur les paquets de cigarette des messages prévenant des dangers du tabac, il y a aussi les campagnes antitabagiques.
Ils évitent soigneusement de parler des effets à long terme de l'atrazine.
Ils ont un autre argument qui semble plus percutant : l'atrazine est aussi utilisé pour détruire les algues des piscines. Les doses utilisées sont jusqu'à 50000 fois la dose acceptable. Pourquoi ?