t11: DDT et malaria

Quel est l'impact du DDT sur les êtres vivants?
Y a-t-il d'autres produits dérivés possibles pour le traitement de la maladie?


Voilà un lien qui paraît intéressant :

http://www.delaplanete.org/articles/no_3/pdf_3/malaria.pdf


Et quelques courts extraits de l'article :

" ... A dire vrai, le nombre de morts que provoque la malaria est proche du nombre de morts dus au SIDA, qui tue actuellement environ 3 millions
de personnes par an."

"... au cours des dernières décennies, la maladie est devenue plus virulente. A peu près toutes les régions où la maladie est endémique ont vu apparaître des
souches de parasites résistant aux médicaments"


"... Que peuvent faire les politiques actuelles pour contrer ces menaces ? L'arsenal médical est limité ; il n'y a pas plus d'une douzaine de médicaments courants contre la malaria, et d'une façon ou d'une autre, la malaria résiste à la plupart d'entre eux. En l'absence d'un moyen fiable de détruire les parasites, les politiques ont tenté de détruire les moustiques qui en sont les vecteurs, ce qui a conduit à un usage abondant de pesticides synthétiques, au nombre desquels figure l'un des plus anciens et des plus dangereux, le Dichloro-DiphénylTrichloréthane ou DDT."

"... Le DDT n'est plus utilisé ni produit dans la plus grande partie du monde, mais dans la mesure où il ne disparaît pas facilement, il demeure un des pesticides les plus détectés dans le lait des mères nourricières. Le DDT fait également partie des "douze produits chimiques néfastes" inscrits en 2001 dans la Convention de Stockholm sur les polluants organiques.
Les signataires du traité POP tombèrent fondamentalement d'accord pour interdire tous les usages du DDT sauf en tant que dernier recours contre les moustiques porteurs de maladies. Malheureusement, le DDT est encore utilisé régulièrement dans 19 pays, la plupart situés en Afrique."

Pour en savoir plus sur ce qu'est la malaria :

"... La malaria est provoquée par quatre espèces de protozoaires parasites du genre Plasmodium. L'infection débute lorsqu'un moustique femelle porteur du parasite se pose sur le peau et perce un vaisseau capillaire afin de s'alimenter en sang. La parasite est alors injecté dans le sang humain par le biais de la salive du moustique.
A moins que la victime nepossède une certaine immunité contre la malaria - généralement à la suite d' expositions antérieures - la plupart des sporozoites échapperont au système immunitaire et gagneront le foie en moins d'une heure. Là, ils envahissent les cellules du foie et se multiplient de manière asexuée pendant environ deux semaines. A ce moment là, les quelques douzaines de sporozoites originelles seront devenues des millions de merozoites, ayant pris la forme qu'aura le parasite lorsqu'il quittera le foie pour contaminer, par le biais du sang, les cellules rouges du corps.
Dans ces cellules, les merozoites suivent un autre cycle de reproduction asexuée au terme duquel les cellules éclatent, libérant des millions de nouveaux merozoites qui envahissent d'autres cellules rouges. Ce processus est
à l'origine des fièvres aiguës et des frissons symptomatiques de la malaria, qui se manifestent par poussées intermittentes. Lorsque la destruction des cellules rouges, lors de ces accès de fièvre, dépasse un certain seuil, elle entraîne des convulsions, des difficultés respiratoires, le coma et la mort."

"... Le parasite peut revenir dans le moustique: en effet, alors même qu'il injecte des merozoites, le moustique peut en piquant ingérer les gamétocytes d'une personne déjà infectée."

Pourquoi a-t-on utilisé le DDT?


"... En 1939, le chimiste suisse Paul Müller découvrit que ce produit chimique était un pesticide puissant. Le DDT fut d'abord utilisé contre les poux au cours de la Seconde Guerre mondiale. Plus tard, du DDT fut pulvérisé sur des régions entières du sud de l'Europe, du nord de l'Afrique et de l'Asie, pour éviter que les
troupes alliées ne rencontrent des moustiques porteurs de la malaria sur les routes de la libération. Le DDT n'était pas cher et semblait ne causer de dommages qu'aux insectes. Par ailleurs son efficacité était durable : la plupart des autres insecticides devenaient inopérants au bout de quelques jours, tandis qu'une simple dose du produit, les premières années de son utilisation, pouvait rester efficace jusqu'à six mois."

"... La stratégie d'éradication de la malaria ne consistait pas à tuer tous les moustiques jusqu'au dernier, mais à supprimer leurs colonies et à réduire la durée de vie des survivants afin qu'ils n'aient pas le temps de développer le parasite."

"... plus tard, Rachel Carson publiait Silent Spring, son étude de référence sur les ommages écologiques occasionnés par l'usage généralisé du DDT et d'autres pesticides. A 'instar d'autres pesticides organochlorins, le DDT se ioaccumule. Soluble dans les graisses, la tendance, quand un animal l'ingère, se concentrer dans les graisses au lieu d'être excrété. Qu'un autre animal mange
cet animal et il ingérera également la charge de DDT de sa proie. Ce processus aboutit à une concentration exponentielle de DDT dans les maillons les plus élevés de la chaîne alimentaire."

"... Les premiers cas de résistance au DDT ont été répertoriés dès 1946. Les
responsables de la campagne savaient que dans le cas des moustiques, l'exposition régulière au DDT provoquerait une résistance"


Solution possible:


"... Pour remplacer la pulvérisation, les programmes africains les plus prometteurs donnent aujourd'hui la priorité aux moustiquaires de lit : des filets anti-moustiques traités à l'insecticide, en général un pyrèthroïde, et suspendus au-dessus des lits. Les moustiquaires ne peuvent éliminer la malaria, mais elles permettent de repousser la plupart des attaques. Dans la mesure où les espèces d'anophèle se nourrissent habituellement le soir et la nuit, une moustiquaire peut réduire radicalement le nombre de piqûres infectieuses reçues par une personne. Cette personne sera certainement infectée de temps à autre, mais elle pourra au moins mener une vie normale.Les moustiquaires ont donc pour effet de limiter substantiellement les ravages de la maladie.
L'usage des moustiquaires pour les enfants a réduit de 25 à 40 % le taux de mortalité dû à la malaria. Les niveaux d'infection et les conséquences des anémies aggravées ont également régressé. Une étude récente a montré qu'au Kenya, les mères qui font usage de moustiquaires ont tendance à donner naissance à des bébés plus sains."


"Parmi les 31 pays signataires du traité POP qui se sont réservé le droit d'utiliser le DDT en cas d'urgence, 21 se trouvent en Afrique et parmi eux, 10 continuent de taxer ou de contrôler les prix des moustiquaires. (Parmi les pays africains qui n'ont pas signé le traité POP, certains font certainement usage du DDT tout en taxant les moustiquaires, mais leur nombre exact est difficile à vérifier, le statut du DDT utilisé n'étant pas toujours clair.)
Il est vrai qu'il existe des arguments en faveur du DDT dans des situations telles que celle que l'Afrique du Sud a connu en 1999 - un regain exceptionnel dans un contexte de contrôle progressif.
Mais l'usage courant du DDT est une pratique inutilement toxique, surtout lorsqu'elle a lieu au détriment d'une technologie supérieure et autrement moins nocive."


Alternatives au DDT:


"... Un groupe de chercheurs français a récemment publié des résultats encourageants relatifs à la découverte d'un nouveau traitement de la malaria connu sous le nom de G25.Le médicament a été administré à des singes aotus et il semble qu'il ait éliminé les parasites qui infectaient leur système. Bien qu'il faille procéder à des expériences complètes avant de savoir si le médicament peut être administré à l'homme, ces premiers résultats ont fait naître l'espoir d'un remède à la maladie.


Parcours:

Pour trouver cet article, j'ai juste fait une recherche dans google sur " malaria et DDT" pour essayer d'en savoir un peu plus sur ce sujet.


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